Valve annonce la Steam Machine, sa minimachine de jeu

C’est un peu au hasard d’un calendrier inattendu que Valve annonce sa nouvelle Steam Machine. Un PC qui ne dit son nom.

Les rumeurs couraient depuis des mois, Valve allait relancer en 2026 une nouvelle Steam Machine. Différents scénarios plus ou moins fantaisistes étaient évoqués autour de cette sortie avant que la marque lève enfin le voile sur ses projets. Dissipant ainsi les derniers doutes sur son intention de tenter encore une fois l’aventure du jeu de salon. Une annonce qui, si elle ne surprend personne, réveille un peu le marché.

La Steam Machine 2026, un MiniPC presque comme les autres.

Le boitier de cette nouvelle console de salon est très sobre. Compact, il mesure 15.2 cm de haut pour 16.24 cm de profondeur et 15.6 cm de large pour un poids total de 2.6 Kg. Ce volume ne ressemble ni vraiment à un PC traditionnel ni à une console classique. Il proposera à la Steam Machine d’être au choix parfaitement invisible en restant cachée au fond d’un meuble Hi-Fi. D’être discrète en s’exposant avec son aspect très sobre. Ou, au contraire, mise en valeur avec une coque magnétique qui pourra venir décorer son boîtier, j’y reviendrai plus bas. Dans tous les cas, le format est différent des propositions habituelles.

A l’intérieur d’un châssis très travaillé, l’essentiel de la machine est constitué par le dispositif de dissipation choisi. Un énorme radiateur va permettre de disperser la chaleur du processeur. Un unique ventilateur, créé sur mesures, se chargeant de faire traverser de l’air frais de sous l’appareil vers l’arrière. Un soin tout particulier a été mis en œuvre pour proposer une ventilation efficace et discrete.

© Gamers Nexus

© Gamers Nexus

Les premiers tests des prototypes montrent que la Steam Machine, même au maximum de ses capacités de calcul, ne fait pas de bruit significatif. Son ventilateur tournera de 500 à 2000 tours par minutes avec un flux d’air calculé en temps réel. Un point essentiel pour venir équiper les salons, pièces qui restent la cible de la marque aujourd’hui pour gagner de nouvelles parts de marché.

Sous ce dissipateur on retrouve des composants qui semblent au premier abord assez classiques. A commencer par un processeur AMD Ryzen comme il en existe tant d’autres sur le marché, sauf qu’il est construit « partiellement sur mesure ». Fruit d’un travail mené entre Valve et l’unité custom d’AMD spécialisée dans les créations de ce type. Pas vraiment une grosse surprise, au demeurant, étant donné les liens tissés entre eux depuis le lancement du Steam Deck. AMD a toujours été d’un accès plus facile pour des constructions de ce type et dispose en plus des muscles silicieux nécessaires à ce profil de machine. Le papa de Steam voulant bien évidemment capitaliser également sur les efforts menés autour du développement de son système d’exploitation déjà optimisé pour un processeur Ryzen.

La puce est présentée comme une solution développant 6 cœurs et 12 threads dans une génération AMD Zen 4. Sa fréquence maximale culmine à 4.8 GHz pour une enveloppe thermique de 30 watts. Son circuit graphique est construit avec des cœurs RDNA 3 qu’AMD propose ici dans une formule déployant 28 Compute Units à une fréquence de 2.45 GHz. L’enveloppe thermique de ce circuit graphique atteint 110 watts. Le mélange serait, selon les dires de Valve, six fois plus performant que ce que propose sa console mobile, suffisant pour piloter la totalité de son catalogue, pas moins. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment une surprise puisqu’ici nous ne sommes pas du tout dans les mêmes contraintes que pour le Steam Deck en terme d’autonomie, de refroidissement, de consommation et d’encombrement.

Les rumeurs d’une solution Custom « Phoenix 2 » flottaient dans l’air du marché console-PC depuis le début de l’année 2023. Des processeurs dans la droite ligne logique des puces Aerith justement intégrées au Steam Deck premier du nom. Une formule remise au goût du jour bien sûr mais qui ménage les différents équilibres de cette console. Pas trop chère, pas trop chaude, pas trop gourmande. Un choix construit tout spécialement pour répondre précisément à un cahier des charges étudié à la loupe.

Pour faire fonctionner son système SteamOS, la minimachine rajoute deux postes de mémoire. D’abord 16 Go de mémoire DDR5 pour le système. Une solution montée sur deux modules SODIMM traditionnels permettant donc une certaine évolution si on acccepte de plonger profondément dans ses entrailles. Le second poste est constitué par 8 Go de mémoire GDDR6 totalement dédiés à la partie graphique. Ceux-là sont directement soudés à la carte mère.

La partie stockage est un SSD NVMe PCIE 4.0 x4 de 512 Go pour le modèle entrée de gamme de la Steam Machine et pouvant atteindre 2 To pour la version la plus évoluée. Valve a choisi un SSD M.2 2242 pour de probables raisons logistiques, financières et techniques. Il sera toutefois possible de les remplacer par des SSD M.2 2280 sans problème. A condition cependant de ne pas embarquer des SSD trop émetteurs de chaleur et sous réserve que tout type d’épaisseur de SSD soit compatible. Le châssis de l’engin joue en effet un rôle primordial dans la dissipation de ce poste et il faut un contact parfait entre le SSD et le métal du boîtier pour que cela fonctionne.

Une connectique sur-mesures

La distribution connectique est sobre, suffisamment efficace pour répondre aux besoins de la minimachine mais en deçà de ce que l’on attend d’un MiniPC classique en 2026. On ne retrouve ainsi sur la face avant que trois ports. Deux ports USB 3.2 Gen-1 Type-A très classiques qui serviront à connecter des éventuels périphériques comme des manettes ou des éléments de stockage. Et un lecteur de cartes MicroSDXC « UltraRapide » selon les dires du constructeur.

