Et mon billet de l’époque mettait en parallèle le fait qu’au bout de 30 ans d’existence, seulement 3% des PC connectés à internet apparaissaient sous Linux. Ce qui rend cette évolution de deux points en deux ans bien plus spectaculaire.

Ce chiffre concerne les US, mais la France n’est pas en reste avec une progression de 3 à 4.28% en France et une accélération sur la dernière année. En face, chez Microsoft, il aura fallu une deadline très nette et très claire pour que les utilisateurs de Windows 11 dépassent enfin ceux sous Windows 10. Dire que tout le monde a eu le couteau sous la gorge serait exagéré mais l’épée de Damoclès de la fin des mises à jour a tout de même eu un effet très similaire à une menace.
En France, pays bien connu de gaulois réfractaires, on traine encore largement des pieds avec un Windows 10 toujours devant. Toujours presque 55% des PC connectés. Windows 11 est à 41% et les autres Windows plus anciens restent toujours présents avec un peu moins de 4% du parc.

Difficile d’expliquer ce sursaut de Windows très clairement mais on peut distinguer plusieurs tendances fortes. D’abord Linux n’a plus la mauvaise presse qu’il avait il y a encore quelques années. Les clichés d’un système compliqué plein de « lignes de commandes » et de phase de compilation ont encore la vie dure chez les plus obtus mais ont clairement disparu dans la vie réelle. Mettez aujourd’hui quelqu’un sans expérience informatique préalable devant un ordinateur sous Linux, il pourra faire aussi bien que sous Windows.

L’arrivée de Proton a également fait sauter une barrière chez beaucoup d’utilisateurs. Proton, moteur logiciel permettant de jouer à des titres Windows sous Linux et particulièrement mis en avant par Valve et Steam, a libéré des machines. Je n’ai pas assez de billes statistiques pour m’avancer sur la présence de la goutte d’eau Steam Deck dans l’océan des machines PC connectées. Certains utilisateurs n’avaient clairement que cette problématique du jeu sous Linux pour ne pas basculer.
L’érosion de Windows est visible même si elle ne rejoint pas les prévisions catastrophiques de certains analystes. Ceux qui avaient prédit l’abandon de la plateforme à cause de passage forcé à Windows 11 n’avaient probablement pas imaginé que les utilisateurs allaient simplement rester sous Windows 10. Reste que l’image de Microsoft n’en sort pas grandie. Le sentiment d’hériter d’un matériel de seconde zone du jour au lendemain suite aux exigences matérielles de Microsoft. Les changements d’interface du système qui brisent les habitudes des utilisateurs. Les grognements réguliers des experts concernant l’injonction de publicité, le profilage intensif des utilisateurs et les fols errements technologiques proposés par des outils comme Recall, ont finalement fait mauvaise presse au système.
Ajoutez à cela une communication absolument centrée sur l’IA depuis des mois et des mois sans que l’utilisateur lambda n’y voie le moindre avantage réel par rapport à ce que proposait son PC auparavant. Et vous avez un cocktail parfumé au désamour de Windows 11. La fin du support de Windows 10 prévue pour la mi-octobre ne fera que pimenter un peu plus la recette.

