Sonos pollue volontairement pour augmenter ses profits

Sonos a découvert une méthode vieille comme le monde pour augmenter ses profits : Polluer. Polluer de manière calculée et volontaire. Polluer sous Excel pour améliorer ses ventes en se foutant complètement de l’environnement.

Quand les premières industries sont nées, quand l’industrie humaine ne consistait qu’a tailler des cailloux et tanner des peaux de bêtes, il était bien plus simple de jeter les déchets qu’elles produisaient aux alentours de son lieu d’habitation. Il n’y avait pas de règles et aucune morale n’interdisait vraiment de vider ses déchets dans la rivière du coin. Quand, bien plus tard, les propriétaires de bateaux se sont rendu compte que vider leurs vieux réservoirs d’huile et de carburant en mer était bien moins compliqué et coûteux que de le faire au port, ils se sont dit que c’était la bonne solution. Il a fallu un certain temps pour que les autorités les en empêchent. Quand l’industrie chimique a commencé à se faire pointer du doigt par les riverains à cause de la pollution qu’elle générait, elle a réagi avant de subir la pression des autorités et le rejet massif de la population.

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Ces exemples pour montrer que la pollution des hommes a été considérée de manière différente au fur et a mesure qu’elle impactait l’environnement. Aujourd’hui, un industriel quelconque a évidemment un impact plus fort qu’un simple chasseur-cueilleur aux débuts de l’humanité. Mais la motivation commune de toutes ces entreprises industrieuses est la même : la recherche d’un certain profit. Quand les premiers hommes jetaient leurs déchets à côté de leur campement, ils économisaient du temps. Pas besoin d’aller plus loin pour quelques débris végétaux et des rognures d’os. Quand les navires vidaient leurs réservoir, cela se transformait en économies directes (frais) et indirectes (immobilisation). Quand aux industriels plus modernes, la solution du tuyau plongeant directement dans le petit cours d’eau d’à côté évitait l’achat et la maintenance d’une ribambelle de matériels de dépollution coûteux. 

Ce qui a changé la donne c’est la loi. La loi née de la pression populaire qui a pu mettre un terme à beaucoup de mauvaises pratiques. Pression d’autant plus exacerbée que l’homme a enfin compris qu’il allait dans le mur à saccager comme cela le seul vaisseau spatial dont il dispose pour survivre dans l’univers. Aujourd’hui donc, les autorités traquent les bateaux qui dégazent près de nos côtes et les industriels sont surveillés par des inspections régulières de leurs équipements anti pollution ainsi que par différents groupes et associations. Tous sont à l’évidence dans notre collimateur.

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Tous ? Pas vraiment. L’histoire de Sonos et un très bon exemple d’un saccage programmé de la planète dans le seul et unique but de faire plus d’argent. Un saccage très propre sur lui qui passe par des mises à jour fort peu tapageuses mais qui se traduit au final par un gaspillage de ressources et a un impact direct sur la planète.

Sonos est un fabricant de produits audio, un spécialiste de l’enceinte connectée. La marque distribue depuis des années ces appareils en leur offrant des fonctions réseau avancées. C’est ce qui a créé sa signature. Une vision high-tech de la musique lancée en 2002 et vue parmi les précurseurs des systèmes audio informatiques. On apprenait pourtant il y a quelques semaines que Sonos travaillait toujours dans le vieux monde.

Résumé des faits : Sonos propose depuis Octobre un programme promotionnel, le Trade Up Program. Cette solution consiste à encourager les propriétaires de vieilles solutions audio de la marque, celles âgées de plus de 10 ans, à profiter d’une baisse de prix de 30% sur l’achat de nouvelles enceintes. Une sorte d’encouragement pour remercier ses clients de longue date de leur fidélité. Ceux qui voudraient profiter de modèles plus récents en remplacement paieraient moins cher. Pourquoi pas, c’est plutôt une bonne chose. Les propriétaires de modèles Sonos Play:5, Sonos Connect, Sonos Connect:Amp, ZonePlayer 80, ZonePlayer 90, ZonePlayer 100 et ZonePlayer 120 peuvent ainsi espérer un rabais conséquent.

Mais pour profiter de cette promotion, il faut passer par ce fameux programme spécial “Trade Up” qui passera alors la vieille enceinte en mode “recyclage”. Et ici le terme recyclage est assez mal choisi justement. Une fois engagé, ce mode particulier effectue un nettoyage complet des préférences de l’utilisateur, efface ses identifiants de connexion, et, au bout de 21 jours le programme brique l’enceinte.

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“Briquer” c’est un barbarisme informatique. Cela signifie “rendre inutilisable”. Il vient bien du mot brique, puisqu’un appareil comme un smartphone que l’on a rendu inutilisable n’a pas beaucoup d’autre intérêt qu’une… brique. En ce sens qu’il peut, à la rigueur, faire office de presse papier. 

C’est exactement ce que propose le programme de “recyclage” de Sonos. Transformer un matériel toujours fonctionnel, toujours efficace, comprenant des haut-parleurs et un amplificateur, en un objet inutile. Tout juste bon à se retrouver à la déchetterie.

Pour expliquer sa démarche, Sonos indique vouloir empêcher la revente de vieux appareils à de nouveaux utilisateurs pour ne pas les tromper. En procédant ainsi, la marque s’assure que ces modèles de plus de 10 ans ne se retrouveront pas sur le marché de l’occasion. Cette excuse, parce que je ne trouve pas d’autres mots pour décrire cette vision de Sonos, est très bancale. 

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La marque explique à The Verge sa vision du processus au travers le discours d’un porte parole de la marque. “Ces anciens appareils manquent de performances et de mémoire pour prendre en charge les fonctionnalités Sonos modernes. Au fil du temps, la technologie évoluera et ces produits ne pourront pas s’adapter. Pour certains propriétaires, ces nouvelles fonctions ne sont pas importantes. Ils peuvent choisir de ne pas participer au programme Trade Up. Mais pour d’autres, il est important d’avoir des appareils Sonos capables de fournir ces nouvelles expériences. Le programme Trade Up est donc un moyen abordable pour ces propriétaires de se mettre à jour. Pour ceux qui choisissent de passer à de nouveaux produits, nous avons estimé que l’action la plus responsable n’était pas de les réintroduire auprès de nouveaux clients qui pourraient ne pas savoir qu’il s’agit de produits de plus de dix ans. Des produits pas en mesure d’offrir l’expérience Sonos qu’ils attendaient.”

Ces déclarations de Sonos me posent plusieurs problèmes :

Elle présuppose d’abord que l’acheteur d’occasion est forcément un imbécile. Incapable de voir que la solution qu’il convoite est un modèle ancien. Une simple recherche lui donnerait pourtant l’information. En pianotant “ZonePlayer 80” sur internet, je tombe sur des fiches signalant un produit épuisé et des tests datant de 2006… Pas besoin d’être un expert pour comprendre que le produit n’est pas sorti cette année. Un tout petit peu de travail sur leur site web aurait permis à Sonos de faire facilement apparaître les fiches techniques de leurs derniers produits dans les meilleurs résultats des moteurs de recherche. Ils auraient ainsi pu préciser l’âge du produit et mettre en garde sur un éventuel achat d’occasion.

