Intel abandonne totalement le marché mobile

Les Atoms se cachent pour mourir

Intel abandonne totalement le marché mobile et les processeurs y correspondant. L’information a été confirmée par le service de presse du fondeur et ainsi les puces SoFIA et surtout les futures solutions Broxton qui devaient sortir cette année ne seront pas commercialisées. Un changement important pour Intel qui révise de fond en comble sa politique mobile… en la stoppant.

Il est possible que jamais un communiqué officiel d’Intel nous éclaire sur ce point, le fondeur n’a pas pour habitude de mettre en avant ses échecs. Les récentes déclarations de son CEO Brian krzanich montrent, au contraire, un certain sens de la méthode Coué. Tout va bien dans le meilleur des mondes, Intel change simplement son fusil d’épaule en visant d’autres marchés.

Il n’a pas vraiment tord en réalité, si d’apparence l’abandon du marché mobile semble être la plus forte traduction d’un échec pour le fondeur, c’est également la décision la plus sage pour la marque.

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Les Atom qui vont disparaître.

Maman j’ai raté l’Atom.

La plupart des détracteurs de la marque vont se réjouir de cet échec.  Car échec il y a clairement avec l’abandon de la gamme Atom du marché mobile. Non seulement les puces n’ont jamais réussi à vraiment prendre place sur le marché mais cette rare introduction dans divers secteurs mobiles comme la téléphonie ou les tablettes, s’est payée au prix fort. De nombreux produits ont ainsi pu profiter de largesses matérielles de la part d’Intel qui acceptait de perdre de l’argent sur chaque puce intégrée dans un smartphone.

intel

De nombreux produits et pas mal de marques ont ainsi accepté les offres d’Intel et intégré un Atom dans leurs machines : Ils profitaient ainsi d’un processeur quasi gratuit, de conseils technologiques et d’ingénierie avisés mais également de la force de frappe marketing d’Intel. Construire une image de marque ou de gamme étant plus important que d’en vendre des millions quand on se lance sur ce terrain, l’aide apportée pour mettre en valeur les puces embarquées rejaillissait forcément sur le produit : Campagne de presse, publicité en ligne, événements divers, autant de moyens publicitaires qui ont su convaincre des industriels, au départ réticents à embarquer une puce Intel, de se laisser faire. Les Atoms Z35xx sur une base de coeurs Silvermont sont donc apparus sur des engins assez haut de gamme. Des modèles de tablettes premier prix employant les puces Intel SoFIA comme l’Atom x3-C3130 ont déferlé à des tarifs incroyablement bas : 79$ la tablette connectée avec Wifi et 3G…

Arrêter le marché mobile avant d’y laisser beaucoup trop de plumes.

Et puis ? Et puis rien, le modèle d’après la marque partenaire qui avait réussi à faire un nom de produit avec Intel en arrosant le web de pub choisissait un concurrent ARM. Le fabricant de tablettes premier prix optait pour une puce encore moins chère… Et le soufflé retombait.

En attentant, Intel accumulait des pertes colossales sur ce secteur, et ne s’en cachait pas vraiment. Cela faisait partie d’une stratégie assumée par la marque et sa direction. En ayant pris le train de la mobilité en retard, Intel devait séduire un marché qu’il ne dominait pas, sa stratégie tenait le choc d’autant qu’elle n’en avait pas d’autres. Brader ses puces et aider ses partenaires sur le marché mobile a fait perdre des milliards de dollars à Intel.

Seulement le chiffre atteint en terme de pertes sur ce secteur finit par être véritablement colossal. 3,1 milliards de dollars engloutis en 2013, 4,2 milliards en 2015…. La décision de stopper l’hémorragie est donc assez censée de la part du fondeur.

« Continuer a perdre autant d’argent sur le secteur mobile aurait été purement et simplement indécent »

En abandonnant Broxton et SoFIA, Intel perd encore de l’argent. Les efforts de recherche et investissement nécessaires à la création de ces puces n’ont pas commencé il y a quelques jours mais mobilisent des ingénieurs depuis des années. Abandonner le projet en route revient à laisser une fusée sur son pas de tir sans la lancer. Mais à l’heure où Intel procède à des coupes franches dans ses effectifs, continuer à perdre autant d’argent sur le secteur mobile aurait été purement et simplement indécent. La décision a donc du sens d’autant qu’elle peut se justifier d’autres manières également.

