Le MiniPC GMKtec K13 accueille Ubuntu et OpenClaw

Avec le GMKtec K13, le constructeur se voit comme un fournisseur d’agents IA en local grâce à OpenClaw.

Le GMKtec K13 dénote par son format particulier, tout en largeur ainsi que par l’emploi d’une puce Lunar Lake d’Intel. On en avait parlé lors de sa sortie en février. Pour se démarquer encore un peu plus, le constructeur annonce deux nouveautés du côté de son offre logicielle : un double boot et la préinstallation d’OpenClaw

Le GMKtec K13 sera désormais livré sous Windows 11 Pro et Ubuntu dans un déploiement de double boot. L’utilisateur pourra choisir au démarrage son environnement. Ne conserver que celui qui lui convient ou démarrer sur l’un et rebooter sur l’autre. L’idée est de proposer le choix aux utilisateurs suivant leurs besoins. Avec la baisse des prix des licences OEM de Microsoft et l’appétit pour les solutions Linux, c’est une politique qui a du sens.

Plus problématique est l’annonce d’une préinstallation de l’agent OpenClaw directement sur la machine. S’il n’est pas réellement préinstallé, le système est configuré pour que cela se fasse d’un seul clic. Pour rappel, OpenClaw est un agent IA capable de mener à bien divers types de tâches sur votre machine pour peu que vous lui en donniez les clés. Je ne suis pas certain que ce type d’outil, capable techniquement d’énormément de choses positives comme négatives sur un poste, soit la meilleure solution à laisser déployer sur un simple clic.

OpenClaw sur GMKtec K13 : pour quoi faire ?

Il s’agit d’un « assistant » par IA avec des droits assez larges et des actions autonomes. Une sorte de Jarvis pour votre PC. OpenClaw est un produit Open source que vous installez sur votre PC pour un usage local. Il ne dépend pas d’un serveur externe ni d’une connexion internet. C’est un outil qui va tourner en permanence en tâche de fond pour  diverses tâches et des opérations de suivi ou de surveillance.

Dans un contexte pro, ce type d’outil permet, par exemple, de suivre des travaux au long cours. En générant des messages et des rappels, entre autres. Il dispose d’une certaine mémoire contextuelle pour poursuivre des objectifs de session en session. C’est un outil « Open Source » et l’utilisateur peut avoir des retours sur son comportement et ses actions… tant qu’il y pense. C’est le revers de la médaille de ce genre de programme. Quand tout fonctionne bien, on a tendance à laisser la machine faire et lui donner de plus en plus de travail pénible pour se concentrer sur des tâches plus intéressantes.

Ce qui veut dire qu’on finit par donner les clés d’accès à ses emails, à ses systèmes de communication comme WhatsApp ou Slack, à son agenda et même à son navigateur. Les plus joueurs finissent par lui donner accès aux fichiers et programmes locaux ce qui permet à l’agent de manipuler les données présentes sur la machine… et d’exécuter des programmes. Il est également possible de connecter l’outil à des programmes externes en ligne au travers d’API par exemple.

Outre le fait qu’OpenClaw a déjà été maintes fois détourné par des hackers qui ont pris le contrôle de machines qui l’exécutaient, il y a la forte possibilité de le voir faire des actions non prévues initialement. Cela va de la suppression d’emails à la disparition de fichiers. En passant par des remplacements de rendez-vous sur des agendas ou la sollicitation de ressources payantes en ligne. Le pire étant la distribution de « solutions miracles » via des extensions qui se sont avérées être des outils extrêmement dangereux pour les données personnelles de l’utilisateur. Les histoires croustillantes avec OpenClaw sont déjà nombreuses et assez impressionnantes.

Je n’ai rien contre l’outil en soi, c’est un programme comme un autre et il a le bon goût de tourner en local. Reste que donner l’accès à cet outil quasi « magique » pour un néophyte sur des postes classiques ne m’apparait pas forcément comme la meilleure idée. Un minimum de formation et de compétences est nécessaire pour en profiter réellement tout en comprenant les véritables risques qu’il engendre. Ce qui ne sera pas forcément le cas ici.

Le GMKtec K13

Le GMKtec K13

OpenClaw pour vendre plus de MiniPC

OpenClaw est relativement gourmand en mémoire pour être efficace et si le GMKtec K13 est limité sur ce poste, ce n’est pas un probème pouir l’ambition de la marque. Le processeur Lunar Lake employé embarque directement de la mémoire vive, c’est une des spécificités de cette gamme.. Il ne sera donc pas possible de dépasser ces 16 Go de LPDDR5x. Il s’agira donc plus d’expérimentation que de productivité réelle. L’idée d’imaginer un poste de ce type capable de piloter une IA productive et un système d’exploitation en parallèle reste assez illusoire.

