FLSUN V400 : l’impression 3D prend de la vitesse

La FLSUN V400 est une solution de type Delta impressionnante. Idéale pour ceux qui cherchent à prototyper rapidement des projets.

L’imprimante 3D FLSUN V400 est un modèle d’imprimante 3D Delta haut de gamme assez impressionnant sur le papier. Si j’ai toujours suivi de loin ce type de modèle Delta, la réception d’une FLSUN Super Racer il y a deux semaines m’a fait réviser mon jugement sur ce type de machines.

La V400 est un monstre, dans tous les sens du terme. De part ses dimensions pour commencer, l’engin mesure presque 1 mètre de haut pour 43.5 x 48 cm d’emprise. Le plateau rond de sa surface d’impression permet de concevoir des pièces de 30 cm de côté sur 41 cm de hauteur. C’est également un engin impressionnant par les caractéristiques proposées par sa tête d’impression qui atteint des vitesses très élevées. 

Avec la possibilité d’imprimer en 400 mm par seconde au maximum, la V400 est une des championnes de la vitesse d’impression parmi les imprimantes commerciales. C’est un des gros avantages du système Delta qui ne fait que bouger le tête d’impression sans avoir à déplacer le plateau comme sur les solutions Cartésiennes classiques. 

C’est enfin un monstre d’un point de vue tarif car elle frôle les 900€ pour son prix public. Si il est possible de l’acheter avec des codes promos, cela en fait tout de même un engin largement au dessus des imprimantes traditionnelles que l’on trouve entre 200 et 400€ facilement.

FLSUN V400, la version aux hormones de la Super Racer

Ma Super Racer est une excellente imprimante qui, si elle est moins compacte que ma Anycubic Vyper, rend d’excellents services. Je devrais vous en proposer une présentation sous peu mais un des intérêts de ce type de solution est la qualité de la production qu’elle offre au regard de sa vitesse d’impression. La Super Racer (ou SR) atteint du 180 mm d’impression/seconde par défaut. Et pour du prototypage, cela fait toute la différence avec les imprimantes classiques. On imprime plus de deux fois plus vite pour un résultat équivalent avec un de ces modèles.

Mais sur la V400, c’est deux fois la vitesse de la Super Racer qui est atteint. Quatre fois celle de ma Vyper… Quand un projet mettra 8 heures à être imprimé sur la Anycubic, la FLSUN SR mettra 4 heures pour arriver au même résultat. La V400, quant à elle, ne mettra plus qu’une heure pour le même résultat. Je suis déjà soufflé par la vitesse de la SR mais l’idée de pouvoir atteindre le double me parait encore complètement fou.

Cela a une incidence sur la production que vous pouvez avoir avec votre imprimante, sur la capacité que vous aurez de réaliser un projet en une journée ou un week-end. Mais également sur le cout en énergie de votre imprimante. En ne tournant que 4 heures au lieu de 16, votre imprimante sera bien moins coûteuse en énergie même si sa consommation sera supérieure en watts par rapport à une imprimante plus classique.

On retrouve le même concept que la Super Racer, simplement poussé un peu plus loin. Le châssis est toujours constitué de deux éléments comprenant l’alimentation et l’électronique séparés par de longs rails métalliques qui vont porter les bras de la tête d’impression. Le plateau chauffant propose 30 cm de diamètre de surface d’impression contre 26 pour la SR. Tandis que la hauteur d’impression passe de 33 à 41 cm. Autre changement, le plateau en verre de la SR est désormais un modèle PEI magnétique double face (lisse ou texturé) que l’on pourra facilement décoller.

Autre nuance, l’extrudeur devient Direct Drive. Sur la SR, il est placé en amont du tube de Teflon qui conduit le filament à la buse d’impression, sur la V400 il est juste au dessus de la buse. FLSUN a construit une solution légère qui peut se poser sans soucis pour les mouvements des bras de l’ensemble. Avec 140 grammes, cet extrudeur double engrenage permet de suivre la cadence imposée par la vitesse de déplacement de la tête. Pour imprimer à 400 mm/s, il faut de la matière. Le filament doit être débité à un rythme stable et soutenu.

