ARM : A quel moment on a changé d’univers ?

Je me demande comment on est arrivé au point où les smartphones ont besoin de ventilation pour donner le meilleur de leurs possibilités ? Comment se fait t-il que la réalité des puces ARM soit désormais si distante de ce qu’elle promettait il y a seulement quelques années ?

Je me suis intéressé à ARM quand ARM s’est intéressé aux PC. Je n’arrive toujours pas à me passionner pour les smartphones et j’ai toujours un rapport compliqué avec les tablettes. Je trouve ces engins trop faibles en ergonomie par rapport aux outils du monde PC traditionnel. Collez moi un clavier dans les pattes, une bonne souris et là je suis content. Face à du tactile je sais faire des trucs mais cela reste à des années lumière de la productivité et de la finesse que proposeront un système d’ordinateur personnel classique.

ARM / Asus Netbook

La première fois que je me suis vraiment penché sur le berceau des puces ARM, cela a été suite aux annonces d’Asus et de Pegatron sa succursale OEM. C’est vieux, cela date de début 2009. A l’époque sur Blogeee, je me prenais à rêver de l’arrivée des solutions ARM sur ce petit monde du netbook qui tournait déjà en rond. Pegatron annonçait alors l’arrivée de SoC Freescale dans des designs de 8 à 10 pouces de type netbooks avec tous les avantages que l’on pouvait imaginer à l’époque : Autonomie importante, performances très correctes, légèreté, confort, finesse et robustesse avec un engin dépourvu de toutes pièces mécaniques. Les prototypes sont apparus et on devinait des netbook-like très convaincants. Des engins sous Linux capables de proposer de vraies alternatives à Windows. 

Et puis quoi ? Et puis rien.

2018-01-09 12_23_03-minimachines.net

Enfin si, il y a eu les pétards mouillés de Windows sur ARM. Un truc qui ne peut pas marcher car c’est une architecture très jolie mais celle d’une ville fantôme, un décor en carton pâte digne des Westerns spaghettis Italiens. Tout semble vrai mais derrière la devanture des baraques il n’y a rien. Quelques applications sont bien réelles, comme le décor de la banque ou du Saloon, car elle servent de nœud au scénario, mais en réalité c’est le grand désert. Le problème étant que dans la tête de tout le monde, Windows rime avec énorme compatibilité logicielle. Et quand les acheteurs se rendent compte de leur erreur, quand ils comprennent que non, leurs applications qu’ils ont déjà ne tourneront pas sur leur nouveau PC Windows ARM, ils renvoient leur machine ou la ramènent au magasin. Microsoft a bien tenté de lancer un service d’émulation pour pouvoir profiter des applications traditionnelles du monde Windows. Mais c’est lent, trop lent. De telle sorte qu’au final le jeu de l’ARM n’en vaut pas la chandelle. A quoi bon avoir 20 heures d’autonomie grâce à un Snapdragon si on doit attendre 2 ou 3 fois plus longtemps qu’une application émulée face le même travail qu’un processeur AMD ou Intel entrée de gamme avec 12 ou 15 heures d’autonomie.

Le résultat est là, c’est un four. Les revendeurs n’en veulent plus. Les marques tirent la langue et les acheteurs ont passé leur chemin. Microsoft va t-il tenter à nouveau l’aventure avec un prochain Snapdragon encore plus puissant ? Peut être. il se heurtera à des solutions Intel et AMD qui le mettront encore et toujours à l’amende et la boucle sera bouclée.

Lenovo Flex 11

Il y a eu aussi des tentatives ARM chez Google avec des Chromebooks chez Acer, HP, Lenovo ou Samsung par exemple. Des solutions tout à fait exploitables d’ailleurs mais vite rattrapées par les puces plus traditionnelles d’Intel. Les marques ayant cédé aux sirènes marketing et commerciales d’Intel qui pouvait assurer leur promotion tout en se faisant un petit plaisir en mettant des bâtons dans les roues de la stratégie ARM de Microsoft.

On touche là au vrai souci du marché actuel. Le logiciel. Ce sont les systèmes d’exploitation qui dirigent le marché ARM et ils le dirigent mal.

Raspberry Pi 4

ARM c’est un truc fermé, hyper cloisonné et hyper étanche. Il est très difficile de développer pour ARM faute de moyen de dialoguer avec les puces. Il faut passer par un traducteur et dans la grande majorité des cas aujourd’hui, ce traducteur c’est Android. Il existe des contre exemples qui illustrent très bien ce problème et le plus fameux c’est le travail de la fondation Raspberry Pi qui a obtenu de la part de Broadcom les informations nécessaires au développement d’une solution Linux dérivée de Debian. D’autres distributions qui sont non seulement optimisées mais qui montrent l’évidente robustesse de ces SoC. Les cartes Raspberry Pi montrent que pour une poignée d’euros, on arrive à réaliser des choses incroyables en terme de développement et de multimédia. Si le même travail était possible avec des solutions récentes, il serait possible de proposer des engins très performants et ne consommant que trois fois rien. 

Seulement personne ne va faire ce travail et personne ne va accepter de libérer les pilotes d’un SoC moderne pour l’ouvrir au monde Linux. Au lieu de cela, tout le monde se tourne vers Android. Et Android se tourne vers le haut de gamme.

2019-07-31 17_54_53-minimachines.netUn smartphone ventilé…

Du netbook sous ARM de 2009 il reste quoi ? Rien. A la place, les constructeurs travaillent à des smartphones de jeu. Des solutions haut de gamme avec des puces sur-musclées qui entrent dans une guerre de compétition entre elles. Qualcomm, Mediatek et d’autres se lancent dans cette compétition de la puce la plus impressionnante qui soit. Avec un résultat étonnant. On en est à penser à des smartphones gaming qui nécessitent l’emploi de systèmes de ventilation pour ne pas surchauffer. Des solutions enfermées dans des châssis toujours plus fins mais de plus en plus grands, avec des batteries démentes pour compenser leur consommation.

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Un smartphone équipé d’un caloduc pour encaisser la chaleur du SoC

Et tout ça pour jouer à quoi ? Je ne commenterai pas la qualité des jeux, ce n’est pas le sujet. Mais simplement la qualité du marché lui même qui vise avant tout un public le plus large possible. L’argent du développement va dans des jeux de masse qui se doivent, par définition, fonctionner sur un maximum de plateformes. Reste donc quelques titre qui prendront en charge les capacités maximales des jeux les plus gourmands mais sans révolutionner la manière de jouer. Plus de particules, plus de reflets, plus de méchants sur l’écran et un horizon peut être un poil plus lointain également. La majorité des joueurs continuera à lancer des titres très grand public répétitifs et sans réel besoin de performances.

