Eleglide : la recette du vélo électrique à la chinoise

Vélo ou pas vélo ? La marque Eleglide a trouvé la solution pour proposer des engins qui répondent aux différents codes de la route.

Eleglide est une marque de vélos électriques Chinoise qui exporte depuis des années à travers le monde sous diverses marques ses productions. Comme beaucoup d’autres, elle a commencé par lancer des produits surpuissants, pensant trouver là des arguments de poids face à une concurrence de renom. Des engins avec des moteurs de 1000 ou 1500 watts, capables d’aller à 80 Km/h une fois débridés… sans pédaler.

Et ça a fonctionné, au début. Les premiers clients ont commandé ces engins un peu partout en Europe… et beaucoup en Chine et dans le reste de l’Asie. Partout où le code de la route n’est pas trop regardant sur les deux roues. Partout où les clients n’ont que faire de le respecter. Cela aurait pu continuer comme cela pendant longtemps mais la marque s’est vite rendu compte que le public achetait en masse des vélos finalement plus sages. En se demandant bien pourquoi ils boudaient leurs productions autrement plus puissantes et donc, dans leur logique, autrement mieux.

Il a fallu pas mal de temps, de discussions, d’informations pour que, enfin, cette marque comme d’autres comprenne que non, Madame Michu n’a pas spécialement envie d’aller chercher une salade ou de ramener son enfant de l’école avec un vélo qui la propulserait à 70 Km/h sans effort. Cette logique, qui est celle de la moto, est contre productive sur vélo. Le cycle est un engin de déplacement doux et ceux qui l’emploient au quotidien ne sont pas dans un esprit de compétition ou de vitesse permanente. Surtout dans certains pays où les grandes villes sont désormais limitées en vitesse pour la sécurité de tous.

Madame Michu veut un vélo confortable, un vélo robuste avec une bonne autonomie et pas trop lourd. Un vélo du quotidien quoi. Et cela ne passe pas par des engins de compétition mais par d’autres réflexions. Eleglide s’est donc aperçu qu’il y avait là matière à plus de ventes. Car il y a plus de Monsieur et Madame Michu que de compétiteurs en herbe sur ce segment. Et le constructeur a donc décidé de changer son fusil d’épaule.

Reste un souci. Le code de la route. Enfin plutôt LES codes de la route. En Chine ou ailleurs, il est logique qu’ils soient différents. Mais en Europe même, rien n’a été harmonisé. Entre les différents pays de l’union Européenne, les limitations ne sont pas les mêmes. Entre les règles Européennes et les Françaises, il y a des différences. Un vélo électrique en Belgique ne sera pas classifié de la même façons qu’en France. Et même, en France, il y a des logiques qui se télescopent entre elles dans notre code de la route1.

Een 7 la poignée de gaz incriminée

Un des points problématiques de cette harmonisation générale vient du fait que pour la vieille Europe, et la France en particulier, un vélo électrique est avant tout un engin qui aide au pédalage. Pas un engin qui avance tout seul. En Chine ou aux US par exemple, si votre vélo a une poignée de gaz, cela ne pose de soucis à personne. En France , le même engin devient un cyclomoteur avec les mêmes certifications a assumer pour le constructeur et des règles identiques aux cyclomoteurs pour les utilisateurs : Utiliser ces engins devient donc totalement illégal sans certification et tout l’attirail classique comme un casque, des gants, une assurance spécifique etc.

Le manuel indique la procédure de montage de la gâchette d’accélération.

Eleglide a donc développé une solution toute simple, celle d’un vélo électrique avec ou sans poignée d’accélération. Des engins qui arrivent montés mais qui demandent quelques assemblages finaux dont… cette fameuse poignée de gaz. C’est vraiment une idée basique mais elle permet ainsi de vendre des produits identiques en France comme en Espagne, aux USA, en Asie ou ailleurs. Sans la poignée le vélo électrique reste un vélo électrique et peut rouler sans problème en France. Ajoutez la poignée et vous voilà assis sur un cyclomoteur pas aux normes…

Deux poignées sont donc désormais livrées avec le vélo pour la partie droite de son guidon. Une neutre et une seconde avec un accélérateur. A l’utilisateur de faire ce montage final.  La marque a depuis mis à jour de nombreux produits de son catalogue avec cette démarche pragmatique. A commencer par le Eleglide T1, décliné en 2 modèles. 

