Quand Francisco achète son vélo électrique, il croit à la promesse du constructeur. En liant son objet à pédales avec une application, il aura droit à la meilleure technologie disponible. Le vélo est peut-être une des plus merveilleuses extensions du corps humain d’un point de vue efficacité. Combinée à un support informatique, cette invention ne peut être que meilleure.
Et au début, c’est le cas. Francesco et son vélo vivent dans une parfaite harmonie, mêlant pédalier et High-Tech. Sauf que, patatras, le jour vient où la marque qui fabrique l’engin fait faillite. La marque c’est Vanmoof et si depuis elle a été reprise par une succursale de McLaren, elle a pendant un temps cessé toutes ses activités. Et, parmi celles-ci, la gestion de son serveur.

En quoi c’est un problème qu’une boite établie à Amsterdam coupe son serveur dans les nuages pour un type qui s’appelle Francesco et qui vit au Japon ? Et bien cela empêche tout simplement ledit Francesco d’utiliser son vélo. Pas tout son vélo, il est toujours possible de grimper dessus et de pédaler. En partie parce que la marque a prévenu ses clients qu’il fallait désactiver les autres services et en particulier les fonctions de protection du vélo. Mais il reste un détail tout bête, sans application, impossible d’allumer la lumière de son vélo qui est totalement intégrée dans le cadre. Il faut absolument utiliser son smartphone pour cela. Ce petit bout de logiciel envoie un ordre qui censé faire le tour de la terre pour aller sur le serveur de Vanmoof avant de revenir pour dire au vélo d’allumer ses phares. Cela parait un peu fou, mais cela fait partie de la promesse de la société, « protéger » le vélo en empêchant son usage sans la bonne application et la bonne authentification sur leur site.

Pour retrouver l’usage de sa lampe, il a fallu que Francesco opère à cœur ouvert son vélo. Qu’il fasse un pontage sur les fils qui vont de la batterie vers l’éclairage avant. Ajoute sa propre batterie 18650, un interrupteur pour allumer et éteindre son éclairage, un composant de charge depuis de l’USB Type-C, fabrique un cache pour son cadre avec son imprimante 3D et remonte le tout dans son vélo. Un point important de l’opération étant qu’il soit possible de revenir en arrière en ressoudant simplement les câbles des lampes vers leur fil d’origine.

Et voilà, le vélo est désormais moins « intelligent », il n’y a par contre plus besoin d’ajouter des lampes externes par-dessus les lampes intégrées au cadre pour rouler avec…

Cette histoire est terriblement anecdotique, mais elle montre un problème qui a tendance à devenir de plus en plus fréquent. Entre les startups techno qui « pivotent » et changent de stratégie. Les constructeurs qui décident de ne plus supporter leur matériel comme Google avec Nest dernièrement ou les logiciels pris en flagrant délit d’obsolescence volontaire comme Windows 10. Cette anecdote illustre bien à quel point notre monde est de plus en plus entouré d’outils et de produits dont nous ne sommes absolument plus les maîtres. Et en quoi comprendre et documenter comment passer outre est devenu important aujourd’hui. Une lutte indispensable pour retrouver un peu d’autonomie dans un univers qui en laisse de moins en moins.
Source : Francisco.io via Nicolas.
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Il aurait pu aller plus loin. Shunter complètement sa batterie et « énergiser » ses ampoules par une dynamo. Ah ben non ! ça fait trop vieille techno…
Ben oui mais c’est ça de vouloir des vélos (VAE) « connectés » ! Quand le constructeur met la clé sous la porte t’es dans la mouise… CQFD
Vaut mieux soit un vélo musculaire, là aucun souci ça se répare hyper facilement. Ou un VAE non connecté, ça se répare assez facilement. Ou faire comme moi, prendre un vélo « musculaire » et le motoriser, le faire revenir à son état initial est aussi simple que de le motoriser et on maitrise une bonne partie de l’ensemble.
