MedPi 2015 : Quelques tendances et évolutions du marché Français

Pour ceux qui ne me suivraient pas sur Twitter, je reviens du Medpi où j’ai passé 2 jours assez intenses à arpenter les couloirs et stands de ce salon professionnel. Le MedPi 2015 est un excellent endroit où récolter des informations sur les machines en devenir mais également où on peut prendre la température du marché micro-informatique en France.

Un petit bilan, à chaud s’impose avant de vous parler des produits que j’ai pu croiser dans les différents étages du salon. Cela ne sera pas une analyse en profondeur mais plutôt un ressenti de ce qu’il se passe en ce moment chez les revendeurs et les marques distribuées en France.

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Le stand de tablettes Android, désespérément vide de Logicom…

La fin des tablettes Android noname

Les tablettes Android noname ont quasiment disparu. Elles sont mortes d’un point de vue commercial pour les revendeurs Français et cela se sent dés les premières minutes du salon. Mesurer le degré de hasbeenitude d’un exposant est relativement facile, plus son stand de tablettes Android est grand, plus il est has-been. Et c’est clairement frappant quand on parcourt les allées du salon. Je n’ai pas les tarifs du MedPi 2015 mais je sais que la place n’est pas donnée et que le M² de stand n’est pas facile à rentabiliser. Alors arriver face à un revendeur ou une marque qui expose une petite vingtaine de tablettes Android et voir son stand désert est un bon signe pour comprendre que le marché a définitivement basculé.

Evidemment, cela ne veut pas dire que les tablettes Android vont disparaître mais plutôt que le marché s’est assagi. Fini les produits entrée de gamme à 49€ qui faisaient le bonheur des discounters et autres systèmes de grande distribution. Désormais les tablettes de marque sont plus abordables et le public a compris qu’il était plus intéressant pour lui d’injecter le budget d’une tablette dans un bon téléphone plutôt que dans une tablette entrée de gamme. Ceux qui n’avaient pas saisi que le public ne voulait plus de ces engins, et donc que les distributeurs n’en achèteraient plus, en sont pour leurs frais. Les derniers à vouloir vendre des tablettes noname sont les magazines de presse papier, qui ne comprennent toujours pas que livrer un produit de ce type dévalorise leur offre plus qu’elle ne la rend attrayante aujourd’hui.

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Une des nombreuses machines sous Windows 10 exposée par Microsoft.

Un certain retour du PC porté par l’arrivée de Windows 10

Chez les constructeurs, si les tablettes occupent un linéaire moins important, c’est pour faire de la place à une montée en puissance du PC. Il s’agit probablement d’un effet qui s’explique par les circonstances particulières de ce salon et de l’avenir proche du monde PC. Il y a d’abord l’arrivée prévue de Windows 10 qui met en émoi le secteur de la distribution. Les revendeurs aiment surfer sur l’injection massive de budget publicitaire de Microsoft lors des lancements de systèmes. Il y a moyen de négocier des combinaisons sympathiques pour porter des catalogues, des campagnes pub ou des animations variées, ce qui les incite à chercher des matériels à proposer pour pouvoir profiter de cette manne.

Il y a également le placement dans l’année du MedPi 2015 puisque le salon est idéalement situé dans le temps pour préparer ses emplettes pour la rentrée scolaire de Septembre. En ce moment se décide de l’achat des machines que vous aurez en rayons pour la rentrée des classes. De là, on imagine que les marques veulent proposer des PC plus que des tablettes et de fait, elles sont franchement réduites à la portion congrue sur de nombreux stands de fabricants.

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Un Ultrabook plutôt bien fini importé par Thomson

Des petits acteurs qui se positionnent désormais assez bien dans le monde PC via les hybrides et les portables.