icera nvidia

Intel n’est pas le premier à lâcher le secteur du marché mobile, d’autres ont clairement décidé de se retirer de ce secteur devenu assez compliqué. Texas Intruments, par exemple, a été un des précurseurs de ce mouvement. D’autres comme Nvidia ont décidé de couper clairement des pans entiers de leur stratégie mobile. La disparition d’Icera racheté par Nvidia pour offrir la possibilité de fournir un SoC 4G aux constructeur a envoyé un signal clair au reste de l’industrie. En abandonnant la téléphonie Mobile, Nvidia signalait que le marché n’était plus assez rentable pour s’y risquer sans accepter d’y laisser un gros paquet de plumes. Microsoft a également annoncé à sa façon son départ du monde ARM en ne renouvelant pas l’expérience Surface RT. Intel a voulu poursuivre l’expérience mais finit par jeter l’éponge, quelques milliards de dollars de pertes plus tard. La différence ici entre Intel et Nvidia, c’est que Nvidia ne pouvait pas accepter de perdre ces sommes.

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Le Snapdragon et ses multiples puces, de la référence star à l’avenir de starlette

La fin du SoC Star System du marché mobile

Cela montre une chose assez clairement, c’est que le marché des processeurs pour mobiles a totalement évolué, de la même manière que le marché de la téléphonie mobile évolue. Si Apple et Samsung restent leaders, si Apple domine toujours le monde des SoC ARM, le marché a considérablement été chamboulé. Le nombre de « petits » acteurs inconnus du grand public est devenu très important et peu de gens se doutent que derrière Apple, les meilleurs vendeurs de puces peuvent s’appeler AllWinner, RockChip ou Mediatek et non pas Samsung ou Qualcomm.

Ce que cela signifie est assez simple, le marché de la mobilité est loin d’être l’Eldorado qu’il a pu être par le passé pour un fabricant de processeurs. Les risques sont grands et, à moins de parvenir à s’imposer comme une valeur indéboulonnable pour que les fabricants vendent leurs produits, il y a de fortes chances de produire un processeur parmi d’autres,  qui restera à la marge et donc tout juste rentable. Ce n’est plus le SoC Star System. Lorsqu’un fabricant de puce réussissait à proposer un excellent processeur, sa solution était mise en avant par les fabricants avant d’être ensuite largement identifiée et réclamée par le public. La puce faisait alors une carrière assez longue et permettait de dégager des bénéfices confortable en s’imposant sur le secteur.

Mais il n’y a plus aujourd’hui de carrière aussi longue sur ce marché. Les smartphones se bousculent trimestre après trimestre. Le SoC qui a bien marché en début d’année peut être délaissé en fin d’année. Le fils spirituel d’un SoC, qui aura fait une super carrière, peut tout à fait se solder par un échec technologique. Se transformer en bide commercial pour le fabricant qui aura employé la puce. Jouer sur le secteur du marché mobile peut donc être assez tendu pour un fabricant de processeur et Intel, au vu du contexte actuel, ne veut plus prendre ce risque.

D’autres jouent encore, parce que c’est souvent leur principal métier. Mais il va devenir de plus en plus difficile de sortir son épingle du jeu. La plupart des fabricants de smartphones annoncent vouloir fabriquer leurs propres puces par exemple. Acheter une licences ARM et copier-coller la solution Cortex-Mali du moment est suffisamment performant pour séduire le grand public aujourd’hui. Pourquoi s’embêter a passer par un tiers ? Les plus petits feront leurs courses en faisant jouer la concurrence pour acheter le meilleur SoC possible le moins cher possible… De nombreuses starlettes du microprocesseur vont ainsi briller dans les années qui viennent, mais il sera difficile de voir à nouveau une solution réellement émerger du lot pendant plus de trois mois d’affilée.

« Il n’y avait pas de bonne façon de se sortir de ce pétrin pour Intel ».

Après avoir perdu des milliards de dollars, l’abandon du secteur mobile est effectivement un échec pour Intel qui aurait mieux fait de choisir d’investir ces sommes dans l’IoT, les serveurs ou dans ses puces PC traditionnelles. C’est assez facile à dire après coup mais évidemment plus difficile à anticiper au moment où le fondeur s’est lancé dans la mobilité. Dans tous les cas de figures, il y aurait eu des reproches faits au fondeur, il n’y avait pas de bonne façon de se sortir de ce pétrin pour Intel.  Si il ne s’était pas engagé dans ce secteur, cela lui aurait été reproché avec la même âpreté qu’après avoir essuyé ces déboires. On pourra juste s’étonner que la marque n’ait pas cherché à se désengager plus vite après la défenestration de quelques milliards de billets verts…

L’étape d’après semble claire pour le fondeur. Se recentrer vers des métiers qui rapportent : Les datas center, l’Internet des objets. Le monde PC classique qui reste une source de bénéfices considérables. D’ailleurs, le reste des Atom ne disparaît pas. Les puces Intel Cherry Trail sont toujours produites et des tablettes devraient toujours être étiquetées Intel Inside dans le futur.