Eleglide T1 : un VTC électrique 27.5″ assez classique

Le vélo électrique Eleglide T1 est un engin typé VTC avec de grandes roues de 27.5″. Le fait qu’il propose une assistance électrique ne compensant pas vraiment son poids en montagne, surtout avec 7 vitesses seulement, ce n’est pas un VTT au sens propre. Sur un chemin, en ville, pour aller au boulot, pour des courses ou de longues balades, l’engin est parfait. Mais je vois mal le T1 grimper un chemin caillouteux trop raide. Adapté pour des tailles de 1.6 à 1.85 m, pesant tout de même 26 Kilos, il est construit en aluminium.

Ses caractéristiques sont classiques : une vitesse maximum de 25 Km/h comme l’imposent la plupart des pays Européens, une assistance au pédalage exercée par un moteur situé dans la roue arrière, un système de 7 vitesses Shimano, des freins à disque et une suspension hydraulique sur la fourche avant qui pourra être bloquée au besoin. Le moteur propose 5 vitesses d’assistance. En 12, 16, 20, 23 et 25 Km/h. Le moteur de 250 watts délivre une force de 50 N m pour compenser le poids du vélo, de son passager ainsi que la pente à gravir.

Un petit affichage de bord LCD indique les éléments classiques : vitesse, type d’assistance, état de la batterie, état des phares et autres infos de voyage comme le nombre de kilomètres parcourus ou la durée du trajet. La batterie est une 12500 mAh en 36 Volts et 450 Whr avec une certification IPX4. Eleglide indique une autonomie de 100 Km en assistance électrique. Je suppose qu’il s’agit là d’un chiffre très « optimiste » avec du vent dans le dos, un trajet en pente et peu de poids à transporter. En pratique, ce genre de batterie propose plutôt moitié moins d’endurance en conditions normales. La batterie est intégrée au cadre mais elle peut être remplacée, elle est protégée du vol par un système de clé.

Le porte bagage permet de positionner des éléments à transporter et pourra accueillir aussi bien un siège enfant qu’une caisse ou des Bakkies. La charge maximale annoncée est de 120 Kilos ce qui permet de balader quelques courses. Les équipements légaux sont tous présents avec des phares avant et arrière, des freins, des catadioptres et une sonnette. 

L’installation de la poignée sur un Eleglide M1

Bien entendu, l’engin deviendra totalement illégal si vous installez la poignée d’accélérateur sur son guidon. Ce que je ne vous encourage vraiment pas à faire puisqu’en cas de contrôle, vous risquez une forte amende et en cas d’accident vous ne serez pas couvert par votre assurance. La selle est un modèle assez basique et on retrouve une protection à hauteur du dérailleur ainsi que des gardes boue et une béquille.

Il est vendu en ligne à 899€ depuis un stock Européen par Geekbuying avec le code NNNFRELEGLIDET1. CDiscount le propose également pour 999.99€.

Eleglide T1 STEP-THRU : une version plus orientée ville

Une seconde version, basée sur le même système, est également proposée. L’engin est identique dans l’esprit mais le cadre diffère avec un passage de jambe plus facile puisque le cadre haut a disparu.  Ce type de disposition sera plus pratique en ville ou pour des trajets demandant des arrêts et des descentes plus fréquentes. C’est également un cadre plus simple à enjamber puisqu’on pourra directement s’asseoir sur la selle sans avoir a lever le genou au dessus de la selle. Autre détail, le guidon est ajustable pour s’aadapter à plus de morphologie ou de type de conduite. On pourra garder une selle haut et un guidon haut, de ce fait ce modèle est adapté à des cyclistes de 1.55 à 1.95 cm.

