Asus ExpertCenter PN54-S1, le MiniPC Pro passe à Hawk Point

Le nouveau MiniPC ExpertCenter PN54-S1 d’Asus vise un marché plus large en passant des Ryzen Ai 300 Krackan Point aux Ryzen 200 Hawk Point.

L’ExpertCenter PN54-S1 d’Asus est une copie quasi conforme du modèle annoncé en tout début d’année. Même format, même robe et même allure générale. Ce qui change, ce sont ses entrailles avec le choix de processeurs plus sobres et moins chers. La gamme Ryzen 200 « Hawk Point » d’AMD.

Cela ne veut pas dire que les puces sont moins bonnes, surtout au vu des besoins généralement demandés par les clients de ce type de machine. Les ExpertCenter PN54-S1 sont des solutions en général employées par des pros pour équiper des entreprises avec de multiples postes. Ils sont compacts, légers, discrets, faciles à implanter, facile à réparer et que l’on pourra remplacer en quelques minutes.

Avec ce type de minimachine, on n’équipera pas des chercheurs ayant besoin de calculs lourds, des ingénieurs qui font de la CAO ou des graphistes aux besoins intenses. Ce seront plutôt des solutions pour des postes classiques où la majorité des usages sera lié à de la bureautique, du web et d’autres activités assez simples pour un ordinateur moderne. Dès lors, le recours à une puce AMD Ryzen AI 5 340 ou Ryzen AI 7 350 ne semble pas des plus indispensables, même dans une optique d’amortissement à long terme. 

Le châssis en aluminium mesure 13 cm de côtés pour 3.4 cm d’épaisseur

La principale différence entre les puces Ryzen 300 des précédents modèles et les Ryzen 200 de ces nouvelles versions vient de l’architecture des processeurs. Les ExpertCenter PN54-S1 embarqueront des puces plus anciennes avec une architecture posée sur des fondations Zen 4 et RDNA 3. Les puces Krackan Point des séries 300 proposent du Zen 5 et du RDNA 3.5. Mais pour les usages décrits ci-dessus, cela ne fera pas vraiment une grosse différence. Le choix a été porté sur des solutions Ryzen 3 210 et Ryzen 5 220 en 28 watts de TDP ainsi que le plus musclé Ryzen 7 260 qui demande 45 watts pour fonctionner.

Au quotidien, la différence sera minime en exploitation bureautique. Un quart de seconde supplémentaire pour ouvrir un document texte ? Une seconde pour un énorme document type PDF ? Pour le reste, les usages seront sans doute identiques en termes de puissance et de confort. Les NPU des variantes Hawk Point sont également en retrait sans que cela ne concerne automatiquement le public ciblé. Le gros avantage de ces nouvelles versions viendra de leur tarif plus accessible. L’engin conserve par ailleurs sa garantie d’une exploitation possible 24H/24.

Asus  conserve son système permettant un accès facile aux composants

La mémoire embarquée est toujours annoncée comme pouvant culminer à 64 Go de DDR5-5600 grâce à deux emplacements SODIMM et on retrouvera deux ports M.2 2280 PCIe 4.0 x4 pour la partie stockage. On retrouvera des options de modules sans fils avec des cartes M.2 2230 : un Wi-Fi6E et Bluetooth 5.5 sous chipset  MT7922 et un Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4 sous MT7925.

La connectique est identique au modèle précédent avec en façade un bouton de démarrage, deux USB 3.2 Type-A, un USB4 et un jack audio combo 3.5 mm et un petit microphone. On note sur le haut du châssis la présence d’un lecteur d’empreintes digitales pour piloter des outils biométriques. Un petit haut-parleur est intégré à la machine. L’idée vendue par Asus est probablement celle d’un dialogue possible avec une IA locale. Chose que je m’amuse toujours à imaginer dans un Open-Space équipé d’une douzaine de ces machines.

A l’arrière, on note une belle densité de connecteurs. Deux sorties vidéos DisplayPort, une autre en HDMI, un USB 2.0 Type-A et un USB 3.2 Gen 2 Type-A ainsi qu’un port USB4 supplémentaire proposant du DisplayPort. Un à deux ports Ethernet 2.5 Gigabit puisque le second est en option. L’alimentation est assurée par un jack qui sera connecté à un chargeur 120 watts. Deux petites nuances dans la configuration physique par rapport au précédent modèle.

Le modèle ExpertCenter PN54 plus puissant présentait 2 boutons en façade.