La buse en elle même permet d’atteindre les 300°C et le plateau 110°C ce qui offre de larges possibilités de matériaux. Le refroidissement du filament en sortie d’extrusion est assuré par deux ventilateurs radiaux de 4 cm sur 1. Autre différence par rapport au modèle précédent, la présence d’un éclairage LED triple pour voir précisément ce que l’on imprime.

Klipper à la rescousse

C’est le firmware Klipper qui a été retenu par le constructeur pour piloter cette imprimante. La solution étant capable d’atteindre les 400 mm/s, elle a été préférée à Marlin. Le panneau de contrôle est une dalle tactile de 7 pouces IPS avec un système multi langues pilotant une carte mère avec 1 Go de mémoire vive DDR4 et 16 Go de stockage eMMC. De quoi faire largement évoluer le firmware en cas de besoin. L’ensemble est connecté à un module Wifi pour être piloté facilement à distance. Une impression déconnectée sera évidemment possible via une carte MicroSDXC ou une clé USB.

Klipper pourra donc être mis à jour et suivre les évolution apportées par sa communauté. Toutes les options proposées par le firmware seront disponibles. De la surveillance d’impression à distance avec une webcam à la réalisation de Timelapses. Un historique complet de vos impressions, de leur temps d’impression et d’éventuels problèmes ou abandon sera lisible. L’écran 7 pouces permettra également de voir un rendu 3D de la pièce que vous allez imprimer, de suivre les températures de votre machine du plateau à la buse en passant par le SoC et l’alimentation. 

Un nivellement automatique est proposé avec le petit accessoire habituel qui vient se magnétiser sous la buse. Il permet de positionner la tête d’impression à la bonne hauteur sur tout le plateau avant de n’effectuer que le dernier réglage avec la traditionnelle feuille de papier. La détection de fin de filament est bien toujours présente, par contre la possibilité de reprendre une impression après une coupure de courant a disparu. Si cela pose souci, il faudra investir dans une solution d’onduleur pour compenser

La FLSUN V400 se positionne donc sur un segment haut de gamme avec des composants solides, des capacités d’impression permettant d’imprimer aussi bien du PLA que du PETG ou du TPU. Elle est énorme, lourde et probablement assez bruyante. Il faudra donc avoir un local ou la positionner pour l’utiliser confortablement. Un garage, un atelier ou un grenier, si possible accessible en Wi-Fi pour être exploitée et surveillée à distance. 

Proposée en ce moment en promotion à 799€ sur Geekbuying avec le code NNNFLV400, c’est vraiment une solution intéressante à découvrir. Pour ma part, je vous ferai un retour sur ma Super Racer d’ici quelques semaines quand j’en aurai vraiment fait le tour. C’est un modèle moins rapide mais plus compact qui est également beaucoup moins cher. On le trouve à 369€ avec le code NNNFLSUNSRFRBE toujours sur Geekbuying.

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13 commentaires sur ce sujet.
  • 18 novembre 2022 - 18 h 46 min

    La vitesse est la qualité c’est tentant, mon seul bémol c’est le montage, j’ai par le passé échoué à monter seul une imprimante delta pourtant donnée comme facile à monter. Elle arrive dans quel état de montage stp ?

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  • 18 novembre 2022 - 19 h 47 min

    @Da Doo: Tu as les deux parties supérieures et inférieures séparées, il faut visser les 3 piliers (4 vis de chaque côté) en suivant les indications de petites étiquettes pour ne pas se tromper. Ensuite tu fixe les bras dans les rails (très simple) et tu connectes les différents fils (couleurs + détrompeurs) j’ai mis une petite heure pour y parvenir sur la SR.

    https://www.youtube.com/watch?v=ZncR1RXSmlc

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  • 18 novembre 2022 - 21 h 58 min

    C’est assez rigolo de voir une communication axée autour d’une vitesse en pratique intenable de par un refroidissement largement sous dimensionnés.

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  • bob
    21 novembre 2022 - 2 h 52 min

    C’est vrai que c’est un problème le temps d’impression. Pour ma part j’ai deux techniques pour être moins frustré.
    La première, c’est multiplier les imprimantes. Cinq imprimantes qui tournent au Home Lab, ça permet de produire sans trop attendre et de toutes façons il y a toujours de la maintenance à effectuer, en multipliant on a toujours les moyens d’imprimer.

    La seconde, pour les gros trucs en mode POC, c’est de changer la buse pour mettre plus gros et éventuellement le remplissage.

