Asus Tinker Board : Découverte en détails de la Raspberry Pi-Like

Avec la Tinker Board, Asus se lance dans le grand bain des cartes de développement. Et il est difficile pour le moment de savoir comment la carte se positionne. Sur le papier, l’engin est très intéressant. Il offre des performances et des fonctionnalités originales par rapport aux solutions existantes. Mais voir un avenir pour cette carte sans connaitre la réelle implication du constructeur semble impossible pour le moment

Quand la fondation Raspberry Pi annonce sa carte du même nom, c’est l’effort d’une équipe tout entière qui se cristallise autour d’un premier produit. Une masse de travail colossale au final puisqu’il aura fallu 6 ans pour que la première carte soit proposée au public en 2012. Pour Asus, la Tinker Board n’est qu’un produit parmi beaucoup d’autres et ce premier élément est peut être un des plus importants à comprendre pour deviner l’enjeu réel de cette nouvelle carte.

Asus Tinker Board

A droite une Raspberry Pi, à gauche la Asus Tinker Board

Chez Asus, la Tinker Board c’est une ligne de plus dans un tableau comptable, la carte a du coûter une certaine somme à développer et des ressources pour être produite. Elle doit être vendue à tant d’unités pour être rentable. Est-ce que la marque va investir dans cette solution en amont, en travaillant sur un système d’exploitation, en faisant naître une communauté, en développant des guides et des accessoires, afin de créer un écosystème ? Pour le moment, nous n’en savons rien. Pourtant il est indispensable que la marque Taïwanaise travaille dans ce sens pour que sa Tinker Board fonctionne et que le public y  voie un intérêt.

Asus Tinker Board

A 65€ pièce, la petite nouvelle est deux fois plus chère qu’une Raspberry Pi et pour le moment son écosystème est bien vide. C’est pour le moment normal, si la carte a bien été officiellement annoncée, Asus a demandé de patienter au 5 Janvier pour dévoiler la carte, elle n’est pour le moment pas disponible à l’achat mais juste en précommande. On peut espérer que la Tinker Board sera accompagnée à son lancement d’un système d’exploitation (ou plusieurs) adapté à sa puce.

Asus Tinker Board

La carte embarque en effet un SoC Rockchip RK3288, un quadruple coeur Cortex-A17 qui est déjà employé dans des solutions de type TVBox comme la Ugoos UT3S, des cartes particulières comme la Radxa Rock2 ou la console GPD XD. Ce choix de SoC s’explique probablement par sa compatibilité avec Android mais également parce qu’il existe déjà des dérivés de Debian compatibles avec la puce et que Kodi exploite les capacités de son circuit graphique Mali-T764 depuis la version 14.2 sous Linux. En théorie donc, le SoC devrait être capable de choses très intéressantes d’un point de vue performances : Pas mal de possibilités de calcul, de la 3D et de la décompression vidéo assez large.

Asus Tinker Board

Avec 2 go de mémoire DDR3L vive à bord, la Tinker Board devrait donc proposer un bon support Android et pourrait également se révéler très efficace sous un Linux comme Debian. C’est en tout cas la promesse faite par Asus qui n’a, en réalité, pas grand choix si la marque veut que sa création fonctionne. Sans un support Debian, il est difficile d’imaginer une possibilité de récupérer facilement les développements faits pour la Raspberry Pi. Hors pouvoir adapter le travail fait pour la Pi est un élément indispensable à la résussite du projet d’Asus.

Asus Tinker Board

La marque promet donc que l’on pourra profiter d’une distribution Linux basée sur Debian et prise en charge officielle de Kodi. Reste qu’il ne faut évidemment pas espérer pouvoir prendre sa carte MicroSD avec une distribution de type Raspbian et la glisser dans la Tinker board. Bien évidemment cela ne fonctionnera pas, la carte n’a pas le même SoC.

Asus Tinker Board

Coder avec des couleurs les différents PIN de la carte est une excellente idée.

