Parfois, on s’amuse plus à construire quelque chose qu’à jouer avec. C’est le cas des Lego par exemple ou de la Pi Snake. Une console portable construite autour d’un Raspberry Pi Pico 2 qui ne permet de ne jouer qu’à Snake. Le fameux jeu du serpent qui était présent sur les tout premiers téléphones mobiles.

Pi Snake n’embarque pas vraiment le jeu le plus formidable qui soit, le jeu tenait d’ailleurs une bonne partie de sa difficulté à l’ergonomie pas toujours formidable des téléphones qui l’embarquaient. Pour les plus jeunes, il s’agit de diriger un serpent qui ne peut aller que dans quatre directions, haut, bas, droite et gauche pour lui faire avaler des fruits. Quand le serpent mange, il grandit. Plus il devient grand et plus cela devient difficile de le contrôler. Il occupe de plus en plus d’espace à l’écran et si le serpent se mange lui-même, la partie est perdue.

En réalité, Pi Snake c’est autre chose, c’est effectivement une console de jeu qui va proposer un grand écran et une meilleure jouabilité pour contrôler notre reptile. On pourra faire grandir le serpent en mangeant des gros pixels, mais surtout, on pourra apprendre un peu d’électronique et un peu de code en fabriquant la console Pi Snake.
La console est un projet signé par Arnov Sharma qui a décidé d’employer la solution Raspberry Pi Pico 2 pour piloter un panneau de 64 x 32 LEDs au lieu d’un écran à cristaux liquides. Le tout, posé sur un châssis imprimé en 3D. On contrôle le serpent avec de simples boutons. L’alimentation est assurée par une batterie classique de type 18650. Cette « recette » peut évidemment être adaptée à plein d’autres matériels et notamment à d’autres dimensions d’affichage de ce type.

Le bémol du projet est qu’il utilise deux circuits imprimés réalisés sur mesure par un opérateur en ligne. Pas que ce genre de fabrication soit extrêmement cher, mais il est toujours délicat de n’en faire réaliser qu’une seule pièce. Un premier circuit permet de connecter la Pico à la batterie par l’intermédiaire d’un composant de gestion électrique IP5306. Il offre également un connecteur compatible avec l’écran choisi.

Il me semble qu’il est possible de faire sans ce type de circuit mais on devrait perdre en portabilité. Le second composant gère, quant à lui, les quatre boutons de contrôle et pourra facilement être contourné.

Un guide détaillant la création du projet et le code nécessaire pour la construction du Pi Snake sont disponibles sur Instructables, si le cœur vous en dit. C’est encore une solution que je trouve intéressante pour mener à bien un projet dans le cadre d’une formation, d’un fablab ou d’une salle de classe.
Bonus : Il est possible de lancer The Game of life sur le Pi Snake :

| 2,5€ par mois | 5€ par mois | 10€ par mois | Le montant de votre choix |




Un joli Pong cela devrait être réalisable avec cette console, non ?
@eeegr: Tout à fait !
J’adore
A quand doom sur Pi Snake ? :)
Si Nokia a popularisé Snake avec ses téléphones portables, le concept du jeu semble remontzr à 1976: https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Snake_(genre_de_jeu_vid%C3%A9o)
On le trouvait fréquemment par exemple sur les calculatrices programmables vers 1995-2000…
@fero14041: Ah merci, je ne savais pas que c’était si vieux !
Euh… un seul jeu ???? Franchement avec moins de pixels, en monochromie et avec 16 Ko max on pouvait faire des jeux en 1982/1986, il n’y a puiser de le réservoir à idée des anciens matériels.
@Xo7: J’ai quelques doutes sur le « avec moins de pixels ». Si j’en crois Wikipedia, le ZX81, sorti en 1981 pouvait afficher 256×192 pixels, ce qui est très largement au dessus de 64×32 proposés ici… Et puis… je pense que le concepteur de cette Pi Snake sera ravi d’accueillir les jeux que tu auras pris le temps de redévelopper pour cette console.
@Nicolas: En effet, mais en densité de pixels par contre on devait être à peu près équivalent ce que pouvait offrir un ZX80/81 sur un TV standard de l’époque. Après je ne me souviens plus (j’étais pas bien vieux à l’époque) si une Péritel était déjà à l’oeuvre ou si c’était d’autres types d’entrées vidéo plus antédiluviennes encore.