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Pixmania n’a plus d’argent, comme c’est étrange ?

A la reprise de Pixmania, le groupe Anglais Dixons avait fait un gros chèque de 69 millions d’euros au groupe Mutares, spécialisé dans les reprises “difficiles”. Comprenez bien, c’est le propriétaire de Pixmania qui avait offert 69 millions au repreneur.

Mise à Jour du 11/01 : Publication d’un droit de réponse de Pixmania en bas du billet.

Mutares  acceptait donc de reprendre l’entreprise, son site web, ses structures et ses salariés, plus un chèque de 69 millions d’euros. Tout cela pour tenter de sauvegarder Pixmania. Geste ô combien noble de la part Dixons ! Il n’y en a pas beaucoup des entreprises qui préfèrent refiler leurs succursales déficitaires avec un gros chèque plutôt que de les voir disparaître. Oh, mais, attendez ? Ce n’était pas ça le but de l’opération ?

pixmania

Pixmania a une odeur assez boisée, un parfum de sapin qui l’entoure depuis des mois. Une odeur qu’on a déjà reniflée plusieurs fois ces dernières années. Perte de vitesse, stratégies discutables, visibilité en berne et changements techniques inattendus. C’est le parfum d’un Surcouf il y a quelques années par exemple, un parfum tenace qui colle aux boites qui perdent pied. Rares sont celles qui arrivent à s’en débarrasser.

file1937

Dixons le sentait et Dixons n’en voulait pas de ce parfum-là. Il faut dire que Dixons est une société traditionnelle, cotée en bourse. Et quand une de tes succursales renifle aussi fort la défaite, il ne vaut mieux pas que l’odeur atteigne le nez de tes actionnaires. Mutares de son côté est également sur le marché boursier, mais avec un autre profil. La holding Allemande s’est fait une spécialité de reprise des boites en difficulté. Plus ça sent le sapin, plus ça sent le défi. Et surtout plus ça sent l’oseille.

Dixons menaçait, avant la reprise de Mutares, de fermer totalement la structure Pixmania et de coller tout le monde au chômage. Un mouvement assez dur qui aurait coûté un poste à 1200 salariés et fâché tout rouge les autorités Françaises. 1200 chômeurs, c’est pas bon pour la courbe.

Et voilà qui explique pourquoi le groupe a été acquis par Mutares pour… rien du tout. L’ensemble de la structure a été reprise pour éviter de devoir licencier – et payer les primes – des 850 salariés de l’entreprise. Pixmania coûtait cher à l’époque, très cher, d’un point de vue technique. La société était également en très nette perte de vitesse.

Mutares a donc repris le flambeau il y a 24 mois pour, comme ils le disent, “Apporter un fort soutien opérationnel” et positionner Pixmania “sur une trajectoire de croissance durable”. Dans les faits, ça ne s’est pas super bien vu.

69 millions de grillés en 24 mois, on tourne quand même à un rythme hallucinant de 2,875 millions d’euros de brûlés par mois. Hallucinant parce qu’avant que Dixons lâche la barre l’enseigne était certes déficitaire mais avait beaucoup plus de salariés et perdait “seulement” 20 millions d’euros par exercice.

Après une énorme purge salariale entreprise par Mutares, Pixmania voit rapidement son personnel réduit de plus de moitié suite aux divers plans de licenciements et autres campagnes de “départs volontaires”. Si on peut comprendre les difficultés de Dixons à faire tourner une structure comme Pixmania et son réseau de distribution en dur de boutiques à travers la France. Si cela explique le trou annuel de 20 millions d’euros, il est plus difficile de comprendre comment Mutares a fait pour faire disparaître 35 millions d’euros par an en deux ans sans avoir à gérer la même structure d’entreprise. Aujourd’hui Pixmania ne compte plus que 430 salariés dont plus de la moitié en France  : 192 au siège et 86 à l’entrepôt de Brétigny sur Orge. Et je doute fort fort qu’ils aient tous une BMW de fonction.

