30 millions de Raspberry Pi vendues

Eben Upton twittait le 14 décembre dernier que plus de 30 millions de Raspberry Pi avaient été vendues la semaine dernière, un chiffre énorme et totalement inattendu pour une carte de développement de ce type.

En 2006, inspiré par le projet BBC Micro d’Acorn, Eben Upton se lance dans la création d’un ordinateur personnel. Son projet est porté de manière autonome, sans sponsors. Il travaille alors chez Broadcomm mais développe une solution sous SoC Atmel et le fait sur son temps libre.

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Les images de ces premiers prototypes montrent clairement le côté “amateur” du projet alors. On imagine mal que 13 ans plus tard, 30 000 000 de cartes Raspberry Pi seront vendues. L’objectif n’était alors pas de créer une carte de développement comme ce que la Pi est devenue mais bien un ordinateur totalement exploitable le moins cher possible.

Et c’est au fur et à mesure que la carte se développait, de prototype en prototype qu’ Eben Upton réalise le souci rencontré par les écoliers Anglais. Souci ayant des répercussions sur toute l’industrie du pays. Faute d’un accès à un matériel informatique exploitable – parce que trop cher – les enfants ne peuvent pas appréhender l’outil informatique. Apprendre à programmer, comprendre les différents langages et développer des projets. Cette absence d’outils entraîne une pénurie de professionnels de l’informatique dans le pays. Eben Upton décide donc de rediriger son projet pour en faire une solution à destination éducative en réunissant deux éléments importants : La possibilité de créer des projets informatiques complexes tout en conservant un prix d’achat très bas pour le rendre le plus accessible possible. 

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La Raspberry Pi Model A+

De 2006 à 2011, la carte est donc développée pour aboutir aux premiers modèles : les Raspberry Pi A et B. En parallèle, dès 2009 la fondation Raspberry Pi est créée pour gérer le développement du projet. Il s’agit d’une fondation sans but lucratif à vocation éducative, ce qui explique la volonté de proposer des solutions à très bas prix. Il va sans dire que la note aurait largement pu augmenter de quelques euros et faire de Eben Upton un homme riche mais l’objectif a toujours été de faire de ce projet un marchepied pour permettre au plus grand nombre d’accéder à la programmation.

Grâce à cette orientation, plusieurs projets sont menés à bien. Des écoles sont équipés un peu partout sur la planète, des partenaires industriels aident également le projet en achetant plusieurs milliers de cartes qui sont ensuite envoyées à des élèves. 

Raspberry Pi 4

L’actuelle Raspberry Pi 4

En 2012, les 10 premières cartes finales sont vendues via la plateforme d’enchères Ebay. 6 mois après, en Septembre 2012, les Pi se vendent à hauteur d’un demi million d’unités. Les 2 millions de cartes vendues sont atteints en Octobre 2013. 5 millions en 2015, 10 millions en 2016, 15 millions en 2017… Un véritable engouement pour l’objet naît et forme une communauté très active. Un record improbable pour un PC vendu sous Linux, sans aucun marketing agressif ni aucune campagne de pub. Il s’agit d’une carte brute, d’un casse tête même pour beaucoup d’utilisateurs mais également d’un défi accessible et très satisfaisant à prendre en main. En 2018, le nombre de cartes atteint les 20 millions d’unités. En cette fin d’année 2019, ce chiffre dépasse maintenant les 30 millions d’unités. Pas mal pour un projet imaginé au fond d’un garage.

La Pi est devenue bien plus qu’une carte de développement. Elle porte non seulement des projets à travers toute la planète (et même dans l’espace) mais a également laissé une trace dans l’esprit de tout le monde. C’est devenu un outil auquel on se réfère comme une solution possible à de nombreux problèmes aujourd’hui. On imagine pouvoir monter une solution Raspberry Pi pour une foule de projets qui vont du lecteur multimédia à la station météo en passant par un serveur anti-pub, un affichage d’informations ou une station de jeu rétro…

Les cartes font également partie de l’imaginaire collectif… avec plus ou moins de “bonheur”

Beaucoup d’utilisateurs ne font “que” reproduire un tuto pour arriver à leurs fins. L’objectif se résumant à pouvoir lire des films sur un téléviseur en suivant à la lettre un guide mis à leur disposition en ligne. Un effort jugé faible par certains utilisateurs… Mais cette ouverture vers les arcanes de l’informatique, le simple fait de mettre les mains dans le cambouis et parvenir à cet objectif est une action mille fois plus enrichissante que la simple utilisation d’une interface graphique classique. Là où le must des compétences est de double cliquer sur une icône.

