Je n’ai pas encore eu le temps de faire joujou avec cette version finale de GIMP 3.0 mais ce changement de version est un pas important pour cet outil libre, gratuit et important dans l’écosystème Linux.

GIMP 3.0 a été lancé en version RC en novembre dernier avec comme point d’évolution le plus marquant un changement d’interface. Un dépoussiérage important qui a permis de rendre l’ensemble plus simple et lisible et surtout en accord avec les changements des autres logiciels. Pour utiliser Gimp avec des jeunes, certains de ses choix graphiques élaborés il y a 15 ans devenaient illisibles pour eux, car moins en phase avec le reste de l’écosystème graphique. À bien y penser par exemple, cliquer sur une icône présentant une disquette n’est pas très parlant pour un adolescent aujourd’hui. Ce genre de relifiting de l’interface est donc important pour rester lisible et l’outil propose désormais de nombreuses manières de mettre en scène son interface.
Un autre changement majeur pensé par cette nouvelle interface est l’adaptation aux affichages hyper denses. Les icônes ne sont plus étirées dans tous les sens et on retrouve un design vectoriel qui s’adapte parfaitement aux affichages à haute densité de pixels. La gestion tactile proposée par les écrans de tablette est également mieux prise en compte. GIMP 3.0 remet par ailleurs à jour son moteur de gestion de couleurs sans compromettre la compatibilité de rendu avec les versions précédentes. L’outil est compatible nativement avec X11 et Wayland sous Linux,.

D’un point de vue productivité, on découvre des nouveautés importantes comme gestion non destructive des filtres. Si vous lancez un filtre sur une image, celui-ci sera calculé et proposé sur un calque de telle sorte que vous pourrez éditer l’image d’origine et obtenir un rendu du filtre sur vos retouches de manière naturelle. Il sera possible de « fixer » ces changements dans un fichier ou de sauvegarder votre travail en l’état. De telle sorte que vous pourrez retrouver votre image, ses retouches et ses filtres sous une forme exploitable d’une session à l’autre de GIMP 3.0.
Beaucoup d’autres changements sont apparus et sont listés sur cette page. Je sais que ce n’est pas l’outil préféré des professionnels de l’image, pour de bonnes et de mauvaises raisons, mais GIMP reste un projet majeur du monde Open Source. Il est porté par des bénévoles qui proposent un outil parfaitement exploitable, capable de choses impressionnantes tout en restant absolument gratuit et traduit dans de nombreuses langues. Il vaut le coup d’œil et la sortie de cette version 3.0 peut donner envie à des gens qui ont essayé l’outil par le passé sans être convaincu, de lui donner une nouvelle chance.
Pour télécharger GIMP 3.0, rendez-vous sur cette page.
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Merci pour l’info. il y a une version pour Windows Arm 64 … hop je teste :-)
GIMP est le plus vieux logiciel que j’utilise toujours aujourd’hui sans jamais avoir eu envie d’en changer. C’est mon copain depuis 25 ans.
GIMP est beau, puissant, gentil, il sent bon des aisselles, fait revenir l’être aimé, soigne toutes les maladies et démarre les notos russes.
Utilisez GIMP.
@petitevieille:
:-D
@petitevieille: Mouarf ! :D :D :D
« Avant », quand on ouvrait sous GIMP une image (un .png, etc.) et qu’on faisait une modification, il suffisait de faire CTRL+S pour sauvegarder sa modification.
Mais « des gens » faisaient çà sans trop réfléchir, et perdaient après coup ainsi parfois leurs images sources (« mince, j’aurais pas dû sauvegarder après mon crop sauvage, j’ai perdu toute une partie de l’image et je n’avais aucun backup »), alors les développeurs de GIMP finirent par en avoir marre d’avoir ce genre de plaintes et topics sur leurs forums/mailing-lists (« comment récupérer mon image après avoir sauvegardé avec CTRL+S »).