Les performances et capacités sont identiques au précédent modèle avec le même équipement mais il est un peu plus cher en général. Proposé par Geekguying avec un stock en Pologne à 949€ avec le code NNNFRELEGLIDET1FANN.

Le Eleglide M1 : un VTT électrique plus sportif

Moins cher, le Eleglide M1 est un engin plus classique et plus orienté vers la pratique sportive même si il sera parfaitement adapté au vélotaff si l’absence de porte bagage n’est pas un problème. Sans garde boue, il faudra également vérifier les chemins à emprunter si vous partez à un rendez-vous ou alors il faudra mieux équiper l’engin.

Les roues sont toujours des 27.5″ et on retrouve le système de 5 puissances d’assistance électrique, par contre le nombre de vitesses passe à 21 avec toujours l’emploi d’un dérailleur signé Shimano. La batterie amovible est une 36 Volts 7500 mAh et le moteur un 250 Watts qui poussera la machine à un maximum de 25 Km/h. L’autonomie est toujours indiquée de manière fantaisiste avec 65 Km en mode assistance. On doit plutôt tourner autour des 30 ou 40 Km en usage réel.

On retrouve des suspensions avant que l’on pourra bloquer, deux freins à disques, les équipements de sécurités légaux que sont les phares, catadioptres et sonnette. Une béquille est présente et le dérailleur est protégé de la même manière.

L’ordinateur de bord est plus frustre avec une interface boutons et des LEDs témoins pour la batterie et la puissance déployée. C’est clairement un modèle plus destiné à des déplacements de loisir.

Le Eleglide M1 est vendu 590€ chez Geekbuying dans leur entrepôt Polonais avec le code NNNELEGLIDEM1FR.

Le Eleglide M1 PLUS : une version à la batterie plus importante

Le Eleglide M1 Plus est identique au premier en tout point si ce n’est au niveau de sa batterie qui passe de 7500 mAh à 12500 mAh. L’autonomie annoncée en assistance électrique grimpe ainsi de 65 à 100 Km… Encore une fois, il faut prendre ces chiffres avec les pincettes de rigueur. Un engin de ce type dépassera rarement les 60-65 Km sur un terrain accidenté de VTT avec des montées importantes et un adulte sur sa selle.

Autre nuance, l’ordinateur de bord qui est à nouveau un modèle LCD avec la vitesse instantanée, le nombre de kilomètres parcourus, le temps de votre voyage, l’état de charge de la batterie et le niveau d’assistance choisi. 

Hormis cela, on retrouve les mêmes éléments avec toujours les équipements légaux indispensables, la poignée de gaz optionnelle, la batterie amovible, une certification IPX4. Toujours réalisé en alliage d’aluminium, ce modèle pèse 21.7 Kilos contre 21.3 Kilos pour le Eleglide M1. Il est également adapté à de plus grandes taille,. Le Eleglide M1 Plus acceptera des cyclistes de 165 à 195 cm contre 160 à 185 cm pour le modèle de base.

Ce modèle est proposé à 745.99€ en iportation du stock Polonais  de Geekbuying avec le code NNNELEGLIDEM1PLUSFR.

J’espère que d’autres marques et d’autres modèles prendront le pli de ce type de distribution. Offrant plus de choix en matière de vélos électriques avec ce simple tour de passe passe de la poignée de gaz. Pour finir, je ne vous encourage vraiment pas à tenter le diable et à installer cette poignée si ces modèles vous intéressent. En le faisant, vous risquez gros d’un point de vue légal et santé.

Enfin, n’oubliez pas qu’on trouve souvent des vélos non électriques à des prix défiant toute concurrence sur les sites de petites annonces. Les français se mettent massivement au vélo et c’est vraiment une bonne nouvelle. Mais le passage vers le vélo à assistance électrique n’est souvent pas nécessaire. Les petits voyages se font très bien en vélo classique et les randonnées plus sportives tout autant !