Lenovo, entre autres, propose désormais des stations de travail sous Linux
Pendant ce temps, les développeurs des différentes distributions Linux ont affûté leur communication. Toute brebis abandonnée par le Berger Microsoftien devait rejoindre les alpages herbeux et libres. Des communications ont été lancées, des versions vraiment Windowsiennes des systèmes ont été proposées, des outils et des guides de transition publiés. De quoi donner envie aux utilisateurs de tester ce qui a été si longtemps présenté comme un repoussoir absolu. Les jugements décrivant un Linux trop complexe étant passés en quelques années d’un avis commun partagé sur les forums à un avis mal renseigné et lancé sans compétence par des gens juste assez habiles pour répéter un lieu commun.
Ce qui a le plus changé en deux ans, ce n’est pas forcément la statistique, mais c’est l’image que véhicule Linux. De système compliqué pour experts, Linux est devenu une solution beaucoup plus grand public, ludique et facilement accessible. Et cela change beaucoup de choses.
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@Matthias: je testais avec les drivers AMD GPU Pro il me semble. Mais je réessaierai prochainement avec ce que tu as indiqué ici et ferai un retour 😉 en tout cas, merci beaucoup de cette aide 👍
@CHP:
Bah voilà !
Un autre utilisateur Linux qui ne pourra pas dire que la communauté est toxique ;)
@Cinos:
Tu vas rigoler… Pour tester, j’avais nommé ma partition NTFS sur la clé USB comme « NTFS ».
Il n’accepte pas ce nom et il à fallu que je la renomme autrement pour que ça passe en UUID
Encore merci pour l’astuce.
Et pour chercher et tester un peu les distributions qui pourraient VOUS convenir avant de franchir le pas, le site DISTROWATCH qui les recense toutes est votre ami.
Vous créez ensuite une clé (ou disque externe ) bootable avec VENTOY pour y stocker celles que vous voulez essayer, et au démarrage ventoy vous proposera un menu déroulant faisant apparaitre les distributions que vous avez préalablement téléchargées.
Vous pouvez donc essayer en mode « live » ou passer à l’installation si le cœur vous en dit :)
A la lecture des commenatires, je m’en vais essayer CachyOS même si je tourne plus souvent sur PopOS / Zorin / Mint 22
@CHP:
J’utilisais aussi le NTFS jusqu’à ce qu’après de nombreux « dirty flag » j’ai découvert avec gnome-disks (que j’utilise pour formater et démonter les périphériques de stockage) qu’il existe un système de stockage nommé UDF.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Universal_Disk_Format
Linux n’a aucun problème pour y lire et écrire, windows je ne sais pas s’il sait faire autre chose que le lire.
@TooFoo:
J’aime bien Distrowatch…mais envoyer un débutant sur ce « magnifique » site pour trouver une distro: quel répulsif…
Perso, pour moi, à l’heure actuelle c’est un « no brainer »: tu es débutant –> essaye Mint. C’est vraiment une super ditro pour ce genre de profile (et pas que: pour les « vieux routards » qui veulent plus se prendre la tête aussi…): assez stable, simple à comprendre quand on vient de Windows, assez élégante, user friendly…
Si la personne vient du monde Apple il sera surement un peu dépaysé par l’interface…mais pas trop par le terminal au moins. :-D
@Alu:
tu as des centaines de distributions… tu en as très très très peu avec un support, des équipes commerciales, support de soft commerciales, des dev sur une multitude de projet….
c’est ce qui fait la différence
@Alu: Arf, désolé il faut que je le dise, j’ai toujours des boutons quand je lis ou que j’entends parler de « no brainer ». Cette culture du zéro effort gangrène tout, de la vie courante (voir des minots qui se disent geek qui ne sont pas foutu de configurer une modeste connexion wifi, merci la iPhone life) jusqu’au mode de l’entreprise (comparez les grands ingénieurs du 19e ou de la première moitié du 20e aux managers d’aujourd’hui qui veulent du fluide, du simple, du green Indicator et qui vous demandent de formater vos rapport comme si ils devaient être lus par Donald Trump)
Pour une distro linux, je préfèrerais parler/ entendre parler de l’efficacité de son interface, et de sa conformité au standard du jour. Tout nécessite un minimum d’investissement, même MAcosX qui est un BSD enrobé. Aborder la chose par le biais du zéro effort, c’est préparer le terrain pour du encore moins d’effort, ie « le nouveau gadget hype qui fait tout à ta place »
Sinon, oui, Mint, excepté un drôle de bug graphique sur sa version Ubuntu (qui ma obligé à me rabattre sur lmde, qui n’est pas affecté), n’est pas mal du tout (même si un peu lourd en conso de ressource: 800 MO juste pour un OS, ça commence à talonner le monde Windows)
@Bastien B.:
Perso je ne suis plus sous mint mais je pense qu’on peut découvrir linux sans être obligé de se taper une installe Arch ou Gentoo à configurer un tiling windows managed en me tapant des éditions fichiers plats sous VIM.
De mon côté, avec deux gamins j’ai pas trop le temps de jouer les sysadmin avec mes desktops/laptop.
Je le fais un peu pour mon home server sous debian (bon il y a pas grand chose dessus: un script de scraping python, transmission torrent, dokuwiki pour la famille et il est configuré comme hotspot/relai wifi…) mais pour les autres pc: je veux juste installer, passer le minimum de temps à configurer et profiter d’un système simple et stable.
Pour tout dire quand j’étais encore sous mint je « sautait » souvent un version majeure par flemme de me taper une mise à jour je tirait jusqu’à la fin du LTS…
comparaison rapide de l’interface kde vs celle sous windows…
https://www.laboiteaprog.com/2025/06/kde-6-vs-windows-11.html
C’est clair que proton m’a décidé à changer d’OS depuis quelques années, plus de W$ sur ma machine. Fedora pour ma part, j’adore cet OS mais il y a un nombre incroyable de distributions pour tous les gouts.