Les netbooks ont t-il vraiment existé ?

Ce Week-End, The Verge a publié une tribune assez étonnante concernant les netbooks. Un papier qui se tourne vers le passé pour se demander sous un air faussement candide si ces appareils ont seulement existé.

Le papier de Nilay Patel sur The Verge est assez étonnant, il se retourne vers le récent passé des Netbooks en se posant des questions assez inutiles et en arrivant à des conclusions plutôt fausses. Le tout en passant par des arguments biaisés, moi qui suis plutôt assez friand de ses textes, cet article m’a un peu surpris.

EeePC

Le EeePC 701, tout premier netbook

Le texte se sert de l’annonce prochaine d’une conférence Apple et de l’annonce possible d’un nouvel iPad Mini pour se tourner vers l’histoire des netbooks. Qualifiant leur parcours dans le monde informatique d’être soit une des plus grandes réussites quoique éphémères du monde de la tech, soit un délire collectif de blogueurs tech sans aucun impact dans le monde réel.

Le rappel de l’histoire des netbooks est ensuite largement survolé, ce qui est logique puisque ce n’est pas le sujet du papier, pour revenir sur les éléments les plus importants. L’arrivée du premier EeePC et de son système linux. Microsoft à la manoeuvre pour faire fructifier le succès de cette étrange machine en la basculant sous Windows XP. La tentative de Windows 7 Starter… Puis l’arrivée en masse de modèles : une déferlante débutée par Asus lui même avec des dizaines de modèles différents commercialisés en série. Suivi par Acer, MSI, HP, Toshiba, Dell, Samsung, Lenovo et tous les autres. 

netbooks

Une offre incroyable qui a fait exploser les ventes et permis à tout le monde de découvrir ces modèles de machines aux écrans étroits, aux claviers parfois peu agréables et aux pavé tactiles pour mains de bébés… Une offre qui a surtout eu l’intérêt de permettre à des gens qui n’avaient pas les moyens de s’acheter un ordinateur de s’intéresser à l’informatique. Le gros intérêt de ces engins étant de diviser la note par deux ou trois par rapport à un PC classique. Un détail qui semble passer totalement à côté du billet de The Verge.

Parmi les gens intéressés par les netbooks à l’époque, quand ils étaient vendus entre 250 et 400€, il y avait beaucoup de profils qui n’avaient rien a voir avec le monde de la tech. A l’époque, je bossais à la gérance du magasin LDLC Paris, et devant le succès de Blogeee, la direction de LDLC avait accepté de livrer 2 palettes de EeePC 701 sur place soit a peu près la moitié du stock reçu par la boite à Lyon. Ce qui était un évènement puisque les engins étaient très attendus. Parmi les gens venus pour acheter l’engin, il y avait plusieurs profils. Si beaucoup de « pros » de l’informatique et de geeks étaient là, ils n’étaient pas les seuls…

Beaucoup d’étudiants, quelques mamans également, des gens qui n’avaient pas spécialement un profil de geek ou de technicien. Des gens alléchés par le prix de la machine avec plus ou moins de raisons d’ailleurs. Un profil qui a été confirmé suite au début de la commercialisation de cette gamme d’engins. Beaucoup d’acheteurs de netbooks n’étaient pas équipés de matériel informatique personnel. Non pas par choix mais par manque de moyens, tout simplement.

Il ne faut pas oublier qu’avant l’apparition des netbooks le gros du marché était dominé par des portables de 15.6″ aux prix souvent double ou triple. Les machines à 800€ étaient rarement des merveilles en 2008. Leurs performances étaient médiocres, leurs écrans étaient médiocres, leur poids était énorme et leur encombrement hallucinant par rapport à ce que l’on rencontre aujourd’hui. La présence systématique d’un lecteur optique et d’un disque mécanique expliquait pourquoi les machines avaient cet aspect, cette lenteur et ces défauts. Pour avoir un bon PC portable en 2008, il fallait en avoir les moyens. On parle d’un temps où le Cloud n’existait pas, où les SSD étaient des solutions professionnelles hors de prix, où l’iPad n’était pas encore sorti, pas plus que les Chromebooks. D’une époque où les machines de 4 kilos étaient la norme, où les écrans TN en HD étaient la norme. Les châssis de portables dépassaient régulièrement les 3.5 cm d’épaisseur. Les portables grand public 11.6, 12, 12.5 et 14″ n’existaient pas. Quelques timides 13.3″ apparaissaient à des tarifs improbables. La plupart des portables alors ressembleraient à des monstres aujourd’hui et coûtaient facilement entre 800 et 1000€ pour des solutions vraiment pas reluisantes.

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The Verge se demande si quelqu’un s’est vraiment acheté un jour un netbook ? Se rappelant qu’alors les seules personnes rencontrées avec un de ces engins étaient des confrères qui écrivaient sur le sujet. C’est oublier qu’en 2009 seulement, plus de 30 millions de netbooks ont été commercialisés dans le monde pour un chiffre d’affaire de plus de 11 milliards de dollars sur cette seule année. Un nombre énorme pour une catégorie de machines qui venait de naitre. Un constat qui a continué à exploser les records pendant quelques années.

Plein de raisons à cet engouement : Le prix, comme je l’ai expliqué plus haut. L’alternative au netbook d’alors était beaucoup plus chère. Et en parallèle se développait alors une tendance assez forte, celle d’un recours de plus en plus impératif aux services internet. C’est vers 2008-2009 que les services ont commencé à se dématérialiser. Votre banque vous proposait un accès à vos comptes, vous pouviez de plus en plus faire vos courses en ligne, les services administratifs apparaissaient sur la toile tout comme les offres de la SNCF ou autres. La vie numérique devenait de plus en plus indispensable et, pour beaucoup de gens, un netbook était suffisant pour cet usage. 

Nilay Patel garde probablement l’idée d’un achat de netbook par des techniciens ou des geeks, des gens équipés d’autres machines. Des gens qui se sont ré-équipés ensuite avec des engins plus modernes à la première occasion. Et je comprends qu’avec ces profils là en tête l’histoire de ces solution puisse apparaitre comme un mirage. Mais le nombre d’étudiants avec qui j’ai pu discuter, pour qui des machines comme le MSI Wind U100, l’Acer Aspire One, le Samsung NC10 ou les EeePC ont été des partenaires pendant de longues années, est énorme. Des thèses ont été écrites sur ces claviers étroit. Des tonnes de documents ont été parcourus sur des écrans de 9 ou 10″ en HD seulement. 