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Notes :

  1. Le fait qu’une trottinette légère et monoplace puisse proposer un moteur de 1000 watts alors qu’un vélo électrique de type Cargo ne puisse pas dépasser les 250 watts de motorisation par exemple…

 

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26 commentaires sur ce sujet.
  • gUI
    14 mai 2022 - 18 h 20 min

    Il faudrait savoir si la détection du pédalage est faite sur la simple rotation des pédales ou sur le couple d’appui sur les pédales. Pour posséder un kit Banfang depuis 2000km (basé sur la première techno) et avoir essayé la 2e techno, c’est vraiment le jour et la nuit. Le capteur sur rotation a un effet « mobylette » : dès qu’on pédale on sent le vélo accélérer, et ça déroute un peu au début. On s’y fait, mais c’est pas vraiment tout public. Un capteur de couple lui est complètement transparent : on pédale comme d’habitude, sauf que on a l’impression de faire 10kg à tout casser, ou d’être Indurain (au choix :) ).

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  • 14 mai 2022 - 19 h 19 min

    @gUI: Le seconde solution dont tu parles est généralement liée à un moteur dans le pédalier. C’est effectivement beaucoup plus agréable mais également beaucoup beaucoup plus cher.

    Répondre
  • 15 mai 2022 - 8 h 18 min

    @Pierre Lecourt:
    On n’est ici en effet clairement pas dans du haut de gamme. Au delà de pas de moteur pédalier et ses avantages, c’est pas d’attaches rapides sur les roues pour le modèle VTT ce qui est un peu abuser. Sur un ville, OK, ça peut même compliquer un poil le vol de roues et on crève moins qu’en tout terrain. VTT c’est un détail pénible.
    80km/h, on y est vite en descente/montagne avec un vélo de course, mais rendre cela accessible (avec les freins vélo!) à tout le monde et partout ce n’était clairement pas une bonne idée. Pour le fun, allumer les radars avec un engin non immatriculé en faisant un « geste diplomatique », mais à part cela…
    L’idée de la poignée de gaz démontable est par contre bonne: Quand il s’agit de vendre, le chinois n’est jamais en manque d’idées!

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  • 15 mai 2022 - 12 h 23 min

    @yann: Cela dit, un kit d’attache rapide c’est pas non plus un investissement trop lourd ^^.

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  • 15 mai 2022 - 16 h 53 min

    En discutant avec un collègue j’ai appris qu’il y avait en ce moment une pénurie de certaines pièces pour réparer des vélos, il cherche un dérailleur Shimano, pas exactement une marque obscure.
    Moi, je vais au boulot avec un vélo qui a 30 ans.

    Alors, tous ces vélos électriques que l’on trouve partout maintenant, de l’épicier du coin à la FNAC, est ce qu’il y a des standards pour les pièces?

    Ces vélos on l’air solides, mais la batterie? Dans 10 ans le vélo est bon à jeter parce la batterie n’est plus fabriquée? Parce que des marques de vélos électriques, en en trouve des dizaines.

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  • 15 mai 2022 - 21 h 37 min

    @Pierre Lecourt:
    Certes, mais il fait des axes troués ce qui n’est en général pas le cas de ceux avec un montage boulonné :o(

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  • 15 mai 2022 - 22 h 03 min

    @treza
    Une batterie dure 2 3 ans.

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  • bob
    15 mai 2022 - 22 h 33 min

    Krit : non.
    Cela est déterminé par la chimie et l’usage.

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  • gUI
    16 mai 2022 - 7 h 59 min

    @Krit: Ah bin j’ai bcp de bol alors ! La mienne n’a pas le moindre signe de faiblesse après 4 ans !

    Oui avec un VAE on perd des avantage du vélo comme son universalité et sa simplicité. Mais faudrait pas raconter n’importe quoi non plus.

