Mise à jour : Brother a répondu et indiqué n’avoir fait aucun changement dans sa politique de gestion des consommables. Ce premier billet est donc à lire armé des informations récoltées dans ce second billet.
Depuis quelques années, je ne cherche même plus à me casser la tête. Lorsqu’on me demande quelle imprimante choisir, j’ai le réflexe Brother. Les machines sont excellentes, les pilotes sont bons, la qualité est très bonne et l’écosystème est bien construit. Que ce soit pour du laser noir et blanc ou couleur ou pour du jet d’encre, je recommande Brother.

Et depuis des années cette « recette » me réussit. Mes lecteurs qui me demandent conseils sont ravis de ce choix. Les professionnels comme les associations à qui j’ai indiqué ces imprimantes sont ravis. Mes amis qui ont acheté une imprimante de la marque et même l’association dans laquelle je suis ont opté pour du Brother.
Sauf que, ces derniers temps, des signes montrent que ce choix pourrait être remis en question. Brother est en train de devenir comme les autres. On a vu au fil des ans les marques d’imprimantes proposer des stratégies pour empêcher leurs clients d’acheter des consommables noname ou recyclés. Canon, Epson et HP, pour ne pas les nommer, ont mis en place des pratiques plus que contestables pour bloquer les propriétaires d’imprimantes dans l’emploi des encres et toners de leur choix. C’est désormais au tour de Brother de suivre cette pratique.

Il y a quelques jours, au sein de mon association, l’imprimante couleur Brother que nous utilisons a commencé à donner des signes de faiblesse bizarres. Les couleurs du toner laser posaient problème. La personne en charge des achats me disait qu’elle était d’autant plus surprise qu’elle avait fait « un effort » en ne prenant pas les encres habituelles, mais en choisissant un toner un peu plus cher cette fois-ci. Elle était donc désolée de ce choix et pensait que son encre « noname » était le souci.
Aujourd’hui je n’en suis plus si sûr. Brother semble en effet avoir lancé une croisade contre les encres qui ne seraient pas sorties de ses usines. On sait que la problématique des fabricants d’imprimantes vient de la durée de vie de leurs appareils et que pour gagner leur vie, il faut qu’ils vendent des consommables. Mais Brother faisait partie de la catégorie des vendeurs qui proposaient des imprimantes un peu plus chères et laissaient l’utilisateur choisir les encres qu’on voulait. Cela ne parait plus être le cas.
Louis Rossmann qui est un des vidéastes les plus engagés dans le droit à la réparation aux US, pointe du doigt des changements majeurs dans la politique de la marque. Changements confirmés par celle-ci et qui indique une volonté active de ne plus laisser l’utilisateur utiliser autre chose que des consommables Brother, s’il veut un résultat impeccable.
L’apparition de Firmwares proposés par une mise à jour de pilote prévient l’utilisation de toners et d’encre couleur qui ne sont pas dûment identifiés comme ceux de la marque. Une fois ce nouveau firmware installé dans votre imprimante, il semble impossible de revenir à l’ancien et toutes les encres nonames refusent purement et simplement de fonctionner. Un utilisateur qui aurait fait le plein de toners laser pour son imprimante qui fonctionnait parfaitement avec, se retrouve avec un stock d’encre inexploitable après une simple mise à jour qui ne prévient évidemment pas de cet élément lors de la mise à jour. Certaines imprimantes peuvent même effectuer la mise à jour d’eux même. Les modèles connectés étant particulièrement sujets à ce genre d’auto manipulation. Les anciens firmwares ont par ailleurs disparu des sites de Brother et ne sont plus téléchargeables.

La traite des utilisateurs d’imprimante, allégorie.
Certains modèles proposent toujours un fonctionnement avec ces encres, mais refusent de prendre en charge des fonctions de gestion de qualité de l’impression et proposent alors de mauvaises couleurs sur les sorties. La calibration des couleurs est erronée et des cartouches qui fonctionnaient parfaitement bien avant la mise à jour se mettent à imprimer n’importe comment après celle-ci. Le Service Après Vente de Brother indique que le fonctionnement de l’imprimante est parfaitement normal et que remplacer le toner noname par un toner de la marque résoudra le problème sans souci.
Il y a quelques jours, un copain envoyait le lien vers le Wiki de Rossman qui documentait cette problématique. Et j’avoue, comme le vidéaste, je me retrouve dans une situation compliquée. D’abord parce que j’ai conseillé ces imprimantes à des dizaines et des dizaines de particuliers comme d’entreprises, jusqu’à la propre association dans laquelle je m’investis. Et je me retrouve donc avoir conseillé ces imprimants qui marchent toujours bien, mais dont un des principaux avantages était de ne pas être trop regardant en termes de consommables. Le moins que je puisse faire est donc de dire à ces personnes d’éviter toute mise à jour et d’empêcher le pilote d’y procéder automatiquement.

Ensuite et surtout parce que je ne suis plus aujourd’hui en mesure de conseiller quoi que ce soit en termes d’imprimantes. Quelle marque choisir ? Aucune idée, aucune ne vous fera grâce de vous vendre une machine sans vous faire entrer dans la machine à traire qu’est la vente des consommables. Si encore, ces encres de marque étaient relativement abordables, mais certains constructeurs proposent des cartouches où l’encre est vendue plus cher au litre qu’un grand parfum.
Je ne vois pas trop quoi faire désormais, il faut peut-être qu’un nouveau fabricant se lance dans ce business avec une nouvelle approche, mais il est difficile d’imaginer cela possible. D’abord parce que les vendeurs n’ont aucune raison de laisser rentrer ce nouvel acteur sur un marché de ce type. Ils perdraient de l’argent à ne pas vendre les consommables les plus chers. Ensuite parce que le temps de proposer des produits équivalents aux autres acteurs réclamerait un financement important et beaucoup de temps pour se faire connaitre et reconnaitre. Nous sommes donc condamnés à payer nos impressions au prix fort. A moins qu’un groupe d’internautes facétieux nous ponde des pilotes et des firmwares indépendants à injecter dans nos appareils pour retrouver les fonctionnalités de 2024.
| 2,5€ par mois | 5€ par mois | 10€ par mois | Le montant de votre choix |






Le moyen le plus simple que j’ai trouvé pour bloquer l’accès à internet de mon imprimante est d’utiliser le contrôle parental de ma box.
Ce matin, je suivais un webminaire de mise à jour HP pour qui je suis revendeur « partenaire officiel ». Non seulement ils exploitent des vaches à lait mais le tournant pour se passer des vendeurs d’encre passe une nouvelle étape. Si je vends une imprimante HP et que je parviens à fourguer un abonnement encres au client (instant ink), j’ai maintenant droit à un cashback, un petit cashback (de 15 à 30€ suivant le modèle d’imprimante si j’ai bien compris). Trop bien HP, il offre maintenant des peccadilles à ses vendeurs en échange de se priver des revenus sur les ventes d’encres :-) En sachant qu’en plus les clients qui mettent le doigt dans l’abonnement instant-ink (via HP+) bloquent définitivement l’imprimante sur les encres HP. Et cela n’est pas contraire aux règles sur la concurrence libre car c’est un choix de l’utilisateur indiqué en tout petits caractères sur l’emballage, cela n’est pas imposé par HP. Quel beau monde… bien sûr avec Trump qui maintenant rêve d’une nuit dans les bras de Poutine et impose les règles de la loi du plus fort, qu’attendre d’autre des firmes que de suivre l’exemple. Même si le plus fort est surtout fort… idiot.