Des retraités se sont initiés à l’informatique en débutant avec un netbook. Des profils variés ayant une heure a tuer chaque jour à l’aller comme au retour dans les transports en commun ont acheté un engin de moins de 1 kilo et peu encombrant pour les accompagner durant leurs trajets. Moi même j’ai lu et écrit des milliers de lignes sur ce type de machine pendant des années dans ces conditions… Et je me souviens même d’autres approches de ces objets. Des approches plus utilitaristes qui s’expliquaient par leur tarif.

Ces trois dames qui faisaient la queue chez feu Surcouf et qui ne ressemblaient en rien au profil des geek habituels. Les trois avaient le même netbook en main. Je me suis permis de leur demander la raison de cet achat jumelé, curieux que je suis. L’intérêt du netbook était alors simple, il permettait de profiter de la VoIP à peu de frais et donc d’appeller à l’international leur famille sans dépenser des fortunes en télécommunication. C’était ça également les années netbooks, un monde où les appels internationaux coûtaient cher. Ce monsieur à la retraite qui me demandait par email des informations a propos du NC10 et qui ne voulait pas d’un PC en particulier mais juste d’une interface pour piloter sa vieille fraiseuse numérique. Héritage de son ancien boulot qui lui permettait de réaliser des pièces sur mesures…  

Les profils des acheteurs de netbooks étaient hyper variés et c’est sans compter les pays émergeants qui ont pu accéder à des engins abordables. Le nombre de netbooks vendus dans certains pays dépassait les ventes de tout autre produit informatique. 

La conclusion est assez simple, si The Verge n’a pas rencontré d’autres personnes ayant acheté un netbook que des rédacteurs de sites web écrivant sur les netbooks c’est parce que The Verge fonctionne un peu trop en circuit fermé. Qu’il ne s’intéresse pas – ou ne s’intéressait pas –  à d’autre profils. Je doute que les 30 millions de netbooks vendus en 2009 l’aient tous été à des journalistes ou des blogueurs.

Sneak's Origameee

L’origameee de Sneak posé sur son portable d’alors. Senak était un lecteur qui avait imprimé le EeePC 701 à l’échelle que j’avais publié sur Blogeee pour aider a se rendre compte de la taille de l’engin.

La conclusion du papier s’en tire par une pirouette, évoquant l’iPad comme nouvelle solution de remplacement aux netbooks. Mais également les Chromebooks… Est-ce que ces machines sont des dérivés du netbook ? Oui, comme beaucoup d’autres aujourd’hui.

Le fait que Steve Jobs appuie sur le netbook pour mettre en avant sa solution iPad lors de sa présentation au public est une preuve de l’impact du format sur le marché. Apple considérait les netbooks comme une mauvaise solution alors1, et c’est un argument que je peux parfaitement comprendre. Mais en 2021 les iPad ont des claviers qui les transforment de facto en netbooks. Avec des usages plus larges et un prix plus élevé mais en netbook d’un point de vue format.

Il faut bien comprendre que le véritable impact du netbook sur le marché n’a pas été un quelconque leg technologique comme c’est l’habitude sur ce segment qu’est l’informatique. Leur héritage est différent, le format a modifié le prix des machines et leur approche en terme d’encombrement. Les ventes de ces machines étaient tellement énormes qu’elles ont obligé les constructeurs a renouveler leur offre.

Le format des netbooks

C’est après les netbooks que les portables ont commencé a dévisser réellement de tarifs. Certains modèles  de 15.6″entrée de gamme qui ne proposaient pas grand chose de plus qu’un excellent engin comme le Samsung NC10 en 10″ ont du revoir leurs grilles de prix pour être vendables. D’autres sont sortis directement à un prix concurrentiel de ce nouveau format. C’est après que Asus ait montré qu’il était possible de vendre des millions de EeePC sous Linux que les Chromebooks ont fait leur apparition. Montrant que l’alternative à Microsoft était possible.

Mais surtout c’est après les netbooks qu’est apparu le format ultrabook. Inventé par un Intel qui a très vite compris qu’une bonne partie du public qui achetait un netbook avait également un portable classique à la maison. Que ces gens investissaient dans un second engin parce qu’il était portable et que si le fondeur voulait renouveler le parc de machines avec des solutions aux processeurs performants, et non pas avec des Atom aux faibles marges, il fallait répondre à ce besoin de vraie mobilité. Le format Ultrabook a dessiné la totalité du parc informatique mobile que nous connaissons aujourd’hui et il a été construit en réaction au monde des netbooks. 

Si les netbooks sont morts c’est avant tout parce qu’aucun produit informatique ne peut survivre sans évoluer. Et quand Microsoft a décidé de limiter les équipements qui auraient droit à ses licences de Windows au rabais (voir gratuites) à des composants très basiques, cela a tout simplement tué le marché. Parce que personne ne pouvait plus se contenter d’un Atom monocoeur, d’un petit gigaoctet de mémoire vive et de 160 Go de stockage d’un côté. Et parce que les fabricants n’ont pas su retrouver le chemin d’une distribution Linux de l’autre. Google l’a bien senti et en a profité pour lancer l’alternative Chromebook.

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Lire les commentaire du papier de The Verge est assez éclairant. Les « vrais » utilisateurs montrent la réalité du problème. Témoignant du soucis réel posé par l’investissement dans un ordinateur portable à 1000$ en 2008/2009. Aux US comme ailleurs, le monde du netbook a permis à beaucoup de gens d’acceder à l’informatique. Certains pour un usage quotidien qui se limitait à de la consultation Web sous toutes ses formes (navigateur mais également musique et films), consultation qui a été depuis déportée en grande partie sur les smartphones. Pour d’autres de suivre leurs études ou de travailler.