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  • 21 novembre 2022 - 9 h 36 min

    J’en ai commandé une le mois dernier, et je ne devrai donc pas tarder à la recevoir (normalement, GeekBuying devait recevoir un nouveau stock en Pologne le 18/11)…

    Les 2 gros avantages, selon moi, par rapport à la SR, c’est le direct drive, qui ouvre l’accès aux filaments souples (type TPU)… et Klipper (même si son intégration physique avec un boitier « posé comme une m*rde à côté de l’imprimante », c’est vraiment très très moyen, surtout comparé à l’écran aimanté de la SR).

    Pour les 400mm, visiblement c’est le déplacement de la tête, mais l’impression semble tourner plutôt entre 200 et 350mm/sec (ce qui est déjà énorme).

    Après, pour répondre à Tronklou : la ventilation semble relativement équilibrée (entre ventilation suffisante dans 90% des cas, et nuisances sonores). Sur de petites et très petites pièces, il suffira de réduire la vitesse d’impression (en même temps, un benchy (scale 100%) à 400mm/sec, même avec une turbine Altsom, tu n’arriverais pas à refroidir assez des couches imprimées à 400m/sec ;) ).

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  • 21 novembre 2022 - 12 h 47 min

    Pareillement très tenté par cette delta, mais tout autant très suspicieux devant l’opacité de geekbuying et le SAV périlleux qui devrait logiquement en découler. Sachant que la dispo de pièces de rechange tout comme le dialogue avec un importateur identifié et compétent, sont des pré-requis indispensables pour ce type d’équipement, amha. Je vais donc plutôt payer le prix fort en passant par le site fr de FLSUN, a priori. Mais c’est bien dommage de rater 20 % de rabais. :/

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  • 21 novembre 2022 - 12 h 57 min

    Concernant, la vitesse avancée : On parle bien de déplacement rapide entre deux extrusions et absolument pas de vitesse d’impression moyenne effective. Concernant le refroidissement entre deux layers, il existe par exemple une tempo sur le slicer ideaMaker destiné aux Raise3D, pour que l’imprimante respecte un délai minimum de 10 secondes entre chaque couche. Et ça n’est pas à négliger, amha.

    Répondre
  • Sam
    21 novembre 2022 - 15 h 48 min

    Je m’intéresse de plus en plus aux imprimantes 3D… mais au plus je me penche sur la question plus je suis repoussé par la montagne d’informations.

    Un petit guide d’achat des imprimantes 3D serait il envisageable?

    Merci

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  • 21 novembre 2022 - 15 h 52 min

    @Sam: Guide d’achat dans le sens techniques / usages / orientations ?

    Répondre
  • 21 novembre 2022 - 19 h 31 min

    @Sam:
    +1 pour cette demande.
    Et @ Pierre oui ta segmentation Techniques/usages/orientations me va très bien.
    Je rajouterai « condition d’exploitation » dans le sens utilisation dans une chambre (caisson, pas caisson), appart, local dédié (cave, grenier…).
    Mais aussi coût (matériau, électricité, accessoires indispensables pour bien bosser,…)
    Mais bon, je n’y connais pas grand chose, mais je suis bigrement intéressé à deux titres:
    – un fiston en 1ère année d’ingé qui aime « prototiser » (ça se dit?)
    – et perso, directeur d’école maternelle pour imprimer nombre de pièces manquantes dans des jeux, des boites de constructions, de supports en touts genres pour certains élèves.
    Encore merci pour cet articles.
    Excellente soirée à tous les « Minimachinautes » ;)
    Michel

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  • Sam
    21 novembre 2022 - 20 h 49 min

    oui un guide d’achat, pour mieux s’y retrouver dans la jungle des imprimantes.

    selon le niveau de l’utilisateur (débutant/confirmé/expert)
    Type d’usage: ludique, pro

    les accessoires indispensable

    les ressources indispensable (meilleurs sites)

    Merci!

    Répondre
  • 21 novembre 2022 - 21 h 29 min
  • 22 novembre 2022 - 7 h 37 min

    Ce serait cool de parler des Bambu X1 alors, c’est ma dernière arrivée à la maison et clairement c’est une claque par rapport a ce que sort la concurrence depuis quelques années.

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