Moralité, ne jamais au grand jamais, mettre le moindre centime dans l’achat d’un produit dont finalement vous ne serez jamais vraiment propriétaire et dont l’usage dépend du bon vouloir du vendeur ou d’un tiers.
La morale est toujours la même: si l’objet est qualifié de « smart » alors c’est qu’il vole son intelligence au propriétaire. Lequel a cru au chant des sirènes hightech.
Si on veut sécuriser l’utilisation du vélo via un smartphone, il serait possible de simplement utiliser l’appairage de l’interface bluetooth qui devait être utilisée par l’application qui connectait les fonctions au cloud.
Ainsi, même si l’appli n’est plus maintenue ou l’hébergement tombe car non payé on n’est pas coincé.
Allumer les lumières via un smartphone en ayant en prime besoin de la connexion internet! Mais qui a pu avoir cette lumineuse (sic!) idée???
Ce genre de stupidité va vraiment faire poser la question d’une homologation des cycles un de ces jours à cause de fabricants stupides. Sur une bagnole ne pas avoir de commande sur le véhicule pour l’éclairage pour se retrouver dépendant d’un appareil tiers ne passerait pas par exemple… A quand les freins activés par le smartphone tant qu’on y est?
Ce vélobobo ne devait pas être trop destiné à sortir des sentiers battus et se retrouver hors connexion!
Histoire simplement emblématique de notre époque et ce à tout points de vue… (gadgétisation, marchandisation et sophistication à outrance)
A quand une loi qui oblige les entreprises à ouvrir leur code lorsqu’elles mettent la clé sous la porte?
Et dire que certains prennent Richard Stallman pour un illuminé.
On nous vend toujours plus d’objets connectés : lave-vaisselle, pompe à chaleur… sur lesquels apparaissent de nouveaux problèmes logiciels et je ne suis pas certaine que les composants les plus à base de « nouvelle » technologie constituent la partie la plus fiable et la plus durable de l’appareil, franchement par moment ras-le-bol de cette gadgetification.
Perso chez moi les seuls objets « smarts » sont des ordinateurs et des smartphones…
Pour tout le reste il est hors de question que ce soit connecté.
Déjà que les mises à jour sur les téléphones c’est l’enfer et que, bien sur, rien n’est ouvert (ni le logiciel, ni l’emplacement batterie d’ailleurs…)…je vais pas en plus me rajouter des problèmes de maintenance pour mon frigo, mon vélo, ma machine à laver ou mon four…
Je le fais pour le téléphone car je n’ai pas trop le choix…sinon c’est niet…et les PC sont tous sous linux depuis belle lurette…donc la transition forcée à windows 11 qui force la mise à jour du matériel ne me concerne pas je vais garder mes vieux PC tout a fait fonctionnels encore longtemps…
« Et mon 22, à Asnières ?.. »
@JessAVelo: Pas que les vélos. Les voitures modernes aussi, en particulier électriques (cf. VinFast très récemmment)
@Phil: Genre la musique ou les livres dématérialisés ?
@fdufnews:
Et comment on pourrait obliger à quoi que ce soit… une boite qui aurait mis la clef sous la porte?!!!
L’idée n’est absolument pas réaliste et à mon sens il ne restera jamais que compter sur le cerveau de l’acheteur au moment de la décision d’achat.
La seule obligation possible concernerait à mon sens l’information, afin d’éclairer cette décision d’achat justement.
@yann: Surtout comment la loi Française ou Européen va obligé quoi que ce soit sur une boite qui fait faillite à l’autre bout du monde? (Oui là c’est pas le cas, je sais).
Bonne chance pour forcer une startup US qui fait faillite à donner son code source.
Non la seule solution, solution qui est déjà légale:
Ne pas acheter un produit dont on adhère pas aux valeurs.
J’ai pas de pb avec un truc ultra fermé, verrouillé et inutilisable sans l’aval variable du fabricant, tant qu’on me force pas à l’utiliser.