Je me fiche un peu de qui fait quoi avec son smartphone, cela ne me regarde pas. Je trouve juste dommage de ne penser le marché qu’au travers des yeux de Google et d’Android. De la vitesse qui ne sert au final qu’à attirer le chaland. J’aurais bien aimé voir une branche ARM se tourner vers autre chose que le gaming, la prise de vue et la 5G. Se pencher comme l’a fait la Fondation sur le berceau de Linux avec des Smartbook comme ceux dont on rêvait en 2009. 

Avec les puces de ces dernières années, on aurait pu imaginer des engins vraiment impressionnants. Hyper autonomes, hyper connectés, capable de décoder tous les formats vidéo, de surfer et de se transformer en machines bureautique complètes. Elles n’auraient pas pu, peut être, proposer des performances de jeu inoubliables… Mais elles auraient été hyper accessibles et efficaces, peu sensibles aux virus et aux attaques et parfaitement compatibles avec les usages du Web d’aujourd’hui. C’est le cas des Chromebooks sous ARM ? Peut être mais dans un univers finalement très enfermé. 

Les sorties de puces de plus en plus performantes, de plus en plus dépendantes d’un système de refroidissement annexe et d’énormes batteries me laisse un goût amer. Si Android a clairement dopé le marché des puces ARM en le poussant à se surpasser, il est entré dans une phase de sur équipement pas forcément utile et a complètement asséché des marchés alternatifs qui auraient pourtant eu bien du sens.

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75 commentaires sur ce sujet.
  • 31 juillet 2019 - 18 h 45 min

    C’est pas prêt de s’arrêter, même Nvidia n’est pas très actif sur la partie jeu de sa shield tv (mise à part le streaming geforce now), dommage pour un acteur du milieu et pour une console capable de faire tourner des jeux tels que Crysis 3 (selon Crytek)

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 19 h 13 min

    Hello
    Merci pour ce point de vue très intéressant. Perso, j’ai déja eu l’occasion de le dire ici, mais je persiste, mon netbook quasi parfait, je l’ai trouvé dans l’univers Wintel : c’est une surface Go. Elle fait tout ce que j’attend d’un netbook (en meme un peu plus en 8 Go /128 Go), pour un cout et une autonomie tout à fait acceptable
    Alors ok, ce n’est pas de l’ARM ni du Linux… maais est-ce vraiment grave ?

    Par ailleurs, l’ARM ce n’est pas magique non plus : plus on lui en demande, plus il consomme et plus il chauffe. Au delà du monde du smartphone, l’exemple de la Raspi 4, qui a globalement besoin d’un ventilo pour ne pas throller le montre bien..

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  • 31 juillet 2019 - 19 h 46 min

    @Jean:

    J’ai un Rasp 4, j’ai pas besoin de ventilo, et je n’ai pas appliqué le fameux patch faisant baisser la température, et même c’est derniers jours avec 30 degrés chez moi.

    Il faut arrêter les fakes news, le throttle a été seulement remarqué en faisant tourner des bench multi core….donc en gros, ça n’arrive jamais dans la vraie vie.

    D’ailleurs, depuis 2 jours, je l’ai même overclocké à 2 Ghz (à l’air libre, sans boîtier), pas de problème à signaler

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 20 h 00 min

    Moi c’est décidé, dès que je peux, je passe en full Linux, j’attends de voir ce que donne le librem 5…..je n’ai plus que mon smartphone en non Linux

    Je ne supporte plus Windows, plus Android, j’ai jamais aimé Apple.

    Le hic avec Linux, c’est la vision étriquée des communautés, personne ne pleut se blairer, dès que certains ne sont pas d’accord…hop…ils font un fork ou une nouvelle distro…c’est pas comme ça que l’utilisateur moyen va pouvoir s’y retrouver.

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  • Wes
    31 juillet 2019 - 20 h 05 min

    @Jean:

    Haha la surface go…le truc improbable, la définition de malade qui ne sert à rien, un seul port usb, un clavier en carton, un pad miniscule qui n’est pas au niveau et un ventilo qui fait un bruit de soufflerie même au repos….merci Bilou :)

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 20 h 19 min

    Tu vois Pierre, à mon sens les processeurs arm sont comme les personnages de MMO, à chaque mise à jour on monte le niveau maximum et au bout du bout les développeurs programment les mobs pour vous tuer one shot…

    Parce qu’on arrive à la fin des promesses.

    C’est vrai qu’il y avait de la place mais pas de moyens pour une machine arm/linux. Clairement le public est fortement attiré par l’augmentation des performances, sauf si les machines ont un haut niveau de design, genre apple : même leur machines anciennes sont toujours cool et même chères.

    C’est sans doute Intel qui tirera le mieux son épingle du jeu, mais pas les utilisateurs. A moins d’un miracle sous la forme d’une petite équipe capable de créer la machine que nous aurons tous envie d’acheter : très belle, durable et évolutive. Avec la montée de l’écologie dans les mentalités, c’est presque possible :)

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 20 h 49 min

    La faute aussi à l’architecture RISC en elle-même.
    ARM possède un nombre réduit d’instructions, pour des OS simples et des opérations simples.
    Windows, au contraire de MacOS sur PowerPC, a jamais visé la sobriété et a visé le X86 très rapidement, d’où le duo WINTEL.

    ARM s’est focalisé sur le processeur au dépends des SoC actuels, et il n’y a qu’à voir les 10% occupés par le processeur, et les 90% restants par les DSP, GPU… pas essentiels pour Windows. Bref, c’est mal parti pour évoluer.

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 20 h 56 min

    Oui, revenons aux origines à l’Archimède d’ACORN en 1987,
    premier ordinateur avec ARM…
    Superbe !!!

    Et en définitive quel gâchis…
    alors que tout était déjà là…

    Mais pour refaire l’Histoire de l’Informatique,
    je conseil le film Antitrust qui parlait de manière voilé de Microsoft,
    où tout les coups était permis, espionnage, sabotage, meurtre…

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 20 h 57 min

    ARM ou Intel ou AMD : c’est dans le même univers et du coup la physique doit être la même pour tout le monde. Le vrai chiffre, ce serait la puissance de calcul rapportée au watt consommé… Trop la flemme pour chercher ça.

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 21 h 07 min

    Ya un bug dans le titre, pas bon pour le référencement ;)

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  • 31 juillet 2019 - 21 h 30 min

    On ne change pas d’univers, c’est juste un réflexe pavlovien du marketing tournant à la coke quand un marché se tasse dans le domaine technologique: En proposer plus, jusqu’à l’absurde et se casser fatalement la gueule.

