Huawei et Google, US et Chine, un combat de géants

Huawei n’a plus le droit à Android ni aux autres ressources US : Processeurs et logiciels. Pas plus qu’il ne peut déployer ses solutions 5G sur place. Ainsi en a décidé un décret US signé par Donald Trump. Une décision qui devrait provoquer beaucoup de remous à court terme.

Google a donc décidé de ne plus travailler avec Huawei en refusant à l’avenir un accès à ses versions d’Android, en fermant les portes vers ses bureaux d’ingénieurs et en coupant la possibilité au fabricant Chinois de profiter des services Google Play.

En faisant cela, Google obéit à une demande du gouvernement américain qui a mis sur liste noire la marque et suspendu tout commerce avec le géant des Télécoms Chinois. Si Donald Trump n’a pas pu obtenir les crédits pour construire son mur physique, il est bien en train de bâtir un mur virtuel. Un mur entre les concurrents les plus féroces de son industrie et les consommateurs de son pays.

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Xi Jinping et Donald Trump

Brique par brique, ce mur est bien en train de se mettre en place et, à la suite de Google, d’autres marques US ont également indiqué qu’ils coupaient les ponts avec Huawei. Ainsi Intel, Broadcom, Xilinx et Qualcomm ont suivi l’ordre du gouvernement US. Un ordre basé sur une suspicion – jamais vraiment étayée de preuves – de proximité entre Huawei et le gouvernement Chinois. La stratégie de Trump et de ses équipes est assez simple, en coupant l’accès à ces technologies, qu’elles soient logicielles ou matérielles, ils espèrent cantonner la marque en Chine. Pays où la présence des services Google n’est clairement pas indispensable puisque les utilisateurs préfèrent les applications locales.

Sur ce marché particulier, Huawei ne sera pas forcément énormément affecté. La marque dispose de ses propres puces ARM avec les Kirin de sa filiale Hisilicon. Elle s’apprête à proposer des modems 5G – et c’est clairement un des vrais enjeux de cette bataille entre le gouvernement US et la marque – et annonce même disposer d’un système alternatif à Android… Elle pourra également compter sur les équipements européens qui ne sont pas affectés par les restrictions US. Ainsi NXP ou Imagination Technologies peuvent continuer à travailler avec la marque.

Il faut évidemment prendre tout cela avec un peu de recul. C’est effectivement un coup dur pour Huawei qui va se retrouver logiquement sans processeurs pour toute sa partie PC par exemple. Si, pour le moment, AMD n’a pas communiqué sur ce point, on voit mal comment la marque Américaine pourrait refuser de suivre cet ordre gouvernemental. Même scénario pour Nvidia qui équipe certaines machines.

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C’est également un marché énorme qui tombe à l’eau pour ses smartphones. Sans le public US et avec des marchés Européen, Indien et Russe attachés à Android et son Store, on imagine mal comment Huawei pourrait à nouveau vendre ses solutions sur ces secteurs. Le public Chinois est énorme mais il est lui même assailli de solutions concurrentes. Même si les acheteurs Chinois vont sans doute se reporter en partie sur Huawei en représailles, cela ne suffira pas à compenser ces marchés importants.

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La guerre qui oppose Huawei aux US n’est pas nouvelle, la marque est  un géant en terme de vente de smartphones en Chine et affiche une croissance très soutenue. Un rythme qui pouvait même faire peur à la place du numéro un mondial des vendeurs de smartphones: Samsung. Évidemment, sans accès à Android dans le futur, ce scénario ne risque pas d’arriver.

Il s’agit donc ici clairement d’un bras de fer, car si Huawei tente de rassurer ses partenaires et consommateurs, le coup est rude. Et on imagine que le gouvernement Chinois ne va pas en rester là. Cette entrave commerciale, ce mur invisible qui protège les intérêts des firmes US, ne va pas lui plaire. Le risque d’une escalade de cette guerre commerciale entre la Chine et les US est plus que probable.

La question est de savoir si l’administration Trump va laisser Huawei sur cette liste noire indéfiniment ou non. Si elle attend réellement de la part du fabricant Chinois des preuves de son indépendance vis à vis de son gouvernement. Preuves qui seront, par nature, impossible à fournir. On ne peut pas prouver qu’il n’existe pas un lien qui… n’existe pas. Et jamais la Chine n’accepterait de communiquer sur la cessation d’une éventuelle entente entre son administration et Huawei. Quand bien même un tel document serait un jour publié, il ne serait évidemment pas pris en considération par les autorités US puisque ce document prouverait exactement le contraire de ce qu’il serait en train de dénoncer. On est dans un magnifique cas de renversement de la charge de la preuve de la part du gouvernement US.