Si ce lecteur peut paraître étrange sur une solution de ce type au premier abord, ce n’est clairement pas la règle dans le monde des MiniPC, il a toute sa place ici. Il permet en effet de profiter des jeux installés sur un Steam Deck sans aucune autre manipulation logicielle. En clair, si vous avez la console mobile de Valve et que vous achetez sa console de salon, vous pourrez lancer une partie dans les transports et une fois chez vous, la reprendre sur votre téléviseur. Il suffira de déplacer simplement la carte MicroSDXC d’une machine à l’autre. Le corollaire de cette possibilité est que vous allez pouvoir profiter de la connexion Ethernet de votre Steam Machine pour télécharger des jeux et leur mise à jour sur la carte pour ensuite les récupérer sur votre solution mobile.

Le reste de la façade ne propose pas d’autres ports. Même pas une sortie casque. Seule une petite LED témoin d’activité et un bouton de démarrage sont également visibles.

De l’autre côté du châssis, on va retrouver les sorties vidéo de l’engin : un DisplayPort 1.4 et une sortie HDMI 2.1. Ces ports présentent toutes les spécificités classiques du genre. On pourra profiter de contenus en « 8K » à 60 Hz et en « 4K » à 240 Hz pour le DisplayPort avec une prise en charge de la technologie Freesync et du HDR. Si ces définitions vous paraissent un peu exagérés pour ce type de machine, il faut prendre en compte la possibilité pour ce port de chaîner les affichages. De telle sorte que l’on pourra brancher deux écrans 4K l’un à la suite de l’autre.

Le port HDMI 2.1 a ses propres avantages avec la prise en charge du CEC qui permettra d’allumer un écran directement au démarrage de la console. Il est également compatible FreesSync et gérera des signaux 4K jusqu’en 120 Hz. A noter que ce port est estampillé HDMI 2.0 même s’il correspond en tous points aux normes HDMI 2.1. La raison de ce choix a plus à voir avec les licences octroyées par le HDMI Forum à AMD qu’aux possibilités techniques déployées ici. Pour rappel, les informations techniques mentionnées pour le moment par Valve sont susceptibles de changer avant la sortie. Il sera donc toujours temps de basculer vers une appellation HDMI 2.1 si une licence est validée d’ici la sortie de la console. 

On trouve ensuite un port d’alimentation secteur très classique. Le choix d’un câble bipolaire étant le plus économique pour le constructeur. Il suffira de changer la prise dans chaque boite pour localiser correctement l’appareil. L’alimentation interne acceptant un courant de 110 à 240 V, elle est universelle. Une seule machine pour alimenter tous les marchés mondiaux et la possibilité pour un acheteur Français de balader sa console en Angleterre ou au japon sans problème.

Enfin, un port Ethernet Gigabit, deux ports USB 2.0 Type-A et un port USB 3.2 Gen 2 Type-C sont présents. De quoi connecter un éventuel clavier et une souris mais également un Dock en USB Type-C pour un usage de bureau complet plus classique. Pas de port jack audio 3.5 mm donc, pas d’Antivol type Kensington Lock, pas d’Ethernet à plus haut débit. L’idée est bien de faire de cette machine une console et non pas un PC. Le son, par exemple, est traité de la même manière que sur une console, il pourra sortir d’un téléviseur ou d’un casque Bluetooth parce que le joueur est bien censé être à plusieurs mètres de la minimachine et donc logiquement pas accroché au bout d’un câble.

La partie réseau sans fil semble de prime abord assez standard mais cache certaines spécificités. On note la présence d’un module Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3 tout à fait ordinaire. A bien y regarder cependant, on découvre une implantation moins classique que d’habitude. Quatre antennes sont proposées au total. Deux pour le Wi-Fi, ce qui est assez classique. Mais également une troisième dédiée au Bluetooth, ce qui l’est beaucoup moins. Une quatrième, enfin, proposera une liaison sécurisée en 2.4G pour piloter les nouvelles manettes de jeu de la marque.

Un dispositif complexe donc mais pas forcément très coûteux qui participera là encore au changement de destination du boitier. Cette liaison RF permettra par exemple des manipulations spécifiques comme le réveil de la console depuis la manette. Console qui réveillera elle-même un téléviseur via son HDMI. Le tout porté par un système qui acceptera de reprendre une partie immédiatement là où vous en étiez. De telle sorte qu’on pourra lancer un jeu sans autre formalité qu’une pression sur un bouton de la manette Steam Controller abandonée la veille sur sa table basse. Une cohérence complète de l’offre et de l‘usage.

Des spécificités très Valviennes

Parmi les autres éléments techniques notable de cet engin, on peut noter deux postes importants sur la façade. D’abord un panneau avant aimanté qui pourra être changé. L’idée est de permettre à l’acheteur de profiter d’une Steam Machine qui corresponde parfaitement à ses goûts mais également d’avoir un poste de développement marketing privilégié.

Ce n’est qu’une supposition de ma part, mais Valve est extrêmement bien placé pour profiter de cette façade afin de mettre en valeur des jeux et des partenariats. En tant qu’éditeur, il lui est parfaitement possible de proposer des façades sous licence à ses clients. Imaginez simplement la présence dans son magasin d’applications de façades correspondant à vos jeux préférés qui n’apparaîtraient qu’aux propriétaires identifiés d’une Steam Machine. Steam sait très bien que les « skins » de jeu vidéo sont un vrai business. Vendre des faces avant de console aux couleurs des jeux préférés de chaque joueur, permettre à ceux-ci de les changer, serait sûrement une manière pratique de faire des bénéfices et d’intéresser les éditeurs.