Néanmoins, on peut imaginer une version de Debian suffisamment proche et compatible pour que les montages et les codes développés pour les différentes cartes Raspberry Pi puissent être portés sur la carte Asus. La Tinker board propose, comme de nombreuses autres cartes de développement du marché, un jeu de 40 pins complet permettant d’employer les diverses solutions déjà commercialisées: Cartes son, écrans, montages variés… Il devrait être possible d’exploiter tout cela sans soucis à partir du moment où les routines logicielles développées pour la version de Debian de la Pi seront compatibles avec le Linux de la carte Asus.

Asus Tinker Board

Si tel est le cas, on à une excellente solution à se mettre sous le fer à souder : La carte est très très bien construite, parfaitement assemblée alors qu’il ne s’agit que d’un prototype, et propose des fonctionnalités très intéressantes. Le wifi de type 802.11b/g/n est par exemple monté sur la carte mais l’antenne Wifi n’est pas directement déportée vers la puce via  une simple soudure. Asus a fait l’effort de monter celle-ci via un petit câble I-PEX qu’il sera possible d’évincer pour glisser à la place une antenne externe. Une très bonne idée pour une utilisation dans des solutions embarquées où l’on voudrait cacher au maximum la carte Tinker Board.

Asus Tinker Board

La puce wifi en elle même est une Realtek RTL8723BS, une solution déjà déployée sous Linux et bien supportée par le système. Il s’agit d’un wifi de type N classique associé à un Bluetooth 4.0. Rien d’extravagant mais un choix robuste de la part d’Asus. A noter que la puce est censée contenir un récepteur FM, pas sur qu’il soit accessible dans cette version.


Asus Tinker Board

La plupart des composants sont signés Realtek. On découvre un peu plus loin un RTL8211E qui gère la sortie Ethernet Gigabit de la carte. Pas de mélange depuis un port USB donc mais un vrai composant qui assurera des débits Gigabit réels.

Asus Tinker Board

Puis un ALC4040 qui prend en charge la sortie jack audio stéréo analogique.

Asus Tinker Board

Avant de revenir sur du Rockchip avec un RK808-B qui sert de gestionnaire d’énergie à l’ensemble des composants de la carte.

Asus Tinker Board

Le Hub USB est un GL852G de Genesys Logic. Un vrai circuit de gestion USB qui devrait donc offrir une bande passante correcte aux quatre ports disponibles.

Asus Tinker Board

Plusieurs autres éléments sont notables comme le fait que la sortie audio jack soit plaquée or et semble avoir fait l’objet de soins particuliers quant à son implantation. si Asus a mis ici son savoir faire accumulé dans le développement de ses cartes mères, on peut s’attendre à une sortie stéréo de bonne facture sans masse ni souffle outre mesure. La sortie HDMI 2.0 devrait, en outre, permettre de profiter d’un son au format 192K/24bits qui pourrait intéresser certains utilisateurs.

Asus Tinker Board

Entre la sortie HDMI et la port MicroUSB d’alimentation on distingue également un port non peuplé et non documenté. D’autres détails sont intéressants, liés au SoC lui même comme un moteur de chiffrement AES 128bits intégré au RK3288. Détail qui pourrait faire mouche également pour des usages précis de la carte.

La grande question est donc de savoir ce que va concocter Asus en terme de logiciel pour sa carte. Si il profite des avancées de Debian sur le RK3288 que nous montre cette vidéo très récente, on a un engin potentiellement très intéressant en passe d’apparaître sur le marché

Asus Tinker Board

Face à une Raspberry Pi moins chère mais également moins bien équipée sur certains points, la Tinker Board peut jouer des coudes jusqu’à l’arrivée d’une Raspberry Pi 4. Mais tout cela est très fragile, il faut absolument qu’Asus cimente cette bonne idée avec un gros coup de fouet au niveau développement sans quoi la carte sera probablement rapidement délaissée par les utilisateurs les plus expérimentés, ceux qui sont généralement les moteurs de lancement de nouvelles idées, de guides de nouvelles créations et qui publient des modes d’emploi précis pour parvenir  à transformer ces petites cartes en solutions efficaces.

