La violence et les jeux vidéo, c’est un très vieux débat. Face à l’actualité dramatique du moment, les politiques semblent toujours chercher la solution la plus simple et surtout la plus économique. Tisser un lien direct entre les évènements avec une bonne vieille philosophie de comptoir est tout de même plus facile que de repenser les véritables causes d’un problème.
La violence causée par les jeux vidéo, c’est un marronnier de notre époque. On se souvient des gros titres suite à la fusillade de Columbine en 1999 qui faisait déjà ce rapprochement. Mais ce n’est absolument pas une nouvelle façon de penser. Si on regarde les produits culturels apparus derrière nous, on s’aperçoit que tout a toujours été qualifié comme incitant à la violence ou à la « libération des mœurs ». La musique avec le Rap, le Rock, le Punk et même le Jazz ou l’opérette. Le cinéma avec à peu près tous les genres.

Du Seigneur des anneaux à Dark Souls en passant par le jeu de rôle, les nouveaux médiums ont toujours eu une certaine violence.
La littérature, évidemment, source d’un échauffement des méninges. La bande dessinée jugée soit bêtifiante ou alors bien trop crue. Et puis, évidemment, la télévision, le jeu de rôle, les dessins animés, le vélo, la danse, les mangas… Suivant les périodes, tout ce qui pouvait apparaitre comme « différent » ou simplement « nouveau » a toujours été pointé du doigt comme un danger. Dire que c’est là la pensée la plus caverneuse qui soit serait assez insultant pour nos ancêtres néandertaliens. Disons que c’est un réflexe classique. Le même qui fait pointer du doigt le chat dans la maison quand on rentre et qu’une assiette est brisée, même si on oublie qu’on a soi-même posé l’assiette au bord de la table en partant.

Emmanuel Macron veut donc lancer une étude pour étayer ou défaire la corrélation entre jeu vidéo et violence des enfants. Ce ne sera pas la première et c’est bien là tout le problème. Le magazine scientifique Epsiloon a publié un dossier sur le sujet. En réaction à l’actualité, ils l’ont passé en accès libre. Il s’agit d’une étude qui démontre en 16 points que l’impact du medium n’est pas celui que dessinent les faits divers. Violence, bien-être, sédentarité, dépendance… Les maux que l’on pose comme diagnostics sur les joueurs sont éloignés un à un en coupant net toute relation ou conséquence directe de la pratique du jeu vidéo. Si l’impact sur le sommeil reste sujet à débats, c’est surtout lié à la durée de la pratique plutôt qu’au contenu qu’ils véhiculent. Le seul problème direct véritablement rencontré est le renfort de stéréotypes et clichés.
Le dossier fait également la liste des points positifs qu’amènent les jeux vidéo. Et, ils sont assez nombreux : meilleure attention, amélioration de la perception visuelle, orientation spatiale, concentration, créativité, mémoire, adaptation, sociabilité, ouverture d’esprit… Pour ma part, je remarque notamment que les joueurs ont en général une meilleure appréhension d’une notion qui semble quasiment avoir disparu chez d’autres jeunes. L’idée de « cause à effet ». Comprendre qu’une action peut avoir des conséquences. Qu’elles soient éloignées géographiquement ou temporellement. Qu’un acte aussi anodin qu’il soit dans une séquence du jeu aura un impact dans son avenir est une leçon importante pour mieux comprendre l’histoire, la biologie ou les mathématiques. Je ne parle pas des progrès en langues que le jeu vidéo peut apporter aux plus jeunes.

Le scientifique appelé à la rescousse pour analyser la violence des jeunes
Les études existent déjà, pourquoi en refaire d’autres ?
Nous avons donc à notre disposition des études et même des méta-analyses de centaines de données qui démontrent que la violence et la pratique du jeu vidéo ne sont pas corrélées. Comme nous en avons eu pour les autres loisirs cités plus haut par le passé. Une autre évidence se devine face aux faits divers violents qui existaient avant le jeu vidéo ou pendant sa période démineur/Tetris. Ce qui tend à décorréler le medium de toute incitation. Si le jeu vidéo avait poussé des générations de personnes à empiler des caisses ou à méticuleusement fouiller leur jardin à la recherche de mines, nous l’aurions remarqué.