Autre spécificité intéressante, une petite barre de LEDs RGB intégrée sur toute la largeur basse du châssis. Rien de nouveau a priori pour cette solution qui pourra être pilotée logiciellement dans la couleur de son choix. Ou rester éteinte si on le désire. Mais Steam va plus loin en proposant une option intéressante qui va rendre cette intégration de LEDs enfin utile. Lorsque vous lancerez le téléchargement d’un jeu, elle va remplacer la barre de progression logicielle pour signaler à l’utilisateur le temps restant avant de pouvoir lancer sa partie. Une idée simple et brillante qui colle bien avec une exploitation de salon. Avec des titres qui pèsent désormais des dizaines de gigaoctets de données, cette visibilité de l’état du téléchargement d’un jeu est tout à fait pertinente. On n’aura pas d’obligation de laisser son écran de télévision afficher cette progression pendant de longues minutes.

La Steam Machine est un PC de joueurs, pas de gamers

Le bilan que l’on peut faire de toute cette offre est assez clair. Cette Steam Machine n’est pas un monstre de performances et ne cherche d’ailleurs pas à l’être. Depuis sa sortie, j’ai lu un bon paquet de papiers qui comparaient la console à d’autres en s’évertuant de la positionner sur un niveau de performances. Qu’il s’agisse de la confronter face à des cartes graphiques classiques ou de la situer par rapport aux solutions consoles de Sony et Microsoft, c’est une erreur que de vouloir les positionner sur la même cible. C’est à mon avis un total contresens que de vouloir comparer cette Steam Machine à une solution classique. Et c’est d’autant plus étrange de faire cette erreur puisque le Steam Deck nous a déjà indiqué la voie suivie par Valve.

Lors de l’annonce du Deck, des papiers similaires avaient émergé. Des gens prédisaient un échec de la console mobile parce que pas assez puissante pour satisfaire les joueurs PC. Quelques années plus tard et des millions de consoles vendues, il est clair que cette comparaison entre ce que proposait la solution Steam Deck et les attentes de certains n’était pas très heureux. Steam connaît sur le bout des doigts les attentes de son public. C’est la plus grosse base de données du monde concernant le jeu vidéo avec des millions d’utilisateurs qui se connectent chaque jour et qui laissent au site un accès statistique à leur matériel. C’est cette réalité qui a construit la console et non pas des fantasmes technologiques décorréllés de la réalité.

D’aucuns déplorent par exemple que la console n’embarque pas plus de mémoire vidéo et reste coincée avec 8 Go de mémoire dédiée. Un détail qui va empêcher de déployer un affichage UltraHD aussi performant que possible. En pratique, si la « 4K » restera accessible, cela sera au travers d’un usage du mode FSR 3.0 d’AMD. Une solution qui permet, grâce à un algorithme, de transformer une image FullHD en UltraHD en temps réel. Cela peut paraître malheureux mais cela correspond aux attentes réelles du public. Plus de la moitié des joueurs sur Steam jouent toujours en FullHD et le reste se partage en des définitions inférieures à ce FullHD d’un côté et tout un panel de réglages intermédiaires jusqu’à l’UltraHD de l’autre. Valve répond donc à un impératif différent que la performance brute. Celui d’une adéquation entre ce que lui demande son public et ce qui est commercialement possible. Parce que rajouter de la GDDR6 pour passer à 12 ou à 16 Go comme souvent suggéré, c’est changer de braquet en terme de tarif. Avec le risque de rendre la solution invendable. Dans une position qui rendrait l’opération de mise à jour d’une carte graphique dans un PC traditionnel plus intéressante au final.

Je reste persuadé que ceux qui se plaignent d’une console incapable de lancer de l’UltraHD nativement à 60 images par seconde ne correspondent pas au public visé par Valve. Qui, parmi les possesseurs d’une carte graphique ou d’un PC capable de lancer un jeu moderne exigeant en 4K va réellement acheter cette Steam Machine ? Pas grand monde à mon avis. Les « Gamers » qui ont des ordinateurs de jeu à 2000€, 3000€ et parfois plus pour jouer, n’ont aucune raison de craquer pour cet engin. Valve ne cherche pas à les séduire, pas plus qu’il ne va essayer de convaincre un joueur ayant déjà investi dans un catalogue complet de jeux Playstation de réinvestir dans les mêmes jeux sur PC.

La Steam Machine va ramener les joueurs égarés dans le giron de Valve

La Steam Machine cherche des joueurs différents. Des joueurs plus classiques, plus occasionnels ou ceux qui ont perdu l’habitude de jouer par la force des choses. Les laissés pour compte d’un loisir devenu trop sélectif et trop inaccessible au fil des ans. Je m’amuse toujours de voir des influenceurs pester sur un engin comme cette console du haut de leur configuration de jeu à 3 ou 4000€ constituée de matériel offert à 100% par des marques et des opérations sponso. C’est facile de voir la vie sous l’angle de la performance quand un livreur vient déposer tous les quatre matins la dernière carte graphique à la mode devant sa porte. Facile de dire que tel ou tel objet n’est pas au niveau quand l’addition du prix de sa chaise, de sa souris et de son clavier offerts atteignent déjà le prix d’une console.

Mais pour un particulier lambda, la possibilité de retrouver le monde du jeu en rentrant de l’école, de la FAC ou du boulot, sans avoir à dépenser une fortune ni à s’embêter à gérer un ordinateur est un vrai point positif. La Steam Machine combine tous les avantages possibles. Elle propose une interface simple qui met l’utilisateur au centre de son écosystème. D’un point de vue logiciel comme matériel, tout est pensé pour rendre l’expérience de jeu PC au niveau d’une console classique. Mais avec un énorme avantage, un compte Steam qui va permettre dès l’achat de lancer et relancer confortablement des milliers de jeux.