Quand Trump signe un décret exécutif au sujet des menaces qu’un acteur  étranger pourrait avoir pour les réseaux, la technologie et les services de communication aux Etats-Unis, il fait surtout la part belle aux compagnies US. Ce décret intitulé « Sécurisation de la chaîne d’approvisionnement des technologies et des services de l’information et des communications » veux faire cesser toute implication étrangère dans la construction de réseaux opérateurs du pays. Huawei n’est d’ailleurs ps le seul visé par cette ordonnance : China Mobile voulait également s’implanter aux US. Mais on sent  clairement que c’est Huawei qui est le plus visé avec notamment une grosse barrière posée sur tout déploiement de solutions 5G.

Ce décret “interdit toutes transactions qui impliquent des technologies de l’information et des communications ou des services conçus, développés, fabriqués ou fournis par des personnes appartenant à un concurrent étranger, contrôlées par lui ou soumises à sa juridiction ou à sa direction” détaille le gouvernement Américain. La recette pour déterminer la menace d’une entreprise étrangère pour la sécurité US est une consultation de plusieurs instances légales comme le procureur général US, les secrétaires du Trésor, la Défense, la Sécurité intérieure, la FCC et tous dirigeants d’autres services compétents. Ce décret, valable un an, sera reconductible si cela est jugé nécessaire.

Cette action coupe donc court à toute exploitation de licences Android pour Huawei. Sans cette possibilité ni un accès aux services Google Play et au Store, les smartphones de la marque sont invendables ailleurs qu’en Chine. Il reste, bien sur, la possibilité d’employer la version Open Source d’Android mais cela n’aura pas la même force d’attraction que l’original. Il est également possible d’ajouter les services Google Play après l’achat assez simplement1 mais ce n’est pas possible pour une marque qui vise le grand public de proposer à ses clients de bidouiller son smartphone en chargeant des sources inconnues.

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Il reste la possibilité pour la marque de proposer son propre système, elle s’y est préparée affirme t-elle et ce qui n’est techniquement pas impossible, mais sans un Store aussi complet que celui de Google, on voit mal comment les smartphones attireraient leur public. Les clients n’auraient aucun intérêt à prendre le risque d’acheter un smartphone sans écosystème en espérant que d’autres, aussi confiants qu’eux, fassent de même en assez grand nombre pour commencer à intéresser des développeurs. Amazon, avec sa force de frappe énorme, n’a pas réussi à convaincre avec son propre store d’applications. On voit mal comment une marque beaucoup moins bien identifiée et présente pourrait réussir. Et la fameuse la liste noire US pourrait également enjoindre les développeurs à ne plus travailler avec Huawei.

Le scénario le moins catastrophique serait lié à une entente nouvelle entre l’administration Trump et le gouvernement Chinois. C’est ce qui s’est passé entre ZTE et le gouvernement US, par exemple. Après une période de quarantaine décidée en Avril, la firme a retrouvé les bonnes grâces des Etats unis en Juillet en payant une amende de 1.4 milliards de dollars et en remaniant son conseil d’administration.

Le pire scénario serait un durcissement des deux positions. Il est facile d’être isolationniste quand on est déjà isolé. Mais la position US est assez étrange puisque la plupart de ses grandes marques dépendent fortement de la production Chinoise pour fonctionner. Apple, par exemple, dépend à 100 % de la chine pour produire ses iPhone. La réponse du gouvernement local pourrait passer par une taxation énorme des produits concurrents des solutions Huawei fabriqués en Chine et exportés ailleurs. Une telle décision augmenterait drastiquement les coût de production, sans solution de repli de la part d’Apple. On ne déménage pas une usine de fabrication de smartphones semi-robotisée aussi facilement qu’une usine textile…

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Un ultraportable Huawei

Quel impact pour le marché ?

Il est évident que cette situation inédite va provoquer des remous. Les autres fabricants vont logiquement se poser des questions vis à vis de l’administration US. Lenovo, Acer, Asus, Xiaomi… Énormément de marques dépendent de Google mais aussi des équipementiers US. Toutes voient désormais une épée de Damoclès voler au dessus de leurs têtes. Est-ce que cela va réveiller des velléités de concurrence sur certains secteurs – logiciel et matériel – du gouvernement Chinois ? Un premier retour de bâton s’est d’ailleurs fait sentir suite à cette décision. Les actions de plusieurs compagnies travaillant avec Huawei ont baissé en bourse au lendemain de l’annonce. Une chose est sûre, d’autres acteurs vont profiter du trou laissé par Huawei sur le marché et Samsung doit se frotter les mains. Pour combien de temps ? La marque pourrait également être un jour impactée par une décision protectionniste de ce genre.