Celui-ci n’est plus « Copiloté » par Microsoft. Le bouton « Copilot » a disparu. Le fait que les puces Hawk Point ne remplissent pas le cahier des charges de l’éditeur expliquant probablement pourquoi. Mais j’aime également à penser que finalement les remontées des entreprises sur ce poste ont pu être prises en compte. Quel esprit malade a eu la bonne idée de monter deux boutons sur une si petite façade ? Sur un MiniPC que l’on pourra cacher derrière un écran ? Le nombre de mauvaises manipulations possibles semble incroyable.

ASUS ExpertCenter PN54-S1 Mini PC 

Système d’exploitation Windows 11 Famille / Professionnel 24H2
Windows 11 IoT Entreprise
Processeur AMD Ryzen 7 260, cTDP 45W
AMD Ryzen 5 220, cTDP 28W
AMD Ryzen 3 210, cTDP 28W
Circuit graphique AMD Radeon 780M / 740M / 740M
Mémoire vive 2 x SO-DIMM DDR5-5600 MHz
Jusqu’à 2 x 32 Go
Stockage 2 x M.2 2280 PCIe Gen4x4 NVMe
256 Go à 2 To
Réseau sans fil WiFi 7 MT7925, Bluetooth 5.4
WiFi 6E MT7922, Bluetooth 5.4
Ethernet RTL8125BG 10/100/1000/2500 Mbps
Audio Realtek ALC 8233
1 x haut-parleur mono interne
1 x micros numériques internes
TPM fTPM 2.0 ou module TPM intégré
Lecteur de carte Aucun
Connectique avant 1 bouton d’alimentation
1 x USB 3.2 Gen 2 Type-C (10 Gbit/s)
2 x USB 3.2 Gen 2 Type-A (10 Gbit/s)
1 x jack audio combo 3.5 mm
Connectique arrière 1 x USB4 Type-C (DisplayPort 2.1 + PowerDelivery 100W)
1 x USB 3.2 Gen 2 Type-A
1 x USB 2.0 Gen 2 Type-A (5 Gbit/s)
1 x HDMI 2.1
2 x DisplayPort 1.4
1 x Ethernet 2.5G
1 x Ethernet 2.5G (optionnel)
1 x alimentation jack
Sécurité 1 x verrou Kensington
Alimentation 20 VCC/19 VCC, 6,0 A / 6,32 A, 120 W
Température de fonctionnement 0 à 40 °C
Température de stockage -40 °C à 60 °C
Dimensions (L x P x H) 130 x 130 x 34 mm
Poids 530 g
Accessoires Adaptateur secteur + cordon d’alimentation
Support VESA et vis Sécurité
Carte de garantie

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8 commentaires sur ce sujet.
  • 6 octobre 2025 - 13 h 28 min

    Le « Ryzen 5 220 » (voire même le 210) me conviendrait si le prix est raisonnable.
    La partie graphique remplacerait idéalement mon 5800U quand j’utilise Blender.

    Reply
  • 6 octobre 2025 - 19 h 28 min

    @Pierre: je cherche des informations sur la consommation électrique en idle des mini-PCs et je ne trouve quasi aucune information. Ce que je veux savoir plus exactement c’est est ce que la consommation en idle d’un processeur avec un TDP de 15W et d’un autre de 35W est comparable ? (pour processeur de la même gamme).
    Je me pose cette question car j’aimerais remplacer un ancien mini-PC utilisé principalement pour de la domotique par un plus puissant qui pourrait faire office aussi de routeur 2.5Gb/s. Le PC est très peu utilisé de manière générale mais j’aimerai avoir de la puissance à la demande pour des calculs plus lourd de manière ponctuelle sans avoir une augmentation drastique de la puissance utilisée en usage nominal.

    Note: je me focalise sur des processeurs AMD assez récent style 7840U vs 7840HS

    Par ailleurs pourquoi est il beaucoup plus difficile de trouver des processeurs AMD basse consommation (série U) par rapport à leurs homologues au TDP plus élevé ?

    Reply
  • 6 octobre 2025 - 19 h 39 min

    @Pierre: petite faute d’accord « ne semblent pas des plus indispensables » -> « ne semble… »

    Reply
  • 7 octobre 2025 - 7 h 06 min

    @zentoo:
    Il y a quelque chose qui peut être fait pour trier les CPU.
    Regarder la fréquence basse et le nombre de cores.
    Ensuite dans cette liste conserver ceux avec la fréquence la plus haute pour vos besoins de pique.

    Reply
  • gUI
    7 octobre 2025 - 8 h 04 min

    @zentoo: J’ai fait des mesures (j’ai accès à un appareil de labo). En idle un RPI4 est à 3W, un RPi2 est à 2W, un N150 à 5W. Tous sont dans des configuration comparables : Debian sans interface graphique.