Des titres que l’on a déjà faits par le passé, d’autres qu’on a achetés le jour d’une promotion en pensant qu’on aurait un peu de temps à y consacrer. Steam va proposer des jeux triés, classés, répertoriés qui vont correspondre exactement aux exigences de la console. Jeux qui vont être affichés confortablement sur un écran FullHD ou UltraHD. Les premiers tests montrent que des titres jugés comme extrêmement gourmands il y a quelques années encore s’en tirent avec tous les honneurs nécessaires. Un jeu comme Cyberpunk 2077 fonctionne entre 55 et 65 images par seconde en UltraHD upscalé par l’algorithme FSR 3.0 d’AMD depuis un signal FullHD. C’est suffisant pour la très très grande majorité des joueurs. Tous ceux qui n’ont pas eu envie de dépenser 800, 1000 ou 1500€ juste dans une carte graphique par exemple.

Des arguments séduisants.

La Steam Machine va gommer les défauts classiques du monde PC. Un travail qui a déjà débuté avec le Steam Deck et connu un grand succès. La minimachine n’imposera pas de gestion technique par exemple. Le système se mettra à jour tout seul. Valve a investi dans le développement de SteamOS sur une base Linux pour pouvoir proposer une interface simple et intuitive, pilotable à la manette. Une interface qui occulte totalement les entrailles lourdes du monde PC habituel. 

Du premier démarrage au lancement d’un jeu, seule l’étape de configuration classique de langue et de réseau sera nécessaire. Une fois votre compte Steam identifié, vous pourrez jouer immédiatement. L’énorme boulot d’optimisation et de sélection fait autour de la console mobile va ainsi porter ses fruits. Un joueur qui débarquera sur Steam Machine aura l’énorme avantage d’avoir à sa disposition un catalogue complet de titres. Mais il pourra également profiter de tout  un univers autour du jeu. Les promotions classiques de Steam, ses offres habituelles qui permettront d’agrandir sa collection à peu de frais. Les recommandations d’autres joueurs ainsi que celles de la plateforme spécifiquement liées à la console. Le confort proposé sera exemplaire avec des arguments choc face à un PC classique. Tout a été pensé pour un usage canapesque. Saisir sa manette et appuyer sur un bouton suffira à mettre la machine en marche. Son réveil sera quasi instantané. La reprise d’un jeu le sera tout autant. 

Ce sont des arguments qui mixent les offres des deux principaux concurrents de la minimachine. Le monde des consoles d’un côté avec son univers fermé, son catalogue de jeux onéreux et ses usages souvent limités. Le monde PC ensuite avec son interface complexe liée à des usages infinis. C’est la même cible que celle du Steam Deck et c’est probablement la clé de voûte de toute la stratégie de Valve.

Il est bien évident que le Steam Deck ne fera pas aussi bien que les deux autres mondes dans leurs spécialités respectives. Il ne sera peut être pas aussi performant qu’une Playsation 5, il ne sera pas aussi complet qu’un PC classique. Il ne fera certainement pas mieux qu’un PC Gaming haut de gamme évidemment. Mais il sera suffisant. Valve indique que son système devrait êtes plus performant que la majorité des PC qui utilisent Steam tout en étant capable de faire tourner son immense catalogue. Et c’est probablement seulement ça que recherche le grand public.

Il reste des inconnues dans l’équation dont deux éléments principaux dans toute commercialisation. La date précise de sa sortie et surtout le prix de cet engin n’ont pas été communiqués. Pour la première, aucune piste fiable. Valve n’a donné qu’un « 2026 » à se mettre sous la dent. Cela peut être en Janvier pour le CES 2026 ou bien plus tard dans l’année.

Pour la seconde, je pense qu’il s’agit surtout d’un contretemps. J’ai vu fleurir des estimations techniques et j’en ai également une personnelle. Mais elle est plus basée sur un positionnement stratégique que sur un prix matériel. Je ne reviendrais pas sur l’évidente position de Valve dans le marché du jeu vidéo mais chaque Steam Machine est un cheval de Troie en puissance. Un acheteur lambda fera forcément ses courses sur le magasin d’application Steam depuis sa console. Les retombées économiques d’un tel déploiement sont difficilement mesurables mais si on prend en exemple le Steam Deck et ses millions d’unités vendues, elles doivent être colossales.

Avoir des PC de jeu de ce type dans les salons c’est pousser non seulement les utilisateurs à passer par Steam pour faire ses courses mais également influencer leurs décisions d’achat pour d’autres plateformes. Céder aux sirènes d’une promotion 10% moins chère ailleurs a t’il du sens face à la facilité de retrouver son jeu aussi bien sur son PC Gaming, son portable, sa console mobile et sa console de salon ? Quel impact aura l’arrivée d’une Steam Machine dans un groupe d’amis. De la cour de récré qu’en face de la machine à café. J’ai pu sentir l’impact du Steam Deck qui a poussé de nombreuses personnes à craquer pour cette plateforme simple et complète. J’imagine des retombées du même ordre pour la machine de salon.

La raison qui fait que nous ne connaissons pas encore le prix de la Steam Machine est probablement liée au marché lui même. Je suppose que la console est déjà en cours d’assemblage et de production et que Valve connaît précisément son prix de revient aujourd’hui, sa marge et ses frais de fonctionnement et de distribution. Ce que ne connaît pas Valve, par contre, faute de boule de cristal, c’est la suite des évènements. La montée en flèche des tarifs de la mémoire vive et du stockage à cause des géants de l’IA. Et des producteurs qui ne veulent plus garantir les prix de leurs composants sur la durée en échange d’un certain volume. Cela sans compter la pression d’une concurrence toujours plus à l’affût. Il est fort possible qu’un tarif proposé en novembre 2025 ne soit finalement plus tenable en janvier 2026.