Je surveille mes achats d’objets connectés sachant l’obsolescence possible. Télécommande infrarouge ou prix dérisoire… jetable quoi.
J’ose pas imaginer toutes ces voitures quand les failles seront découvertes et popularisées. Même les consoles de jeux sécurisées, se font hacker.
Je ne savais pas pour VanMoof mais bon, des vélos aux prix de mes deux voitures… J’aurais du surveiller leboncoin s’il y avait des affaires à faire :)
Ce qui est lamentable, c’est que, comme pratiquement tout ce qui est connecté, on le paye cash mais on n’en est jamais complètement propriétaire et la jouissance de ce bien, se fait au bon vouloir du fabricant.
Que le fabricant cesse les mises à jour ou ses services annexes est une chose mais que l’on ne puisse plus utiliser notre bien, s’en est une autre, a la limite de l’escroquerie.
La logique, amha, serait qu’une fois la garantie terminé, le « code » soit libéré.
Pour exemple, lorsque j’ai déverrouillé le bootloader de ma tablette Lenovo, la garantie a sauté et c’est normal, Lenovo n’a pas assumer mes « bricoles » mais ça vaut aussi dans l’autre sens, a partir du moment ou ils arrêtent la garantie, ils devraient en libérer complètement l’usage.
Bref, devoir hacker ce qui nous appartient pleinement n’est pas normale.
Je crois qu’on confond deux choses : connecté et fermé. Certains objets connectés (fournis avec une appli propriétaire) sont « ouverts » car ils offrent une interface documentée permettant de les utiliser sans passer par l’appli propriétaire et sans pour autant renoncer à la connectivité, parfois via un logiciel tiers, parfois même directement via le navigateur web. Par exemple les serrures Nuki ou les relais Shelly (il y a des centaines d’autres exemples, voir la liste des devices pris en charge par zigbee2mqtt).
L’expérience me rappelle celle vécue ce week-end avec mon compteur vélo. En rentrant de virée cycliste, impossible d’uploader la trace de ma sortie : les serveurs de Bryton, le constructeur, étaient en carafe complète (ça a duré près de 3 jours, il faut imaginer l’égo frustré des sportifs du dimanche, dans l’incapacité d’afficher leurs stats sur leur Strava. Drôle.). Et impossible de contourner le serveur pour uploader une sortie ou charger un itinéraire, que ce soit via l’appli smartphone ou en filaire via un PC ; mon compteur était tout bonnement inutilisable.
Donc, très clairement, si la boite fait faillite demain, nous serons quelques milliers de cyclistes avec une brique accrochée à notre guidon…
Tiens ça me rappelle aussi un épisode vécu il y a environ 18 mois suite à une grosse panne fibre de 3 semaines : une des conséquences inattendue était qu’il n’était plus possible de piloter le chauffage via la domotique ; en cause, l’inaccessibilité vers les serveurs Somfy (qui n’y était pour rien). Obligé de contrôler les radiateurs à l’ancienne, un par un… Je me dis que c’est ce qu’il se passerait si Somfy cessait son activité (peu probable mais bon).
Du coup là pour la nouvelle maison je m’oriente au max vers une solution décloudifiée type SmartHome.
Définition du prolétaire selon Marx (une des définitions) :
Le prolétaire est le travailleur qui devient l’« accessoire des machines », dans lesquelles les opérations de travail ont été extériorisées sous forme de « structures qui fonctionnent »
Bienvenus dans le capitalisme :-)
Vive les low-tech ! Tant de composants, d’électronique et de matériaux polluants non recyclables pour ça, c’est choquant et désastreux pour la planète et le vivant (dont nous faisons partie évidemment, c’est si souvent oublié).
Autant avoir un PC ou un smartphone – eux aussi hautement polluants – se comprend, dans la mesure où c’est un équipement devenu quasi indispensable aujourd’hui, autant je ne comprends pas que de tels vélos et moult gadgets connectés puissent trouver acheteurs. Car c’est produit parce que ça se vend ! Et c’est sans doute ça le pire et ce qui fait le plus peur en cette époque de crise écologique majeure : qu’il y ait toujours des acheteurs pour ces inepties.