Si la fabrication et l’importation de PC a pendant longtemps été un luxe que ne pouvaient pas se permettre tous les acteurs du marché, la donne est clairement en train de changer. On découvre de nombreux stands de marques relativement modestes capables d’aligner des engins à priori très intéressants. L’importation est devenue plus facile et les produits ont largement augmenté en qualité. Le résultat se traduit par de nombreuses solutions abordables qui ne semblent pas mauvaises voire parfois réellement intéressantes.

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On découvre ainsi des portables, des hybrides de toutes diagonales en 8, 9, 10 et 11.6 pouces et des propositions originales à des prix franchement intéressants. Certains grossistes commencent même à se pencher sur le sujet des Mini PC sous Intel Bay trail avec des importations de marques 100% OEM ou des marques comme Minix.

Des hybrides Atom Bay Trail à 159€ en 8 pouces avec claviers amovibles sous Windows 8.1 et compatibles Windows 10 sont en approche, des solutions 10 pouces du même acabit à moins de 200€ sont également sur les rails. Des solutions variées chez différents constructeurs ou revendeurs qu’il faudra explorer en détail.

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Une lampe connectée avec détecteur de fumée intégré chez Bell & Wyson

Les objets connectés entre opportunité et douche froide.

Les objets connectés font rêver beaucoup d’acteurs au MedPi 2015, les chiffres des prévisions à l’horizon de ces prochaines années font tourner les têtes. On parle de milliards de solutions vendues, de 20 à 30 objets connectés par foyer. Evidemment cela représente beaucoup d’argent et donc beaucoup d’acteurs veulent leur part du gâteau.

Cela se traduit par une offre extrêmement brouillonne où ne se distinguent que quelques acteurs pour le moment. L’opportunisme de quelques ventes faciles pousse beaucoup de monde à proposer des objets connectés pas franchement révolutionnaires. Des montres de pacotille ou des ampoules Bluetooth RGB, rien de bouleversant.

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Des ampoules connectées RGB sous marque Polaroid

Dans l’ombre, cependant, se mettent en place des choses à plus long terme et on devine très vite que si les objets connectés vont envahir notre quotidien ce n’est pas en arrivant comme des nouveautés sur le marché mais en remplaçant petit à petit nos objets du quotidien. La cafetière connectée existe déjà, comme l’œilleton de porte ou la serrure connectée. Mais vous n’achèterez probablement jamais ces produits en remplacement d’un élément qui existe déjà. D’abord parce qu’ils sont vendus très chers pour un service pas franchement indispensable, ensuite parce qu’un jour vous verrez simplement que les cafetières de votre supermarché proposeront toutes une fonction pour vous indiquer leur niveau d’eau par Bluetooth pour le même prix que votre cafetière actuelle.

La porte avec serrure Bluetooth sera intégrée comme une prestation normale par votre installateur car cela sera pour la marque de portes ou de serrures une manière de se démarquer des produits concurrents. Bref, oui les objets connectés vont exploser mais non cela ne passera probablement pas par l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché. La marque de votre futur lave linge Wifi sera probablement la même que celle de votre lave linge actuelle. Seule la gamme changera.

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Les prises connectées Wifi vont devenir de plus en plus abordables

Les bouillonnement actuel autour des montres, lampes, cameras et autres objets plus ou moins utiles est donc à classer de la même manière que celui né de l’explosion des tablettes noname. Un coup opportuniste réalisé au détriment de l’acheteur final des produits qui seront souvent très décevants à l’usage.

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Un certain énervement des marques contre les revendeurs. Et inversement.

La plupart des marques confient rapidement un certain agacement envers une distribution qui ne sait “plus vendre” leurs produits. C’est assez symptomatique de l’époque et cela s’explique facilement. Si les années 95-2005 ont permis à de nombreuses marques High Tech de se propulser aux yeux du grand public, les marges réalisées par les revendeurs sur les produits leur permettait de mettre en place les stratégies de vente nécessaires à la gestion des machines : Embauche de spécialistes, éducation du public, explication des nouveautés du marché et conseil d’achat. Cela était de toutes façons nécessaire pour réaliser des ventes sur ce secteur encore en pleine croissance ou de nombreux acheteurs n’avaient aucune idée du fonctionnement informatique mais voulaient avant tout surfer sur Internet.