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La mise à niveau des appareils est une bonne excuse mais c’est une bien mauvaise argumentation en réalité. L’humanité n’a pas spécialement évolué ces 10 dernières années et les oreilles des utilisateurs il y a 10 ans sont à priori les mêmes que celles d’aujourd’hui. Si une enceinte Sonos proposait une bonne qualité d’écoute il y a 10 ans, elle la proposerait toujours dans 10 ans. Certes des fonctions accessoires de gestion du son via le réseau pourront être jugées insuffisantes par certains. Mais les gens ont acheté en connaissance de cause et je ne crois pas qu’un client Sonos de 2010 en veuille au Sonos d’aujourd’hui si son appareil ne propose pas la totalité des fonctions proposées en 2020. Cela semble simplement logique.

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Pire encore, vu que cette méthode a été pensée il y a longtemps puisque déjà implantée sur des produits ayant été commercialisés il y a 13 ans, il aurait été possible de proposer une autre solution. Si vraiment Sonos avait voulu “protéger” l’utilisateur de seconde main, la marque aurait pu simplement désactiver les fonctions “réseau” de ces anciens produits tout en laissant la possibilité d’utiliser leur amplification et leur éventuel haut parleur via une entrée audio analogique classique. Cela évite de vendre un engin “connecté” dépassé mais laisse la possibilité de l’exploiter comme un appareil standard. Une sorte de solution à mi-chemin entre l’offre classique et les produits plus récents de la gamme. En procédant ainsi, Sonos aurait évité d’envoyer à la décharge des millions d’appareils.

Car c’est bien là l’objectif de ce programme : envoyer les appareils à la casse. Avec la bonne conscience d’orienter les utilisateurs vers la déchetterie la plus proche. Très joli conseil sur le papier dont je ne peux que me faire l’écho quand je m’adresse à une foule de particuliers propriétaires de ce genres d’appareils. Emmener son vieil ampli à la déchetterie permettra sans doute un meilleur recyclage de ses composants. Mais quelle folie de penser qu’envoyer en tant qu’industriel des centaines de milliers d’appareils vers la déchetterie n’aura pas d’impact sur l’environnement.

Une folie d’autant plus criminelle que ces milliers de tonnes de matières premières à recycler sont encore parfaitement fonctionnelles : Leurs amplificateurs amplifient, leurs haut-parleurs émettent du son et les centaines de milliers de produits Sonos peuvent tout à fait continuer à rendre le service pour  lesquels elles ont été achetées.

Surtout, cette manière de faire est totalement illusoire et Sonos le sait pertinemment. Si il y a une partie de la population qui ira faire l’effort de recycler son appareil, bien d’autres finiront à la poubelle, direction le fourneau local pour être incinéré. Cet impact là est majeur à l’échelle d’une entreprise comme Sonos. Même en considérant que 100% des appareils de la marque prendraient la bonne filière de recyclage, cela suppose un surplus inutile.

Le transformation volontaire de ces produits en déchets par le fabricant est une honte.

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Aujourd’hui, Sonos dévoile la seconde partie de son plan. C’est à dire vous poser un couteau sous la gorge.

La  vraie raison de ce programme Trade Up est simple. Les appareils de Sonos sont toujours utilisés 10 ans après leur mise sur le marché. Et cela à une immense majorité puisque 92% des engins sont toujours connectés si on en croit la marque. Un état de fait que je comprends parfaitement puisque mes enceintes stéréo ont probablement 30 ans d’âge et suffisent toujours à mes délicates oreilles. Pourquoi changer si cela fonctionne toujours ?

Pour le pognon.

Si Sonos pousse ces appareils vers la sortie, c’est bien pour améliorer sa rentabilité. Une solution qui dure 10 ans sans nécessiter de changement, ce n’est pas très bon pour les affaires. Surtout sur un marché relativement restreint comme l’enceinte connectée. Pousser les gens à mettre à jour leur machine, cela évite de se composer avec un niveau d’équipement des foyers trop important. Les gens vont devoir se ré-équiper et les bénéfices de Sonos vont augmenter en conséquence.

Cela évite également d’avoir à gérer la sécurité des plus anciens appareils. Un point capital pour comprendre la stratégie de la marque. Sonos déclare la fin des mises à jour de 6 appareils : Le Zone Player, les Connect et Connect:Amp, le Play:5, le CR200 et le Bridge. Tous ces appareils ont été vendu avant 2010 sauf les Connect qui ont perduré jusqu’en 2015.

Cette absence de mise à jour va être très économique pour Sonos. Plus besoin de payer des heures de travail à des ingénieurs pour faire en sorte que ces divers objets continuent d’assurer une compatibilité avec des services de streaming musical, par exemple. Plus besoin non plus de faire une veille active pour assurer leur sécurité. Tout cet argent économisé est la vraie raison du discours de renouvellement de la marque. Les produits ne sont plus adaptés au marché non pas pour leur incompétence en tant que solution sonore, mais bien parce qu’ils coûtent cher entretenir alors qu’ils ne rapportent plus d’argent depuis des années. C’est en cela que ces appareils ne font plus l’affaire, pas parce qu’ils ne peuvent plus amplifier ou qu’ils n’apportent pas le service qu’ils ont toujours promis et sans que la clientèle s’en plaigne. Quand j’achète un produit, je ne m’offusque pas parce que son remplaçant, 10 ans après, propose des fonctionnalités que mon vieil appareil ne propose pas.

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Le sonos Play:5

Mais surtout, cette seconde phase programmée par Sonos montre bien la réelle volonté de la marque. Si on prend le Play:5 qui fait à la fois partie du programme Trade Up et qui va perdre ses mises à jour, on a une vraie bombe à retardement pour la planète. 

Sans ces mises à jour tous  ces appareils connectés deviennent de véritables chevaux de Troie pour les pirates. En achetant un de ces engins qui va perdre son suivi de sécurité, les pirates vont avoir un formidable terrain de jeu pour trouver ou construire toutes les portes dérobées possibles. Avec des appareils diffusés à des centaines de milliers d’exemplaires, le jeu en vaut clairement la chandelle. Une fois la faille repérée, chaque produit Sonos pourra envoyer à une adresse de son choix tous les éléments nécessaires pour pénétrer un réseau.

Dès lors quel choix reste t-il pour les utilisateurs ? Accepter une faille dans son système ? Une faille connectée au réseau de sa maison… Ou s’en débarrasser via l’offre Trade Up ? La chose la plus logique pour un particulier sera de profiter des 30% de remise sur un produit mis à jour. Pour ne pas perdre ses habitudes d’usage, pour ne pas laisser un pied dans la porte de son réseau à un pirate ou tout simplement pour continuer à profiter de ses abonnements à ses services de streaming audio.

Cette politique calculée de mise au rebut de ses appareils, ce faux choix de laisser la possibilité aux clients de Sonos de continuer à profiter d’un appareil alors qu’on planifie dans un second temps la fin du support des appareils est à mon sens à mettre au même niveau qu’un dégazage en mer. On pollue volontairement pour augmenter ses bénéfices.

Et on pollue parce qu’on va gentiment mettre hors service des milliers et des milliers d’appareils parfaitement fonctionnels mais on va également polluer parce qu’il va falloir produire les matériels pour les remplacer.

Est-ce que cela existe les crimes de terre ? Des actions menant volontairement à un saccage inutile de la planète ? Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que Sonos peut prendre le visage d’une boite High-Tech innovante, son logiciel interne est toujours basé sur la plus vieille des économies. Celle du profit avant tout. Un état d’esprit totalement inconscient en 2020.