La Steam Machine a un public de joueurs tout trouvé mais ce n’est justement pas celui d’un public prêt à mettre des sommes folles dans un PC gaming. Il faut rester dans une enveloppe de prix ciblé assez précise. Il ne s’agit après tout que d’une solution de jeu aux allures de PC.


Soutenez Minimachines avec un don mensuel : C'est la solution la plus souple et la plus intéressante pour moi. Vous pouvez participer via un abonnement mensuel en cliquant sur un lien ci dessous.
2,5€ par mois 5€ par mois 10€ par mois Le montant de votre choix

Gérez votre abonnement

29 commentaires sur ce sujet.
  • Alu
    17 novembre 2025 - 17 h 30 min

    J’attends de voir mais j’aime beaucoup et comme MS et Sony ne proposent maintenant rien d’autre que des PC fermés sans aucune exclusivité…je me dis que cette steam machine a l’air très alléchante.

    Ca peut être une console+machine n’émulation de fou pour un prix tout à fait raisonnable.

    Nintendo c’est différent car ils ont leur univers…mais les deux autres…à quoi bon…?

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 17 h 33 min

    Nous pouvons noter que, si cette machine fonctionne, cela va « aider » à freiner la course à la surenchère matériel sur les PC (ce que la steam deck a déjà contribuer à faire) et peut être à pousser des éditeurs à (re)tourner vers un travail de l’optimisation, ce que EPIC par exemple a complétement laissé tomber avec sa version 5 de son moteur.

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 17 h 56 min

    Cette machine est intéressante mais il y a un gros point noir sur les jeux services populaires qui ne sont pas supportées nativement. Quoi que l’on pense de Fortnite et consorts, c’est bloquant pour un grand nombre de joueurs de ne pas pouvoir retrouver leur jeu préféré sur la machine.

    Le point positif est que cette limitation n’est pas liée au matériel et que Valve peut très bien trouver des arrangements avec Epic & Co pour débloquer les anti-triches et retravailler le partage de la rémunération. Epic partage déjà la rémunération avec les fabricants de console et s’est ouvert récemment sur PC lors de son alliance avec Microsoft.

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 19 h 03 min

    Parfaitement en phase avec cette analyse.
    Ma vieux I5 avec sa GTX970 (pc qui a 10 ans) n’a pas de remplaçant car je joue beaucoup moins (40ans, travail, famille) et surtout à de l’indé (Silksong) donc ça tourne.

    Je me verrais bien le prendre pour avoir un petit pc de gaming occasionnel puis pour mettre le pied à l’étrier à mon fils quand il aura 10 ans.

    Il manque aussi l’argument de Valve « … et c’est un pc » expliquant qu’il ne bloquerons pas l’installation d’OS tiers ou d’applications. ça peut même être sympa pour des utilisateurs informatiques occasionnels dont les enfants / petits enfants peuvent rentabiliser en jouant aussi avec.

    Bref ça serait un très bon centre multimédia apte à remplacer ma Nvidia Shield avec une interface acceptée par madame et une télécommande en plus de la manette.

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 19 h 58 min

    oué ça reste quand même un sacré pari, le prix a intérêt à être vraiment contenu, et la puissance au rendez-vous. je ne peut m’empécher de la comparer aux consoles de salon parce que lors du choix du joueur casual la question va forcément se poser :)

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 20 h 42 min

    Il reste à savoir ce que veut être VALVE veut être pour ce marché: l’initiateur d’une voie à suivre ou un acteur majeur ? Je pensais avec la Steam Deck qu’ils voulaient juste donner une direction mais force est de constater que peu de machines ont été (voire sont encore) aussi équilibrées. Ici, que veulent ils être ? dans la mesure où la réalisation force le respect, veulent-ils être un acteur majeur du hardware avec toutes les contraintes que ça représente.
    Après à titre personnel, je pense être la cible: j’ai un gros catalogue en 20 ans de JV (200 jeux), je n’ai du jouer péniblement qu’au quart de ces jeux (achats compulsifs de soldes et jeux gratuits formant le reste) et 3 jeux doivent représenter 95% de mon temps de jeu… Clairement une « console » Steam est faite pour moi.
    Et sera effectivement plus puissante que mon laptop « gaming » équipé d’une 680M depuis que j’ai dumpé ma mini-tour Minisforum en 6600M…

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 20 h 57 min

    C’est un port hdmi 2.0…

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 21 h 02 min

    Hello ici
    J’utilise une steam deck comme pc portable secondaire en dual boot (déjà raconté, je suis photographe pro) achetée la première année

    Windows me sert pour tout ce qui est pro (dock lumières via wlan et pilotage boitier via usb, etc et préparation du drone avec ses waypoint) avec ou sans dock, et pour tout le reste elle boot pour jouer en déplacement, c’est aussi le backup de mon portable (avec 3060) en traitement photo

    Seul Kodi a été un peu pénible à installer, enfin ça fonctionne parfaitement en suivant les instructions officielles

    Je joue assez peu avec, parce qu’en fait une fois avoir installé tout ce qui s’émule dessus et testé :)) je n’ai pas le temps de jouer plus que ça. Il m’est arrivé une paire de fois de la brancher en hdmi sur une tv avec une ou deux manettes de ps4 pour jouer

    Je vais reprendre ce qui a été dit précédemment : emulation + kodi + manettes cette box pc de jeu Valve sera intéressant en fonction de son prix

    C’est clair qu’au dessus de 500-600 € une xbox x (et son mode dev) fera aussi bien voir mieux (à cause de kodi) pour être branchée sur une tv (je cite la xbox x parce qu’elle est utilisable avec Kodi comme app
    Et ça se trouve facilement d’occasion à 370 € avec une manette). Une ps5 est un ecosysteme trop fermé et cher pour moi (même avec un jailbreak)

    Si on a besoin d’un dual boot, là ce pc valve retrouve de l’intérêt

    C’est vraiment le prix, la dispo des drivers windows et linux qui seront pour moi des critères de choix

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 22 h 12 min

    @H2L29: Non je ne pense pas. C’est EXACTEMENT les reproches qui ont été fait au Steam Deck. avec la prédiction dans la foulée d’un échec si elle était trop chère.