    Répondre
  • 16 mai 2022 - 8 h 55 min

    @TREZA:
    La pénurie n’est pas nouvelle, cela fait au moins 18 mois que cela dure.
    Et pour avoir aussi un vélo de 30 ans parmi les 5 à la maison, je sais qu’a la moindre casse il sera très difficile de trouver des éléments adaptables et sans aucun besoin d’une pénurie.
    C’est d’autant plus dommage que c’est un VTT simple, un peu sous les 10kg, cadre dural comme on n’en fait plus.
    Regardez désormais le ticket d’entrée pour avoir un VTT sous les 10kg, avec le bordel de fourches suspendues (minimum) pour petits bras fragiles et autres freinage à disque…

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  • 16 mai 2022 - 10 h 14 min

    C’est possible de faire des focus de type publi-reportage sur des produits autres que chinois la plupart du temps ? Vu la conjoncture actuelle et vu l’attitude plus que trouble de la Chine tant du point de vue extérieur qu’intérieur, s’intéresser à des produits de manufacture européenne (oui oui ça existe, suffit de chercher un peu) serait bien plus pertinent, responsable et surtout profitable à tous points de vue, quitte à creuser davantage le fond. Rappelons quand même que lorsque vous achetez un produit chinois, il est quasiment impossible d’obtenir des pièces détachées ou de contacter un SAV digne de ce nom à quelques rares exceptions (et c’est un euphémisme), conséquence logique d’un modèle économique cannibale sans innovation et pratiquant la copie à tout va, sans parler des dérives semi-esclavagistes de production. Merci.

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  • 16 mai 2022 - 10 h 53 min

    @Yann et aux autres

    http://www.xyzcargo.com/

    Il y a des coursiers dans ma ville – des coursiers, pas des livreurs ubérisés, hein – qui en ont des triporteurs de cette marque.

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  • 16 mai 2022 - 12 h 11 min

    @Krit: Pas du tout, c’est bien plus long que cela. Les cellules sont les mêmes (sur les bosch) que pour l’automobile. C’est 8-10 ans. Nous avons des VAE qui ont cet âge, la batterie a encore 20-25km d’autonomie (suffisante en ville) – et c’était des batteries d’il y a 8-10 ans.

    @Treza : mais non, une batterie peut être reconditionnée. Ce n’est pas un problème ! Nous l’avons fait sur des vélos Gitane / Panasonic de 2008 il y a 2-3 ans.

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  • 16 mai 2022 - 12 h 22 min

    @Yann: C’est plus un focus sur la problématique légale et la solution trouvée pour s’adresser à tous qu’un focus sur la chine en particulier. Maintenant si vous avez des produits innovants Européens ou français a partager, il y a un bouton contact sur le site. Je suis preneur.

    Je n’ai pas été payé pour faire ce billet, la mobilité de ce type m’intéresse depuis longtemps, j’ai trouvé les produits intéressant dans leur approche, je partage donc sur le blog.

    Sinon, l’euphémisme et assez faux sur certains points : de nombreuses sociétés chinoises innovent et proposent du SAV. Eleglide par exemple vend des batteries pour remplacer celles en fin de vie.

    Répondre
  • 16 mai 2022 - 14 h 27 min

    Les sociétés chinoises innovantes existent heureusement, je ne remets pas ce point en cause, mais elles sont trop peu nombreuses et victimes d’un système écrasant. C’est triste. Cependant le fond de commerce prépondérant de la chine demeure la violation permanente et étatisée des brevets, les copies à tout va, et ce dans tous les domaines. Quant aux SAV, il s’agit malheureusement très souvent de prête-noms avec des bureaux fictifs. Je ne me permets pas non plus de dire que tu es payé par qui que ce soit. Cela ne me regarde pas. Je souhaitais juste attirer l’attention sur ce point qui me semble capital actuellement et qui demande un effort à chacun, pas toujours facile j’en conviens et dont nous avons tous bien profité. Mais la fabrication des batteries en Chine relève du pur cauchemar, tant en termes environnementales qu’en termes de conditions de travail, c’est littéralement effroyable et cela n’est pas un euphémisme.