Notre président de la République n’est pas idiot, s’il annonce vouloir lancer une nouvelle étude, ce n’est absolument pas pour en observer le résultat. Il le connait déjà. Il s’agit donc de lancer un écran de fumée qui va désigner un vaporeux coupable qui satisfera l’appétit du moment. Les gens à qui ils s’adressent sont déjà confortés dans cette idée que le jeu vidéo est violent parce que la presse en a fait un sujet au fil des ans. Comme elle a pu faire ce même sujet sur le jeu de rôle, le Rap ou le cinéma auparavant. Comme elle associe encore en page « faits divers » la musique électronique avec la drogue et en page « culture », certains de nos musiciens stars avec notre fabuleux rayonnement culturel.
Cet écran de fumée est destiné à éteindre un incendie naissant plutôt qu’à en corriger les causes. Les gens qui s’émeuvent de toute tragédie qu’ils vont lier au jeu vidéo ne liront pas les conclusions d’une telle étude. L’annonce est cependant suffisante pour les conforter dans leur opinion avec ce bon vieil adage imbécile de la fumée et du feu. « S’ils font une étude, c’est bien qu’ils savent que les deux ont un rapport. » se diront-il avant de retourner à leurs occupations. De deux choses l’une, soit l’étude analysera les mêmes comportements que ceux déjà maintes fois analysés par le passé et en tirera les mêmes conclusions. Ce qui n’apportera rien à personne puisqu’avec une analyse scientifique déjà menée, on en est toujours à en redemander une nouvelle. Soit l’étude apportera une réponse contraire et trouvera miraculeusement une corrélation entre jeu vidéo et violence. Ce qui permettra aux politiques de jouer à un de leurs sports favoris : le cherry picking. C’est-à-dire à ne choisir qu’une seule et unique analyse qui va dans leur sens parmi des centaines d’autres qui disent l’inverse.

Imaginons qu’un lien se tisse entre jeu vidéo et violence, que se passerait-il ?
Dans deux ans, au terme d’une étude clinique sérieuse, le couperet tombe. Des chercheurs prouvent que le jeu vidéo peut amener à des comportements violents. Que se passerait t-il ? La réponse est simple. Rien, ou si peu. On aurait probablement une décision du gouvernement pour apposer une étiquette sur les copies des jeux physiques et un écran de recommandation au lancement de chaque partie. Un sticker sur la boite pour dire que le jeu est interdit aux moins de 18 ans ? Non, il existe déjà une recommandation PEGI qui s’en charge. Ce label n’est qu’une recommandation et un enfant de 12 ans peut acheter un jeu interdit aux moins de 18 ans,
Imaginera-t-on alors une interdiction de la vente de jeux vidéo violents aux plus jeunes ? Fini Fortnite pour les moins de 12 ans ou GTA pour les moins de 18 ans ? Même en ayant une volonté forte de la part des politiques, il faut vraiment être naïf pour croire que cela arrêtera les joueurs les plus jeunes d’accéder à ces jeux. Cela encouragera le piratage tout au plus. On arrive déjà très mal à empêcher les enfants d’accéder aux cigarettes, à l’alcool et à la drogue. On peine à empêcher l’accès aux contenus pornographiques. Comment supposer que l’État pourrait empêcher un enfant de jouer à Fortnite du jour au lendemain avec une loi ?
Le gouvernement pourrait également lancer un processus de contrôle « à la chinoise ». Trois heures de jeu par week-end maximum pour les moins de 18 ans depuis 2021. Une méthode choc qui pose un petit souci dans l’hexagone puisqu’elle se heurte à la protection de la vie privée des mineurs. Pour imposer cette règle, il faudrait sérieusement muscler notre arsenal de surveillance. Ce qui serait la porte ouverte à la commercialisation mafieuse de jeux pirates et d’accès détournés.