Dans les larges filets de la fondation, pour chaque million de cartes vendues des dizaines de milliers de petits comme de grands ont été pris. Et dans le lot, toute une génération de personnes ayant un meilleur bagage informatique, domotique et électronique.

30 millions, c’est un chiffre inespéré pour la fondation, un résultat aussi énorme qu’inattendu.

 

 

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20 commentaires sur ce sujet.
  • 16 décembre 2019 - 14 h 08 min

    Sachant que j’ai un Pi2, deux Pi3, deux Pi4 et un Pi0 j’ai un peu aidé.

    C’est vraiment de la balle les Pi….. :)

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  • 16 décembre 2019 - 15 h 20 min

    C’est vraiment LE projet phare de la décennie en micro informatique, bravo messieurs les anglais (et pendant ce temps en France, on distribue des tablettes débilitantes dans nos écoles).

    Et merci Pierre de t’être fait l’écho de ce projet toutes ces années.

    Répondre
  • 16 décembre 2019 - 15 h 25 min

    C’est une belle aventure qui n’est pas prête de s’arrêter et ça, c’est bon!!!!
    Cette petite carte est vraiment la machine a tout faire et puis, tout le monde n’a pas besoin d’un core I12 64 cœurs à 34ghz quantique 1000gb de ram pour faire tourner du retro gaming, lecteur multimedia, multi effet guitare et j’en passe… bon aller, si elle pouvait booter sur l’usb 4, elle serait la meilleure :)

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  • 16 décembre 2019 - 15 h 36 min

    J’attends le prochain “correctif hardware” de la RPI 4 pour me l’acheter.

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  • 16 décembre 2019 - 21 h 20 min

    Comme disait Churchill, il n’y a pas de problème, il n’y a que des Raspberries.

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  • 16 décembre 2019 - 22 h 24 min

    @eeegr: mieux que ça, on formatte nos jeunes pour qu’ils utilisent des Pcs windows et des tablettes Apple tout en signant des contrats juteux avec ces mêmes entreprises.

    Répondre
  • 16 décembre 2019 - 23 h 30 min

    Les rpi3b+ sont en rupture de stock quasiment partout. Même sur Amazon c’est la galère il n’y a plus rien, que du rpi4 partout et pour moins cher….

    La plupart des sites annoncent une dispo pour dans 3 mois. Ça sent la fondation qui provoque une pénurie volontaire des 3b+ pour vendre ses pi4 en masse. Pas le choix…
    C’est une bonne stratégie mais c’est sale.

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  • 17 décembre 2019 - 3 h 27 min

    Pierre, merci pour ton article; je me reconnais très bien dans ce dernier. Il y a de cela 7 ans, mon pi2 ne me servait qu’à faire un lecteur plex. Aujourd’hui, je me sens à l’aise avec la bidouille en ligne de commande Linux et je n’ai pas peur de l’étrange DOCKER… bref merci la fondation de m’avoir donné envie d’apprendre.

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  • 17 décembre 2019 - 8 h 03 min

    Il y a quelques personnes comme ça qui ont largement contribué à dispenser la connaissance et faire en sorte que les populations aient une meilleure conscience de leur environnement.
    Time Berners-Lee en fait partie.
    Tandis que d’autres, comme les GAFAMS, ne visent qu’à abêtiser les populations pour mieux les contrôler et ainsi mieux leur subtiliser leur porte-monnaie.
    2 visions du monde opposées, assurément.
    db

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  • 17 décembre 2019 - 9 h 25 min

    @Gaduc: C’est quand même dommage une telle ignorance. Pourquoi mettre dans le même panier des entreprises si différentes, juste pour être tendance ?
    Google et même Microsoft participent a un niveau incroyable dans le libre, ils proposent même des services gratuits dans le cloud qui permettent d’avoir des VM de toutes sortes, publient largement du code, etc… Et je ne sais pas la moitié de ce que ces boîtes apportent…
    Même Amazon, croire que c’est juste une plateforme de vente en ligne c’est se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Amazon c’est aussi un des service de cloud les plus utilisé au monde par les professionnels, des formations incroyables et parfois gratuites qui permettent d’obtenir des informations et des compétences professionnelles.
    Alors ils ne sont pas tout blanc, mais traiter ces entreprises comme une seule entité, c’est surtout faire le jeu des “anti-tout” en tout genre…
    Et je suis certain que tu vaux mieux que ça 😉

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  • 17 décembre 2019 - 10 h 24 min

    test sur phoronix d’un dissipateur de chaleur
    https://www.phoronix.com/scan.php?page=article&item=raspberrypi-4-coolipi&num=1
    quand on voit la taille et le poids d’alu pour maintenir le pi4 à température, on se dit que y’a qq chose de pourri au royaume des framboises dernière gen