Voir la conférence suivante sur l’extraction des métaux et l’industrie minière pour celles et ceux qui voudraient creuser un peu le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=i8RMX8ODWQs
On ne regarde plus pareil ses équipements high tech après ces 45 minutes d’explications d’une spécialiste du sujet.
@JB: pas de soucis, avec les terres rares ukrainiennes (valeur de plusieurs milliers de milliards de $ je crois) et le gaz russe de nordstream, tonton Donald pourra encore nous faire des iphones pour quelques décennies ^^
et dire qu’on nous enquiquine pour le CO2 qu’on expire et les pets de vaches à côté de ça…
@eeegr: Le plus effrayant est que pour notre consumérisme décomplexé d’autres humains vont souffrir voire mourir.
Et notre gouvernement le désir, fortement. Exemple avec le retour du service national obligatoire, ils planchent dessus, plutôt tuer son prochain que d’arrêter de consommer comme des tarés.
@Cinos Entendu parler d’un certain Poutine ???
@fdufnews: Quand une entreprise met la clef sous la porte ses actifs (le code source par exemple) sont vendus par les creanciers, il faut les racheter!!! ;) Ou alors n’utiliser que des produits open source mais je sais pas si ca existe dans le velo
@PM: bof, avec nos 11 jours de munition, je doute que le rétablissement du service militaire serve à grand chose. Surtout que je ne sais pas ce que ça donne un hipster végane à trottinette, un messieurs madam.e.s ascendant licorne, une influenceuse en vegetalisation d’espace urbain ou encore un diplômé en hip-hop option RSA, face à un tchétchène au corps à corps à l’arme blanche.
@Eeegr: Ca donne la même chose qu’un cadre sup’ propre sur lui, un banquier toujours à l’heure ou un vendeur de PDF sur l’IA qui vit du chômage de son ancien poste. A savoir absolument rien de bon sur les premières heures de la guerre. Maintenant, en lisant un peu de littérature historique, on comprends très vite que le métier, le sexe ou l’âge ne font rien à l’affaire de la peur de mourir. Que des petites institutrices frêles ont bravé la mort des dizaines de fois pour sauver des gens face à la barbarie Nazie. Que des danseuses de cabaret ont été de grandes espionnes et que des patrons le jour participaient à des réseaux de résistance la nuit.
Aujourd’hui en Ukraine, des étudiants en art se battent aux côtés de petits commerçants, d’artisans et de vendeur de photocopieuses. Comme dans toutes les guerres, les préjugés volent en éclats. Certains fiers à bras salissent leurs pantalons et trahissent leur « patrie sacrée » en quelques jours et des « moins que rien » se comportent en héros pendant toute leur guerre, c’est-à-dire jusqu’à la mort. Je connais un type qui est mort en héros pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui s’avérait également être illustrateur de poésie et caricaturiste à ses heures perdues. Il s’appelait Jean Moulin.
@Pierre Lecourt: j’aurais pu rajouter startuper animaliste ou community manager lesbien ^^
Mais plus sérieusement tu parles d’une autre époque ou d’autres lieues… ici dans notre société il y a eu un changement de paradigmes comme disent les cons. On aura plus un Moulin, un Peguy, un Bloy ou un Druon. Et on a même plus d’ouvriers ou de paysans pour le gros des troupes.
@Eeegr: Je vois que tu essayes de classer les gens par rapport à leur amour de la nature, leur sexualité ou leurs choix de vie. Ce n’est pas pertinent. Je te répète que dans toutes les guerres ces éléments n’entrent pas en ligne de compte. Le programmeur de jeu vidéo ou son camarade en fac de philo se battent sur en ce moment sur le front Ukrainien avec des ouvriers du bâtiment, des paysans, des avocats et des vendeurs de voitures.
