Les processeurs Intel Raptor Lake mobile sont officialisés

Avec Raptor Lake mobile Intel lance sa 13e Gen à destination des portables. Une gamme très étoffée pour tout type d’usages.

Trois gammes Raptor Lake mobile, du plus économique en watts au plus puissant en calcul, c’est la recette classique d’Intel reportée à cette 13e Gen de processeurs. Rien de nouveau dans l’approche globale donc mais un foisonnement d’offres rendu possible par le système de cœurs mis en place.

On commence avec les Alder Lake mobile U et P qui devraient être déployés dans plus de 250 machines dès la moitié de 2023. Cet ensemble de puces vise plusieurs segments, à commencer par les ultraportables les plus légers et endurants du marché. Cela n’empêche pas la gamme de déployer des fonctionnalités plus qu’intéressantes notamment en terme de graphisme avec des fonctions liées aux circuits Iris Xe. Une bonne partie de ces processeurs seront en effet capables de prendre en charge des fonctions d’upscaling XeSS et donc d’augmenter le nombre d’images par seconde jusqu’à 35% en jeu grâce à l’IA de d’Intel. Cela n’en fera pas des machines de « gamer », soyons clairs, mais des engins capables d’afficher un jeu dans de bonnes conditions de temps en temps.

Un usage plus sobre au quotidien est toutefois visé par la marque qui estime que ces puces seront aptes à piloter des fonctions classiques. L’idée est de porter un bureau standard dans un emballage sobre et léger avec une excellente autonomie. Et non pas de transformer un ultraportable en console mobile. Chacun sa tâche.

La gamme U est assez large même si on peut se demander le pourquoi de certaines déclinaisons comme le i5-1334U quasiment identique au i5-1335U. Elle signe en pratique l’abandon des appellations Celeron et Pentium. Il reste un Intel U300 qui est un 5 cœurs et qui aurait pu hériter de cette appellation mais pour le reste, on est dans l’exploitation logique du concept introduit par Raptor Lake Mobile.

Plus ou moins de coeurs Performance ou Efficient et des modulations de fréquences créent la gamme. La montée en mémoire cache est évidemment présente. C’est on ne peut plus classique mais cela reste efficace pour créer des solutions performantes. A noter le nombre d’Unités d’Execution graphiques de chaque puce, permettant une exploitation multimédia confortable même sur les plus petites.

La série P est moins étoffée mais correspond  à ces même formats de machines. Portables et ultraportables au premier rang mais avec plus d’énergie et de puissance. On découvre des Core i5 et i7 avec une base de  consommation de 28 Watts au lieu de 15 et un maximum qui grimpe à 64 Watts en mode Turbo. Le nombre de cœurs augmente, les fréquences et le Cache L3 également. Des puces plus musclées pour des machines encore très mobiles affichant néanmoins de belles performances de calcul.

Les variations sont très complètes et entre les puces de série U et P, les constructeurs ont un choix important de puissance ou de consommation. La série 15 watts Raptor Lake Mobile peut fonctionner jusqu’en 55 Watts en mode le plus poussé mais il sera tout à fait possible de le contenir dans une formule plus légère en limitant leurs dépenses énergétiques. On constate que l’emploi de cœurs de deux types permet des évolutions en douceur de chaque modèle. Au final, en combinant les deux gammes on a un panel très complet où piocher suivant ses besoins et ses ambitions.

La gamme Raptor Lake Mobile H change de braquet avec un choix large dans une gamme de performances plus élevées. On retrouve ici des Core i5, i7 et i9 et des consommations énergétiques bien plus élevées. Avec une base de TDP de 45 watts, les puces offriront de bien plus grandes capacités mais moins d’autonomie et de finesse aux portables. Ici les processeurs s’étalent de 8 à 14 cœurs et de 12 à 20 Threads. Les fréquences évoluent et la mémoire cache est bien plus conséquente.

L’évolution de performance face à la 12e Gen n’est pas forcément flagrante à première vue, et pour cause on est sur un raffinement d’architecture classique chez Intel. Les fréquences vont plus haut mais cela n’est pas forcément le principal point fort de ces nouvelles puces. La gamme propose de nombreuses innovations comme la prise en charge du PCIe Gen5 même si il reste optionnel. Une meilleure gestion énergétique est également atteinte avec une promesse d’autonomie de 30 minutes supplémentaires à usage équivalent par rapport à une puce de 12e Gen.