MSI Live

C’est un biais que j’ai souvent rencontré dans mon job depuis le lancement de Blogeee. Certains journalistes tech ne suivent plus la réalité du terrain. Ils sont totalement déconnecté du marché. Parce qu’ils ont accès aux derniers produits disponibles et qu’ils ne les paient pas de leur poche, leur approche est quelque peu faussée. Quand un iPad neuf apparait sur son bureau à chaque nouvelle conférence Apple, quand un ultraportable haut de gamme remplace le précédent ultraportable haut de gamme arrivé à peine un mois plus tôt, quand la boite du dernier smartphone hors de prix s’empile aujourd’hui sur celle arrivée hier, le regard que l’on se fait sur le marché est différent de celui de quelqu’un qui doit économiser pour réunir la somme nécessaire à son achat. Pour avoir discuté avec certains internautes a travers toute la planète, l’achat d’un de ces engins représentait parfois un investissement capital. Des mois de patientes économies pour les uns, un investissement qui allait véritablement déterminer la suite de leur carrière professionnelle pour d’autres… Un évènement aux conséquences énormes sans rapport avec le traitement d’une actualité quotidienne ou d’une mode.

surtout ce sont des engins qui ont été utilisés par des gens normaux mais vraiment boudés par la plupart des testeurs de materiel. Je me souviens d’une conférence de presse sur les EeePC où la majorité des journalistes présents travaillaient avec un iPad Mini quand je pianotait sur un Samsung NC10. Même si beaucoup de gens avaient essayé des netbooks dans les rédactions, la plupart ne travaillaient pas avec. Ce que je peux comprendre au vu de leurs besoins. Mais cela crée un fossé entre le jugement de l’usage et l’usage lui même.

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Ce dernier commentaire est également très éclairant. Les gens n’ont pas changé de priorité avec les netbooks, certaines personnes ont considéré l’achat d’un netbook parce qu’il correspondait mieux à leurs attentes. Et le marché a depuis changé du tout au tout, le public ayant évidemment pris goût à des engins plus légers et pratiques que les portables de l’époque. Que ce soient des iPads ou des ultraportables, plus personne n’achèterait un engin de 2008 même si il était aussi performant qu’une machine aujourd’hui.

Et c’est peut être cela le plus grand héritage des netbooks, avoir popularisé l’informatique mobile.

Notes :

  1. Apple estimait également que les stylets étaient une mauvaise solution à l’époque.

Pas de Pub
69 commentaires sur ce sujet.
  • 19 avril 2021 - 13 h 59 min

    est typiquement cela que j’adore ici. Je ne commente que rarement, mais je me devais de souligner la pertinence du propos. C’est aussi l’impression que j’ai, ce sentiment de décalage entre vos analyses documentés, sourcées et étayées et … le reste. Merci de remettre (avec tact) les points sur les i sur ces merveilleuses petites machines.
    Encore une fois, c’est un plaisir de lire ici !

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  • 19 avril 2021 - 14 h 18 min

    Je me souvient que j’avait pris deux Medion Akoya E1210 dans des promo d’orange grâce à toi!

    Un pour ma mère, et un pour moi.

    Ils marchent encore avec des SSD de 128Go (PNY payé 17euros) et 2Go de ram (de récup), un sous Windows 10 et l’autre sous linux !!

    Ces machines étaient formidable, elles ont fait des milliers de Km, dans les hôtels, les vacances, le travail ! Je n’avait pas peur de les abimer ni de me les faires voler, donc elles ont été utilisée à fond. Sans ménagements !!
    J’ai plusieurs PC portable cher qui ton eux des problèmes d’écrans, de clavier ou qui ont été totalement HS comme un Toshiba haut d gamme et un Dell XPS12.

    C’était une bonne époque.

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  • 19 avril 2021 - 14 h 19 min

    Je plussoie pour avoir été conquis par le 701 à sa sortie (tarif, taille/poids et utilisation)… et qui a pour moi clairement permis l’arrivée des Chromebooks et autres tablettes hybrides type Surface !… avec une dérive malheureusement sur le tarif je trouve…

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  • 19 avril 2021 - 14 h 19 min

    J’ai toujours mon fidèle Asus EEEPC 901, qui ne coutait pas un rein à l’époque, bon maintenant il sert uniquement pour piloter l’imprimante 3D… mais il est toujours en forme et suffisant sous Windaube XP.

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  • Alu
    19 avril 2021 - 14 h 37 min

    Entièrement d’accord avec tout ce que tu as dit.

    J’ai passé des heure et des heures avec mes netbooks (samsung NC10 et enduite HP DM1z) à prendre des notes en école d’ingé: un PC « ultra portable » à moins de 400 euros qui puisse tenir plus de 5 heure sans voir un prise c’était incroyable à l’époque.

    J’ai joué pendant des heures à des vieux jeux SNES/Megadrive/Gba/PS1 sur le NC10.

    Sur le DM1z, pour des besoin de tests, j’avais même mis en place une VM Linux et installé d’un gros progiciel CRM d’IBM.

    Enfin, pour moi, le premier netbook est, à la base, le fruit d’une réflexion plus large sur le besoin de machines plus simples mais suffisantes pour beaucoup de personnes (OLPC…).

    Un segment de marché qui sera repris après la mort (a marche forcée) des netbooks par le raspberry pi: avec le succès que l’on connait!

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  • 19 avril 2021 - 14 h 40 min

    Bonjour.

    Oui, le compte en banque est aussi un critère de choix.
    J’avais acheté un neetbook à l’époque pour un prix ridicule, un peu déçu de la finition mais bon, quand même hyper pratique d’avoir une machine qui est vraiment transportable. Parfait pour mon usage en complément d’autres ordi (desktop et portable plus gros, plus musclé et payé par mon employeur). Une petite machine basique, largement suffisante pour avoir avec soi en réunion, déplacement etc.. de quoi lire ses emails, surfer, ouvrir un document…
    Le prix des pc portable ayant évolué, ce marché a été pris en sandwich entre des portables de moins en moins chers et de plus en plus légers et des smartphones aux écrans plus grands… entre un netbook première génération et un smartphone avec écran de 6 pouces, y’a surtout le clavier comme différences.
    Maintenant, un Mmi book air 12.5 a remplacé mon mini pc. Un peu plus gros mais moins épais, un prix serré..
    En tout cas, ce genre de pc, ce sont quand même des machines ayant un rapport usage/prix sans concurrence.

