Charger vite, tout le monde le fait. Les protocoles se sont multipliés et les constructeurs ont quasiment tous le leur. Depuis cinq ans Qualcomm propose la formule Quick Charge 5 et semble satisfait de son protocole. Du moins d’un point de vue vitesse. On l’a vu dernièrement, les batteries ont des petits problèmes un peu partout. Chauffe, incendies et perte d’autonome très rapide, il est temps de passer de recharger vite à recharger vite et bien.
C’est ainsi que Qualcomm présente le Quick Charge 5+, une évolution qui veut assagir la charge rapide. Un argument qui peut avoir du sens quand on réfléchit aux tarifs des engins à recharger. L’idée est de proposer une meilleure durée de vie aux batteries.
Avec une puissance dépassant les 100 watts, le Quick Charge 5 proposait de remettre d’aplomb rapidement. L’idée était de connecter son smartphone 5 minutes à la prise électrique d’une gare ou d’un amphi et de repartir avec une batterie rechargée de moitié. Une capacité forcément pratique pour éviter de se retrouver « à sec » en milieu de journée. Mais cette approche assez agressive de la charge a ses inconvénients. Surchauffe de la batterie et de l’appareil et vieillissement des cellules pouvant amener à une perte d’autonomie. Ce qui entraine un comportement problématique puisque la baisse de capacité des batteries demande des recharges rapides plus régulières encore.

Qualcomm ne compte pas ralentir la cadence et promet une charge de 140 watts en 20 volts et pouvant aller jusqu’à 7 ampères. Ce qui va changer, c’est la manière dont cette charge sera dispensée. avec Quick Charge 5+ l’intensité de la charge sera ajustée en temps réel suivant les remontées constatées par le système. Un dialogue entre l’électronique de la batterie et le chargeur permettra de trouver le meilleur compromis entre vitesse et sécurité. Il s’agit là d’un mécanisme assez classique que l’on rencontre dans d’autres secteurs et que des concurrents à Qualcomm emploient déjà.
Cette approche a un autre intérêt qui s’est surtout développé ces dernières années. La possibilité de connecter au secteur des engins pendant qu’ils sont employés sans que ceux-ci entrent en surchauffe. On pourra travailler, regarder des vidéos ou travailler en jonglant entre la puissance de calcul embarquée et la chauffe générée d’u côté. Et le besoin de charge plus ou moins rapide de la batterie. Smartphones, consoles, tablettes et ordinateurs portables sauront en tirer parti.

Le gros avantage du Quick Charge 5+, c’est le parc déjà installé et la rétrocompatibilité des chargeurs. Non seulement les nouveaux dispositifs accepteront les appareils de génération Quick Charge 2.0 vieille de déjà 10 ans mais le protocole saura piloter des solutions concurrentes.
Comme d’habitude avec Qualcomm, ce dispositif sera l’occasion de vendre des licences d’exploitation pour que d’autres acteurs s’en emparent et livrent des chargeurs adaptés. Ce sera également l’occasion de mettre en avant ses nouveaux SoCs qui assureront le dialogue avec la batterie nativement.
| 2,5€ par mois | 5€ par mois | 10€ par mois | Le montant de votre choix |





On a vraiment un sérieux problème s’il faut 7 ampères et 20 volts pour utiliser un appareil intensément pendant qu’il charge.
Je me doute que ce scénario est impossible, soit le CPU va devoir réduire sa cadence pour permettre la dissipation de chaleur, ou bien c’est le chargeur qui va devoir prendre en compte (via le BMS et autre) la température de l’appareil et réduire en fonction la puissance de charge.
@Cinos: Autant sur un laptop gaming je comprendrais (en le déplorant, mais c’est une autre histoire), mais autant de jus dans un smartphone, ça commence à faire beaucoup. A moins d’avoir un de ces smartphones ou tablettes orientés gaming. Jamais touché à ces trucs.
Aussi, reste que la charge dite rapide, ça continue de tabasser les batteries. C’est vraiment pas une bonne idée d’activer ça.
Leur nouveau quickcharge semble promettre de rendre le cas le plus critique moins critique (cad tu recharges vite pendant que tu sursollicites ton appareil), mais je ne crois pas lire quoi que ce soit sur un cycle plus normal d’utilisation. Peut-être parce qu’il n’y a pas de miracle à attendre à ce niveau. Ce sont plutôt les batteries qui doivent évoluer.