    Ce qu’il faut comprendre, à mon avis, c’est que pour plein de gens, le jeu Sony ou Microsoft, c’est un investissement autrement plus lourd, à cause notamment de la collection de jeux a réunir. Je connais énormément de monde qui avaient arrêté le jeu, quasiment fait une croix dessus comme loisir, parce que du même profil que @treizz: « 40 ans, travail, famille ». Avec des dizaines de jeux sur leur compte. et le Steam Deck leur a redonné l’envie de jouer. Et régulièrement ils me disent « j’ai fini Hades, je lance Celeste » ou « Je n’avais pas terminé un jeu depuis 5 ans » ou « il faut que j’arrête Hotline Miami » avec un grand sourire au milieu du visage.

    Et pour eux, les centaines d’euros de la console mobile ont été le meilleur investissement depuis des années. Bien plus « rentable » qu’une nouvelle carte graphique. Le profil « non gamer » mais joueur est assez parlant.

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 22 h 54 min

    Ils peuvent toujours annoncer un prix avec peu de stock et vendre plus cher à la fin.

    J’attends de voir le résultat de ce que va pouvoir faire le steam frame. Flex x86 vers arm, bureau virtuel, environnement pc de la bibliothèque linux Aarch64, performances des jeux steam x86.

    Développement enfin d’une proposition d’un smartphone/pc linux.

    Merci valve

    Reply
  • Alf
    17 novembre 2025 - 23 h 03 min

    @citral: Oui et non.
    C’est physiquement un port HDMI 2.1.
    Si tu installes Windows, ça sera bien un port HDMI 2.1.
    Mais avec SteamOS, il y aura quelques limitations, parce que le forum HDMI n’autorise pas AMD à faire un driver open source certifié HDMI 2.1 : https://arstechnica.com/gadgets/2024/02/hdmi-forum-to-amd-no-you-cant-make-an-open-source-hdmi-2-1-driver/

    Visiblement, Valve a trouvé quelques solutions de contournement, puisqu’ils arrivent à utiliser la bande passante de HDMI 2.1 pour proposer le 4K 120Hz (HDMI 2.0 limité à 60Hz pour 4K).
    Par contre, il manquera :
    * le rafraichissement variable HDMI VRR, il faudra se contenter du FreeSync (certaines télés le gèrent mais pas toutes)
    * le « ALLM » : Auto Low Latency Mode, qui indique à la télé de changer de profil d’affichage. Il faudra donc basculer manuellement sur le projet « jeu » pour réduire la latence.
    * la compression DSC, ce qui n’est pas un problème pour une TV 4K vu qu’elles sont généralement limitées à 120Hz, mais ça manquera peut-être sur les rares TV 8K.

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 23 h 17 min

    En tant que joueur console un peu désabusé par les propositions de Sony et Nintendo, ce sera probablement day one pour cette steam machine, je suis pile dans la cible.
    J’investirai sans doute dans une PS6 à mi-parcours si les exclus sont réellement intéressantes.

    Je ne suis pas joueur PC, et la promesse d’avoir accès à une bibliothèque steam depuis une machine plug and play c’est très fort. Le « manque de puissance » ne me fait pas peur quand je passe mon temps sur balatro/silksong/Hadès.

    Reply
  • 17 novembre 2025 - 23 h 41 min

    Pour moi c’est vraiment le prix et lui seul qui sera déterminant pour l’avenir de la machine.

    Comme tu l’as fait remarquer Pierre, les gens qui achèteront cette machine ne sont pas des « gamers ». Ce ne sont donc pas non plus des gens prêts à mettre 800 € dans une machine. Donc si la Steam Machine est vendue ne serait-ce qu’à 700 €, ça risque d’être déjà compliqué, surtout quand on a la PS5 Digital à 500 € qui sera probablement un peu plus puissante en plus. À 600 € je peux bien imaginer la console se vendre, mais même là pas sûr que ça soit un immense carton ; et je doute que la console soit si peu chère.

    Bref, à voir mais je reste sceptique de la proposition pour le moment.

    Reply
  • Alf
    18 novembre 2025 - 0 h 05 min

    Mes remarques sur la machine dans sa globalité.

    Pas de prise jack, c’est effectivement gênant pour une utilisation bureau. Merci @Pierre d’avoir relevé ce point, j’ai du lire une quinzaine d’articles sur le sujet, et c’est le premier qui pointe ce défaut !

    Pas de prix pour l’instant, pour des raisons évidentes avec le chaos logistique du moment. J’ai hâte qu’on en sache plus, parce que c’est vraiment le point qui fera la différence pour cette machine.

    Les performances. Je fais partie de ceux qui trouvent que Valve a visé un peu bas. Ça fera l’affaire pour aujourd’hui en PC de jeu « entrée de gamme », mais j’ai un doute sur la longévité, notamment face aux consoles de prochaine générations qui pourraient sortir assez rapidement après.
    A l’annonce du Steam Deck, j’avais une impression contraire : je trouvais que Deck visait très juste.
    2 différences clés entre les 2 appareils Valve.

