La Micro Journal V7.0 est de sortie. En juin 2024, je vous parlais de la version 6 de cette solution de rédaction sans distraction développée par un internaute et proposée aussi bien à l’achat qu’en montage autonome. Cette septième version est absolument incroyable.

La partie logicielle ne change pas énormément, des ajustements ont été faits, mais il s’agit toujours d’une solution basique de saisie de texte simple. L’idée de cette série de minimachines particulière est de pouvoir écrire sans être distrait pas des notifications de toutes sortes. Rien qui ne vienne popper et vous faire perdre le fil de vos idées. Aussi la partie saisie est limitée au maximum, l’idée est de pouvoir écrire un texte au calme et de le retravailler ensuite avec un traitement de texte plus classique.

Ce qui change vraiment avec le Micro Journal V7.0, c’est le design global de la machine. Si le précédent modèle reprenait un peu la forme des ordinateurs jouets avec des couleurs pastel sympathiques, ce nouveau modèle pourrait être immédiatement ajouté comme un décor parfait pour une série ou un film de science-fiction. On imagine très bien Rick Deckard pianoter un rapport sur un réplicant sur ce type d’engin.

Parmi les nouveautés matérielles, on note l’arrivée d’un écran à encre numérique de 4.7 pouces sur l’engin. Un choix qui permet à la machine d’avoir une meilleure autonomie et à l’utilisateur un plus grand confort de lecture. Évidemment, sans rétro éclairage, ce type d’écran nécessite une source lumineuse externe, ce qui explique la présence de la petite lampe accrochée à la machine. Mais un choix qui pose également un petit souci de rafraichissement de ce que vous pianotez. Il y a une certaine latence entre la frappe d’une touche et l’impression du caractère sur l’écran. Une version identique avec un affichage à cristaux liquides plus classique est d’ailleurs en préparation.

Le Micro Journal V7.0 propose du WiFi et il offre une interface qui permet d’envoyer ses fichiers sous Google Drive. Pas d’autres choix de sauvegarde hormis l’extraction de la carte MicroSDXC, pour le moment. Pour rappel, l’ensemble du dispositif de rédaction et le logiciel qui gère les interactions de l’engin est piloté par un ESP32, ce qui ne laisse pas le champ libre pour de nombreuses configurations de sauvegardes dans les nuages.
Comme d’habitude, Un Kyu Lee, le créateur des Micro Journal, vous laisse le choix. Vous pouvez soit commander l’engin sur sa boutique Tindie et il vous montera lui-même le tout ou vous assemblera simplement les pièces principales en vous laissant acheter le clavier sous la forme de switchs et de Keycaps. Il faudra également inclure une batterie 18650 à l’ensemble.

Mais vous pouvez également choisir de tout monter vous-même. L’ensemble du produit, châssis compris, en imprimant les différents éléments et en les assemblant en suivant un guide détaillé qui devrait être prochainement publié sur la page Github du Micro Journal V7.
| 2,5€ par mois | 5€ par mois | 10€ par mois | Le montant de votre choix |