    @Nylan: *Mode David Goodenough* “ouuuui, Staline et Pinochet avaient de bons côtés également, c’est sûr. C’est pas parce qu’ils écrasaient toutes les autres expressions que les leurs qu’il faut faire le jeu des anti-tout.” Merci pour ton intervention, j’espère que tu es payé pour au moins

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  • 17 décembre 2019 - 10 h 54 min

    EBEN UPTON ! ah bon
    faut verifier vos sources
    l’homme derreie le pi c’est David BRABEN

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  • 17 décembre 2019 - 11 h 10 min

    @franck: De quelle sources disposez vous ?
    Parce que moi j’ai ça : https://www.raspberrypi.org/blog/raspberry-pi-2006-edition/

    Braben est un génie logiciel, il a été un Mécène de la fondation mais je ne crois pas qu’il soit pour grand chose dans le développement hardware de la carte.D’ailleurs il le dit lui même :)

    https://www.theguardian.com/technology/gamesblog/2013/jul/12/david-braben-elite-kickstarter-raspberry-pi

    “There is also Raspberry Pi, the mini-PC designed by Eben Upton and several colleagues from the University of Cambridge, and built with Braben’s assistance. The hope was to create a computer cheap enough to introduce as many children as possible to programming. The size of a large matchbox, it features an ARM processor and HD video capabilities, and will run a variety of software applications, including coding languages. Since its launch, the device has been adopted in schools as well as by researchers and has a thriving developer community.

    “There’s been so much support for the whole concept,” says Braben. “There were 10 years in which we had no teaching of coding in schools; terms like nerd and geek made it embarrassing for kids to admit their interest – that was a tragedy. Hopefully, we’ve turned that a little bit with Raspberry Pi. When we made the first 10,000 units, we thought that was all the developer units we’d be able to sell – but we sold out in seconds. We’re now selling that many every day. We’re coming up to the point at which the Raspberry Pi will have sold as many as the BBC Micro – that’s a significant number.””

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  • 17 décembre 2019 - 11 h 19 min

    @Nylan: On est aussi en droit de se dire que ces grandes entreprises ne sont pas devenues aussi puissantes financièrement, que politiquement, avec de la simple philanthropie…
    Quel est le prix a payer pour l’utilisation de ce cloud et de ses VM, dans les quelles tu rentres ton taf, fournis si généreusement par ces “GAFAM”? tes données? ton travail? quoi d’autres?
    Quand aux formations “gratuites”, penses tu qu’ils n’attendent aucun retour sur investissement? ne crois tu pas qu’il pourrait s’agir d’un conditionnement? mais comme cela s’adressent aux adultes, je m’en fou, chacun fait ce qu’il veut.
    N’oublions pas non plus que ces GAFAM sont des sociétés soumises aux cloud et patriot act AMERICAIN, je te laisse en déduire toutes les conséquences….(“Cash investigation” sur Microsoft était très instructif…)
    Et je passe sur l’optimisation fiscal ;)
    Alors, oui, ils ne sont pas tout blanc, très loin de la mème.
    Il serait effectivement préférable que l’on retrouve des Rpi sous linux (et pour un prix contenue) dans les écoles et collèges, car il s’agit d’apprendre informatique, la base pure pour comprendre tout le reste, plutôt que des Ipad, Android tablette ou chromebook, les gosses auront tout le temps de se servir de tout ça après…en connaissance de cause.
    Le savoir ne peut qu’être biaisé si il est basé sur un quelconque prosélytisme, religieux, politique, économique ou technologique, enfin, c’est mon avis lol

    Sinon, je t’avoue que pour tes phrases:”C’est quand même dommage une telle ignorance.” et “Et je suis certain que tu vaux mieux que ça 😉”, je trouve quelles ressemblent à du mépris pour la 1ere et de la condescendance pour la 2eme, envers Gaduc et ceux qui partagent son opinion (tu l’auras compris, j’en fais partis ;))
    Mais t’inquiètes, sans rancunes ;)

    Répondre
  • Cid
    17 décembre 2019 - 12 h 00 min

    Suiveur de tuto : présent !

    En manque d’inspi j’ai posé mes raspberry sur le bureau : 1 pi2, 1 pi3, 1 pi3+ et, ah bah, un 4ème qui joue ma musique… J’suis fan mais je n’ai jamais été dév.