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Un précédent dangereux

Je suppose qu’aucune loi n’interdit ce genre d’opération. Ces mises à jour sont bien moins visibles qu’une mini marée noire et émeuvent moins qu’une usine d’hydrocarbures qui part en fumée. On n’aura pas de politique qui s’offusquera de cette décision comme cela a été le cas lors de la “découverte” du pilonnage pratiqué par la grande distribution. Pourtant le résultat est là. La pollution, toute feutrée qu’elle soit, reste là. Derrière une petite mise à jour discrète et diluée dans les milliers de bennes à ordures des clients de Sonos.

D’un point de vue plus pragmatique si vous acceptez ce deal, ce “Trade Up”, vous vous mettez en position de devoir racheter un nouvel appareil quand Sonos jugera cela utile ou rentable. La marque pourra dans 10 ans, dans 8 ans ou dans 5 ans recommencer à expliquer que les anciens produits ne sont pas “au niveau”. Et vous forcer la main pour que vous changiez à nouveau d’appareil.

Cela peut non seulement donner des idées à des concurrents mais bien évidemment devenir un véritable moyen d’assurer des bénéfices réguliers pour les sociétés de ce type.

La solution ? Peut être redécouvrir des fonctions simples et efficaces comme le Bluetooth ? Un bête émetteur Bluetooth 2.0 EDR Signé Sony Ericsson acheté 2005 fait toujours l’affaire 15 ans après. Le format est rétro compatible et presque tous les appareils mobiles et PC actuels profitent de la norme. Il suffit d’un bête accessoire qui ne coûte qu’une poignée d’euros pour transformer une chaîne Hifi basique en une solution connectée capable de lire vos fichiers audio numériques.

Une solution pour ne plus polluer mais plutôt recycler intelligemment tout en faisant des économies.

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Rivière
93 commentaires sur ce sujet.
  • 24 janvier 2020 - 22 h 15 min

    Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce sujet (pour ma part, j’étais un utilisateur très content et fervent défenseur de la marque (et je suis multi-équipé en SONOS), et je suis passé instantanément en un jour à “particulièrement déçu” voire “agacé” de leux choix (n’oublions qu’ils annonçaient à demi-mots que sans MAJ, les anciens devices n’allaient même plus pouvoir fonctionner normalement avec les services en ligne au fil du temps (à la moindre modification d’un Spotify ou au premier souci technique d’un Tidal) …).

    Mais j’ajouterais juste : on en parle, en guise de début d’explication, du fait que SONOS a été introduit en bourse mi-2018 ?

    On en parle que SONOS a augmenté de +100€ plusieurs de ses produits en décembre 2019 (juste avant le trade-up et le blocage annoncé) ?

    Sinon ce lien pour les données techniques est surprenant – on en parle du fait que des enceintes connectées payées au prix fort puissent avoir eu pendant aussi longtemps (et même encore de nos jours) aussi peu de mémoire embarquée ? (j’ai payé mes Connect et Connect:Amp dans les 500€ pièces, pour rappel). https://preview.redd.it/2o9e99aijws31.png?width=881&format=png&auto=webp&s=19d42d4ec88ef6ac05c4da4d9e1605d8627f79e1

    Enfin, et surtout, et sans lien direct, je voudrais ajouter une chose. Merci Pierre pour cet article. Non pas qu’il soit le plus complet, ou le mieux tourné, ou le plus fouillé techniquement. Non, merci déjà parce qu’il est le SEUL article que j’ai trouvé à traiter de ce sujet sans être en mode “dépêche de presse façon AFP”.

    Depuis l’annonce SONOS il y a quelques jours, je vois un nombre très conséquents de clients ulcérés (que ce soit sur Twitter – où il y a des milliers et des milliers sous le hashtag #Sonos https://twitter.com/search?q=sonos&src=typed_query&f=live – ou sur REDDIT https://www.reddit.com/r/sonos/top/?t=week). Par contre, dans la presse tant FR que US, la quasi intégralité des articles censés être écrits par des journalistes ne fait que donner l’info en copiant/collant le communiqué officiel de SONOS, sans se poser de question, sans creuser, sans se demander quels sont les impacts pour les utilisateurs, pour la planète, sans évoquer l’introduction en bourse ou d’autres pistes d’explications, rien de rien : une affligeante pauvreté journalistique généralisée sur l’ensemble des sites d’informations. Et çà aussi c’est inquiétant, et çà aussi ce n’est pas sain pour l’avenir.

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  • 25 janvier 2020 - 11 h 45 min

    Pierre, on entre dans le jeu de Sonos quand on parle de produits qui ont 10 ans. De mémoire, le Connect a été vendu jusqu’en 2015, soit moins de 5 ans, le mien est de 2012… Et il y a sûrement d’autres exemples. Du coup, l’histoire de l’obsolescence ne tient plus du tout. Reste le (mauvais) calcul financier…

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  • 25 janvier 2020 - 13 h 12 min

    @Ewil:

    Tout à fait, et pire, les SONOS concernés ont été *produits* jusqu’en 2015 mais (malheureusement pour certains acheteurs) se trouvaient encore dans certains stocks *en vente* en 2019 (sur ebay et même amazon apparemment, d’après les posts twitter).

    Evidemment de moins en moins au fil du temps, et sans doute des cas particuliers pour les devices qui ont ainsi traîné pendant qqs années – des stocks qui ont changé de mains, des invendus, retours après cessation d’activité, etc.

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  • 25 janvier 2020 - 14 h 38 min

    Sonos n’a pas que cette action d’éclat à son actif, ils ont aussi racheté SNIPS,
    https://www.presse-citron.net/pourquoi-sonos-rachete-la-startup-francaise-snips/
    une société française qui permettait aux makers de tout poil de se faire un agent vocal local très efficace, et ont fermé peu de temps après le service de console qui permettait la “compilation” de cet agent, rendant tous les développements de la communauté hébergés et partagés sur le service inutilisables : https://forum.snips.ai/t/important-message-regarding-the-snips-console/4145

    Les commentaires sont édifiants sur le dégoût induit par ce choix par les participants qui y ont laissé leur code. Ils font feu de tout bois pour se faire haïr.

    Répondre
  • 25 janvier 2020 - 15 h 30 min

    Le mail de cette nuit est rassurant, ils ont entendu notre colère.

    Je pense que je vais leur redonner ma confiance mais j’espère qu’ils arriveront à faire tout ce qu’ils disent. Et malgré ce mail rassurant, je pense qu’il faut maintenir la pression et signer la pétition. http://chng.it/RLYYVKNmpw

    Répondre
  • 25 janvier 2020 - 17 h 14 min

    @django:

    Oui bien sûr, un produit fabriqué en 2015 a pu être vendu bien plus tard. Obsolescence, qu’ils disent !!!

    http://chng.it/Q6TRy55FW6

    Répondre
  • 25 janvier 2020 - 17 h 22 min

    @thomas1029:

    Cet article porte essentiellement sur le programme Trade Up, qui n’est aucunement remis en question par Sonos.
    Donc non, tout n’est pas réglé.

    Répondre
  • 25 janvier 2020 - 20 h 48 min
  • 26 janvier 2020 - 16 h 09 min

    La version updatée des quantités de RAM/stockage embarquée dans les boîtiers SONOS :
    https://i.redd.it/obhfmqcsiyc41.png

    Update car, pour complexifier les choses, un même boîtier a pu évoluer au fil du temps : voir sa mémoire doubler et passer ainsi de 32mo à 64mo tout en étant toujours vendu sous la même référence / le même nom.