Asus Tinker Board

Le Rockchip RK3288 est sur le papier un excellent SoC et Asus a largement communiqué dessus pour le lancement de sa carte. Mais un processeur, aussi puissant qu’il soit, a besoin qu’on lui montre la voie. Sans un système sur mesure prenant en compte les capacités de ses composants, on a ici la même chose qu’une voiture de course le réservoir vide. Une machine pleine de potentiel mais qui n’ira pas bien loin.

La carte est en précommande chez Farnell


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38 commentaires sur ce sujet.
  • 24 janvier 2017 - 10 h 27 min

    Petite erreur RK3255 au lieu de RK3288

    Répondre
  • 24 janvier 2017 - 10 h 47 min

    Cette carte aurait été parfaite s’il y avait eu un port SATA…

    Répondre
  • bob
    24 janvier 2017 - 11 h 00 min

    moins intéressant que l’ODROID-C2

    Amlogic ARM® Cortex®-A53(ARMv8) 1.5Ghz quad core CPUs
    * Mali™-450 GPU (3 Pixel-processors + 2 Vertex shader processors)
    * 2Gbyte DDR3 SDRAM
    * Gigabit Ethernet
    * HDMI 2.0 4K/60Hz display
    * H.265 4K/60FPS and H.264 4K/30FPS capable VPU
    * 40pin GPIOs + 7pin I2S
    * eMMC5.0 HS400 Flash Storage slot / UHS-1 SDR50 MicroSD Card slot
    * USB 2.0 Host x 4, USB OTG x 1 (power + data capable)
    * Infrared(IR) Receiver
    * Ubuntu 16.04 or Android 5.1 Lollipop based on Kernel 3.14LTS

    http://www.hardkernel.com/main/products/prdt_info.php?g_code=G145457216438

    Répondre
  • 24 janvier 2017 - 11 h 18 min

    @bob:

    La Mali 450 ne prend pas en charge Vulkan. Pour un usage Desktop, on se heurtera forcément à cette limite un jour.
    Mieux vaut une carte compatible Vulkan + une distro graphique sur Wayland. c’est le futur

    Répondre
  • 24 janvier 2017 - 11 h 35 min

    Il est presque la même configuration que le Asus C201PA-FD0007: Rockchip RK3288C, Quad-Core, Cortex-A17, 2 Go de RAM, Disque dur 16 Go avec Chrome OS http://amzn.to/2iZQ6AJ
    Peut-être dans l’avenir, nous avons un ChromeOS pour le Conseil Tinker.

    Répondre
  • 24 janvier 2017 - 11 h 38 min

    @bob: Mais le kernel est assez vieille, la Tinker Board aura une 4.4 mainline avec un avenir plus interesente.

    Répondre
  • 24 janvier 2017 - 14 h 12 min

    @bob:
    si l’Odroid C2 est supérieur, alors que dire de l’Odroid-XU4 ! mais là, c’est encore plus cher.
    Cependant, même pour le Raspberry Pi 3b, on a des prix plus élevés chez les revendeurs français que chez les fabricants, et les différences de prix entre le RP3 et la carte Asus deviennent voisins…

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  • M
    24 janvier 2017 - 15 h 05 min

    Quel sera le circuit de distribution de cette carte ?
    Magasins d’informatique , d’électronique ou enseigne dédiée .

    J’imagine que le Pi-top et Pi-topCEED ont éveillé un certain appétit chez ce constructeur et peut-être bien chez les autres aussi , pour proposer leurs marques façon tuning (boitiers , écrans , convertibles et autres produits) .

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  • 24 janvier 2017 - 15 h 25 min

    @M: Pas d’infos pour le moment mais la plupart des grands revendeurs aujourd’hui vendent les Raspberry Pi et du Asus. pas de raisons qu’ils ne puissent pas ajouter la carte facilement sur leurs sites…

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  • 24 janvier 2017 - 15 h 46 min

    Nième tentative de la part d’un poids lourd d’agrandir son marché.
    Ça marche : tant mieux. Ça ne marche pas, tant pis.
    Mais dans aucun cas la communauté n’aura la garantie que le produit sera suivi.
    Chez Raspberry la collection de cartes n’est pas une ligne comptable de plus dans un vaste tableau, c’est l’ADN même de l’entreprise et de la communauté.
    Autant de garanties pour la communauté mondiale de bidouilleurs.
    Une communauté est une variable d’ajustement tout au plus pour ASus.
    Avec ASUS (qui fabrique de bons produits au passage) en juin il peut très bien annoncer une carte avec un SoC Intel (parce qu’Intel sera venu lui proposer un deal).