Perso, je regarde les encres noname disponibles sur Amazon à bon prix et les imprimantes qui sont compatibles et je cherche à acquérir ladite imprimante correspondante, d’occasion ou en fin de stock.
Ca a été un peu galère sur la dernière mais j’y suis arrivé.
Dommage en effet que Brother prenne le même chemin. C’est curieux qu’il n’y ait pas eu de class action contre les constructeurs tellement leurs stratégies ne respectent ni leurs consommateurs ni l’aspect écologique de la question (imprimante – chère que les cartouches)
« A Moins qu’un groupe d’internautes facétieux nous ponde des pilotes et des firmwares »
Cela c’est techniquement un peu complexe vu le nombre et la variété, par contre peut-être serait-il plus facile de mettre en place une librairie d’anciens firmware originaux à télécharger hors de contrôle des marques.
pour les imprimantes laser, en dehors de bloquer les mises à jour, je ne vois pas comment éviter le problème
pour les imprimantes jet d’encre, peut-être y a-t-il encore un espoir avec les epson ecotank ?
ce sont des bouteilles d’encre qui remplissent un réservoir, pas des cartouches
Je suis petit consommateur et quitte à avoir des imprimantes à l’encre hors de prix je suis allé à fond dans le système avec HP Instant Ink. 15 pages gratuites par mois, 1€ les 10 pages supplémentaires. Pour l’instant ça m’a réussi, en 5 ans j’ai dépensé 2€ en encre et j’ai changé mes cartouches 3 ou 4 fois. Mais je crois que HP ne propose plus cette formule à 0€.
J’avoue ne pas comprendre comment le truc a mis 3 ans pour sortir, visiblement les premières alertes datent de 2022. Autre chose qui me surprend, mon imprimante est concernée, mon firmware est jour, j’ai des toners compatibles (Xerox) et aucun souci de qualité.
On aurait vraiment besoin de plus de détails.
@Dliryc:
Il y a eu des class action perdues par les fabricants, mais comme expliqué ci-dessus, HP contourne cela car c’est l’utilisateur qui choisit de s’inscrire à HP+, cela n’est pas obligatoire, et le faisant c’est l’utilisateur qui s’auto-verrouille sur l’obligation des encres d’origine.
Il n’y a plus qu’a espérer qu’un projet à la OpenWRT, mais dédié aux imprimantes…
@BibiSky51:
C’est ce que j’ai fait, mais il me semble que les Epson Ecotank ont quand meme une piece à durée de vie limitée (collecteur d’encre).
Je le verrai dans quelques temps.
Au pire, la piece ne semble pas tres chere, à moins que je n’ai loupé quelque chose.
Le mouvement des logiciels libres a commencé par des histoires de drivers d’imprimantes, on est toujours coincés dès que du matériel spécifique est en jeu. Je le vois aussi côté fablab, c à se referme de plus en plus pour le pilotage des diverses machines (imprimantes 3D, découpes laser, sans parler des imprimantes UV et autres traceur supporters évidement) :-(
@Squeeek: Oui, pas mal d’enfermement avec de plus en plus de suites logicielles détournées et d’approche un peu trop claire d’identification des filaments par exemple.
Comment cette pratique peut ne pas être illégale? L’union européenne n’est pas sensée nous protéger de ce genre d’abus?
( Je ne suis pas directement impacté, ma vieille laser Ricoh accepte n’importe quel toner et ma Canon à encre a des cartouches rechargeables que je peux remplir avec n’importe quoi, mais je suis quand-même révolté. )
Pierre je suis désolé de le dire, mais Brother ou Epson ou HP ne sont pas le problème.
Le problème c’est d’éduquer les gens, et de leur apprendre le TCO (total cost of ownership, ou coût total de possession).
Une imprimante, ça ne PEUT PAS coûter moins de 200€ sans faire perdre de l’argent au fabricant.
Je défie quiconque de me prouver qu’on peut fabriquer une imprimante et la vendre sans perdre de l’argent pour moins cher.
C’est juste impossible.
Une imprimante est un produit complexe, il y a un chassis en métal, une alimentation, des moteurs, des engrenagtes, des mécanismes de prise papier, des têtes, des buses, une carte wifi, un scanner, etc.
En dessous de 200€, il y a un loup.. « Si c’est gratuit c’est toi le produit » me disait un copain.
Si on te donne une imprimante neuve (je considère qu’une imprimante neuve qu’on achète 50€, soit 25€ HT pour le magasin, c’est « donné »), c’est que la rentabilité se fait sur autre chose, et donc sur les encres.
Et c’est logique.
Et c’est un marché de dupes.
Tout ça est un débat d’arrière garde.
Une laser couleur a un TCO monstrueux : si on compte vraiment tout, la fabrication, le coût des cartouches, le coût du toner, le coût de la courroie de transfert ou du récupérateur de toner usagé, le coût de l’électricité aussi !! (parce qu’une laser c’est 20x la consommation d’une jet d’encre), le TCO est énorme.
Une jet d’encre à cartouche a un TCO monstrueux.
Par contre une cartouche à bouteille, à « Tank » (Ecotank chez Epson, Megatank chez Canon, SmartTank chez HP, INKvestment Tank chez Brother), a un coût d’achat élevé (200€, oui), mais après elle ne coûte rien…
Rien en encre pendant des années, et allez, 50€ tous les 2 ans… toutes les imprimantes xxxxTank sont livrées avec des bouteilles qui font 5000 pages.
Moi ça fait 10 ans que je ne fonctionne plus qu’avec ça. Au boulot.
Et en perso, j’ai acheté une « tank » pendant le confinement pour les enfants, et dieu sait qu’on s’en sert sans limite… j’ai dépensé en 5 ans… 50€ d’encre.
Je ne « nique » pas les fabricants d’imprimantes : je leur paie le juste prix pour leurs imprimantes, et pour l’encre.
Et eux ne me « niquent » pas. Ils me vendent au juste prix.
Tous les gens (amis, clients, stagiaires) à qui j’ai appris ce qu’était un TCO (d’une imprimante, d’un ordi, d’une voiture…) me remercient.
Il FAUT apprendre le TCO.
Pierre, s’il te plaît, un jour, fait un article sérieux sur le TCO des imprimantes. Et des ordis.
Ce serait d’utilité publique.
Fais-le sur 10 ans, pour un utilisateur qui imprime 1000 pages par an, un autre 5000, un autre 10000.