    Déjà, la date : en début 2022 le Deck était bien positionné par rapport aux PS5 et Xbox Series fraîchement sorties, mais la Machine sort un peu plus de 4 ans après le Deck, donc la concurrence PC a bougé entre temps, et les Xbox Series / PS5 approchent de la fin du cycle. Pas mal de rumeurs pensent que la prochaine Xbox pourrait sortir fin 2026/début 2027. Si la Machine et la prochaine Xbox sortent toutes les 2 en 2026, je pense que la comparaison de puissance vas faire très mal à la Machine.

    Ensuite, les écrans ciblés. Le Deck a son écran 1280×800 à 60Hz, la Machine elle vise avant tout les TV 4K dont un certain nombre sont à 120Hz, soit entre 8 et 16 fois plus de pixels à produire chaque seconde.
    Valve dit que la Machine est seulement 6x plus puissante que le Deck, donc la Machine a moins de puissance par pixel que le Deck.
    Pour le coup des stats Steam qui indiquent majoritairement des écrans 1080p, oui parce que c’est écrans PC qui se vendent encore par palette à cette résolution là, que ça soit en écran fixe ou en PC portable. Sauf que la Machine vise les TV, et elles se vendent beaucoup moins en 1080p de nos jours.

    L’argument de FSR ne change rien à mes yeux.
    Pour le côté comparaison avec le Deck, et bien lui aussi profite de FSR, donc ça n’est pas un avantage qui comble le manque de puissance de la Machine.
    Et surtout c’est loin, très loin, d’être intégré dans tous les jeux. Ça ne peut malheureusement pas être intégré façon « mod » dans les jeux, ça nécessite un effort des développeurs. Tout au plus on peut espérer qu’une future version de Proton s’amuse à remplacer à la volée les référence à DLSS par FSR, pour grapiller du FSR sur une poignée de jeux supplémentaires, mais ça restera quand même deux centaines de jeux couverts couverts vs des dizaines de milliers de jeux incompatibles.

    A côté de ça, pour le Deck, on approche des 4 ans, et les commentaires récents de Valve indiquent que la puce du « Deck 2 » n’existe pas encore, donc ça fera peut être un cycle de renouvellement de 6-8 ans comme les consoles traditionnelles. Vu la ficher technique de la Machine, j’ai vraiment beaucoup de mal à l’imaginer tenir aussi longtemps.

    Du coup ça m’enthousiame pas trop sur le côté performance. A voir si le prix final et assez bas pour outrepasser mes craintes sur la longévité.

    Ce que j’aime beaucoup par contre, c’est la façon de concevoir l’intérieur pour maximiser le système de refroidissement dans un espace aussi restreint que possible. C’est probablement une galère pour atteindre la RAM (a priori ça implique de décoller puis remettre la pate thermique), mais je trouve joli de voir un boitier taillé sur la mesure du ventilateur et tout l’espace vide monopolisé par un gigantesque radiateur.

    Reply
  • Alu
    18 novembre 2025 - 9 h 58 min

    @Alf:
    Ca dépend aussi ce à quoi tu veux jouer.

    Tout le monde ne veut pas faire tourner le denier jeu mal optimisé sous UE 5, la bibliothèque steam est gigantesque et je parle même pas du potentiel pour le retro gagming… Je pense qu’il y a moyen d’émuler tout jusqu’à la PS3 avec cette config…si on ne veut pas le dernier jeu à la mode…il y a moyen de mourir avant d’avoir fini un tel backlog…

    On est pas chez Sony ou Nintendo ou l’univers est ultra fermé la on parle d’un PC de gaming au format console de salon…avec tout ce que ça sous entend de liberté…

    Reply
  • 18 novembre 2025 - 10 h 53 min

    @Gepp:
    +1

    Et j’espère un gros succès pour cette Steam Machine. J’ai un Steam Deck et un PC de jeu avec un GPU à 8Go de RAM. J’espère un peu de raison chez les devs de jeux et que cette orientation de Valve les poussera à supporter le hardware modeste pendant encore longtemps. Avec le prix des jeux et le succès de la Switch 2 qui doit pouvoir acceuilir les jeux multiplatforme, je pense qu’on est bien partis.

    Reply
  • 18 novembre 2025 - 11 h 08 min

    Si les analystes sont dans le vrai, ça va piquer et on s’y attend tous, n’est-ce pas ?

    « At the high end of those guesses are analysts like F-Squared‘s Michael Futter, who expects a starting price of $799 to $899 for the entry-level 512GB Steam Machine and a whopping $1,000 to $1,100 for the 2TB version. »

    « DFC Intelligence analyst David Cole similarly expects the Steam Machine to start at a price “around $800” and go up to “around $1,000” for the 2TB model. Cole said he expects Valve will seek “very low margins” or even break-even pricing on the hardware itself, which he said would probably lead to pricing “below a gaming PC but slightly above a high-end console.” »

    « At the other end of the spectrum, Superdata Research founder and SuperJoost newsletter author Joost Van Dreunen predicted the entry-level Steam Machine could come in as low as $549, rising to $749 for the 2TB version (plus an additional $50 for bundles including a Steam Controller). »

    Descendre aussi bas ruinerait les vendeurs de MiniPC qui avec un processeur et gpu similaire sont bien plus chers.

    Reply
  • 18 novembre 2025 - 11 h 57 min

    @Cinos: Personne n’en sait rien. On n’a pas d’idées du deal passé entre Valve et AMD. Pas d’infos sur le devenir de la mémoire et du stockage a court terme. pas non plus de certitudes sur la stratégie adoptée par rapport à Steam. Faire des prédictions ici, c’est jouer à pile ou face. Certes, on peut avoir la bonne réponse, mais c’est lié plus au coup de chance qu’à la compétence analytique.