Il faut donc voir l’offre de GMKtec de manière différente. La marque veut se positionner à la fois comme fournisseur de MiniPC « classiques » mais également vendre des minimachines comme des supports d’agents IA autonomes. Un engin que vous ajoutez à votre poste de base pour qu’il pilote OpenClaw en dehors de votre système. Cela permet de le cadrer en lui laissant moins d’accès aux fichiers et d’éviter en théorie de trop grosses pertes en cas de problèmes. Sauf que, là encore, cela demande une mise au pas de l’ensemble et une intégration assez poussée. Un besoin évident de formation technique existe là encore et l’installation en « un clic » promise par GMKtec est ici presque contreproductive.

Le Mac Mini d'Apple

Le Mac Mini d’Apple

Le GMKtec K13 comme tête de pont d’un déploiement OpenClaw plus massif

Cette idée d’une intégration OpenClaw est plus générique désormais chez GMKtec et ne touchera pas que le K13. L’image envoyée par leur service de presse laisse entrevoir un déploiement sur plus de machines avec la mention des gammes G / M / K et EVO de la marque. Je suppose que l’idée derrière la tête de GMK  est de se positionner comme alternative aux Mac Mini qui sont très prisés pour ce rôle.

Pour le moment, la mention de ce double boot n’est pas précisée sur la boutique européenne de la marque. Je suppose que seuls les nouveaux modèles seront configurés en usine avec cette image système. Le tarif n’a pas bougé pour ce K13, le modèle 16/512 Go est à 609€ et il passe à 659.99€ pour la version 16Go/1To. toutes deux sous Windows 11 Pro.

GMKtec K13 : le MiniPC Core Ultra 7 256V est disponible


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11 commentaires sur ce sujet.
  • 24 mars 2026 - 15 h 08 min

    Cet OpenClaw ne va pas faire doublon avec Copilot?

    Reply
  • 24 mars 2026 - 15 h 12 min

    @Madwill: De ma compréhension, il est livré en double boot : donc Linux+openclaw d’une part et Win+copilot d’autre part. Enfin, comme dit Pierre, je suis assez dubitatif sur ce type d’outil; à utiliser avec prudence et en connaissance de cause. Bref, à ne pas mettre entre des mains non expertes.

    Reply
  • 24 mars 2026 - 15 h 27 min

    @eeegr: J’ai un peu regarder cette histoire d’OpenClaw la semaine dernière, au fil des lectures, je suis passé de « c’est pas mal du tout ça! Faut que j’essaie » pour arriver à « c’est trop risqué…j’ai pas le temps, trop de choses a etudier ».

    Reply
  • 24 mars 2026 - 15 h 34 min

    @Madwill: tout à fait, on pourrait vite se laisser déborder et ne plus rien contrôler du tout. Je préférerais encore installer un LLM local (genre ollama) mais garder la main.

    Reply
  • 24 mars 2026 - 16 h 20 min

    Quand je vois en entreprise l’utilisation de Kiro (Amazon) c’est le même délire.

    Reply
  • pat
    24 mars 2026 - 18 h 37 min

    toujours pas compris a quoi pouvais servir de faire tourner une ia en local…..

    Reply
  • to
    24 mars 2026 - 19 h 48 min

    @pat: Pour ceux qui ne veulent pas que leur documents internes se baladent sur le net par exemple

    j’ai l’impression que cette machine est vendue comme un poste IA autonome a’ connecter a’ son reseau en plus d’une autre machine

    Reply
  • 24 mars 2026 - 21 h 07 min

    @to: C’est, en substance, ma conclusion.

    Reply
  • 26 mars 2026 - 10 h 43 min

    AceMagic surf aussi sur la même vague :

    https://acemagic.com/blogs/about-ace-mini-pc/best-mini-pc-for-openclaw?srsltid=AfmBOoomJBZsPZlallbdv1gF2MP7Fv3k7Y5wXLP7FWnc7PwdXSG_kz09

    Mais semble faire fonctionner OpenClaw sur Windows 11 ?

    Ca y est, les MiniPC Chinois ont « surement » trouvé le mot marketing magique « OpenClaw » pour vendre leurs invendus de mini PC trop chers à base d’AMD

    avec la surenchère de « 80 Tops, voir « 126 Tops » (cumulé du CPU, GPU et NPU) dont à ma connaissance aucun logiciel ne tire profit/parti en cumulé , mais je peux me tromper…

    Reply
  • 3 avril 2026 - 22 h 47 min

    […] pour des usages productifs assez larges d’un côté. Et un engin dédié à l’IA avec OpenClaw de l’autre. Une fonction d’auto-installation de cet agent est d’ailleurs proposée. Une manière […]

  • 9 avril 2026 - 16 h 15 min

    […] gamme colorée à sa gloire et propose même un SSD préinstallé avec OpenClaw dessus. Aoostar et GMKtec ont des services dédiés. On est vraiment dans l’idée de fournir des solutions faciles d’emploi pour rajouter […]

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