Le Nvidia N1X sous la loupe d’un bench en ligne

Toujours en cours de développement, le Nvidia N1X est censé venir concurrencer l’offre processeur sous Windows 11 dans le futur.

Intégré à un prototype de Microsoft Surface Laptop Ultra, le SoC Nvidia N1X en question apparait sous un nom de code et propose un premier test intéressant sous Cinebench. Logiciel permettant d’examiner la puissance des cœurs de calculs ainsi que des cœurs graphiques d’une puce dans des tâches lourdes : travaux de calculs lourds, 2D et 3D. 

Nvidia N1X

Le résultat obtenu est proche sur le papier de ce qu’un Apple M3 Max 14 cœurs peut proposer sur le même test. Le Nvidia N1X est à 1 % en dessous de ce même test en multithread et 4 % en dessous en single thread. La version 16 cœurs du même Apple M3 Max est 14 % au-dessus en multi et 4 % en single. Ici il s’agit d’une version non finalisée de la puce 20 cœurs de Nvidia et on peut donc s’attendre à ce que des progrès soient faits sur les scores obtenus. On peut également imaginer une certaine spécialisation des logiciels. La prise en charge des cœurs CUDA pouvant largement changer le ressenti à l’usage de la puce par rapport à ce qu’un benchmark peut illustrer.

La donnée sur ce Nvidia N1X est donc brute et ne doit pas être prise pour un résultat figé dans le marbre, mais comme une étape de travail. À ce propos, l’information est partagée par un surnommé Fouquin, qui indique que la mise à jour de Windows 11 en version 216H1 a permis de lancer Cinebench 2026. Auparavant, le test ne parvenait pas à se lancer et se bloquait aux trois quarts de son chargement. Preuve que Microsoft et Nvidia travaillent d’arrache-pied au développement de l’ensemble.

Il faudra sans doute encore du temps pour stabiliser parfaitement le dialogue entre la puce et le système, mais également optimiser au mieux ses capacités et sa consommation. Temps qui servira aux autres acteurs du marché pour trouver des optimisations de leurs propres offres. Comme à chaque fois qu’on parle d’un nouvel acteur sur le segment des processeurs grand public, l’Everest technique à franchir pour se mettre au niveau des concurrents est d’autant plus difficile à atteindre que lesdits concurrents n’arrêtent pas de progresser de leur côté.

Le Nvidia N1X reste complexe à analyser pour le moment

Le NVIDIA N1X déploie déjà un joli assemblage de compétences avec dix cœurs Cortex-X925 et dix cœurs Cortex-A725 issus de l’expertise de Mediatek. Nvidia propose de son côté la partie graphique avec une solution Blackwell qui embarque pas moins de 6144 cœurs CUDA et 48 Streaming Multiprocessors. Chez Microsoft, la Surface Laptop Ultra équipée Nvidia serait capable d’embarquer jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée et afficherait sur un écran 15 pouces en Mini LED. Autrement dit, un appareil très haut de gamme et probablement hors de prix destiné à mettre en valeur la puce. Le parcours sera encore long pour Nvidia. Si les puces sont toujours prévues pour cet automne sur le marché, il semble évident que cette date est surtout diplomatique. Entre la hausse du prix des composants et la froideur classique avec laquelle le secteur accueille les nouveaux arrivants, la première génération sera difficile a insérer sur le marché.

Le point assez intéressant à suivre dans les trimestres qui viennent va être le fonctionnement du trio Microsoft-Qualcomm-Nvidia. Si Microsoft a accordé ses faveurs à Qualcomm pendant de nombreuses années et gardé une exclusivité pour ses puces Snapdragon sur sa plateforme Windows, celle-ci est désormais tombée. Comment Nvidia va-t-il être accueilli et quelle place va-t-il rester pour Qualcomm dans le marketing de Microsoft ? Si la formule est plus performante que celle des Snapdragon, le discours de Qualcomm va sûrement s’infléchir encore plus sur l’ascétisme de ses SoC.

On note d’ailleurs que sur le test mis en avant plus haut, le profil de consommation est élevé : 80 W pour son profil PL1 et 95 W pour le PL2. Autrement dit 80 watts de consommation moyenne de fonctionnement maximal en règle générale avec la possibilité de monter à 95 watts en moyenne pour des travaux très exigeants. C’est beaucoup.

Quant aux tarifs, si la période est trouble en ce moment, la concurrence entre AMD, Apple, Qualcomm, Intel et le nouveau venu qu’est Nvidia va sans doute faire bouger quelques lignes. Les premiers portables Windows 11 sous RTX Spark sont prévus pour la fin de cette année chez de multiples constructeurs.

 

RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11


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3 commentaires sur ce sujet.
  • 20 juillet 2026 - 14 h 56 min

    Si une partie du discours marketing porte sur la capacité à faire tourner une IA locale (via des outils comme Ollama, vLLM, LLM Studio, …) Qualcomm semble déjà partir avec du retard. Depuis plus d’un an et demi que la 1ere gen Snapdragon X est commercialisée, j’ai encore du mal à trouver des moteur d’inférence qui s’appuie sur les capacités NPU Hexagon alors que le CUDA chez Nvidia, rocM AMD ou le MLX chez Apple sont supporté par les principaux moteurs d’inférence

    C’est vraiment dommage car la partie CPU des snapdragons X elite tient bien la route (bon compromis perf/autonomie j’utilise une Magicbook 14 pro Art)

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  • 20 juillet 2026 - 15 h 05 min

    @calvin: Bonne remarque, mais je crois que cet angle là n’a pas été du tout pris en compte par Qualcomm. Et oui, cela va être une problématique. Il faut se souvenir qu’au moment du lancement des programmes Copilot, même lorsqu’on demandait à Microsoft les usages et intérêts des fameux « 50 TOPS » d’IA obligatoires, on n’avait que des explications très vaporeuses. Au mieux c’était du « on prépare l’avenir ». Et maintenant qu’on a les pieds dans l’avenir, on ne voit toujours pas très bien tous les usages possible de ces 50 TOPS de NPU intégrés dans Windows.

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  • 20 juillet 2026 - 21 h 26 min

    D’autant que je peine à voir comment nous pourrions avoir des modèles d’IA à la fois gratuits et performants à donner à nos capacités de calcul locales… Il faut bien que ces modèles viennent de quelque part et ça coûte cher en ressources mais aussi et surtout en données… chaque PC individuel ne va pas scanner l’ensemble de l’internet pour entrainer et garder son modèle IA local à jour, ni même tous les repos de code publics pour avoir son Claude Code local avec le nouveau super-langage-qui-vient-de-sortir… Donc je pense qu’on sera obligés de passer à la caisse soit pour rester sur le cloud avec des modèles SaaS ou payer à la fois son matos et le modèle (one-shot ou sur abonnement)
    Ou quelque chose m’échappe ?

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