Surface RTX Dev Box : un boitier en aluminium imprimé en 3D

Le Surface RTX Dev Box de Microsoft offre une plateforme idéale pour prendre en main les SoC Nvidia RTX Spark.

La Surface RTX Dev Box fait partie de cette galaxie de produits que personne, ou presque, ne verra jamais. Pensé pour développer des outils logiciels sur la nouvelle plateforme de Nvidia, il s’agit plus d’une curiosité technique que d’un MiniPC ordinaire.

Surface RTX Dev Box

Surface RTX Dev Box

Cette minimachine exotique est vue par Microsoft comme la boîte de Petri destinée à inventer les outils nécessaires à l’écosystème Windows s’appuyant sur les puces RTX Spark de Nvidia. C’est probablement ces objets qui sont apparus chez les développeurs partenaires de l’éditeur. La Surface RTX Spark Dev Box offrant l’univers de Windows et les éléments indispensables pour commencer à développer autour des capacités des cœurs CUDA des puces, de leurs cœurs ARM et de la gestion particulière de l’ensemble.

La Surface RTX Dev Box offre une nouvelle piste de conception de châssis

Le point intéressant pour le commun des mortels est moins le Petri que la boîte. Le châssis en aluminium anodisé en noir s’assoit sur une base plus étroite et propose une diffusion de la chaleur maximale. Microsoft a eu recours à une impression 3D pour réaliser ce boîtier métallique afin de constituer une grille de plus de 1000 petits espaces en creux sur la partie haute de l’objet. Chaque espace propose des parois qui sont autant d’éléments d’exposition à l’air pour améliorer l’échange thermique du châssis. Un design complexe et une fabrication probablement assez coûteuse, mais qui permet de dissiper plus de 100 watts de TDP au total.

Un bouton aux armes de Microsoft

Un bouton aux armes de Microsoft

Les puces N1X les plus puissantes de la gamme RTX Spark sont censées tenir dans un TDP de 80 W et ce châssis suffit donc a encaisser la chaleur qu’elles émettent en activité. La vidéo nous montre un ventilateur qui dirige de l’air frais au-dessus du SoC de Nvidia, on reste donc dans un dispositif actif mais on imagine que dans des usages légers, la puce pourrait se suffire de la convection naturelle de ce design pour fonctionner. Dans tous les cas, cette mesure de 100 watts est particulièrement large et suffirait à de nombreuses autres puces.

On pense par exemple aux solutions entrée de gamme et milieu de gamme d’AMD et Intel qui pourraient profiter de ce type de dispositif pour fonctionner très discrètement. Un MiniPC Wildcat Lake ou Krackan Point pourrait, sans problème, être intégré dans un châssis exploitant ce même format.

la Surface RTX Dev Box propose une connectique limitée

la Surface RTX Dev Box propose une connectique limitée

La base plus étroite permet au châssis de ne pas rester collé au bureau et de maximiser l’échange d’air. Elle abrite également une partie de la connectique : USB Type-A, Ethernet et alimentation. La partie supérieure déployant le reste des ports : deux USB Type-C avec DisplayPort, une sortie HDMI et un port jack audio 3.5 mm.

À l’intérieur du boîtier, on retrouve ce qui est supposément le N1X de Nvidia, à savoir un SoC 20 cœurs avec un circuit graphique développant pas moins de 6044 cœurs CUDA. Une solution ARM qui s’appuiera sur 128 Go de mémoire vive. Pensée pour les développeurs afin de permettre la mise en place de logiciels pour Windows 11, le dispositif est préinstallé avec une panoplie d’outils de programmation.

Surface RTX Dev Box

Je me demande si ce type de design pourra parvenir un jour sur le bureau de monsieur et madame tout le monde. Il est fort possible que la production de ce type de produit ait nécessité une impression 3D de type SLS parce qu’il s’agit d’une série limitée. Il est également probable que ce choix ait été une obligation technique parce que la réalisation de ce type de design est impossible (ou beaucoup trop coûteuse ?) avec une CNC classique. Il va de soi qu’un châssis de ce genre demande beaucoup de travail et de soin, qu’il a probablement un prix élevé avant même de sortir de l’usinage pour entrer dans son bain d’anodisation…

Mais je suis à peu près certain qu’il existe un public capable de payer un prix plus élevé pour retrouver le niveau de performances très correct proposé par une puce sous les « 100 w » dans une enveloppe qui ne fait aucun ou très peu de bruit. Est-ce que Microsoft proposera ce type de dispositif un jour pour monsieur et madame tout le monde dans sa gamme Surface ?


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5 commentaires sur ce sujet.
  • 3 juin 2026 - 12 h 40 min

    Je suis fan d’impression 3D
    Dans les années 70 ce truc est sorti ( j’en ai un, récupéré par pur hasard) et possède en passif la capacité de « refroidir » 400W en 4 ohm ( en crête) donc 200W

    https://www.audiosciencereview.com/forum/index.php?threads/kenwood-l-08m-monoblock-amplifier-vintage-review.37756/

    L’impression métal oui c’est beau

    Mais un ventirad de P4 ou un châssis comme celui de l’ampli n’ont pas attendu l’impression 3d pour rafraichir +++ de 100W !

    (si tu passes sur Metz Pierre, fais signe, j’ai la possibilité de te faire visiter une installation d’imprimante métal par frittage)

    Reply
  • 3 juin 2026 - 15 h 34 min

    C’est juste un caillebotis anodisé… 🧌

    Reply
  • hle
    3 juin 2026 - 15 h 55 min

    Niches à poussières !

    Reply
  • 3 juin 2026 - 16 h 25 min
  • 3 juin 2026 - 16 h 48 min

    Quitte à utiliser une impression3D, une structure fractale aurait été plus cool .

    Reply
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