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Aujourd’hui, des contacts sur place, me tiennent trois discours différents. Le premier est celui d’un impératif d’autonomie vis à vis des composants US dans la High-Tech. Un système alternatif à construire pour gagner en indépendance et un travail de développement matériel pour se passer des solutions signées par les US. On a déjà vu ce type de scénario par le passé. Un effort national lié à une crise commerciale ou stratégique qui aboutit quelques années plus tard à l’apparition de solutions ayant un impact mondial. Ce n’est donc pas exclu… D’autant que cela pourrait être poussé fortement par un gouvernement Chinois très attentif à ces marchés.

Le second discours est plus simple, il considère le point faible des sociétés capitalistes. Les fabricants Chinois pourraient tout simplement racheter un ou des acteurs techniques pour augmenter leur indépendance. Un scénario complexe à court terme face à l’administration Trump qui ne laisserait sûrement pas partir AMD ou un autre constructeur hors des US.

Mais… Et c’est le troisième discours que j’ai entendu depuis hier. Trump n’est pas inamovible. Il est est même sur un siège éjectable. Ce discours très pragmatique est évidemment basé sur un calendrier différent de celui qui régit le marché High Tech. On imagine que Huawei ne va pas se tourner les pouces en se contraignant au seul public Chinois jusqu’aux prochaines élections US en Novembre 2020. Surtout avec l’incertitude de revoir Trump être réélu pour 4 années supplémentaires.

Notes :

  1. Beaucoup de petites marques Chinoises font cela
129 commentaires sur ce sujet.
  • Xo7
    21 mai 2019 - 22 h 24 min

    Petite question que je me pose depuis ce matin, l’interdiction du gouvernement américain concerne la totalité des produits HUAWEI (passés et avenir) dans le monde entier ? Que fait le reste du monde face à cette prise en otage ?Peut on mettre en demeure google de respecter les droits des consommateurs européens ?

    Comme les américains pour équilibrer notre budget, je veux bien que l’Europe accuse aussi les producteurs chinois et les GAFA d’espionnage ou non respect de la vie privée, pour obtenir quelques subsides.

    Je pense que l’on vit un moment décisif ou la donne risque de changer de main. Les chinois sont vraiment montés en puissance et les américains sont encore dans l’illusion. Le réveil va être dur pour le monde entier. Le changement arrive par l’est et les règles du jeux ne seront plus jamais les mêmes…il faut nous y préparer.

    Concernant les applis du playstore tous les développeurs ne sont pas occidentaux.

    Répondre
  • 21 mai 2019 - 22 h 33 min

    Dans un rêve utopique, ces événements permettraient l’émergence d’OS libres comme LineageOS, /e/, Ubuntu Touch, Sailfish, PureOS, Plasma… ce ne sont pas les alternatives qui manquent.
    En restant réaliste, le public étant ce qu’il est, on ne renversera jamais le penchant grégaire des utilisateurs. :(

    Répondre
  • 21 mai 2019 - 22 h 55 min

    @Pierre Lecourt: il y a un projet pour rendre exécutable des app Android sur du GNU/Linux

    @barthoum: VIA…pour du x86 ?…du x86 pour Windoz ? Windoz c’est américain donc le problème.

    @JB: le trust des parts de marché des OS pour pc est tout aussi hallucinant, pourtant des alternatives existes depuis longtemps. “Quand on pense qu’il suffirait qu’on ne les achètes plus…” d’un certain Coluche…

    Ca va certainement booster plus ou moins des alternatives, peut-être de bonne choses vont en sortir…

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 6 h 14 min

    @Dadoo: Pas mieux ! Ou comment faire rentrer des événements au chausse-pied dans ses croyances…

    @J. DEBON: “Si je jouais avec Toi au Monopoly,
    avec des règles différentes,
    Tu n’aurais aucunes chance de gagner,
    et Tu serais très mécontent…
    de te faire en définitive avoir,
    et ‘plumer’ !”

    En gros tu leur reproches l’attitude qu’a eu l’occident — avec un énorme mépris — envers la Chine pendant des décennies.