    Répondre
  • pm
    26 janvier 2020 - 17 h 12 min

    Tant qu’on est entre anciens… (les 30 ans évoqués), il ne serait peut être pas mauvais de rappeler qu’une firme (californienne, quasi cinquantenaire), a (toujours ?) vécu avec comme seul mantra: “si émerge un produit (hard ou soft) qui plait à tout le monde, il est important d’en sortir un autre (totalement incompatible), et qu’on “vendra” comme le meilleur”. L’expérience montre qu’ils avaient raison; ça leur a permis de vendre du matos avec des mark up de 5 ! et de tenter de “capter” (pas captiver) les flux. Et de générer des profits monstrueux, bien à l’abri.
    Pour en revenir à Sonos, c’est quoi leur truc ? une boîboîte de plastique, une carte mère, une alim, une carte réseau, et quelques hp. Qu’est ce qui peut “obsolescer” ? hormis la carte mère (et encore, si elle n’est pas mal foutue…), on ne voit pas bien. Dès lors, autre que de changer (si besoin) la carte mère, toute proposition de cette entreprise s’apparente à de l’escroquerie. Quant au produit lui même… de la stéréo avec 20 cm d’écartement ! faut vraiment y croire ! Comme l’a évoqué quelqu’un plus tôt, ça fait des décennies qu’on fait (et sait faire) des restitutions sonores “propres”. Et, s’adresser à des spécialistes du son plutôt que de l’emballage (je peux citer des noms…) est préférable. Et si les technologies évoluent, avec des systèmes “non propriétaire”, on peut adapter aisément son installation, sans tout jeter.

    Répondre
  • 26 janvier 2020 - 19 h 02 min

    Beaucoup de bruit pour pas grand chose. Je ne comprend pas l’excitation générale autour de Sonos.

    La non mise à jour des vieux produits est problématique ? Le produit cessera de fonctionner ? Non. C’est un produit audio et il continuera de fonctionner.

    Concernant le gars qui veut avoir 30% de remise pour le “remplacement”. Ben c’est un remplacement, et surtout la personne n’est pas forcée de le faire hein…
    Sachant que dans le cas d’un remplacement, par garantie ou retour, Nvidia procède de la même façon : briquage à distance.

    Bref, si vous ne voulez pas changer votre enceinte Sonos, VOUS n’allez pas polluer. Aussi simple que ca.

    Répondre
  • Grv
    26 janvier 2020 - 19 h 04 min
  • 26 janvier 2020 - 19 h 46 min

    @Nylan: 1ere mise à jour de spotify ? Première mis à jour de Tidal ou autre, le produit ne fonctionnera plus.

    Première faille trouvée dans la sécurité du produit = réseau passoire à la merci de n’importe quel pirate. A part ça oui c’est pas un soucis.

    Répondre
  • 26 janvier 2020 - 20 h 53 min

    Je n’aime pas le gaspillage, je suis plutôt trieur de déchet et recycleur de ce que je peux.
    Je ne comprends pas la haine contre Sonos qui s’est développé dans les commentaires : si j’ai bien lu, Sonos propose une réduction à ceux qui renoncent à leurs anciennes enceintes. C’est comme si on rapportait son enceinte en magasin pour en acheter une autre, non ?

    Sauf que le magasin ne fait pas de ristourne.

    “Ouais mais ça va faire des déchets patati patata”. Parce que rapporter ses produits en magasin ça ne produit pas de déchets ? Ils recyclent tout, parfaitement, sans laisser une seule puce trainer par terre ? Oo

    Si j’ai bien compris, on peut continuer à utiliser ses anciennes enceintes si on n’approuve pas.
    Si j’ai bien compris c’est à NOUS d’apporter l’enceinte à la déchetterie… dans l’état qu’on veut !
    Apprenez à démonter les objets avant de les jeter, il y pleins de composants intéressants à réutiliser ici ou là.
    Si c’était une marque de voiture qui avait fait la même chose, vous auriez crié “Ô joie !”
    –> On vous laisse votre ancienne voiture si vous achetez une nouvelle (avec une ristourne en plus !), mais l’ancienne ne pourra plus rouler. Et alors, qui ne vendra pas les pièces détachées ? Qui ne trouvera pas comment réutiliser la sellerie, les roues, le moteur ou je ne sais quoi avant d’appeler un enleveur d’épave… gratuit ?

    Bref tous ceux qui achètent de nouveaux produits soldés et rapportent en magasin leurs vieux matériels -fonctionnels- sont aussi coupables que Sonos.

    “Monde de merde”.

    Répondre
  • 26 janvier 2020 - 21 h 50 min

    @MacGivre:

    “C’est comme si on rapportait son enceinte en magasin pour en acheter une autre, non ?”

    Ben non.

    Parce que quand un magasin assure la reprise légale de la DEEE il le fait en général parce que le client achète un nouveau produit puisque le sien est en panne. Par exemple mon lave vaisselle est HS, paf, j’en rachète un et ils me le reprennent pour le recycler. Ma chaîne Hifi crame, je la ramène au magasin et j’en rachète une autre. Si elle marche toujours ben soit j’en change pas, soit je la refile à mon gamin pour qu’il ait un poste à lui et je rachète une autre chaîne. Parce que j’en ai envie.

    Sonos te propose de changer ton produit et de le détruire alors qu’il est toujours viable. Il le fait non pas de manière statistiquement lissée par rapport à un nombre de pannes annuel mais brutalement. La marque va injecter des centaines de milliers d’appareils (probablement plus encore) dans un circuit de recyclage hypothétique alors que l’appareil est toujours fonctionnel. Pas HS.

    “Si j’ai bien compris, on peut continuer à utiliser ses anciennes enceintes si on n’approuve pas.”

    Ben non.

    Si Sonos n’assure plus les MAJs tu te retrouves dans le cas de figure de la TVBox sans suivi. Petit à petit les apps perdent leur compatibilité. Plus de Deezer, plus de Spotify, plus de podcast, plus rien. Et puis surtout le pirate en herbe peut se pencher sur les produits qui n’ont plus de majs afin de chercher une faille et pénétrer ton réseau. Alors oui tu peux utiliser le materiel mais pas pendant longtemps et en courant le risque de voir le reste de ton réseau infecté, par exemple, par un ransomware.

    “Si j’ai bien compris c’est à NOUS d’apporter l’enceinte à la déchetterie… dans l’état qu’on veut !”

    Ben oui.

    Cela fait un nombre délirant de produits fonctionnels qui sont envoyés à la déchetterie alors qu’ils fonctionnent toujours. Ils sont juste logiciellement rendu inaptes a fonctionner par Sonos. Des millions de tonnes de plastiques et de métaux injectés dans un circuit de recyclage, inutilement.

    “Apprenez à démonter les objets avant de les jeter, il y pleins de composants intéressants à réutiliser ici ou là.
    Si c’était une marque de voiture qui avait fait la même chose, vous auriez crié “Ô joie !””

    Non. Je n’aurais pas crié cela. Si demain ma voiture était rendue HS à moyen terme parce que elle ne pouvait plus tourner à gauche et après elle ne pouvait plus allumer ses phares et ensuite refusait de passer la 3e, je ne serais pas content. Si tu devais mettre à la casse ta voiture achetée en 2015 5 ans plus tard avec un remboursement de 30% sur l’achat d’une nouvelle voiture de la même marque avec l’épée de Damocles de devoir recommencer encore dans 5 ans… Je ne suis pas sûr que tu crierais “ô joie” du tout.

    “–> On vous laisse votre ancienne voiture si vous achetez une nouvelle (avec une ristourne en plus !), mais l’ancienne ne pourra plus rouler. Et alors, qui ne vendra pas les pièces détachées ? Qui ne trouvera pas comment réutiliser la sellerie, les roues, le moteur ou je ne sais quoi avant d’appeler un enleveur d’épave… gratuit ?”