    Chez Intel, on avait aussi commis les ultrabooks pour succéder aux netbook. On connaît la suite…

    Après 5 ou 10 ans de traversée du désert on reviendra aux fondamentaux.

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 22 h 06 min

    Un problème historique des ARMs est le manque de standardisation de tout ce qu’il y a autour des processeurs. Dans tout ordinateur x86, il y a encore des restes du contrôleur clavier du premier IBM PC de 1982. C’est moche, c’est un bordel sans nom de couches et de bricolages empilés, de l’UEFI au Gate A20 au PCI express qui émule le PCI parallèle qui émule (des fois) le bus ISA, à un mode vidéo texte compatible avec les premiers PCs avec écrans verts mais, globalement, ça marche.

    Chez ARM, ils ont cassé la compatibilité plusieurs fois (ARMv6,v7,v8…) et il y a toujours eu beaucoup de variabilité dans les contrôleurs d’interruption, le fonctionnement des caches,… des trucs de base qui ont longtemps empêché de faire un kernel unique.

    Une partie de l’incompatibilié découle de la très grande variété de ARMs (entre un Cortex-M et un Cortex-A il y a un monde, et quand Intel a essayé de copier, par exemple les Quark, ils se sont vautrés lamentablement). Une partie d’un manque d’anticipation de la part d’ARM. Une partie vient de la nature des ARMs intégrés par des tiers très concurrentiels qui peuvent composer des SoCs n’importe comment.

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 22 h 24 min

    En même temps, quand on voit qu’un Samsung Galaxy S7 commence à galérer pour afficher un jeu basique comme Clash Royale (c’est le seul jeu mobile auquel je joue régulièrement) … C’est optimisé avec les pieds, du coup ça consomme, ça chauffe, et la boucle est bouclée.
    Un flagship de 3 ans, qui galère pour afficher de la 3d isométrique et des sprites. C’est surréaliste.

    Mais on retombe exactement sur ce que tu dis Pierre, on cherche les jeux “marketing de masse”, pas d’optimisation, et on compense avec du hardware sous stéroïdes.

    Galaxy S7 Specs :
    SoC Exynos 8890 Octa (14 nm)
    CPU Octa-core (4×2.3 GHz Mongoose & 4×1.6 GHz Cortex-A53)
    GPU Mali-T880 MP12
    RAM 4 Go

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 22 h 42 min

    Je ne suis pas sur que la performance soit la seule planche de salut pour l’arm.
    Pour l’instant c’est une architecture qui n’est pas encore arrivé a la maturité complete.

    En ce moment un nouvelle generation de x86 améliore les perfo de quelques %, le nombre de cores explose (merci amd) mais les appli ont du mal a en tirer parti.

    Du coté arm les gain tourne plus a la dizaine de pourcent voir plus, ils vont aussi se reduire avec le temps comme en x86.

    Apres l’os je ne suis pas convaincu du tout que l’avenie soit windows, a mon avis il sera bien plus ouvert que ca et c’est un aubaine pour l’arm de saisir le train en marche.

    Certes c’est plus compliqué, mais le cout réduit de ces solutions va aider a la démocratisation. Et meme si certains constructeur poussent les perf en avant, d’autre sont clairement orienté autrement et sont très diffusés aussi (allwinner, mediatek, etc…).
    Et même si en ce moment le monde arm ressemble a un gros foutoir, il y a aujourd’hui des procs pour quasi tout les besoin et je pense que la recherche d’économies d’échelles vont déjà réduire les gammes

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 22 h 48 min

    @Jay222: Les coeurs sont en configuration big.little ?

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 22 h 52 min

    Allez soyons fous, pourquoi pas une collaboration Intel, AMD et ARM.

    Une machine qui boote tous les OS.

    On veut du Windows, hop on lance les processeurs AMD et Intel, on retourne sur du Android, hop on lance le processeur ARM sans oublier un petit tour chez Apple.

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 23 h 06 min

    tu devrais faire un tour sur ce site
    https://www.pine64.org/

    on a pas besoin de monopolysoft pour que cela tourne
    – pine64Pro en portable
    – pinephone

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 23 h 18 min

    @Raspi4_2ghz:
    Pour l’avoir testé, le throttle est bien réel et arrive relativement vite en utilisation courante ! Au démarrage, le CPU dépasse déjà les 60°C, après quelques minutes de surf, ça monte au delà de 70 °C. Un petit apt-get upgrade en fond, tout en continuant à surfer et on y est aux 80°C avec l’image du thermomètre qui apparaît. Boîtier ouvert ça va beaucoup mieux cependant, mais je ne suis pas aller chercher à pousser le Pi dans ses derniers retranchements avec un quelconque benchmark.

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 23 h 34 min

    A quel moment on a changé d’univers ?
    Au moment précis où le marché de la mobilité à visé celui du fixe, voilà tout.

    Il n’y a pas de magie, Intel était à la ramasse pour viser la mobilité avec ses puces x86/64 et ARM était à la ramasse pour viser le fixe avec ses puces.

    Chacun a progressé dans le sens de l’autre. Intel s’est amélioré (ses derniers Atom n’ayant rien à voir avec ses premiers In Order sans cache et poussifs) et même si le géant a abandonné ce marché, il a bénéficié des avancées sur ses architectures pour en améliorer l’efficacité.

    De l’autre côté, ARM s’est aussi amélioré, ses cores se complexifiant et s’améliorant : plus de cache, plus de fréquence, du Out of Order, du big.LITTLE (même Intel n’avait pas osé). Mais tout ça finit par se payer sur la conso.

    A perfs équivalentes, il ne faut pas se leurrer, les consos vont finir par se rejoindre.

    Pour ce qui est du marché : le netbook n’a jamais été un bon produit. L’adoption des tablettes a tué le netbook, puis la tablettisation des smartphones en a définitivement enterré le souvenir. Il n’y avait objectivement aucune chance qu’une archi à l’époque exotique comme ARM, avec un OS exotique comme Linux, se démocratise sur un tel marché !

    Mais les choses évoluent parfois là où on s’y attend le moins.
    ARM et Linux ont fini par se démocratiser à travers Android.
    En dehors de l’univers du smartphone, ARM a aussi fini par se démocratiser à travers le Raspberry Pi (les 10 millions de ventes sont passées depuis longtemps, peu de plateformes peuvent se vanter d’une telle perf)

    Répondre
  • 31 juillet 2019 - 23 h 47 min

    @Lolotan: On doit pas être loin des 20 millions de Raspberry Pi vendus (sans compter les rivaux).