    Ils auraient au moins pu proposer un boîtier. Je rappelle qu’une carte de développement a pour objectif de tester une solution pas de rester une carte de développement toute sa vie.
    db

    Répondre
  • 24 janvier 2017 - 15 h 50 min

    @Gaduc: La Tinker Board est compatible avec les boitiers RPi

    Répondre
  • 24 janvier 2017 - 16 h 40 min
  • 24 janvier 2017 - 20 h 58 min

    qui vivra verra,
    mais bon
    perso, je me tâte fort pour un odroid c2
    pourquoi ?
    support réel de linux en emmc (avec un vrai s905, pas un x ou s912 comme souvent maintenant)
    et pour une fois, besoin du support android (sur sd pour moi)
    c’est pour des test de « degoogleisation » d’android, market alternatif etc etc
    et différence entre les app google et les « autres » (fonctionnalitées, charge systeme etc etc)
    et pour une fois, les pi ne conviennent pas

    la asus pourrait faire l’affaire, à voir dans le temps (mais si android only, niet)
    même si entre rockchip (allwinner aussi d’ailleurs) et amlogic, je sais vers ou mon cœur balance
    certains disent que « ça arrivent » et font rien (ni ne « donnent » rien quand la communauté demande)
    d’autre le disent, mais le font réellement aussi !!!

    et pour le reste, je reste sur RPI vu ce que je fais (et quand je vois ce que fait recalbox sur la 3, je reste toujours bluffé)

    mais on verra, j’attends vraiment de voir

    Répondre
  • 25 janvier 2017 - 9 h 33 min
  • 25 janvier 2017 - 9 h 52 min

    @Xavier: Yep mais l’image n’existait pas quand j’ai fait la vidéo. Je l’ai prise depuis, il y a également un Kodi :)

    Répondre
  • 25 janvier 2017 - 10 h 01 min

    @Pierre Lecourt: Cool… On attend le test :)
    Connais tu un revendeur français ? Pour l’instant en stock aux UK sans possibilité de livraison.
    La raspberry pi 3 en France se trouve entre 42 (Kubii) et 46 (amazon) €. 60€ pour cette carte, ca pourrait être top !
    En plus de fournir une Debian ou une Ubuntu, ce serait sympa que Asus apporte le support Yocto/OpenEmbedded (ou buildroot).
    Enfin on verra…

    Répondre
  • 25 janvier 2017 - 13 h 40 min

    Intéressant cette petite carte ! Savez-vous si elle est compatible avec le PXE ?

    Répondre
  • 25 janvier 2017 - 13 h 46 min

    Merci pour cet article :)

    Je serais curieux de connaitre le support du driver pour le port DSI… Car ça manque cruellement sur le RPi.

    J’aimerais bien réutiliser une dalle que j’ai de côté, en laissant le HDMI libre.

    Répondre
  • 25 janvier 2017 - 16 h 59 min
  • 26 janvier 2017 - 13 h 36 min

    J’aime bien ces cartes mais j’ai l’impression que l’intention première a été perdue en chemin.

    le prix de ces cartes (y compris les Pi) reste tout de meme quelque chose qui me gêne… Elles devaient etre bon marché mais pourtant elles ne sont pas donnés… et il faut encore ajouter le boitier au minimum (certains coutent autant que la carte!) et éventuellement un dd si on a besoin de stocker (player, nas)

    Par exemple un pc nuc celeron premier prix c’est 120/150 euros auquel il faut ajouter la ram et le dd (sata dispo ;-). C’est tout aussi compact, meme type de consommation électrique, boitier et alim inclus, une architecture plus claire (pas d’eth en douce sur usb par ex). Au quotidien cela sera plus malléable/recyclable (choix pas limité à android ou une distrib faite sur mesure, pas de barrage avec le bios, support gpu clair). Un pc portable premier prix équivalent et donc avec écran, batterie, ram et ssd on est dans les 200/250 euros. Pour faire un player kodi on a des solutions équivalentes et déja toutes faites. Idem pour un nas (ou alors goto nuc).