Des évolutions techniques intéressantes sont également disponibles comme l’inclusion optionnel du VPU Movidius d’Intel. Des fonctions qui vont permettre la prise en charge matérielle de fonctions variées allant du floutage d’un arrière plan en vidéo conférence à des calculs graphiques dédiés. Une point intéressant pour la marque qui veut lutter contre les puces ARM qui proposent désormais des circuits dédiés à l’IA proposant ces usages. Ce type d’intégration sera laissé au choix des constructeurs mais donne une idée du type de composant qu’Intel pourrait intégrer dans ses futurs processeurs “Meteor Lake” de 14e Gen. Enfin, les prises en charge connectiques spécifiques sont toujours là et les ports Thunderbolt 4 peuvent désormais être au nombre de 4. Evidemment, le Wi-Fi6E reste de mise.

Je ne suis pas certain qu’un actuel propriétaire de processeur Core de 12eme Gen ait un quelconque intérêt à évoluer vers un Core de 13eme Gen. Ce sont les processeurs de 9eme Gen et antérieur qui commencent à accuser un vrai retard par rapport à cette gamme. Le gain apporté par un Raptor Lake Mobile H Core i9-13900HK n’est que de 10% de performances en plus par rapport à son prédécesseur de 12eme Gen. Le jeu n’en vaut la chandelle que si votre puce n’est que de 8 ou 9eme Gen à mon humble avis.

La liste des processeurs Intel de 13e Gen « HX » est plus impressionnante encore avec cette fois-ci une base de puces égrenant 10 Coeurs mais pouvant aller jusqu’à 24 Coeurs et 32 Threads.  La contrepartie est évidemment la consommation de ces puces qui débute avec 55 Watts, c’est à dire en consommant au minimum ce qu’une puce « U » consomme au maximum. Ils peuvent atteindre 157 Watts en mode Turbo. La gravure Intel 7 employée ici permet de calibrer des processeurs qui entrent volontiers dans une composition mobile mais sans pour autant promettre une autonomie démesurée.

Inutile de dire que ces processeurs auront besoin d’un écrin suffisamment vaste et ventilé pour fonctionner confortablement. On est sur une gamme de machines certes portables mais loin de la légèreté proposée par les autres processeurs. Il faut considérer les Raptor Lake Mobile HX comme des puces qui ne donneront leurs véritables performances qu’en mode sédentaire. En mobilité, on ne tiendra pas longtemps avec un processeur aussi gourmand si on veut effectuer des tâches lourdes.

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Prévus pour les stations de travail et les ordinateurs de jeu très haut de gamme, à architecturer en conjonctions de circuits graphiques secondaires eux aussi très gourmands, les HX annoncent des capacités impressionnantes. La compatibilité avec une mémoire vive pouvant aller jusqu’à 128 Go de DDR5-5600 ou de DDR4-3200, la gestion de 4 SSD, la prise en charge des PCIe Gen 4 et Gen 5, la possibilité de piloter deux affichages Thunderbolt ainsi qu’un Wi-Fi6E et du Bluetooth LE Audio promet un usage dans la durée de votre machine.

Avec un format identique à la génération précédente, il sera possible et finalement assez facile de faire basculer les modèles actuels vers la 13e Gen HX. Ce qui devrait pousser les constructeurs à proposer de nombreux produits identiques dans un premier temps avant de basculer vers de nouveaux designs.

Bref, une gamme très complète qui vise large et assez fort pour cette nouvelle année. La marque ne révolutionne pas son offre en terme d’architecture mais propose une évolution solide pour convenir la totalité des besoins des constructeurs. Une approche qui a toujours permis à Intel de se positionner fortement sur le segment puisque les constructeurs trouvent forcément très pratique d’avoir un fournisseur unique et capable de répondre à tous leurs besoins.

Intel propose ici de quoi piloter une chaine alimentaire complète, de l’ultraportable mobile jusqu’à la station de travail haut de gamme. Et il le fait en mettant les petits plats dans les grands en assurant une assistance solide pour le développement des engins et un ensemble de services compréhensifs par le grand public.

A ce propos, la plateforme EVO évolue. Avec celle-ci, Intel construit un signe distinctif assez fort qui promet aux utilisateurs l’assurance d’une panoplie de fonctions désormais plus importantes que la puissance brute. Gagner 10 ou 15 % de performance en plus dans un logiciel professionnel avec une machine mobile est une chose mais c’est finalement moins utile que l’assurance d’une véritable bonne autonomie ou d’un réveil instantané en cas de besoin. Ave Intel Evo, les constructeurs promettent de se plier à une carte de qualité et de fonctions standardisées de haut niveau. Etre sûr que l’on pourra utiliser une reconnaissance biométrique, retrouver de bonnes performances, profiter d’une bonne connexion… Autant de promesses qu’Intel réunit aujourd’hui sous un seul label.

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Un commentaire.
  • Alu
    4 janvier 2023 - 9 h 24 min

    Il y aura également une gamme « N » pour remplacer le Atom/Celeron/Pentium Silver…par contre c’est plus compliqué de trouver des infos dessus…comme d’habitude avec ces gammes que Intel « cache »…

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