En comptant l’électricité (pendant la veille et l’impression, à 20ct le kWh)
En comptant le coût des cartouches vs des toner, vs les bouteilles. D’origine ou compatibles.
En comptant le coût des récupérateurs d’encre (indice : 30€ toutes les 30 000 copies les récupérateur d’encre chez Epson et c’est changeable par l’utilisateur)
Sur une imprimante à réservoir on est TOUJOURS à un TCO de moins de 1000€ sur 10 ans, donc moins de 100€ par an même pour 5000 pages par an…
Sur des imprimantes laser ou jet d’encre à cartouches on est TOUJOURS au dessus de 3-4000€ sur 10 ans donc 3-400€ par an.
Faut juste pas mentir aux gens et leur promettre qu’ils peuvent acheter une imprimante neuve à 50€.
Et je précise juste : tous les fabricants d’imprimantes font des imprimantes à bouteille maintenant. C’est Epson qui en fait en premier il y a 10 ans, et on peut les remercier pour ça. (HP avait aussi fait des imprimantes avec des grosses cartouches, les K5400 et les OfficeJet 8500 qui utilisaient des réservoirs d’encre de traceurs, et avaient donc le coût à la page le plus bas, mais c’est vraiment Epson et les Ecotank qui ont changé le marché il y a 10 ans).
10 ans…
10 ans de perdus pour plein de gens qui ont continué à acheter des imprimantes « pas chères » à l’achat, mais horriblement chères au fonctionnement…
Quelle inertie.
Il y a des grandes surfaces qui ont joué le jeu (Boulanger), et qui ont mis en avant les imprimantes à bouteille.
Mais, j’en ai été témoin de l’extérieur, la plupart des chaines (topoffice, etc) et des magasins ont freiné des 4 fers et n’ont pas voulu tuer « la poule aux oeufs d’or » (= les imprimantes à toner et à cartouches).
Et j’ai été témoin qu’Epson, et les autres fabricants, ont rencontré beaucoup de résistance.
Alors faut arrêter l’hypocrisie.
On doit apprendre aux consommateurs à calculer un TCO et à payer le juste prix à l’achat.
En retour ils économiseront énormément en fonctionnement.
Il y a certainement d’autres marques qui ne bloquent pas les toners. Quid de https://www.kyoceradocumentsolutions.fr/fr/products/printers.html, https://www.xerox.fr/fr-fr/bureau/imprimantes, https://www.konicaminolta.fr/fr-fr/produits/systemes-dimpression, https://www.olivetti.com/fr/bureau/imprimantes, https://www.ricoh.fr/produits/materiel-bureautique/imprimantes-multifonctions/, https://toshibatec.fr/nos-solutions/imprimantes-multifonctions/… ?
Merci, ça m’évitera de faire les prochaines mises à jour de firmware pour mon imprimante :( …
Pas sûr que ça puisse aider, mais au cas où, il y a des gens qui essaient de faire des retours arrière et semblent trouver des méthodes.
J’avoue n’avoir pas lu de façon détaillée :
https://www.reddit.com/r/printers/comments/w60687/comment/ihkkjn9/?utm_source=share&utm_medium=web2x&context=3
@gilles: Les imprimantes Brother sont souvent plus chères que leurs versions équivalentes chez HP / Canon / Epson. Je conseillais allégrement d’oublier ce coût supplémentaire à l’achat en disant que derrière on aurait la liberté de choix des consommables. Et donc de quoi se rattraper. D’autant que les toners compatibles restaient impeccables niveau impression. Ce choix que tu pousses en avant d’un prix plus cher et d’un rattrapage avec de l’encre en grand volume fait partie de l’équation que j’ai fait avec Brother il y a bien longtemps également. Acheter un modèle plus couteux pour se rattraper ensuite, c’est exactement ce que tu proposes de faire. Sauf qu’en entreprise on ne peut pas vraiment acheter du jet d’encre. C’est soit une imprimante rapide laser du commerce, soit un contrat sur site avec un fournisseur qui loue un gros appareil.
Et ce choix n’est pas que le mien, il est quasi unanime dans la presse spécialisée : quand tu vois ce type d’article, tu comprends que tu n’es pas seul à avoir fait cette analyse : https://www.theverge.com/23642073/best-printer-2023-brother-laser-wi-fi-its-fine
La vérité, c’est qu’un petit malin a probablement proposé un plan simple de verrouillage du marché à la marque, peut-être parce que le parc commençait à arriver sur un plateau d’investissement et fait baisser le CA, cela a fait ressortir la possibilité de maximiser à nouveau les profits en verrouillant les modèles. Et que Brother s’est dit que cela serait super rentable et qu’après tout « tout le monde le fait. »
Le TCO ne rentre pas en ligne de compte ici, certaines imprimantes Brother pro à 1000€ pièce sont passées d’une compatibilité complète avec des consommables grand volume noname à une incompatibilité constatée. Ce n’est pas une question d’imprimante à 50€, 100€ ou 200€ mais bien une volonté de changer son business. Et de le changer de manière discrète, sans prévenir le client qui a pu acheter encore quelques jours avant un gros paquet de consommables incompatibles. Ce qui est très différent d’un mouvement où Brother aurait indiqué à ses clients un changement dans son mode de fonctionnement d’ici à 3 ou 6 mois par exemple.
@McBerd: J’attends de voir si une formule se dégage et je ferais un billet.
les ecotanks sont très chères quand tu regardes les options. 250€ sans chargeur de papier et recto verso manuel ça fait bizarre et le plus gros problème c’est qu’il y a 150 références avec des descriptions parcellaires
en plus, pour les petits consommateurs, il parait que les encres « sèchent » assez vite
Je suis d’acccord pour payer plus cher l’appareil si les consommables sont raisonnables mais il me faut des informations claires et précises
@Pierre Lecourt:
Pierre, c’est quand même un peu plus compliqué que ça.
Permets-moi de te reprendre quand tu dis « qu’en entreprise on ne peut pas vraiment acheter du jet d’encre » : c’est une manière de penser archaïque, et c’est contredit par les faits. Il n’y a rien de plus faux :
– l’impression laser avec toner est vouée à disparaitre tout simplement parce que les particules de toner sont cancérigènes et un jour ou l’autre, on arrêtera de fermer les yeux et d’en utiliser
– une grand partie des copieurs « bureautique » est revenue au jet d’encre, pour des raisons de consommation de courant, de toxicité du toner, etc
– absolument toute l’industrie de l’impression grand format utilise du jet d’encre.. Le laser n’existe pas au dessus du A3 ou de 50cm de laize
– également toute l’industrie de l’impression alimentaire est sur de l’impression avec de l’encre qui va du jet d’encre à l’offset en passant par l’estampage
Bref.. rien de plus faux.
On a vu justement récemment revenir sur le marché des jets d’encre noir et blanc, qui sont adaptées à des volumes monstrueux (30 000 pages par mois) et qui ont un TCO très inférieur au laser.
Il faut vraiment revoir sa façon de penser, et encore une fois, calculer les TCO.
