Windows 365, la solution à tous vos problèmes de mémoire

Asus et Dell annoncent des MiniPC sous Windows 365. Ou le retour des terminaux ultra basiques pour se connecter à un serveur distant.

Windows 365 est un système dans les nuages, une sorte de tuyau qui permet de piloter un système à distance et qui est largement proposé aux entreprises pour déployer des flottes de machines variées sur le terrain.

Avec Windows 365, on peut se connecter depuis n’importe quel poste et, une fois identifié en ligne, se retrouver sur son bureau qui est streamé depuis un serveur. C’est pratique pour certaines sociétés qui jouent sur le flex-office, la mobilité des équipes ou autres techniques de « management ». C’est également parfait pour garder en un lieu sécurisé des fichiers importants et éviter qu’ils ne se baladent trop dans la nature. Mais, surtout, cela permet de ne pas dépenser des fortunes en matériel puisque n’importe quel engin va pouvoir se connecter au serveur. Même un MiniPC très entrée de gamme.

Et, au regard de la crise actuelle des composants, la logique de Windows 365 semble être une pièce parfaite pour résoudre le casse-tête actuel des entreprises. Au lieu d’acheter 50 postes avec 50 kits de mémoire et de stockage hors de prix, il suffit d’acheter 50 machines basiques et de leur payer un accès à Windows 365. 

Asus annonce donc un « NUC 16 for Windows 365 » qui est un MiniPC très classique de la marque avec une bonne connexion réseau. On parle d’un Ethernet 2.5 Gigabit et d’un Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3. On retrouve en fait la carcasse d’un Asus N16 Pro allégé et probablement rempli de composants assez basiques. On n’a pas le détail de la configuration mais comme il s’agit uniquement de gérer les périphériques locaux et de faire le pont vers un serveur, je ne serais pas surpris qu’une configuration basique soit intégrée. Un processeur Intel Alder Lake-N ou Twin Lake accompagné de mémoire et de stockage minimum.

Windows 365

Dell suit la même route avec son Dell Pro Dekstop for Windows 365. Avec un tout petit peu plus de détails techniques puisque la marque fait état d’un processeur Intel de série N. Ces machines sont prévues pour le troisième trimestre de cette année.

Windows 365 n’a d’intérêt que pour certains pro

Ce genre de déploiement est également idéal pour des équipes techniques. Le matériel déployé n’a pas grand risque de panne ni d’infection, les postes virtuels sont constamment actualisés et surveillés. En cas de problème, les fichiers sont doublonnés pour éviter toute perte et il est possible de retrouver un système tout neuf en quelques minutes. Avec une bonne équipe technique et un bon matériel serveur, déployer de nouveaux postes ou en supprimer ne prend que quelques clics. Une migration de système se fera facilement et l’installation d’un nouvel outil ou sa mise à jour ne souffriront d’aucun retard. Évidemment, la contrepartie est qu’en général personne ne peut employer ses logiciels de productivité préférés. Tout le monde a accès aux outils choisis par la société.

Évidemment, aucun particulier n’a le moindre intérêt à toucher à ces machines. Inutile d’imaginer faire des mises à jour techniques, le plus probable est que l’ensemble des composants soit au plus bas coût possible. En seconde main, si vous croisez l’étiquette « Windows 365 » ne vous penchez pas trop sur le produit. Non seulement il est plus que certain qu’il s’agira d’un MiniPC avec de la mémoire vive LPDDRx soudée, mais le recours à un stockage également intégré à la carte mère sous la forme d’un eMMC est plus que probable. Il est par ailleurs possible que cette approche très Microsoftienne des minimachines les bloque, via leur BIOS, à toute exploitation d’un autre système.

Le seul intérêt éventuel, par exemple sur le modèle de Dell qui est annoncé comme Fanless, serait d’en faire un MiniPC pour des usages multimédia avec une éventuelle distribution Linux spécialisée. Par exemple un Daphile ou autre, mais évidemment il n’est pas certain du tout que ce soit possible. Si c’était le cas, avec un prix vraiment très très bas, ce genre de configuration pourrait avoir un intérêt. J’ai croisé à une époque des clients légers d’entreprises à 20€ chez un brocker… Des machines sous Atom fanless parfaites pour ce genre de rôle. Mais, j’avais l’assurance d’une compatibilité assez large d’un point de vue logiciel avant de craquer.


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10 commentaires sur ce sujet.
  • 2 mars 2026 - 12 h 56 min

    Méthode encore plus simple, passer à un OS qui fera que votre PC est vraiment un ordinateur personnel.
    Linux utilise nettement moins de mémoire vive et tourne même mieux que Win11 sur de vieilles machines.

    Reply
  • gUI
    2 mars 2026 - 13 h 17 min

    Le Chromebook version Microsoft quoi. Disons que c’est l’air du temps.

    Reply
  • 2 mars 2026 - 14 h 21 min

    Je sais pas pourquoi mais cela me fait penser aux JavaStation.

    Reply
  • Xo7
    2 mars 2026 - 15 h 02 min

    En première accroche j’ai cru qu’on avait basculé sur un magazine de santé, mais non, on est (vraiment) bien sur Minimachines!

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  • 2 mars 2026 - 16 h 07 min

    Et le ministre des PTT vient d’annoncer la réintroduction du Minitel, ah non ?

    Reply
  • Jle
    2 mars 2026 - 16 h 08 min

    Le pire c’est que même pour des pros ce n’est pas forcément la panacée.
    Pour des développeurs par ex, vu que ce sont ces machines distantes virtualisées, et que la virtualisation imbriquée n’est pas active, impossible par ex de faire du dev Android (les émulateurs ne se lanceront pas). Après, même si la virtualisation imbriquée était active, cette techno est d’une lenteur désastreuse, donc c’est peine perdue.
    J’ai le même soucis chez Shadow (tant offres gaming que « bureau », z’ont les deux now), qui me sert tant pour le jeu que pour décharger un peu ma machine de dev locale qui commence à se faire vieille. Mais du coup, je ne peux pas tout faire dessus.

    Sinon pour revenir sur la première machine citée dans l’article, j’ai du mal à comprendre l’intérêt du 2,5GbE. Du 100Mb/s (ou aller, 1Gb/s, ça ne coûte plus rien) ça suffit largement pour se connecter à la machine chez MS. Ou même juste garder le WiFi. Le principe c’est quand même de se connecter à cette machine distante, et de tout faire depuis celle-ci. Les technos de streaming se contentent de moins de 100Mb/s sans soucis, même en 4K. L’IGP saura décoder sans peine du h264 ou h265. Bref, y’a moyen de faire baisser la facture.

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  • 2 mars 2026 - 16 h 37 min

    Bon a va ressortir les terminaux VT220…

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  • 2 mars 2026 - 19 h 22 min

    @Srg2: Tu en as qui trainent ?

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  • 2 mars 2026 - 23 h 24 min

    Non, ils ont pas survécu a l’avènement des Personnal Computers abordables donc en gros au milieu des années 90

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  • 3 mars 2026 - 7 h 59 min

    Encore un bon moyen de rendre le client captif. Pas la première fois, ni la dernière fois qu’on voit ce genre de tentative, mais c’est agaçant. D’autant que je suis prêt à parier que des particuliers vont se faire pièger…

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