    Répondre
  • 16 mai 2022 - 14 h 48 min

    @Yann: Le terme « publi reportage » n’est pas anodin. Il signifie « reportage publicitaire » et donc un contrat me liant avec un annonceur qui paierait la publication. Ce n’est pas le cas et je le précise donc.

    Répondre
  • 16 mai 2022 - 19 h 04 min

    L’électrique n’a pas d’avenir comme moyen de déplacement j’ai acheter un vélo électrique la batterie a durée 1an et demi (3000km) aujourd’hui les vélo électrique les cadres sont de plus en plus fin l’autre jour j’étais chez intersport j’étais sidéré de voire comment les cadres sont fin franchement j’aurais pu le cassé a coup de poing tellement ça sonné creux ça avait l’air tellement fin pour de l’aluminium la moindre corrosion et ton cadre se casse en deux, les vélo avec le moteurs dans le pédalier c’est nul sur les vélo ta les vitesses qui finissent par sauté etc la chaine et sous dimensionné pour un moteur électrique bref l’électrique aura de l’avenir pour les constructeurs (profit et baisse de la qualité) ceux qui croient que l’électrique à de l’avenir sont juste des gros pigeons.

    Répondre
  • 16 mai 2022 - 19 h 43 min

    @Jeje:
    > les vélo avec le moteurs dans le pédalier c’est nul sur les vélo ta les vitesses qui finissent par sauté etc la chaine et sous dimensionné pour un moteur électrique

    La chaine d’un vélo est une pièce d’usure à changer régulièrement (tous les ans pour les gros rouleurs, ça coûte 15€) ! si tu ne le fait pas la chaîne usée se détend et use à son tour les pignons voir le pédalier ! ça marche un temps mais après faut tout changer la distribution car les « vitesses sautent » (une distrib complète basique : plateaux + pignons + chaine c’est pas loin de 150-200€ hors main d’œuvre et nécessite des outils très spéciaux)

    Ce n’est pas lié au VAE (même si je t’accorde qu’un VAE pousse plus fort donc accentue cette usure normale), c’est un entretien classique sur un vélo (un peu comme la vidange d’une voiture si tu la fais pas ça marchera un temps et te ferra faire quelques économie, mais qui te te coûteront rapidement un moteur complet)

    Répondre
  • 16 mai 2022 - 19 h 48 min

    @yann:
    Les axes sont vendu avec, c’est pas trop compliquer à changer (il faut de la graisse et un jeu de clés extra plate) au pire l’inter-thlon ou le déca-sport qui te le vend te ferras ça pour pas bien cher ;)

    Répondre
  • 18 mai 2022 - 11 h 36 min

    Le V.A.E s’est développé uniquement parce que les infrastructures routières ne sont prévues que pour les bagnoles. Bagnoles qui sont devenues plus grosses, plus larges, plus hautes et plus lourdes et l’électrique n’a rien arrangé, paradoxalement. La logique aurait pourtant voulu qu’étant donné la capacité des batteries, on développe des automobiles électriques plus légères ou qu’on rompe avec l’idée même d’automobile.

    Dans ces conditions, où la route est une zone de conflit entre les usagers, où être le plus gros permet de s’imposer, avoir un véhicule à seule propulsion humaine devient compliqué et insécure pour un grand nombre de personnes ne possédant pas toujours la condition physique nécessaire pour pédaler à une alliure moyenne permettant de s’insérer dans le trafic routier en sécurité. En effet, se déplacer à moins de 30 km/h en ville, sur une piste cyclable – quand il y en a une – trop étroite, empruntée par scooters et motos qui doublent à droite à grande vitesse, est un challenge. Surtout quand il faut relancer la machine à chaque feu avec la pression des autres derrière.

    Le V.A.E est donc une réponse – une mauvaise – à un problème d’infrastructure qui ne peut être réglé que par les pouvoirs publics, déguisée en solution écologique, ce qu’elle n’est pas.