Dès la moitié des années 2000, lorsque les marges ont commencé à baisser sur les ventes de produits, les enseignes de distribution généralistes ont revu leur copie et demandé aux marques de les accompagner dans la vente. Au lieu de trouver un passioné comme responsable du rayon informatique, ils ont préféré demander aux revendeurs de former leur personnel. Une formation gratifiante mais qui ne se traduisait aucunement par une hausse de salaire ou un quelconque avantage.

Sur le terrain, la situation a dégénéré avec des vendeurs pour qui les marges de certains produits informatiques devenaient plus faibles que celles réalisées sur un aspirateur ou une cafetière, entraînant ainsi la disparition pure et simple du vendeur-spécialiste. Animal rare qui n’a plus lieu d’être aujourd’hui dans un circuit de distribution classique aux yeux des gestionnaires de ces enseignes.

L’arrivée de Windows 8 a donné un premier coup de semonce au marché puisque le produit rendait difficile à comprendre le monde Microsoft qui assurait fidèlement et facilement les ventes de PC depuis des années. Il suffit de se souvenir de la confusion observable en rayon des utilisateurs qui hésitaient entre un écran tactile et une touche Windows qui les renvoyait vers un espace très confus pour leurs habitudes. Les marques ont commencé à grincer des dents en accusant la distribution de ne plus être en mesure d’expliquer correctement le B.A.BA de l’informatique à un client. Aux distributeurs de répondre que personne ne passe plus de quelques minutes à expliquer la différence entre un aspirateur et un autre alors que les marges dégagées sont plus importantes que sur un portables au double du prix. Plus personne n’a donc les moyens de se comporter en spécialiste sur ces segments : Et cela touche aussi bien la téléphonie que les tablettes ou les PC. Ces engins sont devenus des objets de consommation courante et ils sont donc traités comme tels.

Les marques reprochent également aux distributeurs de ne pas avoir capitalisé les aides passées et les avoir gaspillées en publicité très ponctuelles plutôt qu’en motivant des éléments moteurs au sein de leur personnel. Les salariés ne savent plus vendre de PC parce qu’ils ne sont plus payés en tant que spécialistes et que la distribution considère désormais le public comme suffisamment éduqué pour prendre en charge son achat en solo.

Les revendeurs, quant à eux, estiment ne plus pouvoir assumer à eux seul la complexité des produits tout en rognant d’année en année sur leurs marges.

 

§181

Il y aurait encore beaucoup à dire sur les produits qui arrivent sur le marché, ce que je vais m’efforcer de faire dans les prochains billets. Cela dit, beaucoup de produits étaient protégés par les marques, et si j’ai pu les photographier et avoir des informations, c’était sous conditions de ne pas en parler avant une date donnée. Aussi vous n’aurez malheureusement pas droit à tout ce qui est apparu lors de ce MedPi 2015.

13 commentaires sur ce sujet.
  • 28 mai 2015 - 14 h 52 min

    lol les stands de tablettes vides :)

    C’est clair qu’il vaut mieux mettre de l’argent dans un bon smartphone 5,5″ que dans une tablette (qui est difficilement transportable et qui propose moins de fonctions).
    Et dire que tout ce faux besoin autour des tablettes a était créé de toute pièce par Apple. Ils sont vraiment fort pour arriver à créer le besoin.

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  • 28 mai 2015 - 15 h 35 min

    “Des hybrides Atom Bay Trail à 159€ en 8 pouces avec claviers amovibles sous Windows 8.1 et compatibles Windows 10 sont en approche, des solutions 10 pouces du même acabit à moins de 200€ sont également sur les rails. Des solutions variées chez différents constructeurs ou revendeurs qu’il faudra explorer en détail.”