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Seul l’Atom X3 disparait, les Atom X5 et X7 sont toujours en production.

Quel futur pour l’Atom ?

La marque Atom cache plusieurs produits différents, ceux de la mobilité avec le futur Broxton qui vient donc d’être annulé. Mais également les puces de PC classiques comme les Cherry Trail et avant eux les Bay Trail. Ces derniers ne sont pas impactés par cette décision, et Intel semble avoir là une fenêtre de tir assez importante pour les années à venir. La plupart des fabricants confirment l’engouement pour un secteur de tablettes hybrides auprès du public. Ces tablettes riment quasi systématiquement avec Windows aujourd’hui avec en fer de lance la Surface de Microsoft. La plupart des fabricants se sont penchés sur le problème et, quelle que soit la recette employée (charnière à 360°, clavier détachable magnétique ou clavier dock), tous ont désormais un 2-en-1 qui répond à ce cahier des charges.

Et ce secteur là pourrait être un vrai accélérateur pour un secteur PC en panne. Tous les indicateurs sont là. Le marché des tablettes comme celui des PC traditionnels est en décroissance, le secteur hybride au contraire montre des signes de vigueur et Intel est seul à pouvoir, pour le moment, offrir un support à ces machines massivement sous Windows 10.

Apollo Lake

Apollo Lake, le futur de l’Atom pour le marché entrée de gamme.

Avec l’apparition d’Apollo Lake cette année et, si le futur suit le calendrier d’Intel, Mercury Lake pour plus tard, la marque pourra également proposer de plus en plus de performances et de services pour ces engins sous Atom. Intel va bien perdre le marché de la mobilité et ses centaines de millions de ventes chaque année. Mais Intel renouera avec un marché quasi sans concurrence et pourra peut être même accélérer son avance en proposant des designs de plus en plus efficaces.

Intel_Atom_logo_2012

Est-ce que cela signe la fin des tentatives d’Intel pour tenter l’aventure du marché de la mobilité ? Pas spécialement, la marque peut être attentiste et même opportuniste, elle dispose toujours d’une licence ARM et si elle a, plusieurs fois, indiqué ne pas avoir de plans pour l’exploiter par le passé, pourrait changer d’avis. Elle aussi pourrait passer par un fondeur tiers et produire une puce ARM Intel pour rester présent sur ce secteur. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Difficile à dire pour le moment.

Le grand perdant de l’aventure est sans conteste Rockchip, fabricant ARM allié avec Intel pour la fabrication de ses puces SoFIA. Les plans de commercialisation tombant à l’eau, le partenariat a fait long feu.

37 commentaires sur ce sujet.
  • 2 mai 2016 - 14 h 10 min

    Merci pour cet article :)

    Une question m’est venue, « Intel est seul a pouvoir pour le moment offrir un support à ces machines massivement sous Windows 10 » : seul Intel propose des cpu x86 pour mobile/tablette, je ne me trompe pas ?

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  • 2 mai 2016 - 14 h 20 min

    Bon, alors comment je la trouve, moi, ma tablette 10 pouces x86 sur laquelle installer facilement Linux pour moins de 700€ ? Parce que ça commence à faire longtemps que j’attends, et là c’est pas gagné si je comprends bien ?

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  • 2 mai 2016 - 14 h 20 min

    @Alexandre L.: AMD a des trucs dans les tuyaux… Mais pour le moment rien n’est sorti sur le marché.

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  • 2 mai 2016 - 14 h 22 min

    @Lapinou: Tu comprend mal, le marché tablette est différent du marché mobile. Les Core M, les Apollo Lake et les Cherry Trail ne son t pas impacté par la décision. Seuls les smartphones et les tablettes très entrée de gamme avec puce 3G sur le SoC sont concernés :)

    Ca va venir et je prévois même une baisse de tarif des Core mX à terme.

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  • 2 mai 2016 - 14 h 25 min

    tu as oublié de dire, le futurs…

    Intel veux investir dans les projets IoT( Internet des objets) avec leur puce basse consommation, comme la curie, ou quark

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  • 2 mai 2016 - 14 h 34 min

    @haze: « L’étape d’après semble claire pour le fondeur. Se recentrer vers des métiers qui rapportent : Les datas center, l’Internet des objets. Le monde PC classique qui reste une source de bénéfices considérables. « 

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  • 2 mai 2016 - 15 h 28 min

    « Si il ne s’était pas engagé dans ce secteur, cela lui aurait été reproché avec la même âpreté qu’après avoir essuyé ces déboires. »

    C’est plutôt Intel (ou le couple avec Microsoft), qui faisait de l’auto promotion pour son engagement sur ce marché : convaincre les actionnaires, les partenaires. La soit disant nécessité d’un concurrent alors que les performances et prix des modèles ARM s’amélioraient déjà, le franchissement des contraintes techniques que seul aurait pu Intel, l’obligation d’un système unique pour tous les besoins (windows), etc…
    tout cela s’est avéré relever plus du plan marketing que de la nécessité au bon développement du marché mobile.