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 6 h 27 min

    @Pierre Lecourt: Trump qui bloque les produits Taiwannais, c’est donner des armes aux Chinois. Je sais pas moi, c’est comme si tout d’un coup Trump s’attaque au Japon, il est pas fou à ce point quand même, si ? Il va détruire ses propres et seuls alliés en mer de Chine ?

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 6 h 32 min

    @petitevieille: Pour /e/, ils vendent maintenant des smartphones reconditionnés en grade A avec os prêt a l’emploi, uniquement des Samsung, du s7 au s9+.

    Au passage, exodus privacy, très bonne appli ou site web pour qu’elles sont les toutes les autorisations et surtout trackers présents dans les applis…. Et les américains, avec les sdk Facebook, n’ont de leçons a donner aux chinois sur l’espionnage lol

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 7 h 32 min

    Ça sent le truc fait dans la précipitation.
    Google travaille a faire casser le truc avec Huawei, Google a gros à perdre que la Chine sorte un OS compatible Android et l’impose aux fabricants du pays.

    Pour ceux qui sont content je pense pas que cela fera ressortir un OS libre ou quoi que ce soit de bon. Nous sommes dans une “guerre” commercial entre deux pays avec pas mal d’enjeux.

    Répondre
  • MAT
    22 mai 2019 - 7 h 37 min

    @Pierre Lecourt:
    Le gouvernement américain pourrait interdire à ses ressortissants de travailler sur GNU-Linux dans le cas ou huawei ne peut plus utiliser windows pour ses PC?
    Sur un projet libre?

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 7 h 39 min

    @MAT:
    Explique toi? Je comprend pas le rapport avec GNU-Linux ?

    Répondre
  • Mat
    22 mai 2019 - 8 h 10 min

    @Madwill: @Madwill:
    FirefoxOS a continué en parti sa route en KaiOS.
    Ce système est entrain de bien s’implanter en Afrique et en Inde sur des téléphones très très entrée de gamme. On peut le retrouver aussi sur quelque téléphone en France.

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 9 h 51 min

    Imaginons un client qui voudrait utiliser son telephone comme gps dans sa voiture :
    * mirrorlink, c’est un consortium basé aux US => difficile de travailler avec eux
    * Android Auto, il faut le triplet (Waze ou Maps + Android Auto + Google Play Services)

    Impossible d’avoir les 3 sur un store alternatif.
    Donc Huawei perds gros, même s’ils developpent un OS à partir AOSP et un store perso, il y a pleins de fonctionnalités qui ne pourront être reproduites.

    Et je me dis que chez Xiaomi et Oppo, on doit stresser également

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 10 h 07 min

    Je reste convaincu que cette situation va se retourner contre les américains. Et ce sera une excellente chose. Les chinois ont de quoi répondre : créancier de la dette américaine, retrait temporaire de l’OMC, augmentation des tarifs douaniers à l’exportation (le monde entier fait fabriquer en Chine, dont Apple).
    Mais leur latitude de mouvement reste malgré tout limitée car ils restent connectés avec le reste du monde.

    Bien entendu la question du piratage n’est qu’un prétexte pour les US pour masquer le réel sujet : conserver la suprématie économique et politique mondiale.

    Cette situation met en exergue de manière flagrante la dépendance que nous avons vis-à-vis des technologies américaines. Et quoi qu’on puisse en penser (l’Amérique c’est cool, ils sont super-forts, etc) nous sommes VRAIMENT trop dépendants d’un seul fournisseur.
    Le Cloud Act, signé par le même Mickey (pardon, Donald), avait lancé une première alerte : les autorités US peuvent s’immiscer dans tous les Datacenters du monde du moment que le prestataire est US.
    L’inverse n’est évidemment pas vrai.
    On a beau se dire que nous avons plusieurs fournisseurs : Google, Apple pour les services mobiles, Texas Instruments, Microchip, Maxim pour l’électronique grand public, etc. C’est vrai d’un point de vue commercial. Mais, étant donné qu’ils dépendent tous des mêmes autorités, d’un point de vue politique, cela revient à n’avoir qu’un seul fournisseur !
    C’est excessivement dangereux et il ne semble pas y avoir de véritable volonté d’autonomie comme du temps du grand Charles qui avait bouté les amerloques en dehors de France et qui avait failli, suite à cela, se faire dégommer par la CIA (toujours cools les américains ?). Il avait également lancé le plan Calcul afin de doter la France d’une autonomie en matière informatique.
    C’est la volonté de la Chine d’être indépendante : Google n’y est pas le bienvenu, elle développe ses propres composants (accessoirement empruntés à la Corée du Sud), ses propres services et sa propre infrastructure.
    Et nous devrions, au niveau de l’Europe, en faire de même. La soumission n’est jamais une attitude d’avenir.