69 millions d’euros de brûlés en deux ans…

A moins que ? A moins que toute cette opération de reprise ne soit après tout  qu’un mouvement comptable efficace. Le groupe Mutares a t-il facturé à la structure Pixmania son expertise ? En demandant, par exemple, à ses consultants de venir expliquer aux hommes en place chez Pix comment faire leur métier ? Consultants qui seraient évidemment payés par Pixmania. Sifflant au passage les caisses bien garnies laissées par Dixons ?

Mutares n’a en réalité jamais investi un seul euro dans la structure Pixmania, elle n’a fait qu’y intégrer ses hommes qui étaient rémunérés par Pixmania. Une mauvaise langue pourrait dire que Mutares avait comme but avoué de se servir le plus possible sur la bête agonisante avant de la voir disparaître. Le groupe aurait alors agi en fossoyeur de la structure, entraînant avec lui des centaines de salariés, au lieu de chercher à la remettre en ordre de bataille devant une concurrence plus féroce.

pixmania

Qu’a fait Mutares à Pixmania ces derniers 24 mois ? (spoiler : pas grand chose)

Parce que si on fait le bilan des actions entreprises par Pixmania depuis la reprise, ce n’est guère brillant. La structure de points de vente a été abandonnée, c’est peut être l’action la plus marquante de la société Mutares au pouvoir. Pixmania a également fait un communiqué de presse fracassant en indiquant avoir collé des étiquettes de la marque Tandy sur des PC nonames chinois. Sinon c’est le calme plat. Le site n’apparaît plus en tête des classement de marques, est invisible sur les moteurs de recherche, ne brille ni par son catalogue ni par ses prix… Pixmania est depuis des mois en mode scaphandrier dans les tréfonds du web Français.

Minimachines.net

La dernière trouvaille  en date de l’équipe dirigeante placée par Mutares ? Se transformer en place de marché, c’est à dire inviter d’autres structures a venir vendre sur les pages d’un Pixmania en pleine débâcle et prendre sa commission au passage. Un secteur très concurrentiel où il est difficile de sortir son épingle du jeu face à des structures en place comme Amazon, Fnac, RueDuCommerce et CDiscount.

Évidemment ce n’est pas avec ce brillant business plan que Pixmania pouvait redresser la barre. L’administrateur judiciaire en charge de sa procédure de sauvegarde a donc, poliment, expliqué à la direction de Pixmania que cela n’avait que peu de chance de fonctionner. La direction a levé les yeux aux ciel en se lamentant probablement un peu sur un air de “qu’est-ce qu’on va devenir ?”. Tout en signant le document plaçant la structure en redressement judiciaire.

La réponse à cette dernière question est pourtant simple. Malgré les effets de manche et une pseudo agitation autour d’hypothétiques repreneurs intéressés, personne ne va reprendre cet “ancien fleuron du web Français” qui a toutes les chances de fermer boutique purement et simplement dans les mois qui viennent. Quand trois salariés de Bretigny qui gèrent la logistique du groupe indiquent que leur journée du Mardi 5 Janvier s’est traduite par le traitement de 22 colis “lourds” on se doute que la boite est au fond.

Les salariés seront directement transférés vers Pôle Emploi où ils toucheront leurs cotisations et zéro euro de la part de Mutares. L’administrateur récupérera ce qu’il pourra pour payer les éventuels créanciers avec la cession des éléments appartenant encore à Pixmania.

Et peut-être que la marque elle-même sera revendue un jour ou l’autre à une autre marque ? Comme Tandy a été revendu pour être exploitée par Pixmania, en espérant séduire des nostalgiques.

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Une opération copiée-collée en cours chez Grosbill ?

Dernière cible de Mutares ? La reprise de Grosbill à Auchan, probablement là encore pour “Apporter un fort soutien opérationnel” et positionner Grosbill “sur une trajectoire de croissance durable”. La rumeur court d’une reprise contre un chèque de plusieurs dizaines de millions d’euros de la part d’Auchan, je n’ai vu circuler aucun chiffre.