Et crois-moi, j’ai réparé et des imprimantes laser, et des imprimante jet d’encre, et des traceurs…
Ensuite pour Brother, les pratiques ne sont pas nouvelles et je me méfie de cette marque depuis l’époque (il y a 15 ans), peut être que tu n’as pas connu, où ils ont volontairement bridé certains modèles, les 2030 je crois, pour ne plus pouvoir utiliser les TN2000. Il fallait casser un ergot en plastique.
Vraiment, je suis désolé mais le laser n’a qu’un seul et unique avantage aujourd’hui : ça fait des beaux aplats sur du mauvais papier.
Le jet d’encre demande du bon papier pour faire de la qualité et est plutôt mauvais sur du mauvais papier… Mais je dirais qu’aujourd’hui les besoins ont changé. La toxicité, la consommation d’énergie, le coût élevé en entretien (photoconducteurs, kits de maintenance, fours, réceptables de toners et courries de transfert) et en consommables du laser ne peuvent plus être mis sous le tapis.
@B Dh:
C’est vrai qu’il y a des différences, chez Canon par ex. il y a des megatank où le recto verso est manuel, chez Epson par contre dès les premiers modèles à 150€HT n&b on a du recto-verso automatique.
Oui il faut mettre 250€HT/300€TTC pour avoir une multi-bac, mais encore une fois face à un TCO sur 10 ans qui se chiffre à 10k€ pour les techno concurrentes, c’est rien, la question elle est vite répondue..
Quant à l’encre qui sèche… ben oui une imprimante qui est coupée du courant pendant quelques mois va se boucher, et alors… on fait un ou deux cycles de nettoyage, avec des réservoirs de 125ml ça ne coûte rien.
Et ça n’arrive jamais sur des imprimantes utilisées régulièrement.
Ici j’entends surtout des arguments de gens qui n’ont aucune expérience.. qui n’ont jamais essayé.
Je veux bien discuter de tout.
Juste, au moins je sais de quoi je parle car j’ai quasiment tout essayé, utilisé, et réparé :
– des jets d’encre des années 80
– des imprimantes à aiguille et ruban monochrome
– des imprimantes à aiguille ruban multicouleur
– des imprimantes à marguerite
– des laser noir et blanc à « vrai » laser (et mécanique canon)
– des copieurs laser
– des copieurs jet d’encre,
– des laser à LED monochrome
– des laser à LED couleur mais à 1 seul photoconducteur et courroie de transfert
– des laser à LED couleur à 4 photoconducteurs et sans courroie de transfert
– des traceurs à cartouches
– des traceurs à réservoir 4, 6 et 9 couleurs et laize 30″ ou 60″
– des jet d’encre d’epreuvage avec RIP postsript
– des jet d’encre récentes bureautique
– des jet d’encre à réservoir
– des imprimantes ticket thermique par transfert de film plastique
– des imprimantes ticket thermique sur papier bisphenol (beurk)
un petit conseil d’ailleurs ne léchez pas vos doigts en classant des tickets de CB ou de restaurant…
Je me suis fait roulé, il y a quelques temps, l’ordinateur de ma femme (PC sous windows) a fait la maj de mon imprimante jet d’encre canon et c’est la que les problèmes ont commencé…
Refus de certaines cartouches noname ou qualité d’impression dégueulasse.
Au final, je l’ai donné et pris une autre epson ecotank (la 1ere étant destiné a l’impression sublimation et zéro souci depuis 3ans), plus de problème.
Je comptais investir dans une petite laser N et B, dans une brother (étant satisfé de la qualité des 2 brodeuses que nous possédons) mais ce billet me refroidi un peu…le choix va être compliqué.
@gilles: L’industrie du grand format est une toute petite de part de l’écosystème. Chaque PME, chaque artisan, chaque indépendant, chaque médecin, chaque service de grand groupe a une imprimante A4 classique, le nombre de traceurs A3 est bien plus faible. Personne n’imprime un mémo sur un traceur A3. Chaque entreprise qui emploie un traceur A3 a également une imprimante A4.
La toxicité du laser, j’en entends parler depuis des années pour les gens qui manipulent les toners et notamment pour ceux qui les recyclent. Les derniers documents que j’ai pu lire (en 2021 je crois) sur les impacts de l’impression laser au travail indiquaient qu’un salarié à côté d’une imprimante laser n’était pas plus exposé qu’en respirant dans le metro ou dans une agglomération. Mais si tu as des documents plus récents, je suis preneur.
Se fier à ses impressions d’il y a 15 ans pour une marque en informatique c’est comme faire de la médecine avec 3 siècles de retard. En 2010 on considérait que AMD était foutu par exemple. Aujourd’hui ce sont les leaders. Il faut régulièrement essayer de rafraichir ses idées sur les marques. Pour Brother cela fait 10 ans que c’est du bon matos, solide, efficace, plus cher que les concurrents mais qui se rattrape avec les consommables tout en proposant des pilotes de qualité.
Le laser a le gros avantage de sortir une feuille en 3 secondes sur mon imprimante qui a 11 ans, qui a couté 60€ et pour laquelle je trouve des toners à bas prix. Pour les PME c’est l’assurance de voir qu’un salarié va imprimer 10 dossiers de 60 pages pour une réunion ne va pas y passer la matinée.
Le cout de l’entretien est absorbé dans le contrat de maintenance qui est en place dès qu’il y a du volume. Pour la consommation d’énergie, cela doit surement se mesurer mais encore une fois, il faut également la mettre en perspective du fait qu’un salarié qui passe 15 minutes à attendre devant une imprimante trop lente coute également assez cher.
Bref il y a du pour et du contre mais non le laser A4 n’est pas archaïque, c’est la règle dans la très grande majorité des PME en France. Comme chez beaucoup de professions libérales.
Pour conclure, le soucis ici est aussi bien lié au laser qu’au jet d’encre. Le débat technologique ne doit pas cacher la volonté de la marque de changer son modèle économique en cours de route sans en informer les clients et en faisant disparaitre les anciens firmwares pourtant présents depuis toujours sur leur site. Son ouverture aux consommables noname c’est un modèle de business qui a fait partie de sa stratégie et lui a gagné une clientèle.
Expliquer encore une fois que c’est la faute des acheteurs parce qu’ils sont incompétents et qu’ils ne savent pas calculer le prix de revient d’un produit me parait un peu difficile à avaler. Ne serait-ce que parce qu’un des joueurs change la règle du jeu de manière invisible en plein milieu de la partie.
Si demain ton imprimante tank nécessitait obligatoirement l’emploi d’un papier spécifique de la marque à 1€ la feuille à cause d’une puce RFID intégrée dans l’imprimante qui n’avait pas encore été activée. Que la marque aurait activée à ton insu via un firmware poussé par une mise à jour automatique, ton calcul de prix de revient deviendrait faux, or c’est exactement ce qu’il se passe ici.