    Leur projet de s’accaparer et casser un concurrent a échoué. Point.

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  • 2 mai 2016 - 15 h 31 min

    L’autre solution pour Intel est de devenir un fondeur, comme TSMC ou GloFo.

    Mais c’est difficile car leur process. ont toujours été différents des fondeurs traditionnels. Il faudrait vraiment un très gros client cherchant la pointe de la technologie sans sacrifier les prix. Vous voyez qui…

    Une usine de semiconducteurs coûte cher. Il faut l’occuper à tout prix.
    Intel a racheté Altera récemment, et c’est une façon de se diversifier en vendant des grosses puces avec une marge importante. D’ailleurs, par ce biais, Intel fabrique déjà des ARMs dans ses usines, en la matière les Altera Stratix 10.

    C’est quand même bien que Intel en ait pris plein la tronche. Ces méthodes de dumping, anticompétitives (par exemple le plan marketing « Intel Inside » payé par Intel aux OEMs comme publicité, pour réduire artificiellement le prix des puces, tous ces « contra-revenue »…), qui ont tellement bouzillé AMD, n’ont pas eu la peau des ARMs.

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  • CHP
    2 mai 2016 - 15 h 33 min

    Merci bcp Pierre pour cet article très complet qui éclaircit bien la situation.

    Imagine que dans la confusion, même HFR a, en début de journée, annoncé l’abandon des ATOM pour se corriger plus tard et préciser que seules les puces dédiées mobiles sont affectées.

    Mini Minimachines devient plus précis que HFR… c’est TOP.

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  • 2 mai 2016 - 15 h 57 min

    @amike: Point rien du tout. Ce que je veux dire avec cette phrase c’est que si Intel ne s’était pas impliqué sur ce marché, on lui aurait reproché. Tout comme on lui reprochera de s’y être fourvoyé.

    Je ne crois pas que jamais Intel aie eu dans ses projets de casser ARM, même dans les rêves les plus humides il faut un brin de réalisme. ARM est trop protéiforme pour être réellement concurrencé. Encore une fois si demain Intel se décide de s’engager dans le marché de la mobilité en proposant des puces ARM, il sera difficile de le laisser de côté.

    J’aurais pu être d’accord avec ton propos si Intel avait décidé il y a quelques années de faire du ARM pur et simple, modifié par leurs équipes pour en faire des puces uniques. Si Intel avait ensuite utilisé ses ressources pour détruire la concurrence, à coup de milliards de dollars par exemple. Cela n’a pas été le cas et leur tentative, toute ratée qu’elle soit, avait quelque panache.

    @TREZA: C’est vrai qu’il y a Altera, mais c’est tellement éloigné de la mobilité…

    @CHP: C’est l’info qui a circulé ce Week End sur le sujet, j’ai eu quelques sueurs froides en repensant au précédent Atom N, mais elle a vite été démentie par Intel.

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  • 2 mai 2016 - 16 h 58 min

    Du coup c’est la fin des mini pc chinois à 2gb de ram et à moins de 100$ ?

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  • 2 mai 2016 - 17 h 08 min

    @najbox: Ils n’emploient pas d’Atom X3 et ne sont donc pas impactés. Les Bay Trail et Cherry Trail existent toujours, les Apollo Lake arrivent… pas d’impact donc.

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  • 2 mai 2016 - 20 h 52 min

    2 en 1 =2 en 0.
    Sortez de ces tas de m… vous vendrez des µp

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  • 2 mai 2016 - 22 h 06 min

    @Pierre: tu parles des multitudes de SoC ARM comme devenants vite obsolètes mais Intel a la même tarre, ses CPU sont dépassés au bout de 6 mois, remplacés à coup d’annonces pompeuses de nouvelles techno. Au final dans le mobile rien ne vaut ARM, les proc Intel chauffent trop ou consomment trop point final.