    Répondre
  • 17 décembre 2019 - 13 h 16 min

    Un PI3 fait tourner la baraque (soft Domoticz + qq services perso écrits en python) depuis plus de 3 ans 24/7. Même avec qq fonctions annexes (un serveur DNS, via dnsmasq + qq blacklist en MAJ automatique 2 fois par semaine chez shallalist.de), c’est déjà surdimensionné mais fiable et au final peu consommateur dans mon cadre (headless => installé sans interface graphique donc conso partie GPU proche de zéro ; usage via SSH et le serveur web de Domoticz).

    La seule faiblesse, non résolue par le PI4 (qui serait encore plus surdimensionné), c’est le stockage. J’aurais pour ma part préféré un M.2 sortant le PCIe permettant d’y coller un SSD format court, quitte à me passer d’USB3 (qu’il aurait été possible de faire format cartelette pour ceux en ayant vraiment le besoin) et n’avoir que les USB2 du SoC Broadcom.

    Répondre
  • 17 décembre 2019 - 20 h 14 min

    @Madwill:
    Faut pas se fâcher Madwill. Tu vois de la condescendance là ou ça t’arrange il me semble… sachant que j’ai admis moi même ne pas connaitre la moitié de ce qu’ils font.
    La grosse différence, c’est que je n’ai aucun problème avec mon ignorance, là ou certains préfèrent jouer de l’amalgame (terme GAFAM) ou de l’attaque pour le cacher.
    Et j’insiste, reprendre le terme GAFAM alors que c’est un terme tout juste bon pour le JT de Tf1, c’est bien dommage…

    PS :Microsoft a passé des dizaines de milliers de brevets en opensource, et tu devrais faire quelques recherches concernant le rapprochement de Microsoft avec le monde OpenSource, GitHub,Azure et le cloud Amazon… Ca te sera enrichissant, et utiliser le cloud de Google pour créer des VM, tester des projets, etc… non seulement ça ne te coûteras rien, ni en argent ni en données, et tu pourras y prendre de quoi gagner un peu en savoir faire.
    Si tu préfères rester de coté à bouder dans ton coin et rater le train… je suis certain que tu vaux mieux que ça :P

    Répondre
  • 17 décembre 2019 - 21 h 12 min

    @Nylan: non non, je ne vaux pas mieux que ça ;) mais oui, des que j’aurais un peu de temps a mettre la dedans, j’irais surtout faire le tour des différentes “conditions d’utilisation” des services dont tu parles, et je reviendrai sur ce sujet… Ou peut être les as tu déjà lu et ainsi éclairer mon ignorance flagrante dans le domaine des clauses commerciales et par la même, me faire gagner du temps afin de ne pas rater le train ? :)

    Répondre
  • 18 décembre 2019 - 8 h 04 min

    @Nylan:

    En réalité, Microsoft n’a pas trop eu le choix que de revoir son modèle. En dehors du monde PC x86, ils se sont fait tailler des croupières, toutes les tentatives de se diversifier (mobile…) ont échoué et vu l’évolution du marché il devenait de plus en plus vital de sortir un peu de l’époque “cancer”.

    Mais au fond, c’est une adaptation forcée et il ne faut pas trop se beurrer les lunettes non plus: Ils lâchent des brevets quand ça les arrange (exFat n’a jamais percé sur le marché mobile/APN car tout cela tourne sur du Linux embarqué) et après des années sans générer de revenu. Du soft quand il est obsolète ou que ça les arrange de voir d’autres se charger de les maintenir.

    Niveau VM à bytecode, .NET n’a jamais vraiment pris ni pu se comparer à du code natif librement cross-compilable. C’était pourtant bien le but que de pouvoir fournir (reproduisant en source fermés un avantage énorme du libre) une exécution possible sur des plateformes diverses sans changer de modèle. Pas vraiment le succès de Java (beaucoup grace à Androïd), j’aurais préféré que Sun survive et que Microsoft crève, même s’il y a aussi à redire.

    Le libre, c’est aussi un peu fourre-tout: Contribuer à EDK2 afin de coller ce DOS merdique avec support réseau devenu firmware qu’est l’UEFI, car Microsoft n’a jamais été fichu de se passer de services du boot loader (les fameuses “interruptions logicielles” du BIOS historique devenus “runtime services” avec l’UEFI, nid à virus de boot ayant mené, en mode complexité sur idiotie, au “secure” boot), sur ARM en plus du x86 (ou Intel fait aussi tout pour l’imposer via ses reference codes), c’est le genre de contribution dont on se passe très bien (Linux, sur toute plateforme hors x86, sait parfaitement initialiser/gérer le matériel seul et sans obscur support du boot-loader): Passer plus de temps dans l’UEFI qu’a démarrer l’OS complet car on a fait un truc inutilement complexe, architecturé avec les pieds et découpé en 3 phases étanches (générateur de code en triplet) jusqu’à arriver à un nb de lignes de code de l’ordre de grandeur du kernel Linux avec une fraction infime des fonctionnalités, franchement ca n’amuse personne de les voir faire déborder le tas de m… du x86 qui en est de toutes manières intrinsèquement un (c’est un peu comme les fusées US: On y garde des trucs inutiles dont on a perdu le VHDL depuis des lustres, de peur de générer des effets de bords néfastes! Un truc plombé par la compatibilité ascendante binaire, merci WinTel, impossible à remettre au propre).