    A qui tu revends un ampli quand il y a 100 000 personnes qui revendent le même ?

    Outre le fait qu’il y a une énorme différence entre une voiture et un appareil Sonos, tu te rends compte que tu ouvres la porte à un système où la marque te dicte quand tu dois changer ton materiel, même fonctionnel ? Du jour au lendemain, ton four refuse de fonctionner, ton lave vaisselle marche plus, l’aspirateur te dis niet. Ton smartphone ne s’allume plus. Super !

    Mme et M Michu, le fait qu’il puisse récupérer un HP ça leur fait une belle jambe. Ils ont pas acheté Sonos pour ça, ils ont acheté pour un service complet : Gestion audio en ligne. Et puis dans un ZonePlayer il n’y a pas d’HP, juste un ampli. Ils vont en faire quoi ? A 499€ pièce il y avait un meilleur ampli a acheter que ça si on enlève la fonction de gestion numérique.

    “Bref tous ceux qui achètent de nouveaux produits soldés et rapportent en magasin leurs vieux matériels -fonctionnels- sont aussi coupables que Sonos.”

    Pas du tout.

    Il y a une énorme différence entre le geste volontaire de recycler un materiel en fin de vie même si il est encore exploitable, en le rapportant au magasin. Et le geste de détruire volontairement des centaines de milliers d’appareils exploitables en les rendant inutilisables afin de proposer une ristourne. Dans le premier cas le client fait un choix personnel par rapport à sa propriété, il rapporte le produit pour qu’il soit recyclé. Dans le second cas le client ne fait aucun choix, on détruit un materiel qui a été acheté sur la confiance d’une marque garantissant année après année la non obsolescence de ses produits. Sonos force la main a des gens qui ont acheté un bien par rapport à la garantie d’un service. Sonos impose de détruire chaque appareil. Pour quel motif ? Dégager plus de profit.

    Et crois moi, pour avoir géré de la DEEE en informatique, les gens qui s’en occupent repèrent facilement ce qui est exploitable ou non. Ils savent recycler un appareil qui fonctionne toujours. Les produits que tu ramènes en magasin qui marchent encore ont droit à une autre vie. Ce ne sera pas le cas des produits Sonos par contre. A moins qu’un malin trouve une parade logicielle.

    “Monde de merde”.
    A qui le dis tu.

    Répondre
  • 27 janvier 2020 - 13 h 16 min

    @Pierre Lecourt: hacker != pirate/cybercriminel pas d’amalgame mainstream s’il te plait :( (oui je sais même les dictionnaires s’y sont mis … et c’est mal)

    Répondre
  • 27 janvier 2020 - 13 h 56 min

    Bonjour et bravo Pierre,
    J’apprécie d’autant plus cet article dénonçant l’obsolescence programmée des vieux produits SONOS qu’il est aujourd’hui indispensable d’avoir une analyse “impact environnemental et énergétique” de tout nouveau produit électronique. En gardant également toujours à l’esprit : en ai-je vraiment besoin ?

    Répondre
  • 27 janvier 2020 - 14 h 01 min

    @H2L29: Oui, pardon. Vieux réflexe :p

    Répondre
  • 27 janvier 2020 - 14 h 50 min

    Simple question : est-il possible de visualiser ce site internet avec, par exemple, Netscape Navigator ?

    Répondre
  • 27 janvier 2020 - 14 h 55 min

    @Joeh: Non, pourquoi ?

    Répondre
  • 27 janvier 2020 - 15 h 06 min

    Ce qui me laisse rêveur c’est le tout intégré. J’ai une chaine HiFi constituée d’éléments séparés. J’ai changé au fur et à mesure les éléments en panne depuis 35 ans. Mes Cabasse sont toujours aussi agréables à écouter. J’y ai rajouté un lecteur réseau (Chromecast audio) et j’écoute de la musique numérisée. Je suis passé du très mauvais MP3 à un bon Flac. Le tout en suivant l’évolution technique et les nouveaux services. C’est la même chose pour une télé connectée. Je ne vais pas en changer sous prétexte que je veux lire des films numérisé ou utiliser mon smartphone. J’ai simplement ajouté une Google Chromecast. Donc avec 2 accessoires pas trop chers j’ai mis au gout du jour ma chaîne hifi et ma télé. Pour les joujous entièrement connectés je fait attention à ce qu’il y ait une entrée ligne pour pouvoir moderniser demain !
    C’est donc à mon avis le principe de base de ces objets qui font tout, peu de temps qui est en cause. Un ampli reste un ampli et des hauts-parleurs des hauts-parleurs. Si on investi dans une bonne base, la source seule est appelée à évoluer. Les victimes du marketing sont par définition des pollueurs.

    Répondre
  • 27 janvier 2020 - 15 h 29 min

    @Pierre: tout simplement pour souligner l’impossibilité de la chose. C’est le même genre de problèmes que doit avoir Sonos entre les enceintes qui sont chez les clients, les serveurs chez AWS, les applications android /ios et les protocoles qui évoluent sans cesse. Et avec des clients qui ne comprendraient pas que le dernier codec bt ne soit pas implémenté. Mais qui veulent aussi que l’enceinte réponde en IR, parce que leur vieux 3310 marche encore très bien. (bon là j’exagère un peu)

    Un b****l sans nom, quoi.

    Bref, la compatibilité doit être difficile à maintenir et donc qu’ils poussent pour faire adopter des produits récents n’est pas étonnant.

    Répondre
  • 27 janvier 2020 - 15 h 56 min

    @Joeh:

    Je ne suis pas d’accord avec ça.

    Il y a une énorme différence entre un navigateur qui n’évolue plus mais qui n’est pas seul sur le marché et un produit physique comme les Sonos.

    AOL, quand ils ont arrêté de développer Netscape, se basait déjà sur Mozilla pour leur dernière version. Quand ils ont lâché Netscape ils ont dit à leurs utilisateurs de basculer vers les solutions de Mozilla et il n’y a donc pas eu de rupture d’usage. L’utilisateur de 2007, quand AOL a signifié la fin de Netscape, a pu choisir entre plein d’autres solutions logicielles pour surfer. Mon EeePC 701 acheté en 2007 me permet, grâce à des logiciels différents et gratuits, d’accéder à cette page. En clair, la fin du logiciel Netscape n’a mis au rebut aucun materiel. Le logiciel à cette force de proposer une alternative.

    Que la compatibilité soit difficile à maintenir, je le conçois parfaitement. Même si le bon mot est plutôt “coûteuse” car du son en streaming reste du son en streaming et il faut juste faire en sorte que le service d’un Spotify arrive jusqu’à l’amplification de l’objet.

    Si c’est difficile, si on sait qu’on ne pourra pas la conserver… alors il ne faut pas la promettre ! L’acheteur qui a investit il y a 5 ans dans un produit plus cher que la concurrence en ayant foi en la promesse d’un suivi à long terme et à qui ont dit aujourd’hui qu’il ne sera plus compatible, se retrouve entre le marteau d’une promesse et l’enclume d’une trahison. Ce n’est pas acceptable.

    Personne ne demande à Sonos de faire des miracles, tout le monde comprend que le produit sorti il y a X années et prévu pour répondre à un cahier des charges précis ne peut pas adopter les nouveautés des modèles sortis cette année. J’achète une platine DVD, je vais pas crier sur le fabricant parce qu’elle ne lit pas quelques années plus tard les BR. Je pense que les gens ne sont pas dans cet état d’esprit. Ils veulent juste pouvoir continuer a utiliser ce pourquoi ils ont acheté par le passé, sans risque.