    Encore plus cheap et moins bien équipés que les actuels T90 chi ou Click Mini ?

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  • 28 mai 2015 - 15 h 41 min

    @Lilian: Il y a eu le mirage “ma tablette remplace mon PC” (qu’Apple a toujours clairement évité – d’ailleurs), mais en réalité, il y a un usage complémentaire.

    On pense ce qu’on veut, mais autour de moi, je vois beaucoup de gens (certes un peu aisés) qui utilisent tous les jours leur tablette, même passé la curiosité initiale. Même mon antique iPad 1 -qui fête bientôt ces 5 ans – trouve preneur lorsqu’il s’offre sur la table du salon. J’ai changé 3x de laptop depuis, mais lui continue à répondre à mes attentes – qui certes sont très différentes.

    Par contre les tablets cheap, ou cadeaux de fournisseurs (genre les m*** à 50~100€), ne survivent que qqs jours avant de finir dans un placard.

    “Faux besoins” – je ne sais pas trop ce que ça veut dire (le téléphone portable c’est un “vrai besoin” ?), et sans doute c’est variable dans le temps, mais je crois que même si la tablette ne remplit pas un “vrai besoin”, elle garde une “vraie utilité”.

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  • 28 mai 2015 - 15 h 45 min

    On verra si w10 fera la meme erreur qu’avec la v8… il etait plus possible pour le commun des mortels de faire une difference d’une bonne machine et d’une machine bas de gamme tellement tous les pc se ressemblaient en rayon…

    Esperons que les distributeurs pourront proposer des bureaux prépersonnalisés avec des softs etc…

    Faut dire ils essaient de faire bouillonner le milieu avec une nouvelle version de w10 qui n’est autre qu’un menu démarrer retravaillé autour d’un monde hybrid tactile/poste de travail clavier…

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  • 28 mai 2015 - 16 h 10 min

    Il a l’air beau l’ultrabook importe par Thomson tu as des infos sur ce dernier ?

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  • 28 mai 2015 - 16 h 33 min

    Bien écrit.

    Moi je suis d’accord à 100% sur la responsabilité des enseignes, qui ne s’explique pas seulement par l’évolution des produits. En particulier, les vendeurs que j’observe et qui clairement sont parfois des grosses feignasses !

    Celui qui vend des télévisions s’avoue incapable de vendre une machine a café (!) et s’il y en a un qui touche un peu en informatique, tous ses camarades lui refilent la patate chaude et le gars est débordé de clients.

    Probablement, la paye et les primes à la vente ne sont pas motivantes ( parlez-en à une infirmière notoirement sous payée, elle n’a pas le loisir de travailler à l’économie elle ) !

    Peut-être un syndrome franchouillard, je ne sais pas.

    Bref la manière de vendre est certainement en cause pour partie.

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  • 28 mai 2015 - 17 h 48 min

    @Dadoo:

    Il est naturel, plus encore pour un vendeur qui reste quand même payé sur ses ventes et leur marge, de délaisser un secteur ou employeurs le dénigre et le client, qui arrive avec des idées bien précises, le néglige… car il n’en est pas a son 1er achat et sait ce qu’il veut, voire aura déjà affiné avec la lecture de blogs comme celui de Pierre.

    Niveau salaire/horaires de m…, on peut certes comparer avec l’infirmière. Mais cela s’arrête là car pour ce qui se passe dans la tête, la seconde n’a aucun doute sur son caractère indispensable pour son employeur et ses “clients”.

    Quand on cumule paye au lance pierre et sentiment d’inutilité, ce n’est pas être “franchouillard” que de ne plus vouloir du job.

    Maintenant, je pense que la responsabilité est quand même plus côté fabricants: Ils sont en mode réactif pur sur les tendances du marché. Et c’est probablement faute de remontée terrain des vendeurs (espèce en voie de disparition) qui remontaient la hiérarchie pour être synthétisées aux acheteurs qui pouvaient orienter la production des fabricants avec des attentes clients fiables.