    Répondre
  • 1 août 2019 - 0 h 14 min

    @Wes:
    Il n’y a pas de ventilo sur la surface Go, c’est un refroidissement passif (comme quoi l’ARM n’est pas forcément la seule solution… ). Moi qui me sert d’une Go au quotidien, je ne me retrouve pas du tout dans le reste de ton message, mais c’est pas le problème, on parle CPU.

    Et justemment pour en revenir au sujet, c’est bien ça le constat: Pourqoi un ordi ultra mobile / low power mais efficace et peu cher devrait il forcément etre un ARM ?
    Après tout, un ARM est un CPU comme un autre. Il a beau avoir une architecture différente des x86, il n’est pas “magique” pour autant. Les limites de la physiques s’appliquent de la même manière et produisent les même effets.

    Alors comme dit plus haut, Intel a fait énormément évoluer ses produit vers l’efficacité énergétique.. les designer ARM vers la performances… Ces deux familles, membre du même univers mais occupant juste alors des régions éloignés, sont juste en train de se rejoindre.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 1 h 30 min

    Intel/ Windows ont surtout bien sous estimés l’écrasante domination qu’allait prendre le marché smartphones (puis tout ce qui en découle, pour sans doute arriver sur ‘pc’ par la suite).
    Y a 10 ans on se posait même pas la question, il était impensable qu’un processeur Arm puisse titiller un x86. Ce n’est clairement plus le cas maintenant et ca ne risque pas de changer vu l’importance du marché smartphone.

    Quand je vois l’évolution de performance comparée chaque année entre x86 et Arm, la courbe n’est franchement pas la même.

    Ce qui serait intéressant est de connaitre le volume distribué (et l’évolution) des processeurs x86 /Arm annuellement mais je n’arrive pas à trouver ça , dommage.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 1 h 53 min

    @Lolotan:

    Ben tu t’es fait enfler, j’ai reçu mon Rasp 4 2 jours après sa sortie, il est chaud mais jamais eu de ralentissement, que ce soit sous raspbian ou LE.

    A mon avis, tu as mal compris, c’est pas parce qu’il est brûlant qu’il y a throttle…et certainement pas à 60 degrés, ni 70, ni à 80….le throttle se déclenche à 85 degrés, c’est physique

    Répondre
  • 1 août 2019 - 1 h 58 min

    @Jean:

    Ah oui, j’ai confondu avec la Surface Pro, sorry.

    J’en ai eu une 6 mois, tu vois à quel point elle m’a marqué, j’en ai même oublié son nom :)

    Répondre
  • 1 août 2019 - 2 h 14 min

    Alors moi, je prédis que dans peu de temps Windows aura un noyau Linux, j’en suis certain….je crois même que c’est déjà plus ou moins dans les cartons…

    Pour les cpu, là, je sais pas, je pense que les chinois avancent à pas de géants et qu’il va y avoir de grands bouleversements quand ils mettront leurs propres cpu dans toutes nos machines, déjà fabriquées en Chine.

    Mais fondamentalement, la partie technique, architecture, c’est du pipi de chat. Le plus important c’est l’OS avec le support logiciel : ça explique les succès de MS, Apple, Android, Raspberry…
    Ce qu’il y a sous le capot, 98% des utilisateurs se posent pas la question

    Répondre
  • 1 août 2019 - 2 h 35 min

    Le système de refroidissement des smartphones est juste mal conçu Rog Phone inclu.
    Les fabriquants mettent un heatpipe au niveau du soc pour absorber la chaleur et rien de l’autre côté pour la dissiper pire ils n’utilisent pas l’arrière du smartphone comme dissipateur qui aurait pu être fait en autre chose que du verre. Ils utilisent l’écran avec une feuille de cuivre placé dessous. Et sur le Rog Phone le ventilo sert plus à rafraîchir les doigts plutôt que le soc. On a vu mieux dans le monde PC.

    Pour ceux qui veulent voir comment est fait le justement de refroidissement des phones gaming voici des vidéo de démontage (le Rog Phone 2 et le Black Shark 2 Pro, deux phones illustré dans l’article)
    https://m.youtube.com/watch?v=J9ONlnCYiGs
    https://m.youtube.com/watch?v=oCOjuLAtdok

    PS: les smartphones gaming apportent de la différence en design c’est déjà ça de gagner ;)

    Répondre
  • 1 août 2019 - 3 h 12 min

    Y a 2 points très intéressants abordés dans ce (super) billet :

    1. Le lobbying d’Intel (car Intel Inside est bel et bien un lobby) a énormément pesé sur la présence des puces x86_64 dans les ventes, et donc les logiciels associés. Et c’est là où ARM est obligé de rattraper son retard par émulation.

    2. Le lobbying de Google et sa très grande efficacité qui en fait un OS incontournable en ARM. Et Google commence de plus en plus à fermer ses portes pour devenir un privilégié (certification demandée aux constructeurs, Google Play Services, biométrie avec les lecteurs d’empreintes digitales, IA sinon la puce est has been, APN puissant sinon has been)

    Sans oublier la guerre marketing des constructeurs pour savoir qui a le meilleur score Geekbench, l’écran le plus large (90%… où poser les doigts), la meilleure finesse, le plus grand nombre de caméra à l’arrière, etc.

    Bref, ça part en freestyle surtout le coup du ventilo… Sans faire de la pub, je suis de très près le Purism Librem 5 parce que justement, c’est un smartphone au sens propre du terme tout en utilisant un design ARM (i.MX8 4 cœurs Cortex-A53) qui a fait ses preuves : ça téléphone, pas d’Android, système Linux pour la confidentialité des données et la bibliothèque d’applications associées, APN correct, CPU correct tout en étant non vulnérable aux variantes de Spectre et Meltdown, batterie amovible. Voilà ça appelle, ça permet de surfer, envoyer un mail, lire des documents, jouer peut-être, pas de fioriture.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 4 h 39 min

    “Hyper autonomes, hyper connectés, capable de décoder tous les formats vidéo, de surfer et de se transformer en machines bureautique complètes”
    Je crois que tu te répond tout seul en parlant des chromebook mais effectivement cette machine existe ! Et selon moi c’est bien ça le problème !
    Une machine autonome et dédié à la consultation de contenus c’est déjà ce que sait faire arm, mais les gens demandent plus (et c’est bien normal) ils veulent des applications
    Voilà pourquoi ça a bidé auprès du grand public et qu’on se tourne vers Android (qui rempli plutôt bien le job si on aime le tactile)
    D’ailleurs remix os a tenter d’offrir une expérience pc à Android et c’était pas si mal (si on retire toutes les incompatibilités)

    Répondre
  • 1 août 2019 - 7 h 29 min

    @J. DEBON: J’abonde dans ton sens. Dans la première moitié des années 90, les ARM (la A était encore pour Acorn) à 20 MHz des RISC-PC étaient plus performant que les Intel des PC Windows (des 486 à 100 MHz). La différence venait essentiellement de l’optimisation de l’OS. Un travail impressionnant d’Acorn avec le RISC OS et une interface étonnamment moderne. Plus tôt encore le CNRS pilotait un microscope à effet tunnel avec un des premiers Archimede. Un travail qu’ils auraient galérer à effectuer sur un PC type IBM.