    Mais, bien entendu, c’est TOUJOURS le consommateur qui paye ces errements politico-financiers. Et ça, les Google, Huawei, Apple, etc s’en fichent éperdument. Seuls comptent les actionnaires.
    Et pourtant nous, consommateurs, avons ce pouvoir de dire STOP.
    Mais il est si facile de continuer à ne rien faire.

    db
    La Chine a les moyens de

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 10 h 09 min

    @Kikimoo:
    Je n’ai rien contre les visées Impérialiste de la Chine,
    je dit simplement ou la Chine ouvre réellement son marché,
    qui est protectionniste et très fermé,
    et respecte les règles établis…
    ou autant la laissé jouer seule,
    comme une grande !

    Car autrement nous ne faisons qu’enrichir la Chine et
    nous appauvrir, avant de nous ruiner économiquement,
    et je parles pour le reste du Monde !

    Nous ne devons pas laissé un pays quel qu’il soit,
    contrôlé plus de 50% de l’industrie mondial…
    sans parler du dumping social,
    ou l’utilisation d’un yuan faible.

    Il y a environs 100 Millions de chômeurs aux États Unis,
    et environs 10 Millions de chômeurs en France…
    et on ne parles pas des chiffres officiels qui
    sont fortement manipulés, donc faux !
    Ce qui veut dire que l’Occident va à la faillite !

    Pourquoi faire produire par les Chinois,
    ce que nous savons nous-même produire ?
    Et en définitive, ça ne nous coutera pas plus cher…
    car nos déficits envers la Chine,
    nous les payons et payerons d’une manière
    ou d’une autre !

    L’économie Mondial se sont des vases communicants,
    et il ne sert à rien de nous suicider économiquement,
    car nous sommes et serons les Grands Perdants !!!

    D’une façon, nous sommes dans le même bateau,
    et quand le bateau coulera, on sera ensemble…

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 10 h 10 min

    “Je reçois des messages de soutien des quatre coins du globe. Il s’opère actuellement une prise de conscience mondiale, portée par une communauté d’usagers qui ne veulent plus être prisonniers d’une poignée de géants de la Silicon Valley.”

    C’est ce que dit Gaël Duval qui promeut l’O.S. eelo. Le normand veut remplace Android et les iPhones. Liberté, liberté chérie…

    https://www.nouvelobs.com/tech/20180112.OBS0556/eelo-le-smartphone-qui-veut-se-passer-d-apple-et-google.html

    Le miracle français pour nous affranchir des ricains ?

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 10 h 22 min

    @oursgentil: Huawei peut très facilement créer son application gps, en se basant sur OMS qui pourrait être mis a jour via n’importe quel store, comme faire un navigateur sur base chromuim ou firefox…tout comme un os sur aosp…

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 10 h 24 min

    @J. DEBON:
    C’est curieux, moi en général c’est l’inverse. Je crois plutôt aux sources officielles, qu’aux chiffres balancés sans sources sur un forum sur internet ! Il m’est particulièrement difficile de croire qu’il y ait un taux de chômage de plus de 30% aux USA (la population est de 320 millions)! Donc je ne sais pas d’où vous sortez le nombre de 100 millions de chômeurs. Expliquez moi !

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 10 h 53 min

    @PierreLecourt: petite coquille en fin de paragraphe 14 (le deuxième avant la photo du portable Huawei), la phrase “La grosse différence centre ces scénarios” se promène toute seule (probablement un reliquat de reprise de ton texte qui a pu donner naissance au paragraphe suivant)…

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 10 h 59 min

    @Mat&Meth:

    c’est une source officielle :

    https://www.bls.gov/news.release/empsit.a.htm

    La ligne “Unemployed” correspondant à notre taux de chômage officiel, les chômeurs indemnisés en gros.

    La ligne : “Not in labor force” correspond aux SDF, jeunes non encore rentrées dans la vie active, bénéficiaire d’aides sociales, personnes invalides ou non en état de travailler, …

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 11 h 04 min

    @Jerry Khan: Parce que tu crois qu’attaquer si frontalement la Chine c’est pas un peu dingue aujourd’hui ? Le mec est totalement à la ramasse et son gouvernement pratique une politique capitaliste à ultra court terme pour s’en mettre autant que possible dans les poches.