Minimachines.net

La communication délirante de Mutares après cette acquisition sur les marchés financiers est risible. L’acquisition de Grosbill étant censée transformer le défaillant Pixmania en un leader du commerce électronique en Europe. Pouf pouf.

Certains cadres de Pixmania ont déjà migré vers Grosbill, les équipes de spécialistes en redressement de Mutares sont également sur le coup. Je serais un salarié de Grosbill, je ne serais pas des plus sereins. J’irais renifler assez vite si une odeur boisée ne commencerait pas à parfumer les couloirs.

Droit de réponse de Pixmania.

Recu ce jour ce droit de réponse Pixmania signé de M André Calisti, Co-CEO de Pixmania. Je le publie tel quel.

Monsieur,

Suite à notre entretien téléphonique du vendredi 8 Janvier 2016 à 12 heures 15, je vous adresse notre droit de réponse afin de rectifier nombre d’informations inexactes portées à la connaissance de vos lecteurs, de nos partenaires et surtout de nos salariés. Vos références sont : article MiniMachines.net, daté du 7 Janvier 2016, à 18 heures 12 publié par Pierre LECOURT sous le titre « PIXMANIA n’a plus d’argent, comme c’est étrange ».

Afin de produire un rectificatif digeste, je ne commenterai pas les nombreux jugements de valeur qui n’engagent que vous. Ils sont fondés sur une appréciation, un point de vue, une opinion qui ne peut pas valoir démonstration universelle. Elle dit beaucoup mais ne prouve ni ne démontre rien.

  1. Aucun chèque n’a été fait à mutares. Le montant indiqué a été conservé par PIXMANIA pour son exploitation. Cette somme a été versée dans le cadre d’une fiducie qui suppose l’intervention d’un « gestionnaire » qui contrôle comment les euros sont dépensés dans le respect de règles préciseshttp://www.dictionnaire-juridique.com/definition/fiducie.php. DIXONS n’a donc rien versé à mutares. Cette précision technique est essentielle et rend caduque toutes autres hypothèses. Les 69 millions ont été utilisés notamment : a) pour financer les pertes de l’entreprise, b) pour financer les restructurations, c) pour financer les campagnes commerciales, d) pour financer les salaires. Toute autre analyse est fausse.
  1. En 2012-2013, DIXONS décide se sortir de plusieurs deses participations, notamment en Grèce, en Italie et Turquie et pas uniquement en France. Elle souhaite se recentrer sur ses zones géographiques « nordiques ». Sans doute aussi, prépare t’elle la fusion avec CARPHONE WAREHOUSE qui interviendra peu de temps après. Sortir de PIXMANIA s’inscrivait donc dans un plan global.
  1. La période mentionnée, par vous, indique des effectifs de 1200 personnes puis de 850. Le chiffres est faux et disqualifie par conséquent toute démonstration sur cette base. Au 31 Janvier 2014 le nombre d’effectifs s’élevait à 626 personnes en France et 850 au total incluant la filiale située en République Tchèque.
  1. Depuis la reprise par mutares, les efforts communs ont permis de réduire de 50 % les pertes annuelles qu’enregistrait l’entreprise. Les pertes sont passées de 43 millions en date du 30 avril 2014 (l’exercice fiscal de PIXMANIA est calculé du 1 mai de l’année N au 31 avril de l’année N+1) à 21, 5 millions d’euros au 30 Avril 2015 (source balances générales – étude du 22 décembre 2015). Ne pas mentionner cette information capitale montre que vous instruisez à charge.
  1. Quelle a été la contribution de ce que vous nommé les « consultants de mutares », demandez-vous. Notamment d’avoir accompagné la réduction des coûts tel que détaillé plus haut. Nous avons mentionné le montant des économies réalisées. Là encore, ne pas le mentionner vous dispense de faire un travail équilibré où le jugement intègre la totalité des paramètres.
  1. Vous indiquez que la fermeture des points de ventes a été de la responsabilité de mutares (ou son choix). Cela est faux. Les points de vente ont été fermés en 2013 (février) soit près d’un an avant l’arrivée de mutares. Par ailleurs, si PIXMANIA avait été profitable à l’époque de DIXONS l’ancien actionnaire n’aurait pas cédé. Les difficultés existaient bien en amont. Les frères Rosenblum ont d’ailleurs été remerciés en Août 2012, traduisant par la même l’intention de DIXONS d’exprimer clairement son insatisfaction au management en place, tout en décidant de reprendre la main.
  1. Concernant la Market Place chacun sait qu’elle constitue une alternative compte tenu du fait qu’elle conduit les marchands à être responsables de leur stock, de leur budget transport et des frais marketings liés à leur activité. Le caractère non viable de cette alternative est un pur jugement de valeur, un point de vue sans fondement.
  1. PIXMANIA n’a jamais été mis en redressement judiciaire mais en plan de sauvegarde (en tout cas à la date de la sortie de votre blog, le 7 Janvier 2016). Une telle approximation rend difficilement crédible l’ensemble de vos explications.
  1. Vouloir agréger Grosbill à la situation comme vous le faites ne repose sur aucun fondement. Grosbill n’a ni la complexité de PIXMANIA (présent dans un seul pays, la France, pour Grosbill contre 14 pays pour PIXMANIA), ni l’historique de PIXMANIA (mutares a repris l’entreprise  il y a à peine 4 mois, en septembre 2015) . Grosbill possède l’atout de ses boutiques, la satisfaction de ses clients (9,8/10 d’indice de satisfaction) et une offre très lisible. Créer le doute et la suspicion est un pur exercice de déstabilisation purement stérile et dangereux qui touche une entreprise vivante de 140 personnes motivées, et décidées à s’en sortir. Vos assertions provoquent instantanément la perte de confiance de nos partenaires commerciaux et financiers. A date, les signes d’amélioration sont déjà nettement présents et le plan de retournement respecté (retour à l’équilibre 12 mois, profitabilité 24 mois).