Vraiment joli, comme quoi l’avenir de la microinformatique est vraiment dans l’artisanat ! (un peu un retour aux sources quoi)
Dommage de ne pas faire un clavier optimalisé prise de note (matriciel, Dvorak) pour une machine dédiée comme celle-ci
Manque juste une grosse loupe devant l’écran pour faire un hommage à Terry Gilliam !!
Superbe.
@OuiDocteurBob: Tout à fait !
Sur un plan purement esthétique, c’est un cyberdeck rétrofuturiste réussi. Et complètement vain.
Je ne vois pas bien la finalité d’un tel objet. C’est aussi encombrant qu’une machine à écrire analogique sans la praticité de cette dernière. Le format de sortie est peu ergonomique par rapport à une feuille de papier format A4 orienté portrait, que l’on peut lire sans la machine, à tête reposée et sur laquelle on peut annoter avec un crayon.
C’est une machine qui dépend du réseau électrique. Même si l’écran Eink consomme peu, il faudra tôt ou tard recharger les batteries de la machine.
C’est aussi une machine qui dépend de mises-à-jour et qui est susceptible de finir à la poubelle pour cause d’obsolescence alors qu’une machine analogique est increvable avec un minimum d’entretien. Les rubans encreurs sont peu chers et toujours fabriqués et il existe même des méthodes pour les rajeunir soi-même. Quand au papier, on n’en a jamais autant utilisé que depuis qu’on a des ordinateurs dans notre vie quotidienne.
Écrivant moi-même, je me vois mal des heures sur un écran aussi petit et orienté de cette manière.
Donc c’est quoi, un objet pour faire fantasmer les geeks?
Et l’argument « distraction free », c’est juste un moyen de ne pas s’interroger sur ses propres habitudes de consommation. En effet, si les notifications sont un problème, on peut très bien vivre sans, il suffit de les désactiver. On peut aussi simplement déconnecter son portable et son smartphone du web, c’est très simple.
Cette obsession de la déconnexion ressemble à un cri de désespoir du genre: « aidez-moi contre moi-même en concevant un appareil qui n’est pas connecté, par pitié! »
Ça ressemble à une addiction et dans ce cas, il faut consulter.
La solution la plus ergonomique est une tablette Eink à laquelle on peut adjoindre un clavier, qui permet à la fois de travailler sur un format confortable tout en pouvant l’annoter et qui n’oblique pas à passer par un service Google pour pouvoir être sauvegarder.
@C’est joli,mais bon…:
« Je ne vois pas bien la finalité d’un tel objet. C’est aussi encombrant qu’une machine à écrire analogique sans la praticité de cette dernière. »
->Ah ? Parce qu’on peut intégrer dans un traitement de texte ce qu’on a tapé avec une machine à écrire ?
« Le format de sortie est peu ergonomique par rapport à une feuille de papier format A4 orienté portrait, que l’on peut lire sans la machine, à tête reposée et sur laquelle on peut annoter avec un crayon. »
->Oui ! Mais on ne peut pas copier-coller son contenu dans un traitement de texte. Je trouve le format de sortie très intéressant au contraire, on exporte et on récupère le fichier directement dans son logiciel d’écriture.
« C’est une machine qui dépend du réseau électrique. Même si l’écran Eink consomme peu, il faudra tôt ou tard recharger les batteries de la machine. »
->Oui, l’autre truc qui dépend de l’énergie électrique, c’est absolument tout ce qui nous entoure. Le jour où il n’y aura plus d’énergie électrique, elles ne seront pas nombreuses les personnes à pianoter sur une machine à écrire. Comme en 1850 en France quoi. Sans frigo ni lave linge, on aura d’autres chats à fouetter.
« C’est aussi une machine qui dépend de mises-à-jour et qui est susceptible de finir à la poubelle pour cause d’obsolescence alors qu’une machine analogique est increvable avec un minimum d’entretien. »
->En fait, il n’y a plus trop de réparateurs de machines à écrire et en cas de casse, c’est compliqué de réparer ces machines parce que personne n’a de pièces détachées. Au contraire, la solution Micro Journal est développée sur un ESP32 que tout un chacun peut améliorer, amender et faire évoluer. C’est Open hardware, Open Source et documenté. Si une pièce casse, on peut la réimprimer soi-même, on peut changer le circuit imprimé par un autre, on peut changer l’écran et adapter ce que l’on veut. C’est plus simple de trouver un ESP32 aujourd’hui qu’un bras de Machine à écrire Underwood de 1955. Et si on ne veut pas faire de mises à jour, et bien, on n’en fait pas, il n’y a pas besoin de ces mises à jour pour que la machine fonctionne.
« Les rubans encreurs sont peu chers et toujours fabriqués et il existe même des méthodes pour les rajeunir soi-même. Quant au papier, on n’en a jamais autant utilisé que depuis qu’on a des ordinateurs dans notre vie quotidienne. »
->Les accès internet sont partout et même dans la dernière ville au fin fond de l’Ouzbékistan, un tout petit panneau solaire suffira à alimenter cet engin. Et même si on n’a pas d’accès au réseau, une petite carte MicroSDXC de quelques Go permettra d’écrire des milliers de fois toute l’œuvre de Tolstoï en toute décontraction.
« Écrivant moi-même, je me vois mal des heures sur un écran aussi petit et orienté de cette manière. »