Il reste 20% d’ouvriers en France, soit plus de 5 millions de personnes, ce n’est pas parce que le moindre protagoniste de série télé est un type du tertiaire parisien qu’ils n’existent plus. Il reste 490 000 paysans également. On ne les voit à la télé que pour se foutre de leur gueule devant leur misère affective ou pour les plaindre. C’est un autre problème.
Il y aura des héros comme il y’en a et il y’en a eu à Marioupol. Que le type qui tient son fusil soit homosexuel et végétarien ou père de famille et boucher ne changera rien à l’affaire. Et des vieux types pleins d’a-priori constateront que des jeunes avec des Dreadlocks sont des mômes courageux. Qu’il s’avère qu’ils sont prêts à tenir une ligne au fusil et que des types très à l’aise pour parler bravoure au bistrot se planquent dans leur cave au moment où ils peuvent justement prouver leurs dires. Comme dans toutes les guerres. Depuis toujours.
Comme dit l’autre, c’est devant l’obstacle qu’on se révèle.
Ca me rappelle le Nabaztag, qui a semble t’il au moins pu developper une commu apres le plantage de ses createurs
@Pierre Lecourt: ah non moi personnellement je m’en moque de la sexualité ou la sensibilité des gens, même atypiques. Tant que ça reste du domaine du privé. Je voulais juste être bienveillant et inclusif en dépeignant la société telle qu’on nous l’a survend. Mais bref, on digresse…. J’imagine donc que pour affronter les russes tu comptes sur tout ceux qui se sont révoltés quand on a suspendu les soignants et pompiers qui refusaient un traitement expérimental ? Sur ces mêmes qui ce sont soulevés lorsque des milices policières éborgnaient les gj ou tabassaient les paysans ??
@Eeegr: Mais tu crois que les Russes (ou les Tchétchènes) viendront vraiment à nos frontières ? Tu n’oublies pas quelques détails, disons, dissuasifs ?
@Eeegr Le service militaire, ceux qui l’ont fait pourraient en parler savamment. Rien de flambant, mal organisé; des sous off crétins, et des gradés autopersuadés de leur « valeur ». Toutefois, ça a pu être ça, en temps de paix, pendant une cinquantaine d’années (2 générations+). Jusqu’à ce que, persuadés qu’ils avaient vaincu « le mal » pour toujours, les occidentaux ont décidé de laisser ça de côté. Pas tous, toutefois; un exemple, la Confédération Helvétique (neutre) a une initiation des citoyens à la défense de leur pays. Dont il est douteux que cela leur coûte des MMEUR, car bien réglé. La réalité est là: des tarés ménent une partie du monde; et veulent conquérir le reste. En France, on a beau voir les armées de WP (pas la Russie) très loin de nos frontières, mais la guerre ce n’est pas que les chars comme en ’14 ou ’39. Donc préparer ce n’est pas idiot; Cela fait quand même qu’on sait que « Si vis pacem para bellum ».
@Eeegr: Si demain, un « envahisseur », plein de mauvaises intentions, entrerait sur notre territoire, que ferais tu ? Tu battrais pour ton pays??
@Pierre Lecourt: non mais à lire certains commentaires je me disais que nombreux sont ceux qui souhaitaient aller combattre au côté des ukrainiens. Ce que je trouve très honorable si c’est assumé.
@PM: je l’ai fait !! Je peux donc en parler… un modèle à la Suisse vaudrait quelque chose, suis d’accord
@Madwill: comme dit Pierre plus haut, peu probable qu’un envahisseur débarque comme en 14 ou 39. Maintenant tout est dans le soft power pour asservir les pays comme la France
Je cherche a remplacer mon équipement audio et Il y a 10 jours on m’a pris pour un martien quand j’ai demandé si les fonctions mises en avant fonctionnaient hors internet… Non seulement il faut être connecté mais il est recommandé de payer un abonnement ! Comme si c’était normal de payer pour écouter sa propre bibliothèque ! On vit un monde de fou. on a mis plus de vingt ans pour disposer du Dab+ et trois ans a nous asservir a des serveurs privés. Je garde donc mon bricolage actuel.