En conclusion, nous vous rappelons que vous vous devez de vérifier les informations que vous diffusez tant sur PIXMANIA que sur DIXONS, mutares ou Grosbill. Le minimum étant d’adopter un point de vue « contradictoire » ou la partie incriminée peut répondre des méfaits dont vous l’accablez. Le faire sous la forme d’un droit de réponse affaiblie notre position en nous obligeant à nous justifier a posteriori. L’insinuation comme le soupçon ne prouvent rien. Nous vous recommandons par conséquent de bien vouloir recouper vos informations via une vérification attentive – auprès de PIXMANIA – des hypothèses que vous élaborez.


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72 commentaires sur ce sujet.
  • 7 janvier 2016 - 18 h 41 min

    Merci pour ce retour édifient !
    Je pense que de nombreuses enseignes de vpc qui possède des boutiques en dur dans un premier temps vont disparaître dans les mois à venir…
    J ai commandé un appareil photo chez eux hier il est déjà expédié et il était au meilleur prix que j ai pu trouver sur le web en regardent partout ou presque! Comme quoi ils leur aient possible d être concurrentiels sur les prix parfois (quid de la garantie si la boite coule???)
    Je trouve cela dommage que la concurrence (parfois déloyale)soit amenée à se réduire dans un futur proche cela permet de garder un semblant de choix et de poids au client qui face à une seule et unique structure ne fais plus le poids bien souvent…

    RIP Pixmania

    Répondre
  • 7 janvier 2016 - 18 h 42 min

    Analyse remarquable des fossoyeurs de l’economie reelle…..l’argent ne dort jamais.