Cette étude a donc le même intérêt que nos fameux « numéros verts »
Cela aurait été d’ailleurs une autre solution qu’aurait pu choisir M Macron. Proposer un « numéro vert » pour signaler tout comportement dangereux ou violent supposément en rapport avec une « addiction » au jeu vidéo. Le problème étant que cela aurait demandé de répondre à beaucoup d’appels puisqu’encore une fois c’est la pensée résurgente la plus courante de la part des personnes concernées par des comportements violents. Une pensée pavlovienne née de patientes années de rabâchage médiatique sur le sujet.
L’étude est donc moins coûteuse et plus facile à déployer… et à enterrer au besoin. Comme énormément d’autres études, assemblées, Grenelle ou autres conventions citoyennes. Si le résultat ne plait pas au message politique que l’on veut faire passer, l’étude finira au fond du panier. En attendant, l’annonce a son petit effet bien utile. Les « gens concernés » vont s’en satisfaire même si cela ne changera rien dans le monde réel. Les joueurs vont se dire que le président est à côté de la plaque mais cela n’aura pas trop d’incidence sur leur vote.
Et les faits divers violents continueront. Évidemment, puisque le jeu vidéo n’est pas la cause du problème. Il faudrait voir plutôt du côté des classes surchargées, du nombre de profs disponibles, de leur motivation, des problématiques rencontrées par les jeunes. De la souffrance mentale qui leur pèse. Et de voir les chiffres publiés par le gouvernement. Chiffres qui évoquent la dépression chez les lycéens et les collégiens. Qui parlent de troubles du sommeil, de l’impossibilité de voir un psychologue rapidement ou de l’achat de médicaments psychotropes en constante hausse ces dernières années. Chiffres qui évoquent la toxicité des réseaux sociaux sur lesquels notre président s’exprime et que ces mêmes jeunes identifient souvent comme une source de leur mal être.
Il y aurait beaucoup à faire pour les jeunes en France, des choses concrètes pour améliorer leur sort. On peut, par exemple, imaginer que l’image d’impunité véhiculée en permanence dans les médias a un impact fort. Plus fort sur les conséquences d’une crise de violence que le fait de dézinguer virtuellement un personnage de pixels déguisé en poulet dans un décor de dessins animés. Voir des policiers tenter de renverser un motard s’en sortir avec une tape sur les doigts, voir un animateur de télévision condamné pour détournement de mineurs toujours à l’antenne ou découvrir, stupéfait, que dans la liste des personnes éclaboussées par le scandale Epstein, la majorité est toujours à son poste. Ce sentiment d’une justice qui ne fonctionne plus a peut-être plus tendance à déboussoler le sens moral des jeunes. Plus sans doute que le fait de jouer le rôle d’un soldat numérique au milieu d’un scénario virtuel, aussi réaliste soit-il.
Informer les enfants, leur faire prendre conscience de certains aspects délétères du jeu vidéo d’un point de vue physique, social et évolutif est une bonne chose. En 2019, j’écrivais à ce propos en découvrant l’effet social et culturel de Fornite sur les plus jeunes. Beaucoup d’enfants se rendent cependant vite compte que trop jouer a un impact négatif sur leur scolarité et certains reconnaissent y voir une forme d’addiction qui doit être encadrée. Mais cela passe par autre chose qu’une énième étude qui donnera des résultats que l’on connaît déjà et dont les conclusions ne seraient dans tous les cas pas suivies d’effets.

Panorama des joueurs en France édité par le SELL en septembre 2025
Enfin, d’un simple point de vue pragmatiquement politicien, la majorité des Français jouent désormais. Il serait certainement temps pour la classe politique de remettre à jour son propre logiciel de réflexion numérique.
Le jeu vidéo n’est plus un médium de niche partagé par quelques accros séparés les uns des autres. C’est un loisir et une industrie de masse qui vont rapidement représenter l’essentiel de l’électorat et prendre une part de plus en plus importante des métriques économiques dans l’Hexagone. Et, du reste, quand on regarde les chiffres du jeu vidéo en France et l’ensemble de la population qui joue, si une corrélation entre violence et pratique était réelle le pays serait sans doute un terrible champ de bataille.