    Hors là ce qui se profile, c’est la fin du développement des mises à jour logicielles qui permettront de continuer a utiliser les services promis par la marque lors de la vente du produit. Personne ne demande à Sonos de livrer, sur un modèle d’il y a 10 ans, une compatibilité avec un nouveau format audio qui sortira dans 3 ans, juste de continuer a utiliser les services disponibles depuis 10 ans.

    Je suppose que Sonos pourrait trouver un terrain d’entente avec ses partenaires pour continuer a proposer ces services. La vraie raison est que les appareils sont vendus depuis longtemps et qu’ils ne rapportent plus rien à Sonos, tout travail effectué pour les maintenir à jour est donc une perte d’argent pour la marque alors que pousser à l’achat d’une nouvelle solution est évidemment une solution pour faire rentrer des bénéfices.

    Enfin, comme je le dis dans le billet, il y a une alternative plus écolo a proposer : Non pas briquer le produit mais le dégrader. Proposer une utilisation offline d’amplification uniquement par exemple. Comme ça on conserve un amplificateur d’appoint qui pourra être utilisé avec un adaptateur Bluetooth. C’est inférieur à ce que propose Sonos mais c’est simple et fonctionnel, cela évite le gâchis et les gens qui veulent continuer a utiliser les fonctions Sonos avec un nouveau modèle peuvent le faire en gardant un ampli en plus.

    En gros donc :

    -Assurer le suivi des mises à jour de sécurité et des services existant comme promis par la marque pour les “anciens” modèles.
    -Proposer une remise si on accepte que les mises à jour ne soient plus possibles sur un ancien materiel mais en laissant la possibilité d’y trouver un usage secondaire différent.

    et non pas :

    Arrêter les mises à jour des anciens matériels ce qui va les rendre petit à petit obsolètes et dangereux tout en proposant une incitation a les rendre inutilisables et donc polluants.

    Répondre
  • tdm
    27 janvier 2020 - 16 h 29 min

    Bravo pour votre article.
    Nous vivons un moment charnière de l’histoire de l’humanité, si nous ne prenons pas vite et massivement conscience de la catastrophe qui est en cours, en faisant pression sur les dirigeants, les générations futures paieront le prix fort de notre égoïsme.
    Ma femme et moi sommes entrain de faire un tour du monde, et j’ai de plus en plus la sensation de faire un tour du monde de la pollution (certains pays sont dans un état épouvantable) et des lieux condamnés à disparaitre (là je parle de la nature).
    Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus de gens conscients de l’urgence environnementale, en particulier les jeunes.

    Répondre
  • 28 janvier 2020 - 10 h 45 min

    En lisant les comm, j’ai l’impression qu’on oublie que Sonos décide de ne plus gérer les maj de produits parfois très récents, et surtout parfaitement fonctionnels. On investit dans un système propriétaire quand on a confiance dans leur durabilité. Là, c’est mon connect de 2012 (mais fabriqué jusqu’en 2015 et donc vendu encore bien plus tard) qui est visé, mais rien ne me dit que demain, ça ne sera pas mon Play :1 qui sera visé puisque je n’ai plus confiance.

    En caricaturant, pour rester up to date, le danger serait que je sois en perpétuel renouvellement de mon install au lieu d’y ajouter un élément quand j’en ai besoin (là, j’étais justement en train de réfléchir à équiper en plus la chambre de ma fille…). Et ça, ça change totalement ma vision de Sonos, sans même parler l’aspect évident de l’impact environnemental.

    Répondre
  • 29 janvier 2020 - 11 h 44 min

    @Pierre Lecourt:
    “Je ne suis pas d’accord avec ça.”

    J’avais bien compris :-) C’est l’histoire de la paille et de la poutre : On voit partout des gens qui accélèrent encore à 20 mètres du feu rouge mais qui estiment que tout de même, les constructeurs pourraient faire des progrès en matière de conso. C’est rigolo, non ? Quel rapport avec Sonos ? J’y viens…

    Une PME de Cupertino nommée Apple vient d’annoncer ses résultats pour le trimestre (oct-dec 2019). Les ventes sont de 92 milliards de dollars. En un trimestre ! Pas mal, non ? Les “wearables” sont le segment qui tire la croissance. En clair les montres et les Airpods.

    Airpods: des écouteurs sans fils avec du bt dans tous les sens, 3 batteries (une par oreille + celle du chargeur), de l’électronique en pagaille, bref, rien que du bon pour notre planète. Tout ça pour ne pas avoir deux fils qui pendent. C’est pas supportable deux fils !

    Applewatch: un autre objet indispensable puisqu’il vous dit combien de temps vous dormez, ce qui était il y a encore peu de temps un des grand mystères de l’humanité. Il vous dit aussi où vous êtes allé courir, autre mystère résolu grâce à Apple puisque nous faisons tous notre footing les yeux fermés, c’est bien connu.

    Alors, la poutre dans nos yeux de consommateurs ou la paille dans celui des fabricants ? Faites vos jeux ! Mais vu qu’on est sur un site de consommateurs, on connait déjà la suite, hein?

    Répondre
  • 29 janvier 2020 - 12 h 43 min

    @Joeh: C’est une façon de voir les choses.

    La grosse problématique tout de même c’est de porter le même regard sur un consommateur influencé par toute la société autour de lui qui le pousse à consommer et utiliser ce qu’on lui vend. Ici des AirPods… mais il y a pas a chercher aussi loin, un simple T-Shirt est en général utilisé moins de deux mois et pollue également énormément.

    Entre ce consommateur qui est bombardé publicitairement, politiquement et médiatiquement au nom de la croissance infinie et qui a bien du mal a ne pas céder à ces sirènes omniprésentes.
    Et un constructeur qui a implanté il y a plus de 10 ans une stratégie visant a pouvoir rendre inapte à leur utilisation ses produits afin de pouvoir renouveler son parc.

    Le consommateur a sa part de responsabilité mais le constructeur l’englobe assurément en plus dans la sienne.

    Je veux dire : Si un consommateur qui achète des AirPods est responsable de son achat, cette responsabilité environnementale là est a ajouter également à celle d’Apple. Rien ne dédouane le consommateur sur son achat mais cette responsabilité est comptabiliser également du côté d’Apple. En clair, si on doit estimer la paille et la poutre, chaque paille de chaque consommateur qui a la faiblesse de vouloir un AirPod, un T-Shirt ou autre, s’ajoute au bûcher de poutres du fabricant qui les fabrique et distribue.

    Dans le cas qui nous préoccupe, Sonos, le bilan est encore pire.

    Les acheteurs ont choisi la marque Sonos plutôt qu’une marque noname parce que Sonos garantissait une lutte contre l’obsolescence. Ils expliquaient en 2016 qu’ils garantissaient leurs produits 10 ans contre cela en assurant leur service, dixit le lien de @frolix8 qui fait parler le directeur de Sonos France de l’époque. En clair leur argument d’achat c’est la garantie contre l’obsolescence de leurs produits. Et que font t-ils 4 ans plus tard ? Ils créent de toute pièce cette obsolescence.

    La grosse différence entre des AirPods et un amplificateur ou un poste Hifi c’est que les deux derniers produits ne souffrent logiquement pas d’obsolescence. Un bon ampli reste un bon ampli et Sonos a les moyens techniques de faire en sorte que leurs produits durent toujours. Il n’y a pas de batterie avec un nombre de cycles déterminé. C’est donc une volonté pure et simple de dégager plus de profit en ne respectant pas la parole donnée, parole qui pourtant servi d’argument d’achat à leurs clients.