    Reply
  • 18 novembre 2025 - 11 h 59 min

    Je pense que Valve va cartonner avec ce mini PC de jeu. J’etais septique avec le SteamDeck et finalement j’ai fini par en acheter un (mon meilleur achat geek des 3 dernières années).
    Comme évoqué plus haut, j’ai redécouvert ma bibliothèque Steam, et surtout, j’ai découvert le monde du jeu indé.
    Aujourd’hui, je me pose la question de vendre mon gros PC gamer pour une solution plus petite car j’ai besoin de place, j’attends un Mini PC en 8060S à un prix décent mais ça n’est pas prêt d’arriver …
    J’ai encore une réticence à franchir le pas et passer sur une machine moins puissante mais le SteamDeck m’a aidé à réaliser que ce qui faisait le plaisir dans les jeux vidéos n’était pas forcément de jouer en 120 FPS en ULTRA.
    Bref, tout ça pour dire que je vais surtout surveiller le prix de cette machine. Au dela des 500€, ce sera une solution PC ITX maison pour moi avec un petit GPU type 5060TI (qui n’est pas si petit que ça d’ailleurs mais bien plus futurproof).

    Reply
  • 18 novembre 2025 - 13 h 31 min

    Je ne peux que saluer cette démarche, qui je l’espère, va se transformer en tendance dans le monde du PC & du JV : optimiser au max du matériel milieux de gamme d’1 à 2 générations de retard par rapport à l’état de l’art, plutôt que te proposer des config ultra musclées hors de prix aux composantes disparate et l’OS énergivore et ressourcievore (si si ça existe, c’est moi qui l’ai inventé :)). Le tout accompagné d’un prix décent et c’est l’attrait d’une large part du public qui est assuré. Bref, c’est en quelque sorte la philosophie de BigN appliquée au monde du PC (les prix exubérants des jeux en moins).

    Reply
  • 18 novembre 2025 - 21 h 16 min

    J’apprécie cet effort de Valve de rendre le jeu vidéo sur ordinateur confortable et non élitiste pour le grand public.

    Reply
  • Moi
    18 novembre 2025 - 21 h 54 min

    @Alf:
    Les images valent mieux qu’un long discours. Voilà ce que peut faire sous Steam OS un mini-pc à la configuration équivalente CPU & GPU dédié 100% AMD (la bonne nouvelle de la Steam Machine, au lieu d’un seul APU), le Minisforum HX77G. Avec un ancien Ryzen 7735HS (mais avec 32 Go de Ram contre 16) et une ancienne Radeon 6600m avec comme sur cette nouvelle steam machine, 8 Go de GDDR6 (par ETA PRIME):

    https://www.youtube.com/watch?v=ZFtCB0zO0-A

    La fluidité est là comme sur consoles, voir mieux (encore aujourd’hui il y reste des jeux limités à 30 FPS). Pas de craintes sur les performances à avoir à priori donc.
    P.S.: Enfin je vais pouvoir réaliser mon rêve le plus fou… jouer à Euro Truck Simulator 2, sur ma télé ! Parce qu’au bout de 2500 heures sur portable, même en 17 pouces, ça commence à piquer un peu les yeux, un peu…

    Reply
  • 19 novembre 2025 - 17 h 30 min

    En mini pc existant « compatible » proche de la tv et silencieux, voir un peu plus performant y a quoi actuellement (moins 1000€) ?

    Reply
  • 19 novembre 2025 - 17 h 58 min
  • 21 novembre 2025 - 15 h 59 min

    Étant assez férru des nouvelles techs en matières de JV, étant moi même un casu depuis ma trentaine (ancien gamer) je trouve la proposition de Valve assez intéressante: un pc (retenez le PC) console de salon, avec des performances suffisantes pour l’ensemble du catalogue en FullHD, ce qui est en accord avec le budget de tout le monde.
    Pour le prix LTT a fait une remarque lors de sa video sur la machine assez pertinante : Le prix doit se trouver proche des prix consoles, mais ne doit pas être trop peu cher pour éviter une concurrence face aux PC tradis, sinon une corpo va acheter tous les PC Valve pour leur parc info car ce sera moins cher en perf/prix que ce qui existe. Un DSI dirait ok on bacule tous les PC fixe sur des PC Valve (il ne reste plus beaucoup de PC fixe mais qd meme). Car le gros point est que c’est un PC, donc on pourra y installer n’importequel OS (Windows, Linux, forkOS etc…).
    La proposition est interessante et son prix sera effectivement très important, j’ai actuellement un miniPC avec un Ryzen9 et un GPU Radeon 780M de marque BOSGAME acheté lors d’une offre: la config est similaire a ce que va proposer le PC valve, et ca me sert de workstation, puis un jour ce sera mon PC de salon remplacant ma shield et possiblement une console de salon. J’aurais donc était client si je n’avais pris cette minimachine.
    Bref, je n’y vois que des bons points pour le moment a suivre !

    Reply
  • 12 mars 2026 - 16 h 50 min

    […] Valve annonce la Steam Machine, sa minimachine de jeu […]

  • 4 mai 2026 - 10 h 32 min

    […] sortie de la Steam Machine de Valve est encore très floue, aucune date précise ni aucun tarif n’ont pour le moment été […]

  • 13 mai 2026 - 12 h 46 min

    […] : Je pense que cela va être une tendance dans les mois à venir, des MiniPC au format de la Steam Machine de Valve vont être présentés. Thunderrobot annonce cette tendance sans beaucoup de détails techniques […]

  • 5 juin 2026 - 15 h 27 min

    […] reste persuadé que Valve avait, au moment de l’annonce de l’engin en novembre 2025, le doigt qui planait au-dessus du bouton « Go ». Que l’explosion des prix de la mémoire […]

  • LAISSER UN COMMENTAIRE

    *

    *