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  • 19 avril 2021 - 14 h 41 min

    Les netbooks ont été une révolution, du même niveau que l’iPhone. J’étais ado, geek et j’ai fait importé le 701, super machine qui m’a permis de prendre mes cours, je travailler dans les transports. Pour la bureautique simple c’était top malgré la taille de l’écran. Et les gens étaient très curieux et bons nombres d’étudiants ou de parents en ont achetés par la suite. J’ai un ami prof qui utilise toujours son netbook en cours c’est transportable et pas cher.

    Cette décorrélation des journalistes tech se voit encore aujourd’hui, ils proposent des iPad avec clavier et stylet pour bosser en mobilité, soit plus de 1000€ la plateforme peut adapter à un usage de travail. En plus c’est plutôt fragile alors qu’un netbook c’est quasi increvable.

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  • 19 avril 2021 - 14 h 42 min

    J’ai acheté le premier EEEpc parce qu’il tournait sous GNU/Linux.
    Puis un Acer Aspire One (avec un écran plus large) mais ce dernier a fini par mourir car incapable de charger sa batterie correctement.
    Le EEEpc fonctionne toujours mais remplacé par un Pinebook (premier modèle).
    J’ai toujours privilégié une machine qui utilise peu de ressources car pour afficher une page web nul besoin des 4 coeurs à 3GHz et 8Go de ram quand elle est codée correctement.

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 14 h 51 min

    @pierre , petite larme en revoyant la version papier. Ça a permis d’attendre l’arrivé du bébé .

    Pour moi , 300€ ça a surtout été le plaisir de démontrer et de souder des trucs dedans sans trop de peur de perdre trop d’argent. Impossible de me rappeler ce que j’y avais ajouté, sûrement juste une clé décortiquée avec quelques giga de plus…

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 15 h 13 min

    J’ai eu la meme reaction a l’article de the Verge, je n’ai pas vraiment compris l’angle, annoncer l’arrivé d’un nouvel I-Pad qui sera bien meilleur qu’un netbook ne l’était a l’epoque… L’epoque des netbook fut une merveilleuse page de l’histoire de l’informatique grand publique

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 15 h 17 min

    Tout à fait d’accord avec ton analyse.
    J’avais craqué pour un EeePC parce que je passais beaucoup de temps dans les transports et franchement je n’ai jamais regretté la somme investie dans l’objet.
    J’ai longtemps regretté la disparition de ces petites machines.

    Dernièrement, j’ai voulu me racheter un portable et j’ai écumé le net pour trouver quelque chose de petit et pas cher et j’ai fini par choisir un BMAX Y11 dont je suis très satisfait. Il est a peine plus grand que le EeePC 901 que je m’étais fait voler dans le bus il y a quelques années et pour 300$ il couvre parfaitement mes besoins.

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  • 19 avril 2021 - 15 h 23 min

    Pour compléter, 2 de mes enfants on fait leurs études supérieures avec des EeePC et un autre avec un Acer One. C’était bien pratique de pouvoir fourrer un petit PC dans le sac de classe sans trop s’inquiéter de ce qui pourrait leur arriver dans les transports.

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 15 h 26 min

    Encore dans le mille Pierre, bravo… (contrairement à la Verge)

    Utilisateur éclairé d’informatique j’avais acheté (pour finaliser mon mémoire de thèse) un PC portable Compaq 10 000 FF (1500 €) chez Surcouf en 2000 ou 2001, je ne sais plus.
    C’était une bouse neurasthénique sous XP qui n’a jamais fonctionné correctement, une vraie galère quotidienne pendant des années.
    Puis est venu le eeePC701 : un PC de poche avec le minimum mais qui suffisait pour un grand nombre de tâches, tout cela pour un coût modique.
    Et la conséquence de cet épisode, que tu soulignes très bien, a été le repositionnement tarifaire des PC portables : j’ai pu acheter fin 2010 un portable entrée de gamme en 15 pouces sous linux, mais qui fait toujours le job aujourd’hui (bon, il est en fin de vie).
    Et je possède toujours mon eeePC en parfait état de marche.

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 15 h 52 min

    Juste pour dire merci.

    Toujours de bonnes analyses.

    De tous les sites/blog que j’ai trouvé à l’époque de la recherche d’informations sur le eeePC, feu blogeee était le seul à avoir sur survécu (3 netbooks dont mon Samsung 305u1a toujours fonctionnelle que ma soeur ne veut plus rendre :-D ). D’ailleurs, ma compagne attend toujours le remplaçant de son eeePC 1015pem…

    Au début de minimachines, je traquais encore des info dans sa tombe chez Clubic.

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 16 h 12 min

    J’ai eu un eeePC qui m’a accompagné pendant mes deux années de DUT Info. C’était parfait : pratique à transporter, suffisamment performant pour naviguer sur le net ou regarder des vieux Divx mal rippés (j’avais un modèle avec Atom N450 et 2go de RAM), connectivité parfaite (le WiFi commençait notamment à se démocratiser). J’ai juste regretté ne pas prendre un modèle équipé d’un circuit graphique Nvidia ION pour jouer un peu, mais bon j’avais une console pour ça.

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 16 h 14 min

    J’ai également toujours mon vieux eeepc 1000HE boosté à 2G de RAM! J’ai fini mes études avec celui-ci payé par des petits boulots et une partie de ma bourse universitaire. J’y ai passé des heures de mes révisions de master à joué à minecraft ;) Une fois que je ne m’en suis plus servi comme ordinateur principal je l’ai recycler en lecteur de musique MPD pour ma colocation de l’époque… C’était de sacrés machines et le format peu encombrant, l’autonomie et la compatibilité Linux sont toujours des critères que j’affectionne particulièrement (ce commentaire est tapé sur un lenovo x270, bientôt remplacé par un HP probook aero G7).

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 16 h 18 min

    Oh oui ! J’avais un MSI Wind, vendu sous Linux, un Novell je crois ! Il doit trainer quelque part si mes parents ne l’ont pas jeté à la poubelle pendant leurs 3 derniers déménagements. C’était une bien douce époque tiens :)

    Merci pour la nostalgie !