    Bref dans les 30 euros c’est cohérent, dans les 60 ca change pas mal de chose.

    Répondre
  • 26 janvier 2017 - 13 h 53 min

    @R2D2:

    Je doute que l’intention initiale était de faire des média center bon marché. Il me semble que le but premier était de permettre à un plus grand nombre de bricoler la carte, découvrir l’électronique et la programmation. Comparer ces cartes avec un pc Celeron c’est juste dommage.

    Répondre
  • 26 janvier 2017 - 15 h 54 min

    @kouak: tout a fait d’accord. Le but premier était de pouvoir faire des réalisations personnelles mélangeant électronique et informatique. A la manière d’arduino mais en passant la vitesse supérieure (parce que bon arduino une fois que l’on a chargé le code pour gérer un shield il reste plus grand chose pour le code applicatif… un truc arm c’est quand meme bien plus confortable).

    Mais au final la plupart des gens actuellement les achetent pour faire des mini ordinateur pas cher ou des game/media centers (c’etait d’ailleurs un des axes de la communication des Pi) Dans ce contexte la comparaison avec un nuc a tout son sens. Bien sur il y a des gens qui les utilisent pour faire des projets mais est ce qu’ils répresentent vraiment la majorité des acheteurs de ces cartes? J’ai un doute sur ca.

    Et meme sans faire de comparaison avec un nuc il faut 40 euros environ pour une pi3 nue, 60/70 euros pour avoir un pack pour l’utiliser (sans affichage ni stockage) c’est quand meme pas donné pour une petite carte arm… Si je regarde une tablette premier prix on est dans les 60 euros: un peu près la meme config hardware plus l’ecran, la batterie. Bon Ok elle n’a pas les GPIOs & Co mais a priori ce n’est pas ce qui coute le plus.

    Répondre
  • 27 janvier 2017 - 1 h 00 min

    @D2R2, tout à fait d’accord avec toi.

    J’ai 3 mini PC que j’utilise principalement pour faire du remote desktop dans un tunnel SSH. Je suis très souvent en déplacement à plus de 5000 km des MiniPC.

    Fin 2013, j’ai acheté un Cubietruck, l’équivalent d’un Pi avec 2Go de Ram, de la mémoire embarquée et un port SATA acheté 75€ : on est très vite limité aussi bien par la puissance que par l’offre logicielle bien moins importante sur Linux ARM ( pas de Skype, pas de teamviewer). Etant en marche H24 (consommation d’environ 5W/h) , la ROM a commencé à bugger en moins de 2 ans.

    Début 2014, pour compenser le manque de puissance, j’ai donc acheté un NUC chinois à 130€, un avec un Celeron 1037 et un SSD de 128Go. C’était le jour et la nuit au niveau du confort d’utilisation. Par contre, la nuisance sonore du ventilateur et la consommation électrique ( 20W/h) n’étaient pas compatibles avec une utilisation H24.

    Mi 2014, j’ai acheté un acheté un NUC Chinois fanless à 95€, un avec un Celeron J1900 et un SSD de32Go. ( Consommation environs 10W/h). Cela fonctionne bien mieux qu’un Cubietruck, mais ont sent quand même la différence de puissance avec le 1037 qui est plus agréable à utiliser en remote desktop.

    Au final, pour résoudre le problème de consommation électrique, j’ai acheté une multiprise électrique wifi chinoise ( 10€) que je commande à distance via mon smartphone. Dans le BIOS des NUC j’ai configuré un démarrage sur retour de courant. Cela me semble être la configuration idéale.