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C’est bien connu que la première et seconde guerre mondiale est du aux jeux vidéos en plein essor à cette époque là, ainsi que toutes les guerres, massacres et génocides précédent depuis des milliers d’années…
N’oublions pas une chose c’est que c’est le président actuel qui a autorisé le MMA en France, avant il était interdit et étonnamment j’ai l’impression que ça choque personne.
Des types qui se tapent dessus sans raison et sans règle dans le but de faire mal à un autre individus dans des cages comme des animaux avec des mecs autours pour les encourager, insulter, parier, etc…
L’Homo-Sapiens soit-disant « homme sage » réduit à des bêtes de foires avec l’appui de soit-disant personnes intelligentes.
Les réseaux sociaux sans aucun filtre et modération, qui sont devenus des réseaux d’influences et d’ingérences étrangères depuis 10 ans dans le but de déstabiliser des pays démocratiques n’ont pas été cités comme l’origine du problème.
C’est pas les exemples qui manquent et comme ça on détourne le problème temporairement sur la réalité de la situation en accusant le dixième Art d’être à l’origine des problèmes de violences.
Je pense que le jeu vidéo a eu beaucoup plus d’effet positif que négatif mais il ne faut pas non plus se voiler les problèmes qu’il peut engendrer comme l’addiction.
C’est un art, et comme tous les autres art, qui a des règles et des limites dans le contenu affiché, ce qui n’est clairement pas le cas de la vraie vie.
Comme toi, je pense que le jeux vidéo n’a rien a voir la dedans, que l’ado comme l’adulte discerne très bien la fiction de la réalité.
Par contre, que dire des réseaux sociaux (tiktok en tête) qui abolissent l’empathie et la frustration chez les jeunes comme les moins jeunes.
Ces réseaux qui abreuvent les esprits d’images et de vidéos, de violence, d’humiliations et de sexualisation a longueur de scroll….avec des êtres vivants bien réels, dans des situations tout aussi réels.
Les chaînes d’infos en continue qui bourrent le crâne.
L’alimentation ultra transformée, ça nous ramène a « bowling for columbine », la séquence qui explique les ravages de l’agroalimentaire dans les établissements scolaires.
Pour ce qui concerne la France, nous cumulons tout ce qu’il faut pour le cocktail explosif:
2ème consommateur, par habitants, de fast food, juste derrière les US.
2ème consommateur de site de rencontre, par habitants, toujours derrière les US (et oui, les relations humaine derrière un écran n’ont pas la la même influence « psychologique » que dans le réel)
1ère pays consommateur d’antidépresseurs
Pour l’impunité, au-delà de cette élite qui passe entre les mailles du filet, a la vue de tous, la France a la particularité de mettre énormément d’argent dans la police et ridiculement peu dans la justice (police=300€ environ par habitants/ans, justice=60€ environ par habitants/ans), dans beaucoup d’autres démocraties, c’est plus égale ou pire, l’inverse.
A quoi bon arrêter des personnes coupables de violence si il n’y a pas de moyens de sanctions derrière… Après, cela permet a nos (trop?) chers politiques de faire campagne sur l’insécurité…l’impunité a de beaux jours devant elle.
La stratégie du nivellement par le bas.
Maintenant, occidentaux, avons nous trop vécu dans le confort et dans la paix, pour agir comme des gamins de 4ans, a qui on apprend les limites?
Il y a eu une expérience, dans 60 ou 70, avec des rats, ils avaient confort et nourriture a volonté, ils vivaient paisiblement et petit à petit, ont commencé a s’entretuer…
PS: si quelqu’un se souvient du nom du scientifique a l’origine de cette expérience, je suis preneur.
@Madwill: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cloaque_comportemental
@H2L29: Merci!!!
Je pense que tu parles de manips de Calhoun dont on peut trouver ici une synthêse intéréssante des traveaux et de leur impact:
https://researchonline.lse.ac.uk/id/eprint/22514/1/2308Ramadams.pdf
Hello tous,
Je propose , que collectivement, nous fassions une étude, d’au moins 2 ans, sur la dangerosité de la con..rie humaine. Bien sûr les droits me seront reversés (pas d’inquiétudes je propose de versé 10% aux familles des victimes).