    La paille, la poutre… C’est bien quand on compare des choses comparables. Un voisin qui lave sa voiture en pleine canicule et que l’on juge pendant qu’on remplit sa piscine.

    Mais ce n’est pas a mettre au même plan qu’un particulier qui achète un produit que toute la société pousse a acheter face à un industriel qui décide méthodiquement et de manière préméditée a mettre au rebut des centaines de milliers d’appareils fonctionnels pour dégager plus de profits.

    Répondre
  • 29 janvier 2020 - 14 h 52 min

    Franchement je ne vois pas en quoi “les individus qui fabriquent” (les entreprises, donc) seraient davantage blâmables que “les individus qui consomment” (les clients). Ces derniers sont les véritables donneurs d’ordres, on leur vend ce qu’ils demandent, le client est roi.

    Tout le monde gueule contre McDo mais leurs restaurants sont pleins. Tout le monde gueule contre Total tout en réclamant du pétrole. Etc, etc, etc

    Rien de nouveau sous le soleil:
    https://www.youtube.com/watch?v=rWKGrS8M-DA

    Bonne continuation et longue vie à Minimachines !

    Répondre
  • 29 janvier 2020 - 15 h 07 min

    @Joeh: Et bien parce qu’il existe des mécanismes de pression sociale qui font qu’il est très difficile de ne pas se conformer au modèle édicté par notre société de consommation.

    On achète pas des AirPods parce qu’ils nous rendent libres ou qu’ils sont meilleurs que d’autres. C’est avant tout un marqueur social.

    Comparer l’obsolescence provoquée de Sonos au fait de faire le plein de sa voiture ou de manger au MacDo est très très étrange. Les gens qui mangent au McDo ne le font sûrement pas en premier lieu par goût. Mais bien parce que c’est rapide et accessible financièrement. Ils peuvent se persuader d’aimer cela mais si ils avaient 2 heures pour manger et la possibilité de choisir un vrai restaurant au vu de leur budget, ils feraient probablement différemment.

    Le type chassé de la ville par des loyers qui explosent et qui se retrouve loin de son lieu de travail ne fait pas le plein chez total par choix, c’est le résultat d’une politique.

    Et tout cela est loin, mais très loin du cas qui nous préoccupe puisque ici c’est l’inverse dont il s’agit. A savoir des gens qui oint choisi de lutter contre l’obsolescence et la pollution avec Sonos et que la marque trahit.

    Répondre
  • 29 janvier 2020 - 17 h 11 min

    @Joeh: @Pierre Lecourt: HS ON: en fait, pour le Mcdo, ce serait plus en rapport avec ce billet https://www.minimachines.net/actu/screen-stopwatch-86278, dans le sens ou les recettes sont étudiées, en partie, pour leur composition chimique et l’effet sur l’humain, a savoir la dopamine pour le sucre et le gras ainsi que l’endorphine avec, par exemple, le mélange viande/fromage.
    Ce qui à pour effet de provoquer du plaisir et de l’accoutumance… a voir ou revoir, le doc “super size me” ;)
    Pour les airpods https://www.minimachines.net/actu/wearables-oreillettes-85122 et notamment le lien dailymotion mis en com par Pascual, ce qui est bien different de SONOS.
    HS OFF

    Les anciens disaient: “J’ai pas les moyens d’acheter du pas cher”, je pense que ceux qui ont achetaient du SONOS étaient dans la même optique et SONOS leur a vendu comme ça, une trahison au final.

    Répondre
  • Xo7
    29 janvier 2020 - 22 h 36 min

    @django:C’est pourquoi on fréquente ce blog! Je suis affligé de certains sites. L’information y est certes synthétique mais surtout populiste et publicitaire…(comme le dernier hébergeur de blogeee).

    Vive Minimachines.net

    Répondre
  • Xo7
    29 janvier 2020 - 22 h 39 min

    @Ewil: Chromebook, sonos même combat? Et si on venait de mettre le doigt sur le devenir de nos objets connectés ?

    Répondre
  • 2 février 2020 - 10 h 47 min

    Xo7, c’est possible, mais globaliser le sujet pour en faire un sujet de société ne ferait qu’exonérer Sonos de sa responsabilité avérée dans ce cas précis.

    Répondre
  • Tof
    4 février 2020 - 17 h 22 min

    @Pierre Lecourt: 1. Pierre, pour mieux comprendre l’attitude court-termiste de Sonos ça peut être est intéressant de regarder un peu les marchés financiers. Depuis 18 mois ce sont des Hedge Funds qui investissent sur Sonos et achètent massivement leurs actions. Avec des recommandations du style “le bénéfice par action est encore un peu faiblard, mais c’est possible à améliorer”.
    Et les hedge funds n’ont aucun intérêt aux conséquences à moyen/long terme sur quoi que ce soit. Ce qu’ils réclament aux dirigeants d’entreprises ce sont des bénéfices et dividendes à court terme, coûte que coûte.

    2. Pour palier au manque de puissance RAM et surtout processeur des anciennes enceintes pour ces nouvelles et futures fonctionnalités annoncées par Sonos (c’est surtout le processeur qui marque le changement technique, sinon le reste c’est le même matos, voir la dissection du Sonos-Ikea: https://hackaday.com/2019/10/11/tearing-down-ikeas-sonos-speaker/ ), ils auraient pu mettre sur le marché un boitier/bridge sous plateforme ARM qui fasse le “pont”: sache gérer “on the edge” les nouvelles fonctionnalités, les synchronisent avec l’appli et redistribue le stream audio localement à ces enceintes “ancienne génération”. Simple exemple: il y a 6 ans de cela un type avait fait un bridge “AirSonos” en node.js pour distribuer du stream Airplay vers des enceintes Sonos, en utilisant les API de base de Sonos.
    Tout le monde aurait été gagnant, les clients fidèles tout comme Sonos (en vendant ce boitier 100€ ils auraient pu faire 80% de marge dessus).
    Mais clairement Sonos, surement sous pression des investisseurs, préfère réduire à néant son ancien parc. C’est plus rentable de faire renouveler le parc.

    3. Le pire c’est qu’à mon avis l’équipe marketing de Sonos a du peser le pour et le contre avant de décider cela (en analysant quelques études de marché, études de cas, et la sociologie de leur clientèle). Et ils ont dû se rendre compte de l’effroyable vérité: à moyen terme cela n’aura aucune conséquence pour eux et leur marque, car il y a nombre de cas où des entreprises qui ont fait plus ou moins cela auparavant sans que cela n’impacte leur image de marque. Et puis au pire les gens oublient au bout de quelque temps… C’est effroyablement vrai.
    Pour exemple, Philips est coutumier d’abandonner ses produits connectés (Radio internet Streamium, télécommande universelle connectée, 1ere génération Hue Hub, etc..) et même d’effacer purement et simplement de leur site tous les logiciels qui permettraient encore de les faire fonctionner -> 0 impact sur la marque Philips.
    J’ai d’autres cas dans ma besace ;)