@InfoLibre: J’ai une Kyocera p5026 laser couleur au syndicat, elle signale lorsqu’on lui met un toner no-name mais te laisse accepter puis l’utiliser normalement. Par contre il me semble qu’après une ou deux recharge manuelle du toner, tu es obligé de changer la puce.
> Sur des imprimantes laser ou jet d’encre à cartouches on est TOUJOURS au dessus de 3-4000€ sur 10 ans donc 3-400€ par an.
Les gens que je connais ont une multi-fonctions qui leur sert à scanner un document de temps en temps et à imprimer grand max 3 ou 4 pages par semaine (et encore, pas toutes les semaines). Ils sont loin de dépenser 3 ou 400€/an. Je ne suis pas sûr qu’une ecotank soit rentable pour eux. Et je suis prêt à parier qu’ils sont loin d’être un cas particulier.
Je rejoins Pierre quand il dit que ce changement sans prévenir est plus que critiquable (NB pour les marketeux de Brother même s’ils ne me liront pas : on en veut toujours plus à une marque qui te fait un coup fourré – genre HP ou maintenant Brother – qu’à une qui affiche dès le départ sa position, quand bien même au final le résultat serait le même).
Etrange… Je bosse dans un chu et nous utilisons des samsung, hp, lexmark et brother. Aucun problème avec les compatibles. J’en discutais avec le responsable imprimantes justement hier et il m’indiquait que les fabriquants ont « chasse gardée » durant 3 ans à dater de la sortie d’un modèle avant que les compatibles soient autorisées.
Qualité equivalente malgré une autonomie souvent en berne par rapport à d’équivalent de marque (-10%).
Bon, à 20€ vs 90€ on fait pas la fine bouche.
Après nous n’avons que des N&B, je ne sais pas pour les couleurs…
@mahikeulbody: Oui si je fais le calcul mon imprimante m’a couté 60€ il y a 11 ans : https://www.minimachines.net/bons-plans/bon-plan-imprimante-samsung-sl-m2070w-59-90e-odr-20763 . La première année j’ai utilisé le toner livré avec qui était un 1500 pages. Politique Samsung de l’époque. Je l’ai eue en septembre.
Entre temps la marque Samsung a disparu du marché et c’est HP qui a repris la gamme d’imprimantes.
Mes toners noname coutent depuis 11 ans entre 26€ et 33€ pièce (prix à 33€ une fois pendant le confinement et une moyenne qui doit être autour de 28€. J’en utilise 2.5 par an. Chaque toner fait 1500-1800 pages.
Cela me fait quelque chose comme 28€ * 2.5 par an = 70€ à l’année
Sur 10 ans : 700€, 760€ avec le prix de l’imprimante.
Je n’ai aucune idée du cout en électricité, c’est une Xpress M2070W, la fiche me dit : 310 watts (Printing), 2.1 watts (Power Save), 30 watts (Ready). Ce sera évidemment beaucoup plus gourmand qu’une imprimante jet d’encre. Mais je vais pas faire comme si je ne voyais pas que j’ai également beaucoup de matériel électronique et informatique autour.
J’ai donc dépensé 760€ sur 11 ans pour imprimer plus de 40 000 pages sans compter le papier ni la facture EDF. Ca fait 5.7€ par mois pour environ 300 pages par mois. C’est pas si mal.
@Lodaus: Elles sont au CHU ou louées à une société tierce ?
Merci Pierre pour le signalement. Sans cela, j’aurais continué à faire comme toi: si quelqu’un était venu me demander conseil pour une imprimante,
« Prend une Brother, ça juste marche, y compris sous Linux. La mienne, une HL2020N, doit avoir 15 ans et elle marche toujours au poil ».
Ça, j’ai du le dire une bonne dizaine de fois et je crois que personne n’a regretté l’investissement. C’est de la bonne came, mais la donne a changé malheureusement.
Et, tout pareil, aujourd’hui je ne saurais quoi recommander à un particulier, une asso, une école, un bureau d’étude.
Il faut dire que d’une part je n’imprime presque plus par moi même (sur A4 en laser N&B avec ma Brother: environ 20/an et 100/an avec la Brother du boulot ;). Par contre je vais faire appel ponctuellement à des services tiers pour: des tirage qualité « photo », des rapports chiadés et reliés, tirer des plans. Mais la numérisation des documents généralisée étant passée par là, ce type de besoin se fait de plus en plus rare. Une bonne chose …
D’autre part, je me sent à présent complètement dépassé par rapport à ce sujet. Les propos de @gilles (merci, très intéressants les coms) sont d’ailleurs un peu perturbants mais tout à fait entendables.
@Pierre Lecourt: Achetées. La plus vieille 2004, la plus récente 2024 (une lexmark qui etait l’objet du debat avec la gars de la DI car elle nous coute un bras en toner original et pas de compatible dispo chez Lyreco) A priori la directive europeenne 93/13/cee confirme mes dires. Mais il est trop tard pour moi pour parvenir à la comprendre.
@Lodaus: Et vous avez tout un parc de solutions hétéroclites comme ça ? C’est pas trop compliqué à gérer ?
@popol:
J’ai une Ecotank (les premieres).
L’équilibre financier se fait après 3000 tirages. J’en suis à 7000. Mais, à 3000 tirages, la collecteur d’encre était signalé saturé.
Quel sacré hasard. Après un reset de ce compteur, j’ai pu continuer à utiliser cette imprimante . L’encre est de qualité médiocre. Les tirages photos sont peu durables .
A savoir.
Perso j’ai accepté leur jeu. J’imprime quelques dizaines de pages par mois en jet d’encre. Je paie l’imprimante 20 balles et l’abonnement à 5 balles par mois. Sur 5 ans ça fait environ 300/350€ je trouve ça à peu près raisonnable pour mon usage.
Je me suis étonné qu’il y est pas de projet d’imprimante 2D. Après quelque rechercher, il semble que les imprimantes sont réglementées et utilisent une technologie qui identifie l’imprimeur d’origine de tous les documents. De mémoire, des petits points jaune pale invisible sur une feuille blanche. Cela permet au gouvernement de n’importe quel pays du premier monde d’identifier qui a imprimé tout document en sa possession. Quelqu’un qui propose de faire une imprimante « libre » risque des ennuies avec son état de résidence. Un peu le même principe que ceux qui propose des modèles d’armes pour imprimante 3D.
J’ai trouvé que des « bidouilles »
Un prototype créé par Nicholas C Lewis – https://www.thingiverse.com/thing:8542
Module d’impression à jet d’encre pour Arduino – https://www.kickstarter.com/projects/nicholasclewis/inkshield-an-open-source-inkjet-shield-for-arduino
La plupart des projets de bricolage impliquent les cartouches d’encre avec la tête d’impression incluse.
Build your own PostScript laser printer and save a bundle
https://archive.org/details/buildyourownpost01laba
Ce livre étant daté ! Je pense pas que l’on trouve encore les pièces nécessaires.
Avec un hack d’une imprimante ?
https://hackaday.io/project/168736-cheap-inkjet-printing-for-hackerspace
si vous avez des info, merci de compléter la page https://www.appropedia.org/Open_source_Inkjet_printers/fr
A la maison avec ma coloc nous avons 3 imprimantes.