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 16 h 26 min

    Merci pour cet excellent article.
    Effectivement, le succès du netbook est du à son format très mobile. Les ultraportables étaient l’apanage des pro et coutait un rein et un bras. J’ai un Vaio TZ de l’époque (qui fonctionne correctement sous Win10 et Linux Mint), mais c’était une machine qui valait neuve env 2000€. Le netbook a véritablement démocratisé l’info en général et mobile en particulier. Surtout, que l’avènement des netbooks a correspondu aussi à celui des blogs perso en tant qu’ancêtre des réseau sociaux. Depuis, les smartphones et Facebooks & consort sont passé par là…
    Les netbooks ont eut une certaine relève avec les Asus T100 et ses clones qd les tablettes ont commencé à monter en puissance. Et qd je lis les commentaires au dessus des « minimachinautes », je me dis que le marché à eut tort de tourner le dos à ces machines bon marché d’une diagonale inférieurs à 11 pouces. Comme lu précédemment, il faut se tourner vers les intégrateurs chinois pour trouver un engin se rapprochant de feu les netbook. Mais avec les progrès accompli par l’intégration aujourd’hui, je pense qu’il serait possible de faire de bon petit netbook aujourd’hui à base de Celeron, ssd (et non emmc) et dalle ips.

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 16 h 53 min

    Je fais aussi partie des conquis de l’EEEPC (un 701SD 8Go)

    A l’époque j’avais une tour assez agée (un P3 de 2000) ainsi qu’un portable vieillissant et travaillant depuis peu, je ne pouvais pas me lancer sur une impulsion dans l’achat d’une bêbête à 1000 euros. Cette petite bête hyper nomade, un cadeau familial m’a rendu quelque temps service et a même été mon premier programmateur Arduino,

    Il marche encore, même si il est de plus en plus difficle de le faire tourner, toutes les distro et OS ayant pris de l’embonpoint, tant graphiquement (encombrement des IHM) qu’en terme de mémoire et d’espace disque

    Et même si maintenant je tourne avec du « un peu plus maousse » (1 core i3 vieux de 3ans en 17 pouce sous linux, pour l’elec le dev et un peu de jeu sous wine, et un rizen 5 sous W10 pour … skyrim ;)), son successeur direct, un petit dot S de packard bell (acer en fait) 10 pouces à 250 Boules, autrefois sous W7 starter et désormais sous antix, me rend tj de bons et loyaux services après 10 ans, malgré une batterie un peu limite (env 2h==>50 min.)

    C’était une époque de mobilité responsable (si qqun a une tablette encore utilisable après 10 ans, qu’il lève la main)

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 16 h 58 min

    C’est comme dire que l’amiga n’a jamais existé. Ce qui en fait est vrai d’ailleurs.

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 16 h 59 min

    ca m’a redonné envie de bisouiller mon eeepc 701
    quel linux serait adapté à ce mini pc?

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 17 h 00 min
  • 19 avril 2021 - 17 h 17 min

    Les Netbook existent encore en quelque sorte dans les PC POP qu’on fournit pour les lycéens ou encore les Chomebook.

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 17 h 20 min

    1. Quel est ce netbook sur la 2eme photo, avec un clavier ortho??
    2. Pour l’anecdote en 2008, ma famille s’était cotisée pour m’offrir PC portable, un Acer travelmate 15″ (900€), après l’avoir déballé, mon père sort son Acer ZG5 (une offre SFR avec abonnement, coût total 350€), et la, je me suis dit « merde, c’est ça que j’aurais voulu… » lol. Le pire étant que mon Travelmate a claqué depuis bien longtemps, 2013 je crois (Il était passé sous Linux en 2009 après que le HDD ai rendu l’âme et une prise de tête avec Windows), alors que le ZG5, fonctionne toujours (1.5gb RAM et ssd 64gb)…
    Depuis, j’ai acquis, en netbook (d’occas), un ZG5(Slackware), un Aspire One (AntiX et sert provisoirement a mon ado suite au décès inexpliqué de son Jumper X3 pro après 1 an et demi….), et récupérer en déchetterie un Advent (clone du MSI Wind U100) qui fut un temps sous Hackintosh et maintenant sous Puppy Linux, tous ont été upgradés et fonctionnent encore, ils en ont vu…
    Ce qui a suivis pour les remplacer, les tablettes Windows (pour contrer l’Ipad mini…?) en ont découragé plus d’un avec leurs mises a jour impossibles et l’impossibilité de les passer sous Linux (maintenant possible, ouf)…
    3. Pour les journaliste Tech, c’est comme les politiques, quand c’est pas ta carte bleu qui doit chauffer au moindre achat, forcement, tu te déconnecte vite de la réalité…

    Répondre
  • 19 avril 2021 - 17 h 25 min

    Salut Pierre,
    Super article, encore un fois…
    Je n’ai pas eu l’occasion de m’acheter un netbook à la grande époque, mais l’année dernière, à la recherche d’un petit portable polyvalent et pas cher, je me suis pris un BmaxY11, je trouve le format idéal, c’est vraiment transportable et suffisant performant (même un peu de solidworks passe dessus) pour toute mes activités (sauf les jeux récents, mais le rétrogaming est ok).
    Je te rejoins complétement sur la fin de l’article, bloggeurs et journalistes me semblent de plus en plus déconnectés de la réalité des besoins de tous, les vidéos de certains youtubeurs ne tournent plus qu’autour de ‘JE’ reçois ‘MON’ nouveau matos sponsorisé par blabla… Peu de test, beaucoup de « déballage », pas d’analyse du produit dans un contexte d’utilisation réelle (tout le monde n’est pas « créatif »)…
    Heureusement qu’il reste Blogee, heu non Minimachines pardon, pour découvrir ces matériels toujours aussi passionnants…

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  • 19 avril 2021 - 17 h 30 min

    @talex06: Bonne question….
    difficile à dire, même la bunzenlab a pris un sacré embonpoint, et graphiquement parlant, il n’y a plus grand chose qui tienne sur du 800×480