@Pierre Lecourt:
C’est clair qu’un pays de 140 millions d’habitants à la population déclinante va aller conquérir tous les territoires Européens…la bonne blague…ils arrivent tout juste à conquérir l’Ukraine qui n’a plus de réserves de chair à canon…alors s’attaquer aux 450 Millions d’habitants de l’UE…je n’y crois pas du tout.
Non, en vérité, la question n’est pas de savoir si les Russes peuvent arriver à Berlin ou a Paris. La question est de savoir jusqu’ou va s’étendre l’influence de l’empire Occidental et celui de la Russie.
Je crois que la limite est en train de devenir clair avec cette guerre: nous sommes toujours en quête de nouveaux pays agréger au notre empire (on a tenté des déstabilisation en Géorgie par exemple…), mais, là, ça va devenir de plus en plus compliqué de s’étendre…
Après je pense que les Européens voient vraiment cette guerre comme vitale, pas dans le sens ou les Russes vont conquérir l’Europe (ça c’est le discours anxiogène officiel « LCI » pour galvaniser les foules…), mais, plus car, souvent, les empires qui ne peuvent plus s’étendre finissent par s’effondrer…
Ce qui n’est pas bien mis en avant dans nos média c’est que l’UE est clairement le plus grand perdant de cette guerre: la seule machine économique encore puissante sur ce continent est morte avec cette guerre (L’Allemagne), certes, elle va récupérer de la main d’œuvre immigrée pas chère avec les déplacement d’Ukrainiens (un bon investissement pour le long terme), mais, en perdant son énergie: la guerre a surement signé son arrêt de mort, au moins temporaire.
@Xo7:
Je d’acc avec point de vue
J’aimerai revenir sur un mode sans abonnement d’ailleurs j’ai toujours ma chaine hifi qui fonctionne s’il y avait un truc genre jukebox que je puisse y mettre ma musique et stopper mon abonnement je suis preneur
@Alu C’est évident que la « fédération » de Russie (tu parles qu’à Vladivostok on se soucie de Koursk !) est en voie de nanisation. Mais le problème, ce n’est pas la Russie, c’est la mafia de détraqués qui tient ces peuples en laisse. Avec des afidés (Théchénie, Iran, Corée du Nord,…). Pays dont elle a besoin, tant elle a démontré qu’elle était incapable de « construire » quoi que ce soit (sauf style KGB). Les pays qui ont « rejoint » la vision occidentale, l’on fait de leur propre gré, lorsqu’ils l’on pu; on ne niera pas que certains services étaient à la tâche, néanmoins, c’est bien le peuple qui a adhéré. Ce qui est le problème pour Poutine: « de quel droit le peuple aurait il un avis contraire au mien ? »; on sait comment il règle ça. Le problème de l’U.E. c’est qu’elle comporte des membres dont les dirigeants qui par supposés propres intérêts « jouent » Poutine (et son pantin Trump); plutôt qu’une défense commune. La seule évolution c’est qu’elle trouve une sortie dans laquelle certains pays ayant une vision commune (Allemagne, Benelux, Pologne, Pays baltes,… plus l’U.K.) forme une entité en matière de défense (au revoir et merci à l’OTAN américaine). Dès ce moment, la Russie deviendra ce qu’elle est: pas grand chose. En attendant qu’un bonne vidange de ses dirigeants lui redonne un avenir.
@Eeegr: La ou je voulais en venir, c’est que toi ou n’importe qui d’autres (moi compris), sommes tous capables de résilience, même si beaucoup l’ignore.
Bon, j’espère surtout que la Suisse n’a pas équipé son armée avec ce velo, ce serait balo que les soldats se retrouvent sans phare en cas de conflit (DSL, c’est tout ce j’ai trouvé pour revenir sur le sujet du billet 😅).