Des laser Brother. :-)
Une MFC1910W achetée 20€ d’occase avec des toners compatibles à moins de 15€, c’est du NB, ça imprime très bien du texte c’est tout ce qu’on lui demande. Je l’avais achetée car je partais 2 mois en stage et j’avais besoin d’imprimer du texte ou des graphiques simples.
Une DCP1510 achetée 40€ d’occasion pour ma coloc, ça lui convient pour 90% de ses impressions et c’est le même toner que la MFC1910W !
Une DCP-9020CDW achetée 250€ en super promo en 2017, c’est un modèle couleur, recto-verso A4 et scanner bien sur. Avant de l’acheter j’avais regardé les sites de toner compatible et j’en avais éliminé pas mal d’autres. Là j’ai de la chance c’est environ 25/30€ la cartouche compatible. Ça me convient très bien.
J’ai arrêté les imprimantes jet d’encre, j’ai commencé avec une deskjet 500 au début des années 90 (93 il me semble) puis j’en ai eu une huitaine voir dizaine. Sans compter le coup exorbitant de l’impression à la page, ce qui m’a fait abandonner leur usage c’est que toutes sans exception ont fini a la poubelle pour cause de buses bouchées, même en ayant fait les « nettoyages » préconisés par les fabricants.
L’immense avantage pour moi du laser c’est que je peux ne pas utiliser mon imprimante pendant 4 voir 6 mois, il suffit que je l’allume pour qu’elle fonctionne comme toujours.
J’ai un usage très restreint d’impression, en effet il m’arrive de ne pas l’allumer pendant plus de 2 mois et la plupart du temps je l’utilise en NB, rarement en couleur. Depuis 2017, je n’ai changé que le toner NB, les autres ont encore de quoi me permettre (à mon allure) de tenir au bas mot 1 à 2 ans et de toutes manières j’ai déjà leurs remplaçantes. :-)
Je vais donc faire gaffe à ne pas faire les Mise A Jour.
@B Dh:
Pour avoir une EcoTank, ça ne correspond pas du tout à mon expérience.
Lors de mes recherches, il y avait 4 ou 5modèles, et chaque modèle au prix supérieur dans la gamme avait une fonctionnalité en plus. Ce n’était pas compliqué à comprendre: tu mettais ton prix en fonction des fonctionnalités dont tu avais besoin, et c’était aussi simple que ça.
Les encres, j’ai acheté la mienne il y a 2.5 ans il me semble. J’ai acheté 1 lot de couleur, et 2 bouteilles de noir depuis. Je n’ai jamais eu de soucis d’encre qui sèche.
Mes reproches:
– le tiroir n’est pas à ouverture automatique sur mon modèle, et un bourrage papier arrive vite s’il n’est pas ouvert
– le calibrage doit être refait régulièrement
Mis à part ça, rien à redire. Et il est possible de paramétrer finement l’impression depuis Linux (avec des paramètres que je n’avais jamais vu ailleurs, comme la densité d’impression par couleur, ou la correction gamma).
Je suis le seul à avoir eu une EcoTank et avoir eu le problème de l’encre qui sèche ? J’aime bien les gens qui balayent le problème en disant que ça n’existe pas. La mienne a eu le souci après 3 ans et malgré toutes mes tentatives de nettoyage (d’abord les programmes intégrées, puis avec les astuces du net), je n’ai jamais réussi à la faire fonctionner correctement. Bien sûr, la garantie était dépassée.
Alors, non, je n’étais pas un grand utilisateur (une dizaine de pages par mois, tout au plus), mais dire que c’est la solution parfaite, c’est faux.
@Gilles: Tu prends beaucoup de gens de haut avec ce message. Beaucoup de gens ici savent compter et réparer. Perso je m’occupe de tout ça pour les profanes de mon entourrage, comme d’autres ici.
Dire que tout ça est normal est insultant. Pourquoi serait-ce normal que ce soit les clients qui absorbent l’évolution du marché ? Depuis quand c’est au client d’être en charge de la bonne santé économique des fabricants qui ont joué aux malins ? Quand Brother va bien, il me file des dividendes ?
Au cas où mon propos ne serait pas assez clair : est-ce que c’est OK si le maçon qui a fabriqué votre maison vient vous péter un mur parceque, quand même, vous n’avez pas payé bien cher pour des parpaing de 27 ? Vous diriez que c’est de la faute du propriétaire qui aurait du savoir que c’était vraiment pas cher et que le maçon allait crever, et qu’il aurait fallu opter pour du béton banché ?
Le marché des imprimantes est forcément en baisse avec la numérisation croissante de la société. On est au dela d’un marché de renouvellement, on est sur un marché en décroissance. Le premier est déjà compliqué à gérer, le second encore plus. Dans ces moments là il faut savoir se repositionner et l’image de marque c’est quelque chose qui aide beaucoup. Sauf que là Brother a décidé de saboter son image de marque. Je donne un exemple comme ça : aujourd’hui j’utilise le service d’envoi de courrier en ligne de la poste pour m’envoyer à moi même les documents que je ne peux pas imprimer car j’ai renoncé à une imprimante (trop peu de tirage par an). Ca a beau me couter quelques euros à chaque fois ça a le mérite d’être parfaitement linéaire à l’usage, pas encombrant, fiable, et le résultat arrive dans ma boite aux lettres parfois dès le lendemain… Où est brother sur ce genre de créneau ?
Il y avait une marque qui s’appelait Kodak et dont le guidon ne tournait pas non plus. Ils ont probablement aussi tenté d’augmenter les marges avant de disparaitre.
Pour ceux qui doutent encore, regardez la stratégie du groupe disponible ici https://download.brother.com/pub/com/en/news/2025/250303cs-b2027e.pdf
Je vous fais le résumé : développer l’impression d’étiquettes industrielles, traire la vache du segment grande consommation, augmenter les dividendes. On est vraiment sur de la stratégie audacieuse, absolument nécessaire et bien évidemment personne ne se moque de nous. Si je voulais financer de l’impression d’étiquette industrielle j’irais acheter leurs actions, pas leurs imprimantes.
@J:
« J » je sais pas si je prends les gens de haut, mais si il y a bien une chose que je trouve anormale, c’est la situation pendant des années où, en gros, et j’attends qu’on me contredise là dessus, « tout le monde » veut du prix d’achat très bas (après on pleurera parce qu’il n’y a plus d’usines en europe et qu’il y a du chômage) et après pleure parce que les consommables sont chers ou que les fabricants limitent les compatibles.
Ben j’ai envie de dire « Cheh ».
Soyez juste sérieux ici..
Le populisme à deux balles de dire « les méchants fabricants d’imprimante nous volent » ça va bien deux secondes…
Personne ne peut prétendre fabriquer un objet aussi complexe qu’une imprimante et le vendre à 60€ en gagnant de l’argent, sans exploiter les salariés avec des salaires de misère ni en « subventionnant » le prix de l’imprimante par le prix des consommables.