    Répondre
  • 7 janvier 2016 - 18 h 47 min

    @FRED il y a quand même de grandes chances que le constructeur prenne en charge la garantie, c’est le cas par exemple avec Canon et Nikon (tu n’as pas précisé la marque)…

    Répondre
  • 7 janvier 2016 - 18 h 48 min

    “Bandes de vautours” : c’est ce qu’on peut lire sur la banderole portée par les futurs ex-salariés de Pixmania, sur la photo de l’article du Parisien donné en lien par Pierre. Analyse ô combien pertinente. Impossible dans ces conditions de gratifier de sa loyauté un employeur qui se comporte comme un fossoyeur.

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  • 7 janvier 2016 - 19 h 00 min

    Très bel article. Bravo ! Espérons qu’il ne devienne pas HTTP 451 ! :)

    Répondre
  • 7 janvier 2016 - 19 h 07 min
  • to
    7 janvier 2016 - 19 h 11 min

    Vu que la tendance lourde cote client c’est le grattage de bons plans, la recherche systematique de promos et d’odr, de soldes ou de destockages, on peut pas esperer une perennite des boutiques a long terme.

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  • 7 janvier 2016 - 19 h 32 min

    Très bon article.

    Petite rectification : “La dernière trouvaille en date de l’équipe dirigeante placée par Mutares ? Se transformer en place de marché”

    PixPlace existe depuis plus de 4 ans, sa création est antérieure à la reprise par Mutares.

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  • 7 janvier 2016 - 19 h 53 min

    JE confirme le Pixplace existe depuis 2008
    et Mutares, qui décide directement pour Pixmania, n’a pas trouvé un vrai nouveau modèle économique à présenter au tribunal de commerce pour demander le passage en procédure de sauvegarde.

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  • 7 janvier 2016 - 21 h 39 min
  • 7 janvier 2016 - 22 h 09 min

    La technique de fossoyage n’est pas nouvelle : http://www.humanite.fr/node/331100

    Pour Pixmania, on connait combien Dixons a payé Mutares pour faire le taf : 69 millions + ce qui sera récupéré de la liquidation !

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  • 7 janvier 2016 - 22 h 17 min

    Ce sont vraiment des fdp les gens de mutares !!!!
    Désolé pour les salariés… Gardez la foi !

    Répondre
  • 7 janvier 2016 - 22 h 54 min

    Très bon article, merci!!

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  • 7 janvier 2016 - 22 h 57 min

    tout c’est qui se passe en ce moment, n’est qu’une procédure légale pour
    qu’au bout ils finissent avec la marque Pixmania.

    Deux rachats avortés

    Le co-fondateur rappelle aussi lors de l’entrevue que Dixons a refusé ou raté deux occasions de revendre Pixmania. La première, il y a un peu plus de trois ans, concerne l’Allemand Media Markt, un groupe puissant peu connu en France mais dont sa maison-mère (Metro AG) détenait Saturn (ex-Planète Saturn), racheté par Boulanger dans l’Hexagone il y a deux ans.

    L’autre acheteur potentiel s’est présenté en 2011 et est bien plus connu, puisqu’il s’agit de Carrefour. En croquant Pixmania, l’enseigne française aurait rattrapé une partie de son retard sur ses concurrents, et notamment Casino, qui détient le fameux CDiscount. Mais à l’instar de Media Markt, la transaction n’a pas eu lieu, alors que Pixmania connaissait déjà des difficultés.
    « Toute la direction de Pixmania est partie. Dixons aurait dû les bloquer. »

    Ensuite, en 2012, la situation ne s’est en rien améliorée. Les frères Rosemblum ont quitté la société suite au rachat de leurs parts et à l’acquisition à 100 % par Dixons. Mais leur remplaçant n’a semble-t-il pas été à la hauteur à en croire Jean-Émile Rosemblum. « Pour piloter Pixmania ils ont envoyé Phil Birbeck, qui ne connaît pas Internet. (…) Toute la direction de Pixmania est partie. Dixons aurait dû les bloquer, mais ne l’a pas fait. »