    @MAT: Dire que GNU Linux pose un soucis de sécurité en étant approché par une nation entriste, je pense que ce serait difficile a faire avaler.

    @oursgentil: Xiaomi et Oppo c’est différent. En fait ce qui sert de levier au Gvt US c’est la 5G. Pas Android. Android ce sont des représailles. Oppo et Xiaomi ne sont pas équipementiers en 5G. Donc Oppo n’a pas plus à craindre qu’un autre.

    @Gaduc: Le retour de bâton reste envisageable. A moyen et long terme mais comme tu dis, le soucis de la chine c’est qu’ils réfléchissent de manière a ne pas trop impacter leur propre économie alors que le Gvt Trump s’en fout. Comme Farage en Angleterre, si sa politique conduit à la ruine de son pays il s’en cogne. Seule la plus value à l’instant T de lui ou ses amis est importante.

    @Chouette Mâ-Mâ: si seulement.

    @Dark1B0t: oups, tu as la version, en cache, je corrige ça :)

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 11 h 21 min

    @Madwill: Et devoir convaincre tous les constructeurs de modifier leur voiture et introduire un 3 eme systeme en plus de Carplay et Android Auto ? Je n’y crois pas du tout

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 11 h 39 min

    N’y a t’il pas un risque également que Microsoft arrete de fournir des licenses Windows 10 à Huawei ?

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 11 h 44 min

    @Pierre Lecourt: c’est intéressant de soulever le point que l’interdiction s’étend aux app, peu l ont fait. Mais ça c’est le pire scénario je pense. Après tout on est sur Android les développeurs développe pour les téléphones Android pas pour un téléphone en particulier et après ça s’adapte.
    Cependant j’ignore si Trump peut pas simplement interdire une compatibilité avec les kirin (sachant qu’à l’heure actuel il y a des programmes toujours pas compatibles avec les kirin)
    A voir donc mais je reste optimiste personnellement

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 11 h 56 min

    @oursgentil: sur le continent asiatique, pourquoi pas ?

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 12 h 03 min

    @oursgentil:
    D’après Numérama Windows est également soumis à l’embargo.

    https://www.numerama.com/tech/517773-apres-google-et-android-huawei-confirme-que-microsoft-lui-coupera-lacces-a-windows.html?utm_medium=distibuted&utm_source=rss&utm_campaign=517773

    je cite “Dans cet échange mené sur WeChat, Richard Yu, qui dirige pour Huawei toute la branche dédiée aux produits grand public, a affirmé qu’il ne « comprenait pas cette décision qui prive Huawei de Microsoft Windows, Google Android et des produits Intel ». On comprend par là, que, même sans déclaration officielle de Microsoft, le même traitement que celui opéré par Google sera réservé à Huawei.”

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 12 h 56 min
  • 22 mai 2019 - 13 h 04 min

    @Lexav21: POur moi c’est peut être plus grave que la license Android. Autant vendre un smartphone avec un fork d’AOSP ca peut se faire relativement rapidement, faire un OS compatible avec les applications Windows, la c’est une autre paire de manches. Et vendre un PC sans Windows, même avec un Linux dessus, ca va être tres tres difficile

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 13 h 06 min

    Pour Windows c’est légal de ne pas vendre à un fournisseur un OS quand l’OS est en situation de monopole?
    Un tribunal ne peut pas faire casser ça?

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 13 h 09 min

    @wanou:
    Tout à fait, tu as raison, il y a une ligne assez floue
    entre «chômeurs» et «inactifs» !!!
    96 Millions de personnes inactives(âgées de 16 ans et plus), “Not in labor force”,
    et 5 Millions de personnes cherchant officiellement un travail !

    Pour exemple, les travailleurs découragés qui voudraient un emploi mais qui ont cessé de chercher ne font pas partie de la population active, et les mères au foyer, les retraités et les étudiants ne font pas partie de
    la population active.

    Pour être considéré comme faisant partie de la population active, vous devez être disponible,
    disposé à travailler et avoir récemment cherché un emploi.

    Ça représente quand même 1/3 de la population Américaine ne travaillant pas,
    même s’ils ne sont pas considérés comme chômeurs !
    Mea culpa…

    Répondre
  • mat
    22 mai 2019 - 13 h 31 min

    @gplatret:
    C’est par rapport à l’info de pierre disant que le gouvernement US peut interdire aux américains de travailler pour des applications utilisées par Huawei.
    Et si Huawei se met vendre des machines sous GNU-Linux? Ils interdisent le travail pour un projet libre et mondial?