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  • 19 avril 2021 - 17 h 54 min

    ¨Certains journalistes tech ne suivent plus la réalité du terrain. Ils sont totalement déconnecté du marché. Parce qu’ils ont accès aux derniers produits disponibles et qu’ils ne les paient pas de leur poche, leur approche est quelque peu faussée.  »

    On retrouve le même souci du coté des développeurs et c’est ce que l’on qualifie d’effet silicon valley. Car quand la start up qui développe la nouvelle application ou fonctionnalité qui va tout révolutionner le fait dans un environnement avec une borne xG derrière chaque arbre, des liaisons ethernet xGbits à foison, etc bah forcément l’expérience n’est pas la même quand on est dans un endroit avec une 3G asthmatique ou un modem ADSL en fin de ligne…

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  • 19 avril 2021 - 18 h 03 min

    Bravo pour l’article Pierre,
    Je me rappelle de l’achat de mon eeepc 701, en rupture de stock partout.
    Puis d’avoir acheté pour le boulot un 1005HA.
    Quels bons souvenirs, et quelle déception quand Microsoft a tué par peur de linux qui était aux yeux de beaucoup pas si mal tout compte fait.
    J’ai bien peur que ce format ne revienne jamais, mais s’il revenait au prix contraint de l’époque je pense que j’en rachèterais un.

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  • 19 avril 2021 - 18 h 42 min

    Excellent article, et un avis que je partage totalement, acheteur précoce du 1er eeepc 7′ !
    A tous ces arguments étayés, témoins d’un nouvel usage informatique mobile massif, j’y ajouterai l’émergence de l’usage massif de la connexion internet :
    Entre une 3G balbutiante, onéreuse et des smartphones en devenir, l’adoption d’un Netbook devenait l’opportunité de se connecter à Internet à tout moment. Certes pas n’importe où non plus, car c’était aussi l’époque, presque révolue aussi (4 et 5G oblige), de la chasse aux Hotspots wifi ou privés.

    De ce point de vue aussi, le Netbook est le chainon manquant qui a initialisé et popularisé cette informatique nouvelle, mobile et connectée. Le maillon suivant fût celui de l’adoption du smartphone, de l’émergence des hauts débits « xG » et d’un quotidien connecté en permanence.

    Merci encore pour cet article détaillé, indispensable à nos mémoires numériques

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  • 19 avril 2021 - 18 h 43 min

    talex06
    essaye slitaz, l’interface est un peu bizarre à mon goût mais çà devrait fonctionner.

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  • 19 avril 2021 - 19 h 08 min

    @LaurentN : je viens d acheter un asus flip c101 à $75 sur ebay US (bon d accord avec tous les frais d envoi, reexpedition et taxes il me reviendra à $170 environ ;) …). J ai adoré le flip c100 donc je pense que que j adorerai le flip c101 aussi ! ;)

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  • 19 avril 2021 - 20 h 05 min

    Merci pour cette analyse.
    On retrouve ce phénomène (les journalistes hors du besoin des clients) dans pas mal de domaines. Combien de TVs, voitures, ordinateurs, … à bas prix testé.
    Pour le EePC pour moi il n’a jamais disparu, il a juste évolué vers la tablette ou le pc à bas prix, et ensuite vers le smartphone.
    Aujourd’hui le smartphone fait beaucoup et pour certains il fait même tout la ou lorsque le Eee PC est sortit il n’y avais aucun réel concurrent ou aucune réelle solution équivalente.
    Pour ma part à l’époque j’ai acquis un clevo TN70M dont je me suis servis quelques années, mais trop peu en mobilité finalement, mon besoin n’étant pas la.

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  • 19 avril 2021 - 20 h 40 min

    J’ai eu un MSI Wind U100 en complément d’un PC fixe g4m3r exactement pour l’usage mobile et léger qui était annoncé. Ca m’a été utile au lycée pour les petites recherches chez des potes, en vacances pour mater des films, à la fac pour les cours, pour chatter sur MSN devant la télé… Même plus tard à la fac je l’ai remplacé par les Asus 11 pouces dites « machines à écrire ».

    Je me reconnais parfaitement dans l’analyse : les netbooks ont comblé le vide de l’époque, quand les tablettes, les smartphones, les macbook air et les ultrabook n’existaient pas. Aujourd’hui, les combo smartphone/laptop ou desktop/tablette ne permettent plus au netbook de retrouver un usage mainstream

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  • 19 avril 2021 - 20 h 59 min

    Excellent article (comme d’habitude..) teinté de nostalgie. Quelle belle époque, où nous nous sommes connus. Comme tu le dis si bien, le monde informatique va trop vite, la vétusté est la norme sans qu’il y ait de véritable révolution. Toujours plus rapides, toujours plus performants, toujours plus chers, voilà la route choisie par tous les constructeurs maintenant. Heureusement qu’il y a encore des marginaux ou des firmes capables de prendre des risques, et d’enflammer un marché routinier. Il y a eu le netbook qui a démocratisé l’utilisation d’un terminal amélioré (sans être péjoratif)et Internet (mais va expliquer à un gamin, que les premiers forfaits internet étaient limités en Go avec une bande passante asthmatique…) Il y a maintenant la Raspberry Pi qui permet de revenir aux bidouillages des débuts mais avec une puissance de plus en plus importante. Quelle sera la prochaine étape ? l’étincelle qui va rallumer la frénésie ? En ce moment avec la pandémie, une pensée pour Nicholas Negroponte et son ordinateur basique pour l’apprentissage des enfants, Le Rsspberry Pi 400 pourrait il être le début d’une nouvelle aventure ? Merci Pierre pour ce retour dans le passé !