    Aucun processeur n’est performant pour faire tourner des OS compliqués et dans l’ensemble peu efficaces. D’un autre côté si la moindre action (en usage courant) à un effet instantané, quelle amélioration peut-on vendre ensuite ? Une machine sur laquelle les actions seront encore plus instantanées ? Je ne suis pas sûr que les acteurs du marché veuillent d’un tel monde.

    Répondre
  • Ted
    1 août 2019 - 7 h 31 min

    Pas de commentaire sur l’architecture power opensource?

    Sinon je suis assez d’accord avec ce qui a été dit dans les commentaires. Vive purism, vive pine, vive raspberry pi, et surtout vive Linux. Comme dit plus haut je pense aussi que Linux aura une place de plus en plus importante. Qui peut lutter contre une armée infinie de développeurs passionnés ? Donc Windows aura un noyau Linux, ce qui permettra à MS de se focaliser sur des choses qu’ils savent faire (logiciels, ergonomie). Pour le matos si de plus en plus de fabricants ont conscience de Linux ça va finir par s’ouvrir. Et en effet peu importe vraiment le type de matos, du moment que le ratio performance/prix/autonomie est là.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 7 h 55 min

    je suis d’accord avec une chose, Aujourd’hui la seul chose qui compte c’est le soft (logiciel, OS). les processeurs sont déjà bien trop puissants pour 99% des gens et tellement mal exploités, les applis sont a 99% de la merde inutile car pas les bons drivers, pas la bonne ergonomie sur ARM … avec de vrais applis nous aurions très facilement des pc ARM …

    Répondre
  • 1 août 2019 - 9 h 02 min

    @RedWave:

    C’est fini depuis une quinzaine d’années cette différenciation, les deux familles de processeurs ont des architectures mixtes.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 9 h 18 min

    @Ted: Entièrement d’accord avec toi, quel os peut se vanter de tourner nativement sur quasiment tout type d’architecture…? linux!! Et plus particulièrement DEBIAN, il n’y cas aller sur la page de chargement pour s’en convaincre.
    Mais c’est parce que se sont des passionnés et idéalistes que ça marche car économiquement parlant, ce serait un gouffre en matière d’entreprise.
    Je n’y connais pas grand chose en terme de processeur avec toutes ces histoires d’instructions et tout ça meme si quelques billet de Pierre m’ont plutôt éclairé, je reste un grand novice sur le sujet mais en revanche, pour le lambda que je suis, je sais que tout ces smartphones, tablettes ou ordi tournant sur ARM et android/apple sont hyper fermés!
    Google ne garanti les mises a jour que sur 3 ans maximum il me semble, c’est eux qui décident de la durée de vie de ta machine….Apple, un peu plus quand meme.

    Exemple:
    xperia z3c (2014) et z5c (2015) et s4 (2013) mini qui tournent encore au fruit de galères monstres pour “flasher” une “ROM custom”…..
    Tablette teclast m89 que ne pourra jamais être mise à jour…
    Tout ça avec des “apps” rigides et plus que limitées au final

    à coté:
    Thinkpad x230 i5 16g ram de 2012…toujours à jour avec ubuntu studio 19
    tablette lenovo miix 3-830 de 2015…toujours à jour avec ubuntu studio 19
    Advent (msi wind) 2008!!!!! toujours à jour avec centOS…..
    Et d’autres avec toujours autant de facilité pour une installation propre et des mises à jour sans efforts…
    Tout ça avec des possibilités quasiment sans limites et avec une grande liberté pour mes usages (pour jouer de la musique et surfer sur le net).

    Le seul “objet” ARM qui trouve grace à mes yeux est le rpi et son prix est aussi un atout, c’est un peu le meilleur des deux mondes

    Le librem5 ou pinephone sont intéressants mais pas pour moi, je trouve déjà mon z5c 1.5 fois trop grand avec ses 4.6″ lol

    Bref, pour moi,un ARM n’a pas la souplesse, ni la longévité d’un x86 pour mes usages.

    Et je déteste le tactile!!!!!

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  • 1 août 2019 - 9 h 43 min

    N’oubliez pas les ARM avec les instructions de types RISC-V. Les chinois ont déjà fabriqué et mis en ligne un processeur l’utilisant pour se prémunir d’une interdiction d’achat des ARM “standards”. Finalement cela pourrait permettre, éventuellement, d’avoir enfin des machines avec des processeurs “ouverts” sur lesquelles on pourrait faire tourner des systèmes typés GNU/Linux parfaitement adaptés à l’image de Raspbian pour la RP.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 9 h 46 min

    Faire tourner des applis X86 sur Windows on ARM, est-ce si lent que cela ?
    L’émulation des instructions ARM vers X86 doit forcément avoir un impact non négligeable, mais pour avoir installer un windows on arm sur un Raspberry pi 3, c’est un peu poussif même après optimisation, mais il ne me semble pas que les applications X86 soient si impactées que cela, ça reste utilisable, après ça doit certainement dépendre de la sophistication de l’application.
    Mais bon on peut s’attendre à ce que les applications les plus sophistiquées soient recompilés tôt ou tard pour ARM64, ce que conseille d’ailleurs Microsoft.

    https://docs.microsoft.com/fr-fr/windows/uwp/porting/apps-on-arm-troubleshooting-x86

    Répondre
  • 1 août 2019 - 9 h 53 min

    @Raspi4_2ghz: Lol !
    Non j’ai parfaitement compris ce qu’est le throttle, et ça n’a rien de “physique” mais bien logiciel.
    La limite se configure dans le config.txt (temp_limit). Effectivement, c’est 85 et pas 80 mais peu importe, dès cette limite atteinte, le pictogramme en forme de thermomètre s’affiche et la fréquence diminue. Certains règlent ce paramètre à 70, d’autres plus haut. La commande “vcgencmd get_throttled” m’a confirmé que throttling il y a bien eu, donc c’est un fait, point.

