Avec la Nitro Blaze Link, Acer répond à une double problématique. Celle d’une situation mondiale très compliquée sur les composants d’un côté et le besoin de proposer des solutions mobiles en support des équipements existants.

Une présentation quelque peu exagérée ?
L’idée du Nitro Blaze Link est de déporter la puissance de calcul en dehors du dispositif. La console est donc une manette de jeu affublée d’un écran qui va demander à un autre appareil, local ou non, de streamer ses contenus. C’est une opération intéressante à plus d’un titre. D’abord parce que cela coûte moins cher qu’une vraie console autonome, ensuite parce que cela répond à un besoin du marché d’une solution légère et enfin parce qu’avec cette proposition, Acer évite en grande partie le problème lié à la hausse des composants.
Avec un écran de 7 pouces de diagonale en 1920 x 1200 pixels, la petite console n’embarque que peu de choses. Pas d’infos sur son équipement logique mais je suppose qu’il s’agit d’un SoC basique. La mémoire vive est limitée à 1 Go de LPDDR4-2133 et le stockage à… 8 Go en eMMC. L’idée est donc simple, permettre à l’utilisateur d’exploiter des services de streaming. Par exemple, se connecter à un PC puissant qui va exécuter vos jeux et transmettre les infos sur l’écran et les deux enceintes stéréo – ou la sortie Jack – de la console.

Acer Nitro Blaze Link
On n’a peu d’infos sur le reste de cette Nitro Blaze Link. Pas de prix, pas de date précise de sortie, pas d’autonomie. Seul détail important, sa prise USB ne sert qu’à une seule chose : charger la batterie 18 Wh. Pas de transfert de données possible, ce qui signifie que les mises à jour seront faites en ligne via Wi-Fi. J’ai bien l’impression qu’on retrouve ici un système proche d’un smartphone de A à Z habillé d’un ensemble de contrôles de console.
L’objet, qui mesure 28.69 cm de large pour 10.98 cm de profondeur et 3.35 cm d’épaisseur, propose deux joysticks analogiques, des gâchettes, une croix directionelle et des boutons en plus des 5 points tactiles de son écran.

Acer Nitro Blaze Link : uniquement du streaming local ?
Acer ne donne aucune info sur le support de services en ligne et n’indique que le support de ses nouveaux portables haut de gamme de jeu. Mais c’est peut être assez logique et n’augure rien de spécifique. D’abord parce que les communiqués de presse sont des lieux habituels d’autopromotion. Ensuite parce que la machine n’est pas prévue avant le quatrième trimestre et que les développements d’éventuels accords avec des services comme le GeForce Now de Nvidia, la solution Luna d’Amazon ou le Mocrosoft XBox Pass Game sont probablement encore en cours de tractations.

Logitech G Cloud
Une chose est certaine pour cette Nitro Blaze Link. Sans un prix très convaincant, elle aura du mal à séduire. D’abord parce que le service rendu est du même type que celui que proposent des extensions pour smartphone type Gamesir X5 ou GameSir G8 Plus. C’est-à-dire, des « joysticks » qui s’associent avec des smartphones. Ensuite parce que le matériel embarqué est assez basique. Logitech a lancé une console de Streaming de ce type avec la G Cloud en 2023 à 359€… Et ça ne s’est pas très bien passé pour leurs ventes…
Si Acer parvient à proposer un produit au tarif plus contenu, il y a des chances que certains y trouvent leur compte. Cela permettrait de jouer en mobilité tout en profitant de son équipement déjà en place. Une solution attentiste qui correspond très bien à la période.
| 2,5€ par mois | 5€ par mois | 10€ par mois | Le montant de votre choix |





Quand voit on toutes ces petites consoles de retrogaming, avec jusqu’à 4GB de RAM et eMMc, voir, ufs 2, le tout pour moins de 200€, cela devrait servir de baromètre tarifaire pour Acer, non?
@Madwill: clairement, mais tout ce qui est estampillé gaming se doit être cher. Casques, souris, claviers, ce genre de machine…
A croire que les LED, les courbes agressives (pour l’aérodynamisme), ça coûte des sous.
Et ici, quid de l’ouverture de l’OS. Si tu ne peux pas installer ce que tu veux, ça se transforma inévitablement en brique d’ici 3 à 5 ans.
@Jle: j’ai cru lire ailleurs que le système d’exploitation était une base debian, mais ça ne veux pas dire grand chose sur l’ouverture du matos.
Moi j’aurais bien aimé avoir l’équivalent du steam deck en full streaming.
Avec des pavés tactiles.
@Franck: Oui mais tu imagines bien l’auto-concurrence pour Valve de proposer ce type de produit.
Après pas forcément de chez Steam.
Mais en gros avec la possibilité d’avoir un touchpad.
Car c’est bien pratique !
Russ de Retro Game Corps l’a eue en main. Les gâchettes L2/R3 sont digitales. Ca limite la console mais ce n’est pas un souci pour bon nombre de gamers. En revanche, présenter la console avec comme jeu de démo Forza Horizon 6… Il en faut de l’audace !
A mon sens, le seul type d’engin qui a un intérêt. J’ai toujours ma ABXY qui m’a coûté 180 € il y a 3 ans. Et je joue aux jeux du Game Pass via Boosteroid en graphismes high ou ultra, 60 FPS, quelque soit le jeu auquel je joue.
Donc j’estime qu’à 500 euros grand max, on pourrait avoir une machine 8″ OLED avec Wifi 7 et BT 5.4, parce qu’effectivement ce sont surtout les chipsets réseaux qui sont importants pour du cloud, mais ni la RAM, ni le SSD.
Pendant ce temps là, on propose de jouer en FHD 30 FPS sur les MSI Claw à 1500 € la machine, ils sont hors sol les mecs.