    Un V.A.E, à l’instar de l’automobile est beaucoup plus lourd qu’un vélo traditionnel et impossible à utiliser quand la batterie est à plat. Un V.A.E est dépendant du réseau électrique. En France, un pays tempéré jusque-là, on nous annonce une sécheresse au mois de mai. Les centrales nucléaires qui produisent l’essentiel de notre électricité sont dépendantes à la fois du niveau des rivières et de la température de l’eau. D’un côté le niveau des rivières devient par endroit trop bas et la température de l’eau trop haute pour refroidir les centrales ce qui oblige à les arrêter. Un grand nombre de centrales ne fonctionnent plus que par intermittence, le réseau devient donc instable. Il y a eu des coupures intermittentes de courant cet hiver, il y en aura de plus en plus.

    Il n’est donc pas possible de continuer à prétendre que ce véhicule à de l’avenir.

    La seule solution est de régler le problème des infrasctructures permettant à tous les usagers de partager l’espace public sans conflit et ainsi on pourra utiliser des solutions individuelles de déplacements comme les vélos à propulsion humaine sans risquer sa vie. Cette solution ne passe pas par de la pseudo innovation consistant à mettre un moteur même électrique du un vélo – dans ma jeunesse, on appelait ça un cyclomoteur – mais par des choix politiques dans lesquels les citoyens ont leur mot à dire sur la manière dont sont aménagés les villes.

    Donc, partant de là, les débâts sur la légalité ou pas des draisiènes et autres V.A.E aux capacités hors normes, on s’en fout un peu.

    Ce qu’on veut c’est déconflictualiser la route.

    Et contrairement à ce que dit ce billet sur les femmes et les hommes utilisant les V.A.E – les fameux Michus selon l’appelation condescendante qu’une frange élitiste de geeks se croit exclue -, la puissance d’un V.A.E compte.

    Parce que quand on a les moyens d’acquérir un vélo « cargo » qui coûte le prix d’une bagnole d’occase, en lieu et place de la seconde bagnole du foyer, qui sert à la fois à faire ses courses et emmener les gosses à l’école, on a besoin pour propulser correctement la machine, qui pèse facilement plus de cent kilos tout compris, d’un moteur puissant pour ne pas se faire coller au cul dangereusement par un truc aussi déplacé sur la route qu’un SUV d’une marque de luxe aux machines surdimensionnées.

    Répondre
  • 19 mai 2022 - 18 h 18 min

    @Marie l’embrouille:
    un VAE est surtout une excellente solution pour faire du vélotaf à la place du bagnoltaf alors qu’il n’est pas possible de prendre une douche en arrivant au boulot !

    oui pour le problème des infrastructures, je travaille actuellement à 6 km de chez moi. ça va faire 5 mois que je cherche le moyen d’aller travailler en vélo. Mais, pour l’instant, j’ai le choix entre traverser des champs cultivés, ou emprunter une grosse départementale sans aucune adaptation aux vélos.
    Donc je fais du bagnoltaf chaque jour :(

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  • 19 mai 2022 - 23 h 07 min

    @bob: Je parle bien sûr d’un usage régulier du vélo…

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  • 12 juin 2022 - 8 h 45 min

    Bonjour,

    Merci pour ce billet très instructif sur cette marque chinoise. Ce que je préfère c’est la dernière phrase qui est tellement vraie 😀😀😀

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  • 19 juin 2022 - 18 h 14 min

    Le M1 plus est débridable dans les paramètres qu’on peut modifier en appuyant sur des boutons. Est-il vraiment autorisé en France ?

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  • 19 juin 2022 - 22 h 39 min

    @Krit: Si le constructeur le livre bridé et sans notice pour le débrider, c’est légal d’un point de vue vente puisque le seul responsable du débridage sera le propriétaire qui devra assumer toutes les conséquences de son débridage. Comme les voitures ou les motso modifiées pour aller au delà des vitesses certifiées par le constructeur.

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  • 22 juin 2022 - 22 h 33 min

    Merci !

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