    Pour suivre de très près le forum officiel, même le staff officiel de la fondation a reconnu qu’en utilisation soutenue, boîtier fermé, il y avait du throttling (manque de pot pour eux, ils ont aussi eu nos précédentes vagues de canicule).
    Alors non, je ne me suis pas fait enfler, sinon à part toi, tous les autres utilisateurs se sont aussi fait enfler.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 9 h 58 min

    @Wes

    Autant d’inepties en quelques ligne, chapeau !

    Je cite “Haha la surface go…le truc improbable, la définition de malade qui ne sert à rien, un seul port usb, un clavier en carton, un pad minuscule qui n’est pas au niveau et un ventilo qui fait un bruit de soufflerie même au repos….merci Bilou :)”…

    – Une définition de bonne qualité sans être excessive,
    – Deux ports USB-C, cela serait un plus pour la V2 (un seul donc OK)
    – Le clavier est remarquable de qualité et de frappe optimisée en plus d’avoir le rétroéclairage des touches. Facile et rapide à mettre ou enlever, avec un positionnement sans faille.
    – Le trackpad en verre est très bon avec une grande surface pour opérer. Le meilleur que j’ai jamais eu sur un PC.
    – Et comme il n’y a pas de ventilo, on sent la patte de l’incompétence notoire qui s’exprime.

    Comme Jean ici, c’est finalement ce que j’ai trouvé de mieux dans la quête de l’hybride passe partout, de Blogeee à aujourd’hui.

    J’aime les hybrides et la pratique du stylet. Et j’apprécie ici le clapet du dos qui permet toutes sortes de positionnements de la tablette. Caméra et webcam sont de très haute qualité. Plus d’autonomie serait un plus pour la prochaine version – 4 à 6 h – mais le bloc secteur est ultra-compact, donc facile à balader.

    Enfin, c’est parce que j’ai eu la version 8Go 128 Go à moitié prix – en occase état neuf – que je trouve le produit pertinent.

    Répondre
  • yan
    1 août 2019 - 10 h 08 min

    @Jean:

    Entre une Porsche et une 4L, la physique reste également la même. Maintenant, laquelle se retournera avant l’autre en passant un virage à la même vitesse?

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  • 1 août 2019 - 10 h 21 min

    @Ted: je l’aime bien le purism, mais j’ai besoin d’un bon vrai GPS
    (j’entends par là autoroutier genre here map ou tomtom par exemple pas de google maps)
    et en mode GPS only (si possible) surtout quand on se trouve hors zone data (en région parisienne ce problème n’en est pas un)

    ou final, il y a pas et je regrette mon Firefox OS (j’adorerais pouvoir y balancer kaios d’ailleurs et remettre here maps, mais il semble que non, snif).

    en attendant, j’ai testé kaios sur le reboot du nokia
    c’est bien, mais peut mieux faire (à l’époque du nokia par contre…mais bon)

    @Raspi4_2ghz: je vais me faire trasher par tous le monde mais tant pis.

    Je suis linuxien, j’adore mais au final je ne vois plus cet os comme vraiment grand public sous sa forme linux “pur” (je sors android du débat. j’y reviendrais ensuite).

    Le gros soucis de linux est aussi sa force, sa communauté !

    on connaît tous le truc
    “le changement c’est bien mais SI ça vient de MOI” en gros.

    pour avoir collé des linux à presque tous ceux que je connais, le plus gros soucis vient quand l’utilisateur a un soucis…et cherche sur le net un tuto clair ou des explications simples.

    à la place, il a une bataille de gars qui parlent de truc que l’utilisateur ne veut pas connaître ni savoir (et ça se finit par mail ou téléphone et teamviewer pour régler en deux secondes le hic).

    Au final, c’est justement les tutos et le fait que des masses d’infos soient dispo (sans troll ou autres discutions sans fin) qui font le succès d’android (je parle même pas de windows).

    on surfe sur le fait que ce soit linux sans les “inconvénients” (ce que cherche également à faire la communauté rasp…mais limitée à UNE machine).

    Dire que le soucis de linux c’est sa communauté, c’est un comble je sais mais quelques fois il serait bien de le voir.
    (je sens que ce soir, ma boite mail va faire la gueule mais bon, j’assume)

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  • 1 août 2019 - 10 h 23 min

    @Lolotan:

    Une des solutions les plus intelligentes que j’ai vu pour le moment pour gérer ce problème, c’est d’opter pour un ventilo contrôlable. Je crois que Pimoroni vend un Fan SHIM qui se branche sur le GPIO, à savoir que le ventilateur se déclenche à une certaine température qu’on peut d’ailleurs définir, la fonctionnalité accepte deux paramètres, la température de déclenchement ainsi que la différence de température à partir de laquelle le fan va repasser à OFF (pour éviter que cela oscille trop entre ON et OFF).

    En tout cas le problème du throttle existe, on peut chercher à le gérer intelligemment ou passer à côté, tout dépend de ce qu’on veut faire de son Pi 4. J’aurais juste préféré qu’ils assument un peu plus et qu’ils proposent un boitier officiel avec une trappe sur le dessus.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 11 h 04 min

    “Je trouve ces engins trop faibles en ergonomie par rapport aux outils du monde PC traditionnel”

    Pas un problème d’ergonomie de l’appareil mais d’usages ou bien même de simple résistance au changement.

    Une tablette sera infiniment plus “ergonomique” qu’un PC clavier/souris pour un utilisateur totalement néophyte, surtout si les usages sont plus orientés consommation que production de contenu.

    Pour un utilisateur expérimenté et déjà habitué à un mode de fonctionnement, il est beaucoup plus difficile de changer ses habitudes et embrasser d’autres paradigmes.

    Répondre
  • yan
    1 août 2019 - 11 h 33 min

    @Raphaël:

    Le tactile n’offre aucun retour d’info tactile justement. Combien de fois par jour on active un truc par erreur sur son tél car le doigt a glissé d’1mm sur un bord. Et plus les bordures disparaissent plus on fait de telles erreurs.

    C’est adapté à un usage sur le pouce et avec ses pouces… Mais en attendant que l’humain ne mute pour avoir des pouces aussi fins et agiles qu’ils pourront compenser les 8 autres doigts, qui s’atrophieront alors dans une simple fonction pince, cela ne sera pas qu’un problème de résistance au changement!