    Un conseil pour ceux qui hésitent à acheter un miniPC: faite des tests avec un VPS. A 2 ou 3€ pour 1 mois, on a l’équivalent d’un miniPC avec 10Go de stockage, sans avoir à payer de consommation électrique et une bande passante de 100M . Si le manque d’environnement graphique vous rebute, voici un lien très utile : https://www.vandorp.biz/2012/01/installing-a-lightweight-lxdevnc-desktop-environment-on-your-ubuntudebian-vps/#.WIqHn1z0yvE

    Répondre
  • Sly
    27 janvier 2017 - 10 h 05 min

    @R2D2 oui je suis bien d’accord avec toi aussi, je trouve que ces cartes RPI sont bien trop chères par rapport au volume de diffusion (sans doute plusieurs millions de cartes pour la RPI3). Alors oui, le but premier est de bidouiller, mais j’aimerai connaître le % de gens qui bidouillent vraiment. Alors rapport prix/puissance, il y a pas mal d’alternatives aussi…

    @Blaireau: pour les VPS, regarde chez Scaleway (filiale d’illiad), tu auras + de SSD…

    Répondre
  • 27 janvier 2017 - 14 h 41 min

    Bonjour, quelques remarques. Ne le prenez pas mal, mais j’ai l’impression que vous avez un effet d’horizon. Pour moi, il n’y a que 10 types de personnes : celles qui comprennent le binaire et celles qui se vautrent sur leur canapé en tenant de regarder Netflix sur une carte Single Board Computer.

    Le coté mini-ordinateur pas cher, c’est pour ceux qui sont sur le canapé. Au moment ou RD2 se demande qui achète, je reçois le mail suivant « Hello, Thanks for the info. That was my initial feeling about the situation. Can you share your oppinion with me if FriendlyArm do accept bulk others with domestic cheap shipment and discount? I am thinking for something like 100-200 pc of NanoPI NEO. I do not need retail packaging – just pcbs « . Visiblement il y a des acheteurs, n’est-ce pas ?

    Il ne s’agit pas de bidouiller. Il y a des personnes qui réalisent des projets avec ces cartes. Ce ne sont pas des bidouilleurs, ce sont des ingénieurs.

    Il y a des personnes qui s’en servent pour des projets éducatifs.

    Il y a des personnes qui s’en servent… Pour autre chose qu’un média center. Une Raspberry pour conduire des chariots qui déplacent des autos dans une usine Peugeot en Espagne, comme écran en rdp pour prendre la main sur des machines virtuelles Windows, comme « tablette » en usine pour voir la gamme.

    Si vous vous plaignez du tarif, sortez vous les doigts et achetez une Orange Pi par exemple, ha oui mais il n’y a pas de support de la part de Xunlong blablablabla… Il y a du support de la part de Armbian et finalement le support Raspberry de la part de la fondation est contre productif par ce que la V3 tourne avec les instructions de la V1, démonstration que ce n’est pas forcément le poseur de composants sur le SBC qui est le mieux placé pour proposer le meilleur systèmes.

    Il y a des cartes à 10€ qui bouffent une Raspb V3 tous les matins. Mais pour cela il faut aller plus loin que son canapé. Vous pouvez vous plaindre du tarif d’une Rasp, mais qu’est ce que vous faites ? Quelle stratégie vous mettez en oeuvre pour découvrir d’autres produits ? Parce que la question fondamentale, c’est « est-ce que l’on peut en faire un media center ? ». Ouai, ouai, on peut en faire un media-center, dormez tranquille.

    Bonne année du coq.

    Répondre
  • 27 janvier 2017 - 23 h 07 min

    @starlord:
    0. »celles qui comprennent le binaire et celles qui se vautrent sur leur canapé en tenant de regarder Netflix sur une carte Single Board Computer. »
    mouais un peu hautain ce passage, il n’y a pas que le monde IT dans la vie hein… (meme si c’est mon monde ^^)

    1. je ne dis pas qu’il n’y a pas d’acheteur pour faire des projets, j’ai un doute sur le % qu’ils répresentent dans les ventes globales. Et un gars qui veut en acheter une centaine cf. ton mail cela pèse combien face à amazon et ldlc qui vendent des packs retro gaming à base de pi3? Ou les articles par centaines qui expliquent pas à pas comment faire un poste de travail sous linux? Bien sur que des gens s’en servent pour faire des projets perso/pro cf. youtube. La question n’est pas là…

    2. ma boite utilise ce type de carte (des pi3 principalement car l’aura du nom nous permettait de les acheter, une bananaPi on n’a pas osé tenter le coup ;-). Et donc accessoirement on se sort les doigts…

    3. Tu as l’air de t’énerver/te focaliser sur le média center, je ne vois pas trop pourquoi. Y’a quelque chose de personnel?