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 13 h 38 min

    @mat:
    Oui, ils interdisent de bosser avec Huawei, que Huawei soit avec Windows, Android ou Linux…

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 13 h 47 min

    Via Twitter :
    L’opérateur télécom UK #Vodafone suspend ses achats de smartphones #Huawei

    Répondre
  • Gab
    22 mai 2019 - 14 h 15 min

    Vu qu’il y a encore 90 jours avant que l’interdiction ne s’applique (si j’ai bien compris), il n’est pas possible que Google mette “Google play store” sur le “Huawei store” (installé sur les téléphones Huawei) avant cette date ?
    Comme ca, il devient trivial d’installer le Play store, meme si les applications Google ne sont pas installées par défaut ?

    J’espère que ca poussera à l’adoption de Linux sur les ordinateurs en tout cas ! Et à des ordinateurs avec des processeurs ARM.

    Répondre
  • Gab
    22 mai 2019 - 14 h 23 min

    @wanou: Non, ce sont juste les gens qui ne travaillent pas. Avoir un taux d’emploi de 66% est assez commun (mère au foyer par exemple, handicapés, personnes malades…). En France, on est à 2/3 de taux d’emploi actuellement, et je pense qu’on n’a jamais été à un taux aussi élevé (dans les 30 glorieuses, quand il y avait le “plein emploi”, le taux d’emploi n’était pas plus élevés ! beaucoup de femme au foyer à l’époque).

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 14 h 51 min

    On retrouve tous les mécanismes de la guerre froide mais avec un remplacement d’acteur (Chine) et un autre terrain de jeu (télécoms).

    Le sujet est d’autant plus intéressant puisque les enjeux de la 5G, qui n’est pas encore publique, sont complexes à déchiffrer. En plus, la Chine est théoriquement en position de force mais paradoxalement, elle est coincée par ses propres enjeux économiques. Cependant si elle a déjà pliée avec ZTE, je doute qu’elle en fasse de même avec Huawei, et je suis intéressé de savoir comment elle contre-attaquerait.

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 14 h 52 min

    Au passage, article super intéressant car il vulgatise bien la situation. Merci

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 15 h 03 min
  • 22 mai 2019 - 15 h 07 min

    @oursgentil: Oui, Ouch.

    Mais là, je vois pas comment le Gouvernement Chinois va laisser passer ça. C’est plus une hache de guerre, c’est une caisse de TNT qui a été lancée.

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  • 22 mai 2019 - 15 h 20 min

    @prog-amateur: Merci, j’ai laissé passer u peu de temps pour essayer de voir plus clair. J’aurais su j’aurais attendu encore un peu. Les développements sont encore intéressants.

    Les contacts en chine sont également étonnants

    Beaucoup de Medias Chinois ne parlent pas spécialement de Google en fait, ils parlent surtout du Gvt US.
    Les gens sont donc très concernés par Trump et moins par les ex(?) partenaires de Huawei.

    Tout le monde pense que le Gvt Chinois va négocier avec le Gvt US. Tout le monde sait que les US ne peuvent pas se passer de la Chine. Beaucoup pensent que Huawei va acheter des sociétés dont elle a besoin pour continuer a se développer.

    Beaucoup pensent que c’est un point de basculement. Un moment qui montre que la force économique a définitivement changé de camp. Huawei est freiné politiquement car technologiquement il n’y a plus assez de levier pour le contrer. C’est assez intéressant car j’ai des contacts à tous les niveaux : De l’employé basique au type qui bosse à l’usine en passant par des vendeurs ou des exportateurs jusqu’à des DG de marques par exemple.

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  • 22 mai 2019 - 15 h 31 min

    @J. DEBON:
    Certes, mais il y a facteur prépondérant qui joue en faveur de ce comportement : l’individualisme.
    Chaque Nation joue pour elle et chaque individu joue pour lui.
    C’est ce qui fait marcher le business. Si nous étions réellement solidaires aucune entreprise ne dépasserait le milliard de CA.
    C’est ce qui fait marcher le business … et le rend si fragile.
    Ça ne tient que par des bouts de ficelles et des petites mains qui raccommodent en permanence.
    db

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  • 22 mai 2019 - 15 h 46 min
  • 22 mai 2019 - 17 h 53 min

    @Pierre Lecourt: c’est l’avantage de travailler avec motivation. Tu n’aurais peut-être pas eu autant de contacts si tu ne t’étais pas lancé dans une “carrière solo”. Le fait qu’ARM laisse tomber Huawei alors qu’officiellement, ils sont britaniques me laisse penser que c’est la “guerre” (techno-économique) avec toutes ses alliances et coups bas, et la limite a été franchie du coup la représaille chinoise risque d’être assez mémorable.