    D’ailleurs, ce terme venu de certaines dogmes managériaux contestés a presque toujours bon dos. A tel point que quand on me le sort, je ne peux m’empêcher d’avoir un a-priori négatif. Et il est rarement démenti: Cette manière de vous traiter de rétrograde en s’auto proclamant progressiste, c’est quand même fort.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 11 h 33 min

    @lariost: Tout à fait, je plussoie.
    Pour rejoindre l’article : à un moment on veut toujours plus de puissance. Le Pi4 est passé à un quad A72, c’est énorme comme gap ! Ca laisse une réserve conséquente de puissance utilisable et les watts consommés en plus doivent être évacués. Le changement de process évolue plus lentement que le changement de puissance.

    C’est un problème qui n’a rien de rédhibitoire heureusement et selon l’utilisation et les contraintes, tout un tas de solutions existent. On peut même dire que le Pi 4 s’en sort vraiment bien car toutes les SBC concurrentes du même niveau de puissance ont au minimum un radiateur, sinon carrément un ventirad.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 12 h 15 min

    @yan:

    Ouais enfin si l’interface tactile au doigt était vraiment aussi moisie, tout le monde aurait encore des Blackberry ou des PocketPC avec des tout petits stylets…
    C’est bien la preuve que c’est plus agréable et pratique à utiliser au quotidien, même sans “retour d’info tactile”. Les gens se sont vite approprié cette méthode de saisie plutôt que les autres pour s’envoyer des trucs rapidement.

    Mais de toutes façons le débat autour de la qualité absolue d’une interface plutôt qu’une autre est complètement stérile en fait.
    Et ça revient tout le temps, comme les gamers qui comparent l’expérience PC clavier/souris aux consoles/manettes (et aussi au mobile/tactile d’ailleurs…). Alors qu’en fait, c’est qu’une question de culture et d’habitude, mais que personne ne veut admettre qu’il a du mal à changer les siennes.

    Et surtout, on mélange les usages pour comparer, ce qui rend les arguments complètement fallacieux. Prendre une photo ou envoyer un SMS avec un laptop? Sérieusement? Retoucher une photo ou faire un montage vidéo avec un smartphone tactile? Vraiment?

    Rien à voir avec du management ou une obscure histoire de rétrograde ou de progressiste…

    Répondre
  • 1 août 2019 - 12 h 30 min

    @Lolotan: Tu as oublié “Pour moi” après les “le netbook n’a jamais été un bon produit”. Ce n’est pas l’arrivée des tablettes qui a tué le netbook mais le fait que pour bénéficier de Windows il fallait limiter drastiquement ses perfs sans suivre le marché. Il n’ y a qu’a voir la santé des acteurs d’aujourd’hui comme GPD pour comprendre que le format n’est pas le problème car il correspond à un usage. C’est le ratio de perfs qui a tué les netbooks : Un pauvre atom avec un stockage limité et une définition tout juste HD… Ca va 5 minutes.

    Si les fabricants avaient poussé le format sous Linux et donc sans les contraintes imposées apr Microsoft (ce qu’a fait Microsoft avec ses Surface 10″ au passage) ca aurait été une autre histoire. Si les fabricants avaient poussé sous Linux ET ARM avec les smartbooks, encore une autre.

    @lariost: Ca dépend des applications, je parle dans une optique d’usage réel de la machine comme PC. Donc tout ce qu’un particulier peut être amené a faire aujourd’hui : Bureautique, développement photo, 3D.. Essaye de slicer une impression 3D sous ARM avec un outil comme Cura. Tu vas vite comprendre :D.

    @Raphaël: C’est une vision des choses mais hyper court termiste.

    Je colle 2 néophytes devant un PC et une tablette. Le premier qui trouvera le traitement de texte et arrivera a le lancer sera l’utilisateur de tablette.Sans aucun doute. Il va pointer son doigt sur l’icone et cliquer dessus. Qui va pouvoir le plus vite corriger les yeux rouges de la photo du petit ? L’utilisateur de tablette. Parce qu’il va cliquer sur ouvrir avec telle app puis cliquez sur le bouton “Yeux rouges” et hop, miracle.

    Mais au bout de quelques heures quand les deux auront compris comment lancer les applications, qui aura la meilleure ergonomie ? Celui qui pianotera ses textes sur un vrai clavier, pourra faire des copier coller en 2 clics et gérera des notions fines de mises en page, d’indexation avec un pointeur relatif et non pas absolu ?

    Celui qui pourra décider de passer les yeux en jaune plutôt qu’enlever le rouge ? Celui qui détourera finement le fond de celui qu’il veut extraire d’une image, pour le coller sur une autre, débouchera une zone de son image avec des lumières précises. Celui qui créera un fichier 3D a imprimer… 1000 autres exemples sont possibles.

    Il suffit de voir la tête des profs de techno pour comprendre a quel point les gosses nés avec un smartphone/tablette dans les mains sont a l’ouest en terme d’informatique. Ce sont des quiches. A quelques exceptions près d’enfants qui ont aussi de l’intérêt pour un PC, les autres sont incapables de comprendre comment tout cela fonctionne et ce qu’il est possible d’en faire. Ils savent juste se servir de l’interface, de ce qui est pré-mâché, pas creuser plus loin.

    Répondre
  • 1 août 2019 - 12 h 30 min

    @Raphaël: c’est pas faux, a usage différents, matos différents.
    Pour la production, il faut un outil. Fiable, durable, evolutif, avec une certaine souplesse….pc x86
    Pour la consommation, c’est différent, une machine simple et fermé pour que le consommateur ne se perde pas et avec obsolescence programmée (logiciel) , après tout, on parle de consommation…. Smartphone /tablette ARM

    Répondre
  • 1 août 2019 - 14 h 34 min

    Je pense que les fabricants on surtout utilisés des composant pour un produit sensé se vendre facilement .
    Je pense que si l’architecture x86 a réussi a s’imposer c’est parce que c’était celle de base chez IBM a l’époque .

    L’autre architecture en face était le 68000 de l’ATARI ST ,MAC et AMIGA .

    Ce qui a mon humble avis a fait la grosse différence c’est que rapidement le clone IBM a vu sa compatibilité augmenté et le prix de vente se diminué augmentant de ce fait le parc de compatible PC .

    La claque imposée par un AMSTRAD avec un PC 1512 a moins de 5000 francs a l’époque face a un compatible Taïwanais a 6000 sans écran a aménagé COMMODORE et ATARI sur un marché du PC au détriment des ST et AMIGA en retour .

    Je rajouterai l’incompatibilité matériel entre pièces ou périphériques des ST ,AMIGA ou MAC face a un PC Chinois ,Taïwanais ou Coréen apte a utilise la meme carte ISA .

    Apres la puissance du processeur c’est autre chose ,si je regarde diverses vidéos de cette époque ou lis des articles de cette époque ,le processeur 68000 était bon face a un 386 de chez INTEL sauf que les ordinateurs personnels l’utilisant étaient trop différent .