    4. Dans les derniers paragraphes tu ajoutes un argument que je n’avais pas utilisé (enfin si un peu en parlant des distros faites main): ces cartes ne peuvent vivre sans communauté, elles ne sont pas auto suffisante. Et leurs constructeurs ne font rien pour faciliter les choses (bios secret, blob pour gpu, etc). La chasse à la carte magique j’y ai passé des années et des années et à chaque fois que je pensais trouvé celle qui ferait la différence je tombais sur un loup bien caché. A force cela devient usant… D’où l’avantage des nucs qui permettent de capitaliser sur les efforts faits sur le x86.

    Répondre
  • 28 janvier 2017 - 8 h 45 min

    10 sortes de personnes et en citer deux, c’était de l’humour.
    Les cartes, plutôt que de trouver la magique, on peut chercher celle qui correspond au besoin, non ?
    La communauté, c’est le sel des cartes.

    Répondre
  • 31 janvier 2017 - 15 h 31 min

    Ce qui va déterminer le succès de la carte c’est l’ouverture d’Asus et surtout celle de ces fournisseurs.
    Pour que le communauté puisse exploiter la carte, il faut qu’un maximum de pilotes/specs hardware soient ouverts.
    Si on est obligé d’attendre le bon vouloir d’Asus, ou d’ARM pour avoir un pilote Mali compatible avec le dernier Kernel, alors c’est mort.

    Répondre
  • 1 février 2017 - 15 h 57 min

    […] Raspberry Pi and the Asus Tinker Board (Source) […]

  • 1 février 2017 - 16 h 41 min

    […] Raspberry Pi and the Asus Tinker Board (Source) […]

  • 5 février 2017 - 11 h 04 min

    Bonjour à tous,

    Est-ce que quelqu’un a essayé sur un nano CPU d’installer en système d’exploitation Windows (XP ou ultérieur) ?
    Quels résultats ?

    Merci vos réponses

    Répondre
  • 6 février 2017 - 18 h 27 min

    Je réagis avec retard (looonnnggg déplacement pro).

    Dans la video ASUS à 2’27 », on voit l’information « [email protected] » apparaître ainsi qu’une localisation Google en Autriche, soit des éléments d’identification de Peter Bauer, qui semble avoir pas mal travaillé sur la MiQi à base de RK3288.

    Cela dit, sa page GitHub https://github.com/pebauer68 est creuse, et les traces qu’il laisse sur internet pas tellement plus remplies (dont celle qu’il a nommément créée http://www.bitkistl.com/2017/01/asus-tinker-board-based-on-rockchip.html — on peut tout faire / on doit tout faire).

    Très franchement, ça n’est pas plus développé qu’un Xunlong, ArmFriendly & Co et même si certaines performances intrinsèques semblent meilleures (dont la conso / no-throttling, gros point faible des Allwinner H3 / H5), le prix double fait « tâche ».

    Vraiment pas convaincu… :(

    Répondre
  • 15 mars 2017 - 20 h 34 min

    Son gros point fort c’est surtout l’invisibilité , introuvable

    Répondre
  • 21 mars 2017 - 13 h 40 min
  • 28 septembre 2017 - 9 h 21 min

    […] du Wi-Fi b/g/n ainsi qu’une puce Bluetooth 4.0. Si le hardware de cette carte vous intéresse, le site français MiniMachines a déjà reçu et partiellement testé la Tinker Board. Le journaliste a également fait une vidéo de prise en main de la carte, très […]

  • 2 juillet 2018 - 12 h 35 min

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  • 8 novembre 2018 - 17 h 57 min

    […] On remarque que la Rock Pi a réutilisé un code couleur pour ses broches comme la TinkerBoard d’Asus […]

  • 19 août 2019 - 6 h 30 min

    […] Raspberry Pi and the Asus Tinker Board (Source) […]

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