    Ce canal de communication est probablement définitivement cassé et ils n’ont pas fait l’effort d’en trouver un autre… par exemple là ou de plus en plus de clients font leur choix, en exploitant à des fins marketing l’information publique du web et en mesurant les réactions sur des sites qui traitent de leur marché.

    En réalité, les derniers a avoir osé un truc seuls contre tous, c’est Asus avec sa gamme Eee.

    Enfin surtout les premiers car ensuite lutter vers la moins-disance avec un marché en pleine hausse des tablettes était perdu d’avance! L’assemblage de ces dernières est bien plus facile: Une carte mère/écran/batterie fourrés dans une coque non articulée et emmanchée/collée en force, impossible de lutter quand on doit intégrer 2 coques articulées et clavier, montés avec des vis et comportant des trappes pour permettre les évolutions.

    Là on veut faire la synthèse mais le client est échaudé avec ces solutions périmées, matériellement et logiciellement (surtout sous Androïd), au bout de 2 ans max.

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  • 28 mai 2015 - 18 h 28 min

    @Yann : je t’embaucherais jamais LOL ! Je dis cela car je connais aussi deux très bons vendeurs, capables de te vendre tout le magasin et avec professionnalisme, et tu sais quoi, il s’en sortent plutôt bien niveau paye.

    Je pars du principe qu’on travaille bien ou on laisse la place, un peu à l’américaine ou même le vendeur de hot dog est fier de travailler du mieux possible.

    J’adhère pas du tout au travail à l’économie.

    Après le circuit de distribution en magasin est caduque, les magasins ne devrait être que de grands show room avec du personnel qui t’aide a choisir, tu payes et le lendemain c’est livré à la maison depuis le stock central. On y viendra peut-être un jour.

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  • 28 mai 2015 - 20 h 33 min

    Point de stylet en approche pour accompagner nos chères tablettes ?
    Ca fait un moment que je trépigne de voir cet accessoire se généraliser… Rien dans les rayons du medpi pour cette année?

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  • 29 mai 2015 - 0 h 06 min

    “Les derniers à vouloir vendre des tablettes noname sont les magazines de presse papier, qui ne comprennent toujours pas que livrer un produit de ce type dévalorise leur offre plus qu’elle ne la rend attrayante aujourd’hui.”

    C’est tellement vrai que tu m’as ôté les mots de la bouche :)

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  • 31 mai 2015 - 18 h 47 min

    C’est sur qu’après ces nombreux produits trop non name et souvent peu fiable cette alelioration du marché n’en est que plus intéressante .

    Perso ,il est certain que mon vieux Netbook 10 pouces a de l’âge .
    Atom monocore ,il sera temps de le changer a la rentrée ou pour Noël .

    Ceci dit ,le dilemme tablette ou PC reste de mise .
    L’idéal pourrai être un hybride sauf que les constructeurs prennent un peu le client pour un idiot .

    Séparé le clavier de l’écran c’est bien mais pourquoi offrir des claviers pourris ?

    Je pense qu’il doit être possible de fournir un clavier avr

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  • 31 mai 2015 - 18 h 53 min

    Je pense que fournir un clavier avec de vraies touches doit être possible .
    Bien sur l’idéal serai un combo dans lequel l’écran serait tablette et un dock pour poser cet écran lors de l’utilisation PC .

    Un mixe entre une tablette sous Atom bay connectée avec un Nuc plus puissant pour une utilisation en desktop

    Une façon intelligente d’avoir une tablette plus en passe partout aussi .

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  • 9 septembre 2015 - 16 h 07 min

    […] exactement le genre de machine dont je vous parlais au sortir du MedPi. Simples, sobres, aidées par la disponibilité de puces Intel Atom à bas coût et par la sortie […]

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