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  • 22 mai 2019 - 18 h 13 min

    @Pierre
    Questions bêtes mais la Chine, pourrait elle bloquer les expéditions d’apple en sortie d’usine ?
    Pour le marché pc, Huawei pourrait il se rabattre sur VIA technologie ?

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 18 h 16 min

    ARM? De Softbank, du Japon

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 18 h 20 min

    Concernant la collusion Huawei / Gouvernement chinois, il semble que le capital social de Huawei “appartienne à ses salariés” officiellement, mais qu’en fait cela passe officieusement par un fonds controlé par le Parti, si j’ai bien compris les explications d’un expert de la Chine.
    Si le capital est contrôlé, les orientations stratégiques le sont aussi.

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 18 h 48 min

    @Automne: Softbank a bien racheté ARM à l’époque de la “valse des rachats”, c’était un feuilleton ça aussi, ceci dit, tout reste au Royaume-Uni. Du coup tu as raison, le Japon a donc son mot à dire et vu que les relations Japon-Chine sont parfois tendues + les relations favorables UK-USA et Japon-USA, le blacklisting d’ARM envers Huawei n’est finalement pas si étonnant que ça.

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 19 h 03 min

    Huawei n’aurait plus le droit d’utiliser des processeurs ARM.

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 19 h 14 min
  • 22 mai 2019 - 19 h 29 min

    @J. DEBON: C’est bizarre la façon dont tu écris on dirait un bot avec un arbre sémantique de réponses. Dit sans méchanceté, mais je n’arrive pas à suivre tes raisonnements. Pourtant je sens qu’il y a de la matière mais qu’elle n’est pas bien exploitée.

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 20 h 39 min

    @Dadoo:
    Si Tu arrivais à me comprendre,
    Tu serais un peu l’exception qui confirme la règle !

    Même en technologie, les spécialistes ont du mal à me suivre,
    à moins que je ne leurs explique tout point après point…
    et même quand ça marche, ils ne comprennent pas pourquoi !
    C’est plutôt assez blasant…

    Car ils sont obligés de me faire une confiance “aveugle” ou pas…
    Ce n’est même pas une question de preuves,
    mais ils ont du mal à vouloir laissé le “volant” à meilleur qu’eux…
    parce qu’ils ne savent pas jusqu’où je suis doué et capable…

    J’aime bien relever et solutionner des défis “impossibles”,
    faire une trottinette électrique de niveau commercial de moins de 3,5 Kg,
    sans faire de compromis sur les points essentiels !
    Est-ce possible ?!
    Personnellement, je penses que Oui,
    et que je serais capable de la faire,
    même si ça parait fou…

    J’ai conçu une invention fonctionnelle révolutionnaire en optique,
    même si je peux facilement gagner beaucoup d’argent,
    pour moi, c’est déjà fini, car il n’y a plus d’intérêts !
    Car je vois déjà la fin de la partie,
    l’Échec et MAT, la Victoire !

    Un surdoué est souvent un FOU qui s’ignore…
    Ou un Fou est parfois seulement un surdoué non reconnu !

    J’aime étudier l’économie mondial, mais Tu t’aperçois qu’ils n’y a que des tricheurs,
    autour de la table… On n’est plus sur de la logique pure !
    Mais plus une partie de Poker, ou vraiment tout les coups sont permis…

    Bien sûr qu’en Chine, toutes les entreprises Chinoises
    sont soumises au Gouvernement Chinois,
    qui aurait la folie de lui dire, Non ?!
    Personne, bien sûr, ou
    pas longtemps…

    Autour de la table du commerce mondial,
    il n’y a pas de Gentils,
    mais seulement des Grands Méchants…
    C’est le chacun pour soi,
    l’orgueil et l’égoïsme !

    En Occident, on place l’intérêt personnel avant l’intérêt du pays,
    alors qu’en Asie, on place l’intérêt du Pays avant les droits des individus !
    C’est une Philosophie inversé,
    mais c’est bien sûr le collectif,
    donc la Chine, qui va l’emporter sur l’individualisme…

    Répondre
  • 22 mai 2019 - 21 h 25 min
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