Cette puce est alimentée par le son

On parle beaucoup de l’internet des objets, des implants et des solutions les plus variées pour communiquer avec notre environnement. Le plus gros problème de toutes ses nouvelles idées est lié à la consommation d’énergie, et donc à la recharge de toutes ces solutions. Cette puce expérimentale se recharge via les ondes sonores.

Je ne suis pas sur  que cela puisse permettre de recharger un jour assez de batterie pour alimenter une puce capable de faire tourner un vrai système, à mon avis on en est loin. Mais cette puce développée par l’université de Stanford pourrait être utilisée pour piloter des microcontrôleurs ou de petits mécanismes exploitables en implantation sous cutanée ou dans d’autres systèmes sans avoir à chercher un port MicroUSB ou un rechargement sans contact précis.

2014-10-23 12_38_18-https___arbabianlab.stanford.edu_sites_default_files_cicc_2014_final.pdf

C’est toute l’ambition de ce projet pour le moment, permettre de recharger à distance, sans contact et facilement un petit élément à partir des mêmes ondes sonores exploitées lors d’une échographie. L’idée serait par exemple de permettre l’implantation sous cutanée d’un circuit capable de délivrer des médicaments à faible doses à intervalles réguliers ou suivre les signes vitaux d’un patient et les transmettre à un récepteur.

L’idée est excellente et pourrait également se décliner à d’autres usages notamment dans l’Internet des Objets ou certains produits pourraient communiquer avec nous au travers d’informations simples et suivies dans le temps. Il serait possible de suivre des états différents d’un produit et de les lire dans la foulée tout en n’ayant pas besoin de recharger précisément chaque élément implanté.

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Mais dans un développement médical, cette invention est déjà extraordinaire. Un petit capteur piézoélectrique capte les sons et vibre 1 million de fois par seconde, produisant ainsi du courant qui alimentera la puce. Les usages en neuro chirurgie sont, semble-t-il, énorme et on peut imaginer des implantations au plus prés des régions à traiter. Pour le moment, le capteur a la dimension d’une pointe de stylo mais à terme, il pourrait ne faire qu’un dixième de cette taille. Permettant à des implants d’être positionnés précisément et, profondément dans le corps afin d’être efficaces. Cette technologie permettrait de le faire sans avoir à se soucier de la recharge de la batterie et améliorerait le confort du patient.

Plus d’infos sur le site de l’université de Stanford.

Merci à Antoine pour le lien.

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