    Je vois mal notre petit ARCHIMÈDE coincé entre AMIGA ,ST et PC en 386 qui en plus offrait il me semble des ports d’extensions différent aux autres ordinateurs .

    Je pense que si MAC ou AMIGA avaient utiliser ports d’extensions et alimentations au standard des PC ,le marché aurait été très différent .

    AUSSI un processeur ARM meme économe en énergie a du mal face a un processeur x86 .
    Le plus d’un ARM c’est certainement ce GPU qui pourrait faire des merveilles si les fabricants utilisaient une gamme de GPU prédéfinie .

    Il me semble pas que SNAPDRAGON utilisera un jour un GPU de chez Nvidia alors que si un des deux fabricants sait faire de la puce graphique ,l’autre est incontestablement un bon pour offrir a une puce ARM une puissance de processeur intéressante .

    FAISONS repenser notre ARCHIMÈDE par APPLE pour avoir un PC de bureau sous ARM .

    Après reste aussi l’interface de notre OS ,perso je n’accroche pas vraiment a la gestion de fichier sous ANDROID ou a une interface de bureau utilisant un seul bouton de la souris ou du pavé tactile .

    Inversement ,je me moque d’utiliser un clavier Français ou Anglais .

    Peut etre ai je de mauvaises habitudes de travail ayant débuté sur des ordinateurs générations 8 bits type ZX-81 ,ORIC ,AMSTRAD CPC puis 16 bits AMIGA & ST et PC-386 SX .

    Une des grande chose apprise sur l’INFORMATIQUE est ce besoin d’utiliser et d’acheter du STANDARD .
    Un PC 486 en VLB et un PC 486 en PCI acheté en meme temps ,l’utilisation d’un MAC compatible disposant d’une carte de PC .
    Si je dois revenir a MS-DOS et WINDOWS 3.10 ,je suis équipé

    BREF autant dire que l’informatique ou la téléphonie prête a jeter ne m’intéresse plus .

    Le format NETBOOK reste un bon format si l’on considère l’utilité de ce type de produit .
    Reste deux éléments essentiels tout de meme ,le premier sa large utilisation dans diverses positions imposant maintenant un style YOGA ,le second son coût a l’achat .

    Perso ayant investit ,sur un CHROMEBOOK malheureusement pas tactile paye 219 euros ,j’ai été très surpris de payer en solde un petit portable sous WINDOWS avec écran tactile offrant ces divers mode d’utilisations type YOGA pour 150 euros au lieu de 450 .

    Je pense donc en tant qu’acheteur potentiel d’une prochaine machine c’est qu’il me faudra en priorité un écran tactile .
    En seconde priorité ,il va de soit que si je me moque de l’OS de cette machine a venir la qualité de l’écran devra y etre .
    La troisième priorité reste le prix mais en réfléchissant ,je me dis que si mon CHROMEBOOK peut avoir un bon (excellent) écran 1900*1080 pour 219 euros et qu’il est possible d’avoir du tactile sur portable WINDOWS d’entrée de gamme pour pas cher ,C’EST DONC POSSIBLE DE CRÉER UN PORTABLE TYPE YOGA POUR 350 EUROS .

    En regardant le marché ,il y a plus de chance que mon prochain NETBOOK Portable soit sous AMD/INTEL que sous ARM .

    Ce monopole INTEL/AMD étant surtout dut qu’il n’y a pas compatibilité entre nos divers processeurs ARM .

    Répondre
  • 1 août 2019 - 14 h 43 min

    @Pierre Lecourt:

    En fait on dit la même chose : tous les exemples que tu me cites sont justement des exemples impliquant de créer du contenu, pas seulement de le consommer. Le traitement de texte, la retouche photo… C’est évidemment pas avec une tablette qu’on va le mieux s’en sortir.
    Par contre si on prend des exemples de consommation pure : lire un article sur un site Web (genre minimachines), mater une vidéo, regarder ses photos de vacances et en partager quelques unes dans un groupe de discussion… C’est quand même plus confortable sur une tablette avec son interface tactile.
    En réalité depuis le début je ne mets justement pas les deux types d’interfaces en concurrence ou en opposition, pour moi elles existent pour des usages et des situations (et des utilisateurs) différents et je refuse de les comparer frontalement en dehors de tout contexte d’usage ou de culture de l’utilisateur.

    Je suis moi-même développeur et je passe mes journées devant un ordinateur à produire du contenu. Jamais je n’irais m’amuser à coder sur une tablette, c’est évident.
    Par contre le soir venu chez moi dans mon canap, j’aime bien lire un bouquin, un manga ou même vérifier mes emails la dessus sans avoir à ouvrir le laptop.
    Usages différents, interfaces différentes, matériel complémentaire. J’utilise les deux avec bonheur.

    Le problème de l’école est différent : on remet la faute sur la technologie, en disant que c’est pas bien qu’ils aient des mobiles tactiles parce que ça en fait des nuls en informatique car ils ne sont pas habitués aux interfaces clavier/souris.
    Faux. Ce qui fait des nuls en informatique, c’est des enseignants nuls en informatique, et des cours nuls en informatique.
    Et puis encore heureux que les gamins soient nuls en informatique en arrivant! Sinon il sert à quoi le prof si c’est pas leur donner envie d’apprendre?
    Souviens-toi qu’à notre époque, ceux qui étaient fort en informatique, c’était d’abord ceux qui ont eu la chance d’être exposé à un ordinateur. Dans nos classes on n’était à mon avis pas plus nombreux à s’intéresser à l’informatique, et à une époque où il y avait zéro smartphones dans l’équation.
    Et le grand danger pour la jeunesse aux yeux de nos parents c’était les jeux vidéos accusés de tous les maux… ;)

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  • 1 août 2019 - 14 h 55 min

    @Pierre Lecourt: j’avais oublié à quel point l’industrie mobile était plombée par les lobbys, à ma liste Intel, Google, s’ajoute effectivement Microsoft, et il y en a probablement d’autres. Au moins, tu nous feras peut-être des bons plans sur des ventirad pour tablette ? ^^

    @orangina rouge: si ça t’intéresse, il est normalement censé avoir une application GPS nommée Pure Maps (déjà disponible sur Gnome store si tu es sur Linux, je l’ai sur PC) qui est vraiment très bien et open source, et elle y intègre le trafic info de Here Maps et d’autres fournisseurs. C’est le développeur même de l’appli qui me l’avait confirmé sur un forum.

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  • 1 août 2019 - 18 h 44 min

    Il faut lancer un kickstarter piérre : un smartbook linux sous snapdragon 8XX

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