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  • 2 mai 2016 - 22 h 34 min

    Au début de la lecture de cet article, je pensais que toute la gamme Atom était abandonnée… Ouf

    Perso, vu les bonnes performances du x5 z8300 en 14nm, il serait également aisé pour Intel de réinvestir le marché de la mobilité haut de gamme avec les prochaines évolutions de ce Soc en y intégrant un module 3/4G…

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  • 2 mai 2016 - 23 h 22 min

    Appolo Lake sort bientôt ? Mais mince moi qui m était décider à acheter un cherry trail x8300 que je trouvais pas mal.. La technologie va trop vite, tant mieux hein mais bon

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  • 2 mai 2016 - 23 h 57 min

    @airvb: J’aime pas trop cette manie de dire point ou point final, comme si cela avait un quelconque poids en tant qu’argument. Couper le droit à la parole à quelqu’un n’est pas un argument. Tu peux tout à fait défendre ton propos en disant « qu’en penses tu ? ». Ce n’est pas en m’assénant un équivalent de « j’écoute plus , j’écoute plus ! » comme les gamins qui enfoncent leurs doigts dans leurs oreilles après avoir dit « miroir magique », que je vais mieux ressentir la puissance de ta démonstration.

    Bref, il me parait difficile de soutenir deux thèses pourtant contraires :

    – Les PC ne se vendent plus parce que leurs performances sont les mêmes et Intel est arrivé au maximum de ses capacités.
    – Les puces des PC sont dépassées tous les 6 mois.

    Il y a une des deux proposition qui ne tiens pas la route et je pense que c’est la seconde.

    Les puces d’Intel tiennent parfaitement le choc et acheter un Bay Trail il y a maintenant quelques années n’est pas devenu synonyme de machine obsolète à l’arrive de Cherry Trail. Tout comme la sortie de Skylake n’a pas mis les précédents Core au placard. Comme tu le dis toi même le marketing vante les mérites des nouvelles solutions, et serait totalement idiot de ne pas le faire. On voit mal Intel annoncer « C’est pareil qu’avant mais c’est tout neuf alors on le vend plus cher. »

    La grosse différence sur ce marché c’est que les gens changent plus souvent de smartphone que de PC, parce que les modes changent et que le smartphone est intimement lié à la mode. Les gens ont un iPhone 5 et passent à l’iPhone 6. Pourtant l’iPhone 5 fait parfaitement le job, il pourrait durer encore un paquet d’années. Pareil pour les Galaxy S ou autres. Le marché du smartphone est en plus largement boosté par des effets d’abonnements qui permet de bénéficier de solutions à petit prix en étalant les paiement dans la durée de l’abonnement. Autant de phénomène qui ne touche pas ou très peu le monde PC. La plupart des gens qui sentent leur CPU comme dépassé au bout de 6 mois sont soit es pro hyper dépendant de leur temps de calcul, soit des joueurs qui revendent leur plateforme tous les 6 mois. Ils revendent CPU et GPU même si ce dernier et encore au top du top.

    Ce queje veux dire n’est pas qu’Intel était meilleur qu’ARM, on sait bien que non sur le marché mobile. Le fait qu’Intel emploie un GPU PoxerVR en dis long sur ses puces… Mais bien que le coup de la référence absolue en terme de performances ARM a fait long feu. Fini la réf de CPU Snapdragon que tout le monde veut pendant 12 mois d’affilée, il y a d’autres références concurrentes, et même beaucoup, et qui sont souvent très rapidement chassées par d’autres encore.

    Snapdragon, 2007 2 puces. 2008 4 puces… Puis plus rien jusqu’en 2010 ! En voila de la rentabilité ! 2010, 8 puces. 2011 : 5 puces. Dès 2012 il y a plus de 15 Snapdragon différents sur le marché. Tu admettras que la rentabilité des puces a baissé.

    Dans la même optique on passe d’un marché où quelques acteurs se battaient pour un gâteau très large et grandissant à une foule d’acteurs qui se font la guerre pour un gâteau qui n’est plus en croissance et dont les parts se réduisent mécaniquement. Il suffit de voir la progression des entreprises disposant d’une licence ARM dans la duré. On passe de quelques gros industriels à une foule de boites fabless qui font du dumping sur leurs puces et en sortent 10 à 15 par an !

    Qualcomm annonce désormais combien de SoC par an alors qu’il n’en lâchait que deux par marché il y a quelques années ? Quel marché a autant d’acteurs en terme d’électronique de composants ? Quels risques sont pris réellement apr un Rockchip, un AllWinner ou un Mediatek à chaque sortie de puce face à un Qualcomm qui cherche a innover avec ses propres morceau de silicium ? Quel grand fabricant de smartphone ne projette pas dans le futur de concevoir ses propres puces ?

    Intel abandonne le marché de la mobilité, très bien, je crois pas que grand monde regrettera. Pour moi c’est surtout le signe d’un resserrement autour de son métier de base qui est le CPU pour PC. Et c’est une très bonne nouvelle si cela peut déboucher sur plus d’implication, la création de nouveautés et surtout la baisse des tarifs puisqu’il ne sera plus nécessaire de compenser les milliards de dollars des pertes des solutions mobiles.