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  • 19 avril 2021 - 21 h 18 min

    apres blogeee, y avait de quoi s expliquer.
    Mais c est un bon plan, sur minimachine, le bmax, qui m a le plus fait penser à une évolution possible du netbook, avec un clavier AZERTY et une alimentation plus classique, il serait bien pour pas mal de budget, voir un ubuthu, c est ballot

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  • 19 avril 2021 - 22 h 08 min

    J’ai découvert les netbook sur l’ancien de Pierre Blogeee et j’avais acheté la rolls des netbooks : Asus 1201N (processeur de nettop et gpu nvidia ion)

    Je l’ai revendu depuis mais il avait été mon pc principal pendant quelques temps…

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  • 19 avril 2021 - 22 h 13 min

    Merci Pierre pour ton article qui prouve une fois de plus que tu n’es pas là pour vendre (même si je suis assidument tes bons plans). Super époque que celle des netbooks, avec une belle concurrence. J’ai toujours mon asus N10 avec sa belle robe champagne, la rolls des netbooks à l’époque, acheté en promo mais qui m’a servi des années pour le boulot. Et le MSI wind de ma femme qui lui a moins bien veilli, les plastiques n’ont pas tenus, il est encore utilisable, mais on peut le démarrer en appuyant sur un angle ;-)

    merci pour cet instant nostalgie et tes analyses pertinentes.

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  • MD
    20 avril 2021 - 0 h 39 min

    Je me rappelle d’un de mes amis exhibant le premier 701 après avoir fait des heures de queue dans une des Fnac pour en avoir un. Je me rappelle l’inconfort et l’étroitesse de la machine, le bidouillage pour virer XandrOS et tenter de mettre un windows XP dessus.

    Je me rappelle avoir guetté avec impatience l’arrivée du 901 qui arrivait au compte-gouttes. Puis de mon 1000HE qui m’a suivi dans des salons pour prendre des notes, tenter d’accéder au wifi de l’hôpital pendant quelques jours, servir de crash test à toutes les distros Linux qui traînaient sur Internet autour des netbooks (et il avait le bon ton d’être plutôt bien compatible question matos, mes meilleurs résultats ont été avec EeeBuntu à l’époque).

    J’ai pété des Debian Sid pour voir si je pouvais les réparer, j’ai tenté d’animer quelques soirées playlist avec (jusqu’à ce que Pulseaudio fasse de la merde). Puis au final je l’ai revendu pour un Lenovo Edge 11, un saut qualitatif de 400€ par rapport à ce que m’avait coûté mon eeePC.
    Mon ami a gardé longtemps son 701, jusqu’à le remplacer par un 1201 avec l’espèce de solution bizarre du double circuit graphique Nvidia. Qu’il a utilisé encore plus longtemps que moi et a fini l’an dernier par rendre son dernier soupir. Du coup, il a repris mon vieux Lenovo. Rien ne se perd !

    Je n’ai toujours pas pris le temps de trouver un nouveau portable d’appoint s’approchant des possibilités de bidouillage qu’offraient ces petites machines. Les efforts qu’on fait les constructeurs pour rentrer des écrans plus grands dans un format quasiment aussi encombrant (les XPS 13 ou les Zenbook par exemple) devraient pourtant me faire envie. Mais non.
    Cela dit, ma copine a un 1000H qui traîne dans une sacoche et qui semble avoir eu un coup de chaud. Pour la science, je pourrais essayer de voir si une reprise de pâte thermique et une réinstallation pourraient lui faire du bien.

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  • 20 avril 2021 - 0 h 51 min

    Puis je émettre l’idée que dans l’utilisation basique des netbooks, les téléphones portables les ont remplacé ?

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  • 20 avril 2021 - 3 h 15 min

    ‘ai commencé par comprendre l’intérêt de l’ultra mobile avec un vaio C1 dans les années 2002 (?).
    Un pur ovni, tant dans le form factor que dans le prix qui le cantonait à un public ‘pro only’. J’étais étudiant en alternance à cette époque, c’est la boîte qui fournissait. Et il m’a accompagné des milliers de km

    Quelques années plus tard j’ai récidivé dans une tentative d’ultra mobilité en matos perso, avec un Asus ère T101-MT, avec charnière pour rabattre l’écran tactile sur le clavier.
    Bien qu’étant plus sédentaire, il m’a quand même pas mal accompagné avant que je ne m’en sépare faute de gros usage.

    Bien plus récemment (2 ans) j’ai craqué pour un surface pro. Sans le moindre doute le meilleur investissement geek que j’ai fait ces dix dernières années (et pourtant, y’en a eu). Bien que sédentaire, transports en commun, ordi d’appoint du week-end glissé dans un sac à dos, prise de notes en meeting. Il est le complément idéal du matos qui reste à la maison.
    Le laptop 15″ qui était alors ma machine principale sédentaire + mobilité du week-end ? Il prend désormais la poussière. Le surface est devenu le parfait complémentaire d’un ordi desktop avec un écran 4k, 43″, son opposé.

    Mon prochain investissement ? Encore un surface pro, sans doute. Pas donné, mais il vaut son prix jusqu’au bout des finitions. Et heureusement depuis mes années étudiantes, mon budget dispo pour mes geekeries a lui aussi bien évolué.

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  • 20 avril 2021 - 3 h 18 min

    @Philippe: je plussoie. C’est toute une partie des usages netbook qui s’est fait phagocyter.

    Mais comme pour les tablettes, ils sont adaptés (voir idéaux pour l’ultra mobilité) uniquement aux cas d’usage de consommation de contenu. Pas du tout pour la production de contenu.

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  • 20 avril 2021 - 3 h 52 min

    souvenirs souvenirs =)

    @talex06: il va falloir ruser, si je me souviens bien le stockage des Eeepc 70x était très léger (4Go pour XandrOS et 16Go pour WinXP?) c’est l’idéal pour installer un système minimal briques par briques quelle que soit la distro :) plus il sera optimisé plus il sera efficace

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  • 20 avril 2021 - 8 h 35 min

    Bonjour,

    Et bien Pierre, sache que beaucoup de Netbook, continuent à vivre aujourd’hui dans les écoles maternelles ! Et cela pour 2 raisons :
    – leur dimension sont très bien adaptés au tout petit de 4 à 5 ans : petit écartement entre les touches et petit touchpad idéaux pour leurs petits doigts et peu de place prise sur leur mini bureau adapté à leur taille sur lequel un 15 pouces ne rentre pas.
    – leur prix : on les récupère via des dons ou à la déchèterie, on passe à 2 Go de RAM et une carte wifi N 600Mbits récupérés également puis on installe une distribution linux dédié à l’enseignement des tous petits comme l’apprentissage du clavier et de la motricité fine, ainsi qu’un environnement ludique pour l’apprentissage des chiffres et de l’écriture.