Zeratool, hier un reportage sur les « fight club » illégaux « sponsorisés » par des groupes d’extrême droite … Là il y aurait matière à faire une étude (voir une enquête) pour y mettre fin fin rapidement, mais bon, Jupiter doit-être trop occupé à chasser le dahu ?
@Bab1c:
Pour la première proposition je crois que l’étude a déjà été faite, ça s’appelle la sélection naturelle, un vieux barbu qui s’appellerait Darwin je crois.
Pour la seconde je propose une pétition, ça change jamais rien, mais on peut exprimer qu’on en a gros sans dérangé son altesse dans son palais.
@neurobioboy:
;)
Tu y crois encore à Darwin ? L’homme qui descends du singe, non mais ce qu’il ne faut pas lire ! ;)
@Bab1c: j’ai un disque de Demis Roussos. Donc oui.
On remarquera quand même que puisque le sujet perprétateur de l’acte n’est pas d’origine maghrébine/noire/asiatique/pays de l’est musulman, on va lui chercher des excuses toutes trouvées. Et pendant ce temps on noie le poisson. Et on distrait la bonne populace de tout ce qui fait réellement sens.
Il n’y a plus de vérité dans le débat public. Et c’est bien tout le problème. La droite et l’extrême droite y va de ses mensonges, et désinformation h24 en toute impunité. Il suffit de regarder quelques minutes de cnews pour mesurer toute l’étendue du désastre.
@ESXi:
Je ne voudrais pas faire un comm et ensuite qu’on me dise que c’est pas bien de faire des commentaires politiques :
Quand on a coupé dans les budgets de la santé (particulièrement de la santé mentale, meme si on se rappellera de nos soignants face à la pandémie avec des masque décathlon et des sacs poubelle), quand on a coupé dans ceux de l’éducation et de l’accompagnement des jeunes en difficulté ou posant des difficultés, quand on a coupé sur les aides aux précaires, et qu’on est toujours au pouvoir, c’est plus simple d’accuser les jeux vidéo que de se remettre en question.
@neurobioboy: Exactement https://sciencepost.fr/cette-experience-terrifiante-des-annees-70-predit-elle-vraiment-la-fin-de-lhumanite/
Sur la conclusion, j’ai lu récemment quelque chose qui m’a amusé.
En France, le jeu vidéo est le premier média culturel en terme du chiffres d’affaires, largement devant tous les autres.
En vrai, si on était cohérent, Dati serait à la tête du Ministère des Jeux Vidéos et autres.
La violence chez les jeunes elle découle surtout d’une chose : l’absence des parents. Des enfants de 11 ans qui caillassent des flics dans des émeutes à 1h00 du matin, ce n’est pas Tiktok ou Gta. Mais les responsables légaux n’ont visiblement jamais lu les quelques lignes de leur livret de famille. Et l’état a oublié le sens de responsable. La justice. Les gens, aussi.
Par contre, souhaiter que l’état aille toujours plus loin dans nos intimités, avec des fonds publics, non merci.
Un bâtiment qui ne chute pas aux premiers vents, ça nécessite des fondations. Et si les parents, les proches, n’ont pas aidé, l’individu n’est non plus sensé se laisser aller. Mais ça nécessite de se donner du mal.
Et c’est ça, qui disparait de notre pays. Le goût des solutions, pas la culture de l’excuse.
Je mange beaucoup de soupe et je ne grandis pas ! Le titre est mensonger ! Je suis zoutré !
Apres le « tout bien portant est un malade qui s’ignore », bientôt le « tout candycrusheur est un tueur en série qui s’ignore » ^•^
Ps : et pendant ce temps là, dans le monde réel, notre (feu) belle nation continue son déclin et sa chute…
Coïncidence ? Korben aborde le même sujet en ce moment… :)
Bien vu pour le ’cause à effet’, car cela est vrai pour l’autre cible d’une autre époque: le jeu de rôle sur table.
Ces gens n’apprennent rien, ou alors c’est une stratégie et quelqu’un devrait leur en enseigner une nouvelle.