On ne FABRIQUE PAS une imprimante en gagnant de l’argent à 60€.
Fabriquer, construire, diriger une usine, payer des travailleurs, ça coûte de l’argent et ce n’est pas facile ni confortable, ou alors sinon on verrait des gens se mettre sur le marché, non ?
Ici on a un problème simple : comment est-ce que les 4 fabricants d’imprimante qui subsistent encore peuvent fabriquer des imprimantes sans perdre de l’argent ni faire faillite (comme tous leurs confrères) ?
La solution est complexe.
On est dans un système de concurrence, et les 30 dernières années, les revendeurs, les grandes surfaces, et les acheteurs ont tous, oeuvre collective remarquable, poussé les prix d’achat du matériel vers le bas.
Le fabricant qui vendait ses imprimantes les moins cher était favorisé, il gagnait le plus de parts de marché.
Seulement, ces choses là ont un coût : et les fabricants se sont rattrapés sur la vente d’encre.
La grande surface ou le revendeur sont contents, car quel que soit le fabricant, au final ils s’en foutent, ils gagnent beaucoup plus d’argent sur la vente d’encre que sur l’imprimante.
Et c’est au final le client perd car il a un TCO 10 fois supérieur.
C’est un système totalement pervers et on ne me convaincra pas du contraire.
Les gens qui accusent les fabricants n’ont aucune connaissance du marché… Les fabricants ont longtemps été coincés car, avant internet, et même depuis, le seul canal de distribution c’était les revendeurs et les grandes surfaces. Ceux-là même qui captaient, en valeur absolue, plus de marge que le fabricant lui-même sur les cartouches !! (oui parce que attendre des cartouches livrées par internet, ben les gens vont plutôt en magasin).
La faute à qui donc ? Au méchant fabricant ?
Ou est-ce que les revendeurs et les grandes surfaces (et même les fabricants d’encre compatible) n’auraient pas un petit peu profité de ce système et des surcoûts des encres ?
En fait, le marché va probablement se réguler, que ça vous plaise ou non.
Les fabricants feront payer, sans populisme, le vrai prix de leur matériel, et le vendront, ainsi que leurs bouteilles d’encre sans intermédiaire.
Que ça vous plaise ou non.
Et le tout coûtera bien moins cher pour le consommateur.
On peut m’accuser de prendre les gens de haut.. vraiment ? Mon métier de réparateur (provincial) est pénible, et je vis sous le seuil de pauvreté.
Je me permets juste de ne pas apprécier que mes « concitoyens » occidentaux traitent de voleur les fabricants (c’est pas prendre les gens de haut ça ?)
sans d’ailleurs dire un mot sur les intermédiaires qui, eux, se gavent au moins autant que les fabricants en valeur absolue, mais sans mettre les mains dans le cambouis et sont responsables de ce système de dupes…
Donnez donc la parole à ceux qui travaillent dans la réparation, ou dans les usines de fabrication des imprimantes en Thailande (oui parce que la Chine est trop chère pour ça).
Fabriquez des imprimantes et vendez les 60€ et gagnez de l’argent là dessus, avant de traiter les fabricants de voleurs.
Un petit mot sur les consommables compatibles… dans la mesure où les fabricants sont « obligés » pour survivre de vendre leurs imprimantes « subventionnées », et bien je suis désolé mais vendre des encres compatibles ce n’est juste pas honnête.
L’équation est pas bonne.
Et est-ce que à votre avis, les fabricants sont des enfants de coeur qui fabriquent des imprimantes à 60€ pour le plaisir et sont contents que vous achetiez du compatible ?
A votre avis ?
Non… Tout ça ne fonctionne que si un faible pourcentage de gens avertis le fait, ok, et bravo à eux, vous avez niqué le système, gloire à vous.
Mais ça ne fonctionne que parce que une majorité silencieuse d’autres gens se font avoir à acheter des cartouches d’origine très cher.
Et le tout ne fonctionne plus du tout quand la proportion de gens qui achètent du compatible est trop importante, le fabricant réagit…
Or qu’est-ce qui vient de se passer là à votre avis, les génies ?
Désolé si je prends les gens de haut, à penser qu’un bon système est un système où :
– le fabricant est payé correctement pour son imprimante et n’y perd pas d’argent
– le fabricant fait payer un prix juste pour son encre (en bouteille, pas en cartouches)
– ça revient 10x moins cher au client au final
Après, libre à vous de conseiller de niquer le système avec une laser achetée 60€ d’occasion (mais oui, pourquoi payer les gens qui travaillent dans les usines ?) et balayer d’un revers de main la toxicité du laser, la production d’ozone, et la conso de courant (rappel : 1W = 2€, une jet d’encre c’est 0,5W et 15W en fonctionnement, une laser c’est 3W en veille et 600 en fonctionnement, plus le maintient du four).
@flyhopper:
Moi à mon tour j’adore les gens qui veulent faire de leur cas une généralité.
J’ai 5 écotank au boulot, ma femme en a une noir et blanc au sien, on en a une à la maison, j’ai au moins une vingtaine d’amis et de clients qui en ont acheté suite à mes conseils, et oui, en 10 ans j’en ai vu une pour laquelle il a vraiment fallu à un moment faire 10 cycles de nettoyage en profondeur. Ça a été galère, mais on a rien eu à remplacer. Et sinon j’ai eu 4 ecotank dépassant 30 000 pages où on a dû remplacer le réceptable d’encre. 9,99€…
Et sinon tu peux acheter des pièces hein.. c’est pas interdit.
J’ai un copain qui a eu un dégat des eaux sur une ecotank A3, la pièce a pu être achetée 50€ chez Gedat alors que l’imprimante avait 5 ans.
Chez HP passé 3 ans il n’y a plus de pièces ni de service (j’ai eu une officejet pro, pas une ecotank mais une PageWide que j’avais gardée 2 ans et demi dans son carton, panne au déballage et leur seule réponse était de racheter une neuve…)
Personne ne dit que ça n’existe jamais, juste que faut pas faire des généralités de ton cas.
Il y a des centaine de gens qui me disent « mais les imprimantes jet d’encre ça se bouche »… Ben oui ! en particulier quand on achète de l’encre de merde !! Si j’écoutais ces gens sur la base de LEUR expérience avec de l’encre compatible, ben j’aurais rien imprimé ces 10 dernières années. Mais non.. j’ai pas écouté les gens qui se basaient sur de vieilles expériences avec des encres de merde..
Et j’ai été curieux et pris de l’ecotank avec l’encre d’origine et sans jamais éteindre l’imprimante, et je suis pas emmerdé.
Et oui, ça joue, je laisse toujours mes imprimantes branchées. Elles consomment tellement peu qu’elles sont toujours alimentées, je ne les mets jamais sur une prise qui coupe le courant (ce qu’il ne faut pas faire sans l’éteindre avant pour mettre les têtes en position spéciale).
Comme ça elle font leurs cycles de nettoyages et sont dispo en urgence pour impression airprint via le telephone.