    Répondre
  • 5 février 2020 - 17 h 17 min

    @Bernique Bleue:
    Je pense que Sonos fait désormais partie de ces entreprises qui n’en ont plus rien à foutre de leur base clientèle. Désormais seuls les actionnaires comptent et la clientèle est un vaste gloubiboulga qui est géré à coups de marketing.
    C’est le lot de toutes les boîtes qui deviennent trop grosse : elles perdent le contact avec la base. Et tant que la base ne leur rappelle pas durement, elles grossissent et c’est de pire en pire.
    C’est effectivement très triste pour SNIPS qui était un concurrent et la seule, l’unique solution respectueuse de la clientèle par rapport aux Amazon Echo, Google Home, Apple Siri et uSoft Cortana car SNIP n’a pas besoin de cloud pour fonctionner contrairement à tous les autres qui écoutent tout en permanence (même s’ils s’en défendent et arguent que c’est pour améliorer leurs services).

    db

    Répondre
  • 5 février 2020 - 17 h 19 min

    @Tof:
    3++
    db

    Répondre
  • 5 février 2020 - 17 h 20 min

    @Joeh:
    Mais tu as raison, si de telles entreprises se permettent de telles choses c’est qu’elles savent très bien que ça passera crème : les gens adhèreront et la perte consécutive à ceux qui, soudain, deviennent lucides sera négligeables.
    C’est effectivement notre faute de consommateur si de telles actions ont lieu.
    db

    Répondre
  • 5 février 2020 - 18 h 54 min

    J’entends parler de SONOS depuis quelques années sans vraiment m’y intéresser : système de diffusion sans fil, bof, pas récent comme idée.
    Cela a fait tilt il y a quelques semaines avec le rachat de SNIPS.
    Et cela a refait tilt à nouveau avec ce foutage de gueule digne d’un uSoft, d’un Amazon ou d’un Google. Sonos le prochain S de GAFAM ?
    Ou plutôt O cas le S est pris par SalesForce.

    C’est la mode des enceintes connectées. Ça existait déjà il y a 15 ans mais, curieusement, depuis que des <> s’y sont remis, ça explose. Avec les conséquences que l’on sait : tout le monde est écouté. Et bien malin celui qui prouvera le contraire.
    Connecté chez soi c’est bien, ça évite les fils et tant que les déphasages, les interférences et le vieillissement des composants (il y a des amplis) sont gérées ça ne peut qu’être mieux mais ce n’est pas ce qu’entendent les fournisseurs. Par connecté ces derniers entendent : connecté chez eux !
    J’en veux pour preuve mon ampli de marque Denon (famille de Marantz). J’en ai eu 2, le premier en 2010, le second en 2017.
    Le premier fonctionnait très bien, le processeur d’ambiance (Audissey) faisait très bien son boulot. Mais il a lâché au niveau d’un régulateur de tension.
    J’aurais pu le réparer mais ça m’a gonflé.
    Place au second (dans l’intervalle il y a eu un Marantz stereo : fonctionnait très bien mais un peu léger avec de veilles Elipson à 83dB/W).
    Et bien, ce dernier est connecté mais connecté d’une manière qui dessert totalement l’utilisateur (qui fait un peu attention à ses données personnelles).
    J’explique.
    Lorsque l’ampli n’est PAS raccordé au réseau seule la télécommande optique est utilisable. Rien d’extraordinaire. Mais c’est un peu chiant pour faire les réglages car l’ampli est dans le local technique avec les ordi et donc loin du salon.
    Lorsque l’ampli est raccordé au réseau (via Ethernet) les fonctions de réglage sont accessibles via une applications Android.
    Cool me direz-vous. Oui sauf que …
    Sauf que je verrouille les transmissions chez moi. En l’occurrence l’ampli n’a pas le droit de communiquer à l’extérieur. Pourquoi devrait-il le faire d’ailleurs ? Hein ?
    De mon point de vue c’est inutile et dangereux.
    Et bien, lorsque c’est filtré ainsi, impossible de régler le processeur d’ambiance (Audissey) par exemple. Marrant non ?
    Si je déverrouille le firewall, ça passe.
    Je reverrouille, impossible.
    Et ce n’est bien entendu pas écrit dans la documentation, personne n’en parle dans les forums et personne, surtout, ne m’a demandé mon consentement.

    Donc, le CONNECTÉ vous voyez un peu où je me le mets !

    db

    Répondre
  • 5 février 2020 - 19 h 14 min

    @pm:
    Exactement.
    Je conçois que les acheteurs de Sonos ne sont pas les plus compétents techniquement et se sont fait b…. par ignorance ce qu’est une chaîne audio.
    Sonos, comme l’autre de Californie, leur a vendu du rêve et ils y ont cru. J’oserais dire : tant pis pour eux.
    Mais ce serait méchant.
    Le pire, je crois, c’est que ces acheteurs ont oublié le vieux principe de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.
    Il y a des enceintes dites connectées mais connectées LOCALEMENT (via Ethernet c’est le plus fiable et ça ne risque pas d’interférences).
    Il y ensuite un diffuseur qui se charge de splitter les voix provenant des sources pour les affecter aux différentes enceintes. Accessoirement il dispose d’un processeur d’ambiance afin de corriger les effets (indispensable si les enceintes proviennent de constructeurs différents).
    Enfin, il y a les sources : flux internet, mobile, DLNA, stockage local, etc.
    3 niveaux, 3 fournisseurs différents.
    Les enceintes c’est de l’électronique (ampli, filtres, puce Ethernet), rien de plus. C’est touchy car le son doit être bon et l’électronique doit corriger son vieillissement afin que ce son reste bon pendant au moins 10 ans. C’est donc forcément onéreux et c’est la partie la plus onéreuse de l’ensemble.
    Le diffuseur c’est uniquement du soft et un Raspberry fait le job. Et ça vaut que dalle.
    db

    Répondre
  • Tof
    5 février 2020 - 23 h 03 min

    @Gaduc:
    Ce que vendent Sonos, Google et consort, ce ne sont pas des produits physiques… C’est de la “convenience” (en anglais), c’est à dire de la “commodité” en français. Et rien d’autre. Le produit physique/matériel lié à cette commodité n’étant un déchet obsolète en latence.

    Quand on voit que Sonos a réussi à vendre ses enceintes comme des trucs haut de gamme audiophile, je suis confiant sur le fait que leurs clients vont réussir à gober le reste de leur marketing pour la suite.

    Y-a quoi dans une Sonos Play 1 ? Un DAC I2S PCM5102 et un ampli TPA3116. On trouve les deux sur aliexpress pour quelques euros. Avec ça + un Raspi Zero W, je me reconverti n’importe quelle enceinte de vrai qualité en enceinte connecté sur l’écosystème Squeezebox (open-source).

    Ceci dit au passage, chers amis recycleurs/bidouilleurs, si vous croisez en déchetterie des enceintes Sonos rendues inopérantes par leur maison-mère, ne les laissez pas à leur sort! Y-a fort à parier qu’il sera possible un de ces quatre de les reconvertir vers quelque chose de libre avec Volumio/Squeezebox/autre… car après tout il y a un Soc NXP MPC83xx dedans qui fonctionne sous Linux ;)

    Répondre
  • 7 février 2020 - 8 h 47 min

    @Tof:
    Dans le monde de l’électronique / informatique rien n’est jamais définitivement perdu.
    db

    Répondre
  • 7 février 2020 - 8 h 55 min

    @Tof:
    D’ailleurs, j’aimerais bien que Videolan soit capable de splitter les voix audio afin de les expédier (en UDP) sur chaque enceinte dispose d’un égaliseur afin de corriger chaque voix indépendamment ainsi, qu’accessoirement, un processeur d’ambiance pour régler le tout automatiquement.
    db

    Répondre
  • 6 mars 2020 - 15 h 35 min

    […] ACTU Sonos pollue volontairement pour augmenter ses profits […]

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