    Le frère rajoute que la fermeture des boutiques physiques de Pixmania au début de l’année a été le coup de grâce. Elles étaient présentes dans certains pays de l’Ouest, notamment en France, en Belgique, en Espagne et au Portugal. Or d’après lui, ces magasins permettaient de réaliser 20 % du chiffre d’affaires de Pixmania en France, et même 30 % en Espagne.
    « Ce massacre commis par Dixons est honteux »

    Finalement, la politique de la maison-mère de Pixmania a été désastreuse estime le créateur de The Kase. « Ce massacre commis par Dixons est honteux. Ce qu’ils ont fait sur les 12 à 15 derniers mois me fait de la peine, c’est un terrible manque de respect pour l’entreprise et les gens qui y travaillent. Même Carrefour aurait repris Pixmania aujourd’hui, surtout avec ce que Dixons a payé pour le vendre » conclut l’entrepreneur.

    Notez qu’une réunion a eu lieu vendredi dernier entre Mutares et le comité central d’entreprise de Pixmania. Nous n’avons pas encore les détails de cette réunion, mais nous savons que le dossier de rachat avance.

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  • 8 janvier 2016 - 1 h 08 min

    La géostratégie utilise le principe de la grenouille dans l’eau qui monte tout doucement en température, pour que les français ne se rendent pas compte qu’ils devraient prendre du recul pour comprendre la réalité.

    Citation d’un ancien président de la république : “La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre…Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique,…une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort !”

    Avec environ 1.000 nouveaux chômeurs par jour en France, c’est d’un autre niveau que les 1.200 salariés qu’avait Pixmania…

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  • 8 janvier 2016 - 6 h 14 min

    Bravo Pierre !

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 9 h 09 min

    Pixmania, je n’ai personnellement jamais eu confiance: Trop de problèmes, depuis toujours, autour de moi avec cette enseigne pour y risquer une commande.

    Par contre, GrosBill, c’est quand même assez inattendu d’en arriver là: Des prix souvent compétitifs (a condition de se méfier de certaines promos foireuses), surtout FdP inclus (là ou d’autres se refont de plus en plus), qui m’avaient un peut fait lâcher materiel.net ces dernières années. Et pas de mauvais retour pour moi ou autour.

    Je ne voyais pas Auchan les lâcher, d’ailleurs je les voit un peu en perte de vitesse dans le secteur: Eux qui avaient tôt misé sur les drive (au milieu des années 2000, ils offraient déjà une très bonne couverture là ou tous les autres hypers étaient quasi inexistants), misé sur Grosbill qui eu bien marché… Ils semblent avoir une stratégie réellement en berne et sur ce créneau, actuellement, ne pas en voir sent aussi très fort le sapin pour le reste.

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 9 h 36 min

    Les extensions de garantie étaient vraiment intéressantes chez Pixmania, 3 ou 5 ans pour 20€ max.

    J’ai pu me faire rembourser intégralement 2 imprimantes laser grâce à ça et un PC portable (+de 500€ !!!) qui n’avait qu’une panne de disque dur.

    Hors débat sur la stratégie infâme de Mutares, les stratégies d’Amazon et Cdiscount semblent payantes : faire et communiquer des offres de dingues, quitte à vendre à perte ou sans profit sans inquiéter les autorités, pour mettre à mal la concurrence et finir leaders sur le marché de la VPC.

    Ceci dit, LDLC et et Rueducommerce s’en sortent quand même, grâce certainement à une direction compétente et responsable.