Ces imprimantes ne consomment rien (0,2W en veille et 12 en fonctionnement, c’est ridiculement bas).
Dans les ordres de grandeur en conso d’énergie, 10 ans d’écotank c’est 6 mois d’imprimante laser, c’est 1 semaine de conso d’une voiture électrique 1 jour de voiture thermique…
Le laser il y a les fours qui lâchent, les photoconducteurs qui sont abimés et laissent des traces verticales, c’est aussi beaucoup d’entretien et ça génère des montagnes de déchets, dont des déchets toxiques.
Aucune techno n’est parfaite.
@flyhopper: Pour le coup, j’ai lue ce problème avant d’acheter notre 1ere ecotank epson et elle reste souvent allumée pour éviter ça (encre a sublimation).
Cela va faire 3ans que nous l’avons, pas de souci, pour le moment…
La 2eme n’a que 5 mois, elle est la plupart du temps éteinte (encre classique), je fais u’ nettoyage des tête 1 fois toutes les 2 semaines, a voir dans le temps.
Selon arstechnica, Brother a démenti (https://arstechnica.com/gadgets/2025/03/brother-denies-using-firmware-updates-to-brick-printers-with-third-party-ink/). Un démenti que je trouve un peu mou, mais leurs rédacteurs semblent vouloir creuser.
Et de l’autre côté, comme je le relevais hier, on a une news qui vient de faire la une de pas mal de sites pour un problème signalé sur Reddit il y a trois ans, et pour lequel j’ajoute qu’en dépit de mes recherches, je n’ai trouvé aucune vidéo prouvant la désactivation de la calibration automatique ni aucune illustration des impressions crado qu’on est censés subir avec le nouveau firmware et des compatibles.
Et comme déjà dit, ma 3770 continue à fonctionner parfaitement en dépit d’un FW à jour et de toners compatibles.
Bref, il va falloir attendre un peu et analyser la situation plus froidement que ça, de tous les côtés.
@gilles:
1w=2€ il n’y a rien qui va dans cette affirmation.
@lc_lol: Merci de la remontée d’info. L’intérêt de ce genre de levée de bouclier est que les marques réagissent. Que ce soit vrai ou non (dans un sens comme dans l’autre) Brother semble comprendre ici que le public, son public, est attentif à ce « détail ».
S’il y a confirmation, modifications, ou autres au sujet de cette problématique, je ne manquerais pas de mettre cela à jour. Et de m’excuser s’il y a lieu.
@gilles: Je respecte votre dévouement mais votre message témoigne de deux choses : vous faites vous même les frais d’un système maintenu artificiellement en vie. Il n’est pas rentable et devrait se reformer ou disparaître. Souvent en entreprise on fait couler le sang des salariés et on piègé les consommateurs avant de renoncer, parce-que les entreprises n’ont pas d’âme. Elles veulent vivre et prospérer financièrement, voilà tout. Il faudrait savoir tourner la page dignement et accompagner tous les gens qui y vivent vers de nouveaux horizons prometteurs mais tout ce qu’on a ce sont des travailleurs précaires qui précédent des délocalisations brutales avec des parachutes dorés en toile de fond.
Ce qui m’amène au deuxième point : vous ne travaillez pas dans un de ces grands groupes. Vous supposez des intentions louables aux dirigeants qui agiraient pour l’equilibre économique et industriel. C’est faux. Ces entreprises sont déshumanisées. Elles agissent pour le profit. Les gens qui y prennent les décision de traire ne partagent pas votre honorable humilité, ils vivent grassement.
Je partage votre constat sur le ridicule de la baisse systématique des prix.Et comme beaucoup ici je tiens compte de toute la valeur d’un produit avant de faire mes achats. Mais ces entreprises ne sont pas nos amies. Lorsqu’il a fallu délocaliser elles n’ont pas rechigné. Aucun d’entre elles ne s’est levée pour dénoncer le dumping social et environnemental. Aucune n’a critiquée une vision a court terme. Elles ont délocalisé avec plaisir car comme en atteste le document que j’ai partagé cela rentrait bien dans leur stratégie d’augmentation des profits.
Je vous le dis a vous ainsi qu’a tous les honorables artisans et indépendants qui lisent ce blog : ne supposez pas les intentions des gens que vous ne connaissez pas. Et si votre vie se déroule loin de celles des dirigeants de grandes entreprises alors vous ne pouvez pas savoir ce qui les anime. Tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc, mais les prédateurs existent et bien souvent ils se cachent derrière ce qu’ils appellent le réalisme économique, le marché. « C’est triste mais c’est comme ça » est un credo répandu. Ces gens n’ont pas besoin d’être défendus. Ceux qui osent procéder différemment doivent être soutenus, pour les autres…
@Pierre Lecourt:
Pour le calcul de la conso electrique, tu peux te baser sur 30w, en considérant que l’imprimante ne consomme 310w que quelques seconde par jour, c’est négligeable, et amplement compensé par les fois ou elle se met en veille donc ta conso annuelle est de 30x365x24h = 263kwh que tu multiplie par 0,25€ (un de tarif les plus cher), ce qui te fait 66€ par an.
Et effectivement, comme l’indiquent tous les sites qui calculent le cout à la page, a condition d’imprimer plus de 500 pages par an, le TCO de l’imprimante laser est beaucoup plus faible.
@gilles Ce ne sont pas les clients qui ont demandé aux fabricants des imprimantes vendues à perte. Ce sont les fabricants qui ont choisi de les appâter avec ces bas prix pour ensuite se gaver sur l’encre. Et ton discours sur la délocalisation est hors sujet. Le problème soulevé ici n’est pas le fait de verrouiller l’encre d’une imprimante : après tout si on le sait lors de l’achat, c’est un choix du consommateur (choix gagnant en ce qui me concerne vue ma consommation ultra basse). Le problème, c’est d’introduire ce verrouillage/dégradation APRÈS l’achat (et sans prévenir à l’avance, qui plus est).
Bien sûr, si un client ayant acheté une Canon ou une HP à 60€ râle parce qu’on ne peut pas mettre de l’encre noname (alors qu’il le savait lors de l’achat), tu peux lui servir ton discours sans problème, il l’aura mérité.
Quelqu’un dont il faut absolument lire les billets de blog sur les dérives des technologies et leurs impacts sur la vie citoyenne :
https://pluralistic.net/2025/03/05/printers-devil/
@Gilles: Bonjour,
Vous avancez des arguments qui font sens pour moi.
Je suis équipé de deux Brother laser couleur multi-fonctions : MFC-9340 CDW (recto-verso automatique) et MFC-9330 CDW (recto-verso manuel).
Que me conseillerez-vous pour les remplacer ?
– impressions majoritairement en noir et blanc, le multi-couleurs peut être un bonus
– bonne connectivité (impression depuis le smartphone par ex.)
– compatible Mac OS dans le temps
– fonction de photocopie
– usage faible à très faible : une dizaine à quinzaine de pages par mois