    On obtient ainsi un parc informatique gratuitement et parfaitement adapté à l’usage ! Car comme toujours dans l’éducation Nationale, l’informatique est au programme mais sans aucun matériel fourni… Et sans cette solution, nous ne pourrions pas enseigner l’informatique dans les quartiers Nord de Marseille.

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  • 20 avril 2021 - 8 h 50 min

    J’espère que les journalistes de « Ze Gland » lisent au moins leurs commentaires. A voir leur nombre ici aussi, on sent que le format et le prix ont été très appréciés. Ils pourraient aussi s’intéresser à ces petites machines qui s’arrachent chez de petits constructeurs (malgré un moins bon rapport Q/P faute de diffusion suffisante/achat direct sans réelle garantie, des claviers non localisés posant problème à beaucoup….) et sont très loin de leurs ultrabooks donnés (contre bons commentaires) par les fabricants pour au fond ne servir que de cloud-minitel: A en changer tous les trimestres voir moins, vu comme ça me prends la tête de remettre en place mon environnement/outils quand une machine rends l’âme à ne pas être réparable, je me doute qu’au delà de l’appréciation on n’en a pas vraiment le même usage!

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  • 20 avril 2021 - 9 h 05 min

    @H2L29: Je ne sais pas pour les Eeepc mais a titre d’exemple, mon acer zg5 était affublé d’un « SSD » 16gb…a connexion ZIF! Plus lent qu’un HDD 4200tr/min, j’ai réussi a trouver un adaptateur ZIF/mSata (1.5€), ça lui avait fait du bien :)

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  • 20 avril 2021 - 9 h 09 min

    @Piboule

    Bravo! Car j’imagine que cette initiative n’est en rien centralisée par l’académie plus que par l’EN mais est celle d’enseignants motivés :)

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  • 20 avril 2021 - 11 h 30 min

    @PIBOULE: De quoi ressusciter l’OLPC cher à Bilou (ah non pardon, complotdepizzailosataniste_watch.org m’informe qu’il est trop occupé à mettre des pupuces dans les vaccins, #cékonunkompoltiste) avec du CM (même pas du CM4, pour le coup du CM3 à pas cher est plus que suffisant)
    Plus serieusement c’est fou. Je me souviens avoir fillé un ordi a un pote qui en récupérait pour l’école de ses pitchounes. La france est un mystère, comment on peut engloutir autant de pognon dans l’école et l’hosto pour au final avoir une école sans moyen, et un système hospitalier en sous effectif op. chronique….
    Et c’est pas des licences Office à pas cher (parce que OO et LO eux sont gratuits) qui va résoudre le problème

    En fait l’administration, c’est comme un astre, quand ça dépasse sa masse critique ça devient un trou noir et même le pognon ne parvient plus à s’en échapper

    Répondre
  • 20 avril 2021 - 12 h 00 min

    Et oui, quand on se rend compte que dès qu’on a une vison un peu pointue sur un sujet on lit 90% de conneries dans tout ce qui est publié dessus.

    Le fait que les bloggeurs comme les journalistes spécialisés soient souvent coupés de la réalité et high en permanence; c’est aussi une réalité, comme les politiques d’ailleurs qui ne savent pas combien coûte un plein d’essence.

    Ton post est intéressant au-delà de la critique littéraire, il démontre ce que deviennent les informations, les politiques et tout le reste dès lors qu’il n’y a aucune sanction sur la qualité de ce qu’on produit…

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  • 20 avril 2021 - 13 h 03 min

    Bon article!

    Je me rappelle de blogeee et de l’émission de François Sorel sur RMC qui parlait du eeepc premier du nom (le 701).

    J’en avais commandé deux sur materiel.net, un pour moi, un pour un ami, le mien est tombé en panne au bout de quelques jours et j’ai pu en obtenir un autre.

    J’y installais une version de XP allégée par mes soins (avec XP lite je crois) qui faisait seulement 600mo. Installation faite en quelques minutes via Acronis.

    Cette machine m’a rendu d’immenses services dans le boulot à l’étranger, Skype dans le monde entier, mettre les photos de l’APN, envoyer des mails etc… Avoir ça dans son bagage à main, ca changeait des grosses briques de l’époque. Et en plus, c’était solide!

    J’avoue que je ne m’y suis jamais intéressé sous sa distribution d’origine. D’ailleurs, ca avait rebuté pas mal de gens habitués à Windows.

    Ainsi, je récuperais plein de 701 sur leboncoin à 50e, j’y collais mon windows light en 10 minutes et je revendais 100e. Ca m’ a bien aidé à l’époque, j’en ai écoulé une bonne quinzaine comme ça. Beaucoup de gens m’en achetait pour les envoyer en Afrique par la suite.

    C’était vraiment une révolution je trouve à l’époque, et je rejoins les autres témoignages, les gens étaient très curieux dans le cercle familial, dans le boulot, dans les aéroport, un tel format donnait l’impression d’un format haut de gamme comme les petits Sony et les gens étaient toujours très étonnés du prix.

    J’ai eu un 900 ensuite puis l’offre se raréfiant j’ai eu un 11.6, un 13.3 puis aujourd’hui un 14 dans un chassis de 13.3 (Asus toujours, modèle UX410).

    J’ai toujours cette passion (d’où le fait de suivre Pierre depuis Blogeee) et j’avoue que j’ai acheté deux GPD Pocket pour essayer. Vite revendus mais j’ai eu plaisir à les tester.

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  • 20 avril 2021 - 13 h 17 min

    Sneak78 de l’origameee c’est moi. Toujours lecteur fidèle. J’avais eu le 701 8G importé de Corée du Sud puis moddé touchscreen, de la ram en plus et une clef usb interne au châssis. Je m’en servais sur la fin comme valise diagnostic pour mes voiture mais la définition de l’écran est trop petite pour que ce soit confortable il faut scroller horizontalement tout le temps. Je l’ai remplacé dans cet usage par un netbook Acer 9″ d’occas.

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