Ça me fait penser aux GPS inclus dans les véhicules neufs, on paye une fortune pour l’option (du moins, il y a encore 2 ans) et ensuite, a la fin de garantie du véhicule (2 ans pour les utilitaires), plus moyen de faire la mise a jour des cartes ou alors, contre espèces sonnantes…
@Etienne tout dépend ce la chaîne en question. Quelles « entrées » a t elle. Si HDMI aucun problème. Si optique ça marche aussi, mais en moins bon (potentiellement). Si « line » (jack/RCA) ça l’fait aussi, encore un cran en dessous. S’il n’y a rien… Par contre elle peut certainement passer le signal du disque ou CD à un autre ensemble (via sa prise casque), lequel n’aurait que la fonction radio, par exemple. Dans le premier cas, n’importe quel support électronique peut alimenter en musique dématérialisée. Dans le second, on est limité aux supports physiques.
@Eeegr Cela rejoint des remarques évoquées plus avant. Pourquoi ?! acheter cette option, alors que n’importe quel smartphone ou tablette relativement récents apporte le même résultat, « gratuitement » (on a le droit de contribuer…). Et les mises à jour non payantes non plus. Cela doit être du « lapinage » (paralysé par la lumière brillante des phares).
@PM: je pense ta réponse s’adressait à Xo7 ;-) (mais on s’y perd avec toutes ces digressions et j’en suis co-responsable !)
@PM:
J’ai spdif RCA et jack au choix mais juste un écran LCD d’une ligne d’où mon souhait d’avoir une sorte de jukebox
Et j’en ai assez de l’enceinte connectée pour le son pourri et surtout pour l’abonnement
Pour résumer : il faut suivre la règle simple de ne jamais dépendre d’un serveur/service extérieur à sa maison. Et lorsqu’un serveur central tourne à la maison, il doit être continu, réparable voire open-sourcé.
Cela explique le succès de Home Assistant, des NAS locaux, des IA locales, et même des batteries d’énergie.
J’applique cette règle depuis toujours, et même si je n’ai pas d’équipement ultra smarts chez moi, je le vis très bien : tout est automatisé au maximum, le confort d’abord, mais avec de la min-tech, des configurations figées, et des communications IoT plutôt directes; bref, des systèmes résilients qui retombent sur leurs pattes.
Parfois, j’ai des envies de smart-over-the-earth pour commander ou voir des trucs loin de chez moi. D’accord, mais alors avec une surcouche technologique, débrayable, mais pas utiliser ça comme coeur de système.
(le coup d’allumer ses phares par rebonds Internet, alors qu’un simple bouton sur le guidon suffit… cette situation crééra de la littérature de psychologues sociétaux pendant des siècles!).
Bien sûr, c’est pas toujours facile ou faisable.
Et je suis le premier à râler pour, par exemple, les OS : Windows 10 qui doit s’activer par un serveur à distance (« je comprends pas, j’ai pourtant acheté un numéro de série écrit sur le papier !! ») ; et j’imagine même pas W11 et IOS… Mais j’en ai aussi pour Linux et plein d’applications qui ne savent tout simplement pas s’installer en pur offline (vive les entreprises en environnement protégées, une maison en zone blanche ou simplement un ADSL pourri), mais aussi démarrer sans Internet alors qu’ils fonctionnent en local (c’est pas une version de l’IDE Arduino, ça?).
Oui, on en revient au terme de résilience : comment faire en sorte d’avoir des systèmes simples, robustes, qui fonctionnent à coup sûr, tout en restant agréable à utiliser ?
Dans mon esprit, il y a toujours une notion d’urgence : éviter que le système débloque le jour où on en a réellement besoin, souvent quand les secondes comptent et que des vies sont en jeu.
Ex : un livre/mode d’emploi qui fonctionne sans électricité, une voiture qui démarre dès qu’on tourne la clé (peut-être plus les dernières)
J’aime les articles de Pierre car, au-delà de l’anecdote finalement risible, c’est une invitation à la réflexion.