->Moi je n’aime pas les endives braisées. Chacun ses goûts, je ne juge pas.
« Donc c’est quoi, un objet pour faire fantasmer les geeks? »
->Oui, et pourquoi pas ? J’ai aussi une copine qui a acheté la version d’avant, pas spécialement geek, mais juste ayant envie d’écrire.
« Et l’argument « distraction free », c’est juste un moyen de ne pas s’interroger sur ses propres habitudes de consommation. En effet, si les notifications sont un problème, on peut très bien vivre sans, il suffit de les désactiver. On peut aussi simplement déconnecter son portable et son smartphone du web, c’est très simple. »
->Oui mais c’est simpliste comme raisonnement. L’impact de l’addiction au monde connecté ne se limite pas à un simple « je peux me déconnecter », il est largement plus fort que cela. On a des études qui montrent que la simple présence d’un smartphone posé sur la table où un étudiant réalise une tâche perturbe son travail. Même si son emploi n’est pas possible. Le réflexe de consultation existe toujours. Les résultats sont meilleurs quand le même groupe d’étudiants est absolument certain de ne pas pouvoir consulter son smartphone parce qu’il n’est pas dans le bâtiment. On imagine donc assez bien l’impact d’un smartphone simplement « déconnecté » pour un utilisateur. La tentation de consultation est d’office une charge mentale au contraire d’un appareil déconnecté.
« Cette obsession de la déconnexion ressemble à un cri de désespoir du genre: « aidez-moi contre moi-même en concevant un appareil qui n’est pas connecté, par pitié! » »
->Non, c’est juste une mesure de bon sens quand on a du mal à se déconnecter justement. Cf l’explication plus haut. On est quasiment forcé d’avoir un smartphone aujourd’hui (boulot, administrations, banques, services.). Et la présence de cet objet quasi obligatoire peut être un frein pour un romancier, un compositeur ou un poète. C’est aussi simple que cela.
« Ça ressemble à une addiction et dans ce cas, il faut consulter. »
->Comme l’addiction qui pousse à venir commenter une opinion différente de la sienne en disant que les autres sont dans l’erreur ou atteints de troubles psychiques ? Tout en affirmant avoir LA vérité ?
« La solution la plus ergonomique est une tablette Eink à laquelle on peut adjoindre un clavier, qui permet à la fois de travailler sur un format confortable tout en pouvant l’annoter et qui n’oblique pas à passer par un service Google pour pouvoir être sauvegarder. »
->Commencer une phrase par « La solution » sans rajouter quelque part « A mon avis » ou « pour moi » est le plus sûr moyen de crier dans le vide. Chacun à sa solution, personne n’a « La solution ». Chacun a ses envies et ses préférences. Et personne ne force personne. Certains vont vous dire qu’il leur faut un clavier mécanique qui fait un clic spécifique avec une disposition spécifique des touches et un écran assez grand pour avoir deux pages A4 côte à côte. D’autres n’ont jamais lâché le papier et le stylo. Chacun fait comme il veut. Venir dire que les gens sont dérangés parce qu’ils choisissent une autre forme d’outil que la sienne ne me parait pas être le garant d’avoir la meilleure solution.
Ici c’est un outil. Chacun juge l’outil qui lui est le plus pratique. Vous n’allez pas le croire, mais il m’arrive d’enfoncer des clous dans du bois avec un marteau de carrossier. Heureusement, personne ne vient me dire par-dessus mon épaule que je n’utilise pas le bon outil. Il faut dire que j’ai un marteau en main. Moi, quand je vois un type qui a choisi un marteau de géologue pour planter un clou dans une poutre, je n’ai pas idée de venir lui dire qu’il n’a pas fait les bons choix en lui disant que « La solution » c’est ci ou ça. Je sais me tenir. Chacun fait ce qu’il veut.
Quand à Google, encore une fois, quand on comprend de quoi parle cet outil et comment il est géré, on comprend que Google est une proposition comme une autre et que si on n’en veut pas et bien, on peut tout a fait utiliser un autre protocole et coder l’exportation vers un NAS ou je ne sais quoi.
Alors non, les endives braisées, c’est très bon.
La solution (…) c’est d’y rajouter du jambon et de la béchamel.
@Ben: Perso, c’est non.
Je trouve cet objet magnifique. Et il a sûrement une utilité, tellement de gens ont envie d’écrire et de raconter des choses (et c’est très bien!).
Le seul défaut a mon goût c’est que je trouve 4,7” pas assez grand du tout. J’aurai aimé un format proche du A4 (ou au moins sa moitié dans le sens de la hauteur). Mais c’est perso, c’est juste ce que je trouve confortable pour lire. Le prix pique un peu, mais pour un si bel objet, en fait c’est pas du tout délirant.
On peut tjrs acheter un vieux netbook, et le mettre sous Linux, pour avoir de quoi taper du texte avec presque pas de distraction (parce qu’un navigateur internet de 2025 sur un Intel atom de 2008, vous allez pas être bcp sur les réseaux ^^).
Mais c’est pas le but. Là le but c’est le confort, de frappe, l’esthétique, apprécier le moment, libérer sa créativité. Bref passer un bon moment. Tout ,ce que n’offrent pas les endives braisées en somme.