    Les gros contributeurs (utiles) sont plutôt chez les fondeurs (Intel, NXP…), fabricants qui ont viré leurs propres unices avec la montée en puissance de Linux (HP, IBM), distributions offrant un support professionnel (Red-Hat/Novell… en direct et via le subventionnement de certains projets), quelques SSII spécialisées et le monde universitaire.

    Passer d’un modèle licence sur la durée de support d’un produit au SAAS sur abonnement annuel pose globalement problème a beaucoup de monde (PME et particuliers plus que grands groupes, certes). Surtout que plusieurs fois par an, des MAJ posent des problèmes parfois graves.

    Comment dire que cette boite fait ami-ami avec Linux quand, avec les doubles boot, chaque version majeure de cette vérole en rolling-release instable de Win10 vire Grub (donc la possibilité de booter ses autres OS installés) du chaînage de boot loader?

    Avec 7 cela n’a jamais été le cas, alors vive le “progrès” et avec ce cumul on comprends que tant de monde change à reculons avec la date limite qui arrive: On entends gueuler de l’entreprise à l’administration et l’enseignement, ce dernier déteignant naturellement en prime sur les élèves… les utilisateurs de demain.

    Quand on en est rendu là, il ne reste plus qu’a se customiser un environnement de bureau restant familier pour l’utilisateur windows et contribuer au projet WINE et son intégration afin que l’applicatif Windows tourne sans problème sous Linux.

    Répondre
  • 18 décembre 2019 - 11 h 09 min

    @Nylan: Pour MS et son open source (qui ne veut pas forcement dire libre, mais c’est juste un détail), je ne dirais pas mieux que Yann, surtout sur sa citation:”Du soft quand il est obsolète ou que ça les arrange de voir d’autres se charger de les maintenir.”
    Pour le cloud computing Google et Amazon, je me suis farci les 99 pages d’AWS et les 20 de GCP et je suis navré de t’annoncer que qu’ils ne font pas dans le bénévolat, il y a certes un accès gratuit (ex:180 jours max pour Google) aux plateformes et a priori, tu ne vas pas bien loin, tu tombes très vite dans les options payantes…
    De plus, de ce que j’ ai pu comprendre, les outils (la VM) mis a ta disposition sont eux, la pleine et entière propriété du fournisseur et une partie de leurs codes s’intègrent dans ton application et de facto, une partie de ton appli leur appartient (n’hésites pas a me contredire…avec arguments stp)
    Mais le plus amusant, c’est le cadre juridique, entre le fait qu’ils font ce qu’ils veulent sans devoir se justifier (résiliation, plantage, etc…) et le fait que tout tombe sous le coup de la loi californienne et américaine de manière plus générale (cloud act et il faut garder à l’esprit que les serveurs son aux US) et donc le contrat que tu signes est sujet a interprétations (subtilité des traductions linguistique), ce qui est bien spécifié dans les CGU et si tu n’es pas une grosse boite, bon courage pour te retourner ;).
    Pour reprendre ta citation:”C’est une bonne stratégie mais c’est sale.”
    En gros, je dirais qu’utiliser leurs services, c’est comme commander sur Aliexpress, tu n’as aucune prise légale.
    Mais évidemment, je ne t’apprends rien, tout ça, tu le savais déjà, tu avais raison, ce fut très enrichissant ;)
    Nous ne ferons pas le voyage ensemble, le train dont tu parles et sa destination, ne me font pas rêver….chacun ses goûts.

    Pour en revenir au Rpi, oui, c’est l’outil parfait pour l’apprentissage informatique:
    -Une carte mère bien visible avec ses différents composant. (allez démonter des ipad…)
    -Un OS hyper documenté, accessible et modifiable a volonté.
    -Une logithèque pléthorique.
    -Un outil hyper flexible (robotique, Iot, etc…)
    -Un coût ridicule, matériel et logiciel (merci pour le budget de l’EN)

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