Alors, les développeurs de GIMP décidèrent d’imposer à tout le monde de ne plus pouvoir faire CTRL+S, mais de devoir passer par une laborieuse manipulation d’export nécessitant un nombre anormalement élevé de clicks et de manipulations à la souris (CTRL-SHIFT-E, remettre l’extension, confirmer l’écrasement du fichier, avoir une popup à la noix, puis une autre avec les paramètres PNG ou autre à remettre encore et encore).
Ce jour là, les développeurs de GIMP m’ont définitivement perdu (et je n’y retournerai pas, sauf s’ils reviennent sur l’aberration de leur décision, car c’est l’incarnation parfaite du « le développeur qui pense mieux savoir que l’utilisateur comment il doit utiliser le logiciel »). Honteux. Je sais ce que je fais, laissez moi fonctionner comme je l’entends, et ne m’imposer pas des workflows laborieux parce que Madame Michu a fait n’importe quoi un jour.
@django: Ba si ça sauvegarde dans le format de GIMP.
C’est bien çà le souci : çà n’a aucun sens de forcer l’usage de ce format uniquement / c’est contre-productif.
@django:
(desole pour le clavier qwerty) C’etait le cas il y a longtemps mais maintenant, tu definis une fois ton export par « export as » et Ctrl-E te permet d’exporter immediatement sans boite de dialogue. Je viens de tester sur une 2.10 sur 1 ubuntu 22.04.
La je relance pour refaire un test… et je viens de passer en 3.0 (argh, les choix de theme et autres, il faut le refaire …). Il y a d’ailleurs un « overwrite » par defaut mais le ctrl-E ne marche qu’apres avoir fait le « export as ».
C’est tout a fait rapide. J’ai plus de souci avec des filtres de resize ou cela ne fonctionne pas comme je l’attends. Il faudra que je lise bien la doc la prochaine fois mais cela reste mon outil de reference cross-platform
Je n’ai jamais pu m’adapter à Gimp, j’ai essayé au moins 5 fois au cours des années.
Non décidément c’est trop compliqué pour moi, surtout au vu des fonctions que j’utilise somme toutes assez basiques.
Du coup, depuis plus de 18 ans (oui oui) j’utilise un logiciel pas libre mais gratuit tout de même sous windows qui est Photofiltre (version 7 pas la version « studio ») et il me permet de répondre à l’immense majorité de mes besoins en ce qui concerne la modification d’images ou de photos.
J’ai été perturbé aussi par le changement du ctrl-s il y a quelques années.
Pourtant, j’ai fini par l’apprécier et comprendre son intérêt : la base, la norme, c’est le xcf de GIMP, le format qui garde tes calques et tout le bordel, format de travail en gros, et quand tu veux produire le fichier qui va servir, celui qu’on va lâcher sur le monde extérieur, on passe dans un format de publication donc on exporte.
@JessAVelo: même expérience avec Gimp ! Il manque réellement un outil simple à prendre en main pour des usages ponctuels dans le monde Linux…
@eeegr: le visionneur de gnome fait ça. (la toute dernière version)
@ben: merci pour l’info !
@Krylian: Oui je connais cette manip. Mais il faut la refaire à *chaque* image, donc çà ne résoud (i.e., à chaque nouvelle image ouverte et à sauvegarder, il faut recommencer par toute la procédure « export as »). Perso, je déteste çà, c’est vraiment lourd et laborieux à la longue. Encore une fois, c’est une feature totalement imposée par les développeurs (et même pas désactivable). Sans compter que plusieurs pop-up pour sauvegarder (nom du fichier, réglages du format qui devraient être faits en préférences et surchargeables au besoin dans la pop-up de sélection du nom de fichier, etc.).
Après je comprends bien que pour qui ouvre une image de temps en temps, çà ne change rien, pour moi qui ait longtemps voulu utiliser GIMP avec nombre d’images à gérer, çà m’a vraiment saoulé.