Les mêmes reprochent ont été fait à diverse époques, comme la lecture qui n’est pas pour les femmes car ça pourrait leur donner de mauvaise idées.
Les temps changent, les comportements changent, les technologies changent, …. et les meurs changent. Ce qui était scientifiquement valide il y à 5, 3 ou même celles d’y a 1 décennie n’est plus vraiment valide aujourd’hui.
Et les certitudes de hier non plus, aussi.
Des études scientifiques » sur la relation comportementale entre l’homme et le jeu j’en ai lu pas mal et les avis (oui, avis et non formellement démontrés) ou théories sont radicalement différents. Tout peut dépendre sur des (trop nombreuses) variables que personne, actuellement, ne peut maîtriser et donner un avis scientifiquement tranché tient de l’utopie.
Demander une étude? pourquoi pas mais ce sera, encore, une de plus tant qu’on aura pas pris en compte toutes les variables (mission impossible) car trop mouvantes.
J’attends voir
Un peu d’histoire :
– L’imprimerie et la lecture devaient rendre les jeunes abrutis et violents (très fun à lire, ces documents historiques)
– La BD debut 20 ème siècle devait rendre les jeunes violents et abrutis
– la radio devrait …
– Le cinéma devait …
– La télé devait …
– Les mangas et animes (drama club dorothée début 90) devaient …
– Les jeux vidéos devaient …
– Les réseaux sociaux devaient …
Ah ba ma bonne dame, rien ne va plus, nous et nos habitus générationnelle furent le pinacle de l’humanité (chaque génération depuis… les sumériens à miniam ?)
@Neurobioboy:
@Neurobioboy
C’est totalement ça l’un des fonds du problème, hélas.
J’adore quand le Mr Macron fait une annonce For Sure. Je pense réellement que personne ne l’écoute. Il est dans la position de je veux attirer l’attention il y a personne qui me voit. Bref, c’est juste de signaler que la connerie des politiques n’a plus de limite. Ils disent tout et son contraire. Et avec cette étude encore de l’argent jeté par les fenêtres, à l’heure où l’on nous dit il faut se serrer la ceinture.
@Gepp:
Je nuancerais en disant qu’à force de crier au loup (les 7 premiers de la liste) on a du mal aujourd’hui à faire suffisamment peur sur les effets de la plupart des réseaux sociaux pour agir sur ceux-ci.
@Gepp: Pour tout ce que tu cites, on reste dans la fiction sauf…pour les réseaux sociaux, une gamine qui se fait fracasser par deux autres, avec ricanements (c’est juste un exemple parmis des millions d’autres), ça, c’est bien réel, et c’est la le vrai problème.
Après, dans une société hyper individualiste et consumériste, « l’autre » devient un objet ou un moyen, la déshumanisation, le rejet de la frustration…
@Madwill: Tout à fait d’accord malheureusement
Ah bien Pierre, je suis content, tu écris que le résultat de « l’étude scientifique » va dépendre de celui qui la commande ;-)
Plus sérieusement, rassurant de voir dans les commentaires que nombreux restent ceux à penser que le soucis est… globalement les parents qui ne s’occupent pas de leurs enfants.
@eeegr: C’est horrible a dire mais oui. On a des gens qui ont fait des études pour dire que le tabac n’était pas dangereux ou que certains pesticides sont limite des médocs pour les animaux. C’est le drame de ce genre de choses.
@Pierre Lecourt: c’est pour ça que je me suis barré de ce milieu de plus en plus déconnecté et médiocre… marre de la « Recherche » comme élément marketing ou bien de la « Science » érigée en dogme quasi religieux (ça c’est relativement récent, période covid and co, la première déviance a déjà 2 ou 3 décennies).
@eeegr: « Plus sérieusement, rassurant de voir dans les commentaires que nombreux restent ceux à penser que le soucis est… globalement les parents qui ne s’occupent pas de leurs enfants » mouais….je me garderais bien de designer les parents comme coupables.