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 10 h 30 min

    Très bon article une fois encore de Pierre, merci

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 10 h 36 min

    @Pierre Lecourt: Ok je vois, dans ce sens en effet la stratégie n’était pas la bonne ;)

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 11 h 52 min

    MERCI ! Merci pour cet article tellement bien écrit, traitant d’un sujet méconnu pour la plupart des gens. Et cette méconnaissance est terriblement frustrante pour celui qui en vit (ou qui en vivait). Merci d’avoir su traduire et expliquer cet univers qu’est la distribution IT aujourd’hui. Derrière les mots, on ressent l’expérience. Certainement comme d’autres ici, j’ai connu ce milieu y compris pendant l’age d’or, fin 90’s début 2000. Surcouf. Les marges de 50 voir 100%. Le budget pub ASTRONOMIQUE des magazines comme PC Direct. Les magouilles en tout genre, pubs radios gratos, pattes graissées et compagnie. La rue Montgallet où j’ai même, malgré moi, côtoyé avec ceux qui étaient à l’époque de véritables parrains de l’ombre (et qui ont fini à l’ombre pour certains). Cette lente mutation vers ce qu’il reste aujourd’hui de cet univers qui, si l’on met de coté les utopistes, ne surprendra personne. Des enseignes historiques qui n’en sont plus. Ici Surcouf ou Pixmania, véritables institutions morts vivantes depuis déjà trop longtemps. Personnellement, dès l’arrivée de Saturn impuni avec ses promos illégales (ventes à perte dès l’ouverture), j’ai compris qu’il était temps de quitter cet univers au plus vite. Se recentrer sur quelque chose à taille humaine et surtout “rentable” (en réalité arriver à l’équilibre). Au final le seul gagnant aurait été celui qui pouvait se permettre de perdre le maximum de pognon. CQFD aujourd’hui, et pour mieux cacher des opérations financières. Bref, je m’égare. Merci encore pour l’article. C’est ma tournée de caféine.

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 11 h 57 min

    Salut Pierre,
    Si ce que tu dis est vrai concernant MUTARES et la gestion des comptes de Pixmania, j’imagine que les salariers de Pixmania peuvent porter plainte contre MUTARES pour escroquerie, ou peut être alerter je ne sais quelle organisme sur ce genre de traffic, cela s’apparente à de fausses factures en interne.

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 13 h 26 min

    Si je résume l’affaire : là où Mutarès passe les entreprises trépassent !

    Pas certain que ce soit du meilleur effet à moyen terme sur les places financières.
    C’est bien beau de toucher un gros chèque au début mais si c’est pour perdre des plumes 2 ans après.

    A priori c’est pareil pour Dixons.

    db

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 13 h 35 min

    Sans doute le meilleur article jusqu’à date sur la vérité de ce qu’il se passe chez Pixmania, merci Pierre.

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 14 h 16 min

    Très bon article.

    Répondre
  • 8 janvier 2016 - 18 h 47 min

    Très très bon article d’analyse sur la situation. Un plaisir à lire moins au regard du contenu…

    Répondre
  • 9 janvier 2016 - 9 h 52 min

    Une stratégie de Pixmania : vendre un produit à super prix, encaisser l’argent, ne pas livrer, attendre que le client appelle à un numéro surtaxé, le faire tourner en bourrique pour qu’il rappelle plusieurs fois le numéro surtaxé, finir par proposer un remboursement.

    Au final, ça fait un peu de trésorerie, et un peu de bénéfice sur les appels surtaxés.

    Répondre
  • 9 janvier 2016 - 14 h 26 min

    @ Pierre : diantre tu es doué de multiples talents : tu connais à merveille les structures du e-commerce français et européen et apporte dans cet article une remarquable analyse de fond.

    Toujours un plaisir de te lire !

    Répondre
  • 10 janvier 2016 - 15 h 00 min

    Pixmania, que ce soit avec les Rosenblum (qui ont revendu cher une Societe deja très mal en point, qui avait sous investi, qui n’était pas centré client), avec Dixons et avec Mutares n’avait de toute façon pas les moyens de lutter contre Amazon.

    Pixmania n’a jamais été un “fleuron” du web français, si ce n’est par le volume. Mais on sait bien que, sur Internet, il est assez facile de faire rapidement de gros chiffres, par contre, en terme de qualité de gestion et de qualité de service, on est très très très loin de la qualité d’Amazon.