    En conso en charge, le RPi4 est à 6W, le RPi5 est à 9W et le N150 à 22W.

    J’ai fait tourner le benchmark de Phoronix qui compile un kernel (large usage du parallélisme, mais sur des instructions simples, donc usage classique de serveur) : le RPi4 met 9071 secondes, le RPi5 met 2400 secondes, et le N150 met 530s.

    Si on multiplie le temps par la conso max, on voit ce que « coûte » la compilation : RPi4 15W.h, RPi5 6W.h, N150 3,2W.h

    J’ai aussi un vieux Lenovo avec un i7, il consomme 10W en idle, 42W en charge, 458s à la compilation et donc 5,3W.h de conso pendant la compilation.

    En gros ma déduction c’est que le RPi5 c’est bien, mais si tu n’en as qu’un. Dès que tu commences à en avoir plusieurs parce qu’ils sont chargés, vaut mieux passer à un miniPC récent.

    Reply
  • gUI
    7 octobre 2025 - 8 h 05 min

    @gUI: (pardon, erreur sur le commentaire du dessus, je parle d’un RPi5 et pas RPi2. Il faut lire « En idle un RPi4 est à 3W, un RPi5 est à 2W, un N150 à 5W ».

    Reply
  • 7 octobre 2025 - 12 h 53 min

    @gUI: Merci de ton retour concrêt.
    Il n’y a pas de secret. Si tu utilises la puissance complète comme ton exemple de la compilation d’un kernel, plus tu as de puissance, plus c’est rapide, plus c’est efficace (à génération CPU équivalente).

    Les RPis ne correspondent pas à mon usage, j’ai eu un Rpi 3 que j’ai trouvé parfait pour le prototypage de ma plateforme de domotique mais qui a été vite limité question stockage (fiabilité des cartes micro-SD, pas de SSD et alimentation problématique de ce dernier) et de l’ethernet (via pont USB donc pas du tout les performances d’un vrai gigabit).
    Je pense que les Rpi de manière générale sont très adaptés dès que l’on a l’usage de la versatilité de leurs connexions natives (GPIO, écran intégré, etc…) mais dès que le besoin est plus classique (CPU, RAM et notamment stockage), le coût final et la simplicité revienne rapidement vers le mini-PC. De plus le jeu d’instruction x86 offre bien plus de possibilité logicielle que celui d’ARM en pratique.
    Par contre les mini-PC comparable question prix ne sont pas exempt de défaut non plus: il faut bien se renseigner avant l’achat car les possibilités offertes par les connexions physiques sont bien souvent castrés par rapport aux performances attendues (distribution réelle des lignes PCIE, usage de ponts USB, ram mono canal,…).

    La consommation en idle est vraiment un critère à ne pas négliger dans un usage serveur ou équivalent car sur le long terme c’est ce que l’on paye, quoi qu’il arrive, en sus du prix initial du mini-PC.
    Pour des besoins de puissance ponctuelle, la consommation en charge est moins problématique et de toute façon son efficacité sera remise en question bien plus vite par les nouvelles générations de CPU.

    Reply
  • 7 octobre 2025 - 13 h 12 min

    @Cinos:

    J’ai bien l’impression que tu as raison: sur ce genre de CPU destiné avant tout aux PC portables, les processeur seraient triés par leur efficacité perf/W pour créer les 3 séries U/HS/HX.
    Et contrairement aux desktops dont l’usage en idle est moins important (ne fonctionnant pas sur batteries) où les CPU sont triés pourr leur performance maximale (fréquence max et efficacité), les gammes pour portable au TDP le plus bas bénéficieraient des CPU les plus efficaces. La durée de la batterie étant plus important pour ces dernières par rapport aux séries avec un TDP plus haut.

    Les CPU des différentes séries d’un même modèle coûte le même prix au constructeur alors que les séries basse conso sont vendues moins chère au public alors qu’il s’agit certainement des meilleurs exemplaires. Moralité, le constructeur n’a aucun intérêt d’approvisionner le marché en masse avec les séries basse conso (qui de toute façon sont limitées en volume de par le tri effectué) et il est donc difficile de s’en procurer.

    A cela il faut y rajouter un détail qui peut avoir son importance: le rendement et les performances des CPU d’un même génération en sortie d’usine s’améliorent avec le temps (peaufinage itératif de l’outil industriel). C’est un phénomène souvent observé par les adeptes de l’overclock.
    Du coup, sur la fin de production d’un CPU, les différences d’efficacité entre série doit être minimale et donc un CPU série HS tournerait comme un CPU série U si on pouvait bloquer son TDP.
    Cela expliquerait aussi les CPU rebadgés d’une génération à l’autre.

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