Shadow est un groupe français qui propose l’accès à des ordinateurs dans les nuages. Le contrôle d’une solution personnelle et privée à distance avec la possibilité de la piloter exactement comme un PC classique. Au contraire des solutions GeForce Now par exemple qui ne vous offrent que la possibilité de jouer, il est ici possible de travailler comme bon vous semble avec ce type d’abonnement.

Avec Neo, Shadow lance une nouvelle formule de machine dans le cloud. La marque annonce des gains de performances importants par rapport à sa précédente offre. 150% de performances en plus pour le jeu et jusqu’à 200% pour des usages professionnels. Des fonctions avancées de calcul et de rendus sont également proposées avec la prise en charge du RTX, du DLSS, du FSR, de DirectX 12, de Vulkan 1.3 et l’exploitation de cœurs CUDA pour des calculs lourds.
Tout l’intérêt de ce type de poste dématérialisé est de pouvoir exploiter les performances d’une machine distante depuis n’importe quelle connexion internet. Sans avoir à se soucier de transporter un PC ultra-performant. On peut se connecter aussi bien avec un MiniPC basique qu’avec un ordinateur ultraportable, un MAC ou un smartphone iOS ou Android. La seule vraie contrainte reste la vitesse de transfert des données.
Au menu de l’offre Shadow Neo, une solution composée de 8 cœurs AMD EPYC cadencés de 3.25 à 3.8 GHz associé à 16 Go de DDR5 et d’une carte graphique Nvidia RTX 2000 ADA 16 équivalente selon Shadow à une RTX 4060. Les 8 cœurs comme le reste des composants ne sont pas spécifiquement une machine réservée physiquement à l’utilisateur, mais un accès à ces capacités au sein d’une baie serveur. Shadow garanti ces ressources en permanence pour ses abonnés mais la seule partie qui sera réellement « privée »concernera votre stockage et les données installées.
L’offre Shadow Neo est annoncée à 32.99€.
| 2,5€ par mois | 5€ par mois | 10€ par mois | Le montant de votre choix |





J’ai été parmi les tout premiers utilisateurs de Shadow à l’époque, où on en avait pour 15€ par mois pour un Quad-Core, 256Go de SSD et une Geforce 1080.
Comme tous les services sponsorisés par l’argent, les restrictions se sont multipliées une fois le nombre d’utilisateurs à rendre captif a été atteint.
Aujourd’hui, je ne pense pas qu’il soit possible de faire du rendu 3D de plus de 15 minutes sans des techniques avancées ou un mouse jiggler particulièrement avancé : ils installent un daemon qui auto-sleep la session à moins qu’il y ait un grand nombre de clics, changement de fenêtre et inputs clavier.
@LGFS31: Tu veux dire qu’ils empêchent un usage de calcul lourd ? Type rendu 3D, vidéo ou autre ?
@Pierre Lecourt: J’ai arrêté d’utiliser le service quelques mois après le rachat par Octave Klaba, donc mon expérience est plus toute fraîche.
À l’époque, le calcul 3D ou tout autre type de calcul lourd était tout à fait autorisé, pour peu que l’utilisateur soit actif sur la session.
Donc lancer un rendu, faire alt-tab et faire une grosse partie de solitaire en attendant le résultat -> OK
Mais lancer un rendu et partir se coucher en espérant avoir le résultat le lendemain matin -> KO
Ce qu’ils voulaient éviter, c’est que quelqu’un fasse tourner la machine 24/7 à 100% pendant 1 mois et engendre des coûts d’électricité/refroidissement importants, tout en bloquant une machine qui manquera dans les heures de pointe (ils vendent par exemple 130 abonnements pour 100 instances, en pariant sur le fait qu’ils n’auront jamais 130 utilisateurs qui se connectent en même temps).
Merci à vous 2 pour vos retours d’expériences @LGFS31 et @Alf:
Je pensais passer par ces types de services pour faire du traitement lourd sur des corrections de mises à l’échelle (IA upsampling) de lots de vidéos par IA.
Actuellement j’utilise « Video2x_qt6 » (https://github.com/k4yt3x/video2x) pour cela mais ça me prend un temps de calcul intensif CPU/GPU de plusieurs jours (parfois 1 à 2 semaines de calculs). Et, Forcement, je ne serais pas devant l’écran pour suivre l’évolution du travail et si on est déconnecté, par non-présence, ça change tout.
Yes, ShadowPC éteint notre instance en cas d’inactivité prolongée (et ça arrive assez vite). De mémoire, on parle de 15 min, dans ces eaux là.
Étant abonné depuis des années, pour jouer, j’ai aussi récemment tenté de bosser dessus. En l’occurrence, je voulais faire mon dev Android dessus, ShadowPC étant plus performant que mon PC, et ainsi adieu le bruit de la ventilation quand ça compile 😁
Manque de bol, j’ai oublié que ShadowPC ça reste des machines virtuelles. Donc pas possible de lancer une machine virtuelle dedans, en l’occurrence une VM Android pour tester/deboguer mes applis. La virtualisation imbriquée existe, mais n’est pas dispo chez ShadowPC.
A noter que l’aspect VM fait aussi que quelques jeux multijoueur compétitifs (mais ça reste ultra marginal) refusent de se lancer, leur module anti triche prohibant d’utiliser une machine virtuelle.
A noter que Shadow propose aussi des instances dédiées au travail, c’est à dire avec un GPU moins orienté gaming. Je n’ai pas essayé, mais peut être (indice de confiance proche de zéro, mais je n’affirmerai rien) que la période d’inactivité autorisée est plus longue dessus. Sinon, ça devrait vite rouspéter… Qqun a cet abo ?
Ma mémoire me joue des tours, c’est plutôt 45min l’idle max. Ou bien il y a des subtilités que je ne saisis pas.
@CHP Les offres Pro disposent de l’option « Always On » pour laisser actif le PC pour du long rendu, etc.
https://support.shadow.tech/hc/fr/articles/35433305315985-Activer-et-utiliser-le-Always-on
@Jle Je confirme, j’ai testé tout récemment l’offre Neo pour une utilisation similaire (dev/IA), et il n’est pas possible de faire tourner une VM imbriquée. C’est bien dommage :(
Mais l’IA en local fonctione plutôt pas mal
Peut on faire tourner des emulateurs pour du retro gaming et autres?
et si on lance un programme qui « déplace la souris/clique » aléatoirement dans une fenêtre dédiée au premier plan ?