Si le CHUWI LarkBox S est beaucoup plus classique en 2024, le premier des engins de cette série a créé des remous en 2020 quand il a été annoncé. Même si il ne s’agissait pas d’un MiniPC original comme nous l’avons appris par la suite, le premier Larkbox a marqué une étape dans la miniaturisation des PC.
En 2024 cependant, Chuwi semble bien plus frileux et son LarkBox S est bien rentré dans le rang avec des dimensions plus habituelles. Avec 11.8 cm de large comme de profondeur pour une hauteur de 4.13 cm, c’est un format très classique. Ce qui va changer ici c’est plus l’équipement de la machine, les modèles de cette gamme « Lark » on depuis 2020 toujours surfé sur un bon rapport performances/prix grâce à l’emploi de puces entrée de gamme bien épaulées.
A l’intérieur du LarkBox S, on retrouve un processeur Intel Core i3-1220P, une puce intéressante dans l’offre du fondeur car elle propose un excellent niveau de performances pour qui recherche une solution d’usage classique. Le processeur est un 10 cœurs, une formule qui combine 2 cœurs Performants et 8 cœurs Efficaces pour un total de 12 threads. Ses fréquences vont d’un 3.3 GHz de base à 4.4 GHz au maximum dans un TDP de 28 Watts en moyenne et jusqu’à 64 Watts en mode Turbo. Cette puce Core i3, c’est également un circuit graphique intéressant avec un Intel UHD de 12e Gen proposant 64 Unités d’Execution.

Le MiniPC emploie un système de dissipation classique avec une aspiration d’air frais par les côtés qui sera expulsée vers l’arrière au travers d’ailettes accumulant la chaleur du processeur. Un système qui a fait ses preuves et que le constructeur qualifie de silencieux.
Autour de cette puce Core, 16 Go de mémoire vive DDR4-3200 préinstallée sur deux slots en double canal. Evolutif vers 32 ou 64 Go facilement en cas de besoin, le boitier enferme également un stockage au format M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 x4.

La connectique est classique, assez riche, avec en face avant un jack audio combo 3.5 mm, deux USB 3.2 Type-C proposant du DisplayPort, deux USB 3.2 Type-A et un bouton de démarrage. On note autour de cette connectique une bande lumineuse qui sera éclairée par des LEDs RGB. Celle-ci pourra être éteinte ou modifiée pour s’illuminer plus ou moins sobrement suivant vos goûts.
A l’arrière, on retrouve deux sorties vidéo HDMI supplémentaires, une en HDMI 2.0 et une seconde en HDMI 1.4, un Ethernet Gigabit et deux USB 2.0 Type-A. J’aurais pour ma part préféré qu’un des ports USB Type-C soit déplacé vers l’arrière du dispositif, notamment dans un usage triple écran. En l’état, je suppose que la solution est bien adaptée à une exploitation de bureau classique ou en mode VESA avec le support livré, mais elle aurait pu être plus optimisée. La partie sans fil est confiée à un module Wi-Fi5 et Bluetooth 5.1 très classique.

Le système préinstallé est un Windows 11 familial mais au vu de ses caractéristiques et à moins que Chuwi n’ait employé un module sans fil vraiment très ésotérique, l’engin devrait être compatible avec tout type de distribution Linux.
Le boitier est totalement construit dans une coque en plastique avec un décor à la « Transformers » pas forcément ravissant mais suffisamment discret pour se faire oublier. La construction semble classique, par contre le boitier d’alimentation tel qu’on le voit dans la vidéo ci-dessus me semble gigantesque. Presque démesuré face à un boitier aussi compact. Il délivre du 19V et 4.74A.
Il manque encore une information importante autour de cet engin, son tarif. Si Chuwi l’a mis en ligne et commence à en faire l’écho, cette information de prix n’est pour le moment pas encore communiquée. La série LarkBox est en général bien positionnée au niveau tarifaire. Si le prix de l’engin est suffisamment contenu, les éventuels défauts de connectique, le module WiFi5 par exemple, et le look un peu tapageur de la machine pourront facilement être pardonnés. Le niveau de performances d’une machine de ce type est très bien situé pour un engin familial multi tâche. J’ai essayé il y a quelques mois un prototype du même genre, avec 16 Go de DDR4 et un SSD NVMe de 512 Go. Cela faisait une machine très bien située d’un point de vue performance sous Windows comme sous Debian pour un tarif anticipé environ 25 à 30% de plus qu’un MiniPC classique sous Intel N100. Mon prototype avait cependant un petit souci qu’on m’a juré n’être que temporaire. Lié à son statut de présérie. Une ventilation épouvantablement bruyante car non gérée correctement dans le BIOS. L’engin soufflait en permanence au maximum de ses capacités, ce qui était assez vite usant. J’imagine que jamais le LarkBox S ne sortirait dans ces conditions.
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