    Qu’en penses tu ?

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  • 3 mai 2016 - 1 h 30 min

    @Pierre Lecourt: Le noimbre de SKU de Snapdragon compte un peu, mais ce qui compte plus, c’est 1) de diviser ce nombre par les puces vendues (et on en vend p’tet plus de 10x plus en 2016 qu’en 2007 ?) 2) de savoir ce qui est juste du binning, la meme puce avec des parties désactivées ou une fréquence plus basse (= cout de conception 0).

    Je laisse tomber le micro ? ou je te le passe ? On va faire un mix: je te l’envoie ;-p

    Répondre
  • 3 mai 2016 - 2 h 41 min

    @obarthelemy: Oui, certes, il y a plus de smartphones vendus en 2016 qu’en 2014.

    Q1 2014 : 281 millions
    Q2 2014 : 302 millions
    Q3 2014 : 332 millions
    Q4 2014 : 377 millions

    Q1 2015 : 334 millions
    Q2 2015 : 337 millions
    Q3 2015 : 335 millions
    Q4 2015 : 399 millions

    Maintenant en 2016 on découvre deux inconnus dans le top 5 du marché des vendeurs de smartphones. OPPO et Vivo obtiennent respectivement 5,5 et 4,3 % de PDM derrière Samsung, Apple et Huawei. Lenovo et Xiaomi sortent du top 5…

    Ces fabricants sont et resteront opportunistes, ils visent des marchés Chinois et Indiens et chercheront a proposer le meilleur rapport perfs / Prix. Ils iront là où le prix les mène. Huawei a ses propres puces Kirin même sur ses haut de gamme désormais. Apple a ses propres puces et Samsung fait la valse des SoC sur son haut de gamme. Combien de SoC pour le seul Galaxy S7 déjà ? 2 ? 3 ! Une version Snapdragon 820, une version maison sous Exynos et une autre sous Mediatek.

    Sage, le fabricant n’indique plus la marque de sa puce sur son site mais juste le nombre de coeurs…

    Cela montre clairement que l’opportunisme est la clé et que si tout le monde a un gâteau qui grandit en nombre de vente possibles (sur le marché smartphone tout du moins) il y a une belle concurrence pour savoir qui arrivera a piquer un peu des miettes du voisin. En fait le marché est devenu très large et grand public. Les gens se foutent de la puce embarquée comme dans le marché PC aujourd’hui. La plupart des moyens et haut de gamme font le job. Les gens veulent surtout un écran et un appareil photo de bonne qualité, du stockage et de la connexion en béton. Le reste…

    Si Samsung change de puce c’est pas pour s’amuser c’est pour économiser quelques $. La concurrence qu’il peut exercer sur ses partenaires en disposant de ses propres SoC est importante. Samsung qui préfère passer par Mediatek plutôt que par ses propres usines pour fournir ses smartphones, c’est bien parce que Mediatek arrive a être moins cher en externe que Samsung en interne… Tu imagines un peu la concurrence pour Qualcomm qui doit quand à lui payer du développement plsu complexes pour ses SoC ?

    Je n’ai pas les derniers chiffres et pas accès en finesse à ceux des nouveaux arrivants de ce marché. Mais quand AllWinner surprend en 2014 en étant N°2 mondial des fournisseurs de SoC smartphones et tablettes derrière Apple, on se dit que la concurrence est rude pour tout le monde. Cela n’explique pas pourquoi les puces Intel ont jamais réussi a percer mais éclaire sur le fait qu’il était grand temps de se recentrer pour la marque. Pourquoi Qualcomm annonce se séparer de 15% de ses salariés en 2015. Année ou les revenus de la marque ont chuté de 14% par rapport à 2014 ? Parce que tout est au beau fixe ou parce que la concurrence est t-elel que malgré la croissance du marché il est plus difficile de vendre une puce premium au prix souhaité ?

    Ce marché est beaucoup, beaucoup plus compliqué qu’il y a seulement 5 ans.

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  • 3 mai 2016 - 5 h 28 min

    C’est peut être un mal pour un bien. Ca disperse moins les attentions des développeurs qui doivent maintenir des versions ARM et X86 notamment sur Android.
    Par contre est-ce que ça ne risque pas de porter un gros coup à Android sur tablette ? De plus en plus de tablettes embarquent des x86 (x5 ou x7 ou 3735 dans le passé)… Les développeurs (aussi bien Google que tiers) vont-ils continuer leurs efforts à maintenir android pour x86 si le marché de la téléphonie est abandonné ?