    Un fleuron, c’est une société qui a un modèle économique pertinent, qui gagne de l’argent, et qui également fait des chiffres d’affaires conséquents. Un VentePrivée, showroomprivé, ou photobox répondent à ces critères.

    Mutares n’a probablement été qu’un vautour opportuniste, pour dépecer une société qui de toute façon était vouée à l’échec de par les erreurs de ses dirigeants passés.

    Répondre
  • 10 janvier 2016 - 15 h 12 min

    J’ai acheté une fois chez pixmania vers 2006.

    En retour, ils me devaient 3.6 €
    Il ne m’ont jamais remboursé
    je n’ai plus jamais acheté…

    Répondre
  • Pix
    11 janvier 2016 - 11 h 37 min

    Bonjour,
    C’est dommage que cet article ne soit pas publié sur un quotidien plus important.
    Merci

    Répondre
  • 11 janvier 2016 - 15 h 17 min

    Merci pour l’article original et surtout pour le droit de réponse, illustrant bien la complexité du dossier (tout n’est jamais blanc ou noir, ou en tout cas il y a des raisons sous-jacentes à certaines décisions que nous ne connaissons pas forcément).
    Difficile de se faire une opinion sur les intentions des différents dirigeants et propriétaires de pixmania à travers les années, toutefois l’éclairage de l’article et de la réponse est très intéressant !
    A l’époque ou je commandais sur pixmania, les prix étaient bons, et le service très correct, bien mieux que Grosbill et même rueducommerce. Ensuite, le site est passé sous mon radar (mauvaise gestion SEO ? mauvaise stratégie marketing ? positionnement non profitable avec ses boutiques en dur ?).
    Espérons pour les salariés que la situation s’améliore.

    Répondre
  • 11 janvier 2016 - 15 h 58 min

    J’avais aussi une tres bonne image de pixmania, equilibre prix/qualite eleve. Etrange est la vie dans le commerce.

    Interessant de voir ce droit de reponse aussi.

    Répondre
  • uko
    11 janvier 2016 - 17 h 24 min

    Le droit de réponse est intéressant, voyons ce qu’on y trouve:

    1): “Les 69 millions ont été utilisés notamment : a) pour financer les pertes de l’entreprise, b) pour financer les restructurations, c) pour financer les campagnes commerciales, d) pour financer les salaires. Toute autre analyse est fausse.”
    => L’analyse de Pierre indique qu’ils ont été largement utilisés pour payer les services de restructuration proposés facturés par les consultants de Mutares.
    Pour contrer cette analyse, il serait intéressant de savoir combien les restructurations ont coûté, au lieu d’énoncer des généralités non chiffrées.

    4): Depuis la reprise par mutares, les efforts communs ont permis de réduire de 50 % les pertes annuelles qu’enregistrait l’entreprise. Les pertes sont passées de 43 millions en date du 30 avril 2014 (l’exercice fiscal de PIXMANIA est calculé du 1 mai de l’année N au 31 avril de l’année N+1) à 21, 5 millions d’euros au 30 Avril 2015 (source balances générales – étude du 22 décembre 2015). Ne pas mentionner cette information capitale montre que vous instruisez à charge.
    => Vous mentionnez les pertes en valeur absolue. Mais qu’en est-il du CA de l’entreprise ? Il me semble facile de réduire les pertes d’une entreprise en réduisant son activité. Une entreprise morte ne réalise plus de pertes ?

    5) “Nous avons mentionné le montant des économies réalisées. Là encore, ne pas le mentionner vous dispense de faire un travail équilibré où le jugement intègre la totalité des paramètres.”
    => En effet, vous mentionnez le montant des économies réalisées. Pour que ce chiffre ait un sens, encore faudrait-il que vous fournissiez le coût de vos prestations et l’évolution du CA de l’entreprise.
    Pourquoi ne pas simplement contrer l’argumentaire de Pierre en présentant clairement le coût