Beaucoup de super parents au top, ne connaissent pas leurs progéniture en dehors du foyer et d’un coup, c’est la stupeur ou pire, le déni, lorsqu’ils apprennent certaines choses.
Les gamins d’aujourd’hui sont sous une pression sociale bien plus violente que leurs parents, au même âge.
De plus, cette violence gratuite, individuelle, on ne la retrouve pas que chez les ados ou les enfants, mais chez les adultes, qui pour certains, ont toujours été exemplaires avant le petage de plombs (l’explosion des embrouilles en bagnoles, par exemple 😒).
Je pense, que c’est plus qu’une simple question d’éducation, c’est une situation ambiante, ou rien ne va, ou tu n’es rien si tu n’es pas pété de thunes, ou tout peut péter d’un moment à l’autre, etc.. et ça, on nous le matraque à longueur de journée (hyper communication, chaînes infos et réseaux sociaux)
Un genre de « no futur », sans parler de l’idiocratie qui atteint des sommets.
Non, vraiment, le problème est bien plus qu’une simple faute parentale (accessoirement, aucun parents n’est parfait…), surtout pas dû au jeux vidéo (à part Rémy Gaillard, je n’ai jamais vue quelqu’un balancer des peaux de bananes en karting), il est sociétal, voire, civilisationnel, amha.
Encore juste une petite chose, est ce qu’on se rend compte qu’il n’y a qu’une seule discrimination autorisée dans notre société, celle des enfants?
De quoi leur donner la haine, non?
merci )
@Madwill: oui, on ne connait jamais réellement ses enfants et même après les avoir élevés du mieux possible ils peuvent mal tourner, c’est sûr. On connait tous de tels exemples. Pour l’ambiance actuelle, je suis d’accord avec toi, c’est indéniable. Cependant, concernant la pression subit par les enfants, est-ce qu’il n’y aurait pas aussi qu’ils sont surprotégés et donc moins « résilients » ??
Quoi qu’il en soit, les jeux vidéos ont pas grand chose à voir avec ce marasme…
@eeegr: Pour la pression, en fait, ils l’ont continuellement, ils sont tout le temps sollicités par des notifications…
Les réseaux sociaux qui leur répètent à longueur de scroll que si ils n’ont pas tel fringue, telles levres, mâchoire, poids, smartphone, etc…ils ne sont que de la merde.
Le harcèlement qui se prolonge jusque dans la nuit, dans leur lit (lieu qui devrait être le plus sécurisant pour eux), alors que pour la génération de leurs parents, cela ne pouvait pas franchir la porte du foyer.
Même quand ils veulent s’ennuyer, c’est compliqué.
Franchement, à la base, ça me casse le moral ce genre d’info, mais heureusement qu’on trouve ici un peu de bon sens.
Merci à toutes et tous.
En fait, c’est rassurant de constater qu’on est tous plutôt raccords sur les vrais problèmes de la société.
J’aurais même tendance à dire que la violence, des jeunes ou des autres, autant que l’abandon parental, c’est aussi la perte de cadre et de sens qu’on peut constater de partout dans notre société qui s’érode.
Si tout allait globalement mieux, si l’espoir et l’enthousiasme étaient présents partout, il y aurait moins de violence, car plus de bonheur et moins de stress. Caricatural peut être, mais pas forcément faux.
Mention spéciale pour Pierre qui offre plein de chiffres intéressants sur les profils Gamers en France !
Par exemple, je n’aurais jamais pensé qu’il y avait autant de gamers sur les plus de 40 ans, et en particulier que la moitié des retraités sont des gamers !
Bref, moi-même je porte des œillères sur les réalités du domaine.
Petit constat perso sur le gaming des jeunes : les jeux, les plus violents surtout, font des des profils beaucoup plus percutants dans la vie de tous les jours, avec des réflexes, débrouillards, et pas nécessairement les plus « méchants » => Je dirais même que les jeux « violents » les défoulent, et qu’ils peuvent vivre ensuite de la manière la plus sereine dans la vie réelle.
A se demander, même, si les jeux vidéos ne sont pas un exutoire artificiel (mais nécessaire) face à la noirceur de la vie réelle …?
A méditer.