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  • 3 mai 2016 - 7 h 37 min

    @pierre: un point c’est tout car
    1) je suis derrière un clavier virtuel sur un smartphone Samsung Snapdragon
    2) Intel n’est pas magicien, un x86 restera un x86 malgré tous les artifices et autres techno de gravage (hyper couteuses) face à un processeur plus récent et mieux conçu. Un ARM au toujours moins de transistors qu’un x86 et donc consommera moins c’est physique. Intel a beau sortir des clefs HDMI pour essayer d’égaler celles sous ARM ça ne marche pas, au mieux ces clefs suffoquent et finiront par mourir rapidement.
    Intel a pourtant les moyens de se payer des licenses ARM et sortir de belles choses, mais il faut à tout prix garder le vieux x86 :(

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  • 3 mai 2016 - 8 h 49 min

    @airvb: 1: Je vois pas bien le rapport, mon SoC ne détermine pas ma réflexion personnelle :)

    2 : Je vois pas non plus pourquoi I tel abandonnerait un format qui lui rapportera encore des dizaines de milliards de dollars et fait tourner une grande partie du monde parce que sa puce est de conception plus ancienne ? Quand je vois ce qu’offre un Atom Cherry Trail ou un Core m je suis assez surpris de ses derniers progrès. Alors c’est sur, une clé HDMI Core M c’est plus cher et plus chaud qu’une solution ARM, mais les applications atteintes et le nombre d’OS couverts ne sont pas les mêmes non plus.

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  • 3 mai 2016 - 9 h 25 min

    Si Intel n’a pas vraiment de possibilité de processeurs pour la téléphonie .
    La technologie d’INTEL offre tout de même de nombreux plus en rapport de la technologie ARM .

    Sans être commercial ,il me semble qu’INTEL a fait quelques mauvais choix aussi :

    OFFRIR qu’une seule ligne de produit en technologie x86 alors que l’achat d’une licence ARM aurait peu coûté face a ces pertes .

    Ne pas être associé avec un fabricant comme Nvidia pour offrir un GPU plus performant dans ses processeurs .

    Perso ,je comprend pas la vente de Celeron sur Socket 1150 & 1151 quand la carte mère reste avant tout prévue pour un i3 au minimum .

    INTEL aurai dut sortir ,un Socket pour ATOM ,Celeron et Pentium et offrir diverses versions d’une carte mère utilisant ce Socket.

    L’avenir d’INTEL reste pour longtemps me modèle x86 sauf que ce type de produit doit pouvoir offrir une version économique pour tablettes , produits embarqués et box TV internet.

    Reste aussi a INTEL de s’offrir divers partenariat ,quand je vois un UBUNTU sur tablette ARM ,je pense qu’une certaine logique aurait plutot nécessité ce produit sur une tablette x86 d’un fabricant chinois .

    C’est plutot dérangeant de voir ce couple WINDOWS & ANDROID quand un couple WINDOWS & UBUNTU offrirai beaucoup plus .

    Reste aussi a INTEL a investir sur un OS ou l’achat d’un OS entre LINUX & ANDROID quelque chose genre REMIX bien amélioré offrirai gamme de possibilité a ses produits .

    Répondre
  • CHP
    3 mai 2016 - 11 h 29 min

    On compare ce qui n’est pas comparable :

    Un proc Intel est un processeur CISC (complex instruction set computer) alors que les ARM sont des RISC (reduced instruction set computer).

    L’erreur avouée par Intel est d’avoir voulu proposer du CISC pour un marché mobile (téléphones) ou les habitudes et les utilisations ne sont pas les mêmes (ou plutôt on essaie de nous faire croire que c’est les mêmes)car les perfs entre ces deux types de proc ne son pas comparables.

    Il faut savoir q’un SOC ARM est 2 à 4 fois moins performant que son équivalent x86 à fréquence égale et, inversement, l’éficacité energétique est 1,5 à 3 fois en faveur des proc ARM. Les buts de ces 2 technos ne sont pas les mêmes…

    Intel à essayé, il à perdu, il se retire : c’est logique.
    Il nous laisse en revanche, en cadeau de ses années de lutte, des processeurs PC bien moins énergivores et plus performants que tous ses Concurents (principalement AMD, VIA, …).

    Bravo Pierre pour expliquer et corriger en des mots simples cette situation.

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  • 3 mai 2016 - 16 h 46 min

    Bonjour Pierre, super article qui explique très bien la situation actuel.

    J’espère que tu nous fera un super post comme celui-ci pour les APU AMD avec le coup des CM X86/ARM donc le retour peux être du x86 dans les mobiles ?

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  • 3 mai 2016 - 21 h 19 min

    @Pierre: 1) je voulais dire que j’écris sur un smartphone, pas pratique pour faire des longues réponses.
    2) Intel ne va pas arrêter de produire ses CPU qui lui rapporte des milliards évidemment mais ça ne veut pas dire que ce sont les meilleurs procs au monde! Ils subsistent et cartonnent car ils sont « compatibles » depuis des décennies. Intel pourrait tout aussi bien concevoir un nouveau proc sans les défauts des x86 mais ça casserait cette fameuse compatibilité x86, ça le couperait momentanément de Microsoft mais ça serait un processeur du tonnerre ! Bref ça ne se fera pas.
    ARM est donc une porte de sortie, un proc grand public mieux conçu qui permettra peu être de sortir en douceur de « l’impasse » x86. Microsoft a montré qu’il savait utiliser autre chose que du x86 après tout et les autres OS ne pas attachés non plus spécifiquement au x86 loin de là !
    @CHP: Ils sortent d’où ces chiffres !? Dans le mobile seul le rapport consommation/puissance de calcul compte et il ne peut pas être en faveur d’un processeur x86!

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  • 3 mai 2016 - 21 h 35 min

    @flamme-demon: J’adorerais un retour d’AMD sur ce sement, je me souviens avoir fait un papier de ce type pour l’arrivée des puces Zacate et leur succès n’avait pas démérité.

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  • 3 mai 2016 - 21 h 37 min

    @airvb: Sorry pour le 1, j’ai mal interprété.

    2 : C’est évidemment difficile pour une société de se tirer une balle dans le pied, surtout quand le pied génère des dizaines de milliards de dollars de CA. Créer une nouvelle archi est possible mais effectivement ce serait du quitte ou double. Ou une révolution incroyable, ou un suicide technologique.

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  • 4 mai 2016 - 23 h 36 min

    Superbe article Pierre! Ca faisait longtemps que j’avais pas laissé de com’ mais je retrouve bien la patte de l’expert. ;-)

    Après Intel reste quand même aux aguets sur le secteur mobile, non? Avec le surface phone et l’opportunité de continuum: les téléphones se rapprochent de plus en plus des pc.
    Il ne tient pas a grand chose que, ce qui fait la puissance de nos hybrides 2 en 1, atterrisse dans nos smartphones.

    Et pour le débat de l’archi des processeurs… perso, les solutions Intel ont améliorées mon quotidien: hybrides, pc, smartphone, etc, je peux faire plus pour moins cher et dans de meilleurs conditions. Alors ARM ou x86, Intel ou Snapdragon… faut pas cracher dans la soupe. ^^

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  • 4 mai 2016 - 23 h 49 min

    @CHP: Oui et quelle avancée! On est passé de pc poussif à deux heures d’autonomie à des hybrides qui font beaucoup et pendant 10-14h. Le pied. ^^

    Et pour la comparaison tu as raison.
    C’est comme dans le secteur de l’automobile ils sont toujours en train de se tirer la pipe entre essences ou diesels, avec l’électrique et les autres solutions alternatives qui arrivent.

    Qui vivra verra, en attendant…je suis bien content de mon hybride 2 en 1… et de mon essences! Mdr :-P

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  • 5 mai 2016 - 22 h 09 min

    Bon, en clair qu’est-ce qui empêche de faire du mobile avec un Atom de 2015 ou 2016 ?
    Rien, ces Atom là chauffent peu, consomment peu et permettent d’exécuter tous les pgm x86.
    Ras-le-bol de constater que 15 ans après son émergence le smartphone n’est toujours pas un PC standard !
    Font vraiment suer ces bloqueurs de marché que sont les Apple et autres Samsung.
    Db

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  • MAX
    6 mai 2016 - 19 h 38 min

    L’objectif d’Intel sera de passer sur les ultraportables.

    FAIRE DES PUCES ULTRA PERFORMANTES DEGAGEANT PEU DE CHALEUR !

    J’attends toujours l’ultraportable performant et se refroidissant en silence.
    Je suis prêt à mettre 1 000€ mais j’attends toujours la perle rare.

    Répondre
  • 10 mai 2016 - 18 h 58 min

    Merci Pierre pour cet excellent article !

    Concernant la « guéguerre » CISC vs RISC et notamment l’efficacité de l’un par rapport à l’autre, une étude (juin 2015) de l’université du Wisconsin tends à montrer que les différences constatées sont beaucoup plus liées à la micro-architecture utilisée qu’à la complexité du jeu d’instruction.

    L’accès à l’étude est payante (minimum 2$99 pour 24h).

    A new study comparing the Intel x86, the ARM and MIPS CPUs finds that microarchitecture is more important than instruction set architecture, RISC or CISC.
    Article : http://www.eetimes.com/author.asp?doc_id=1327016
    Étude : http://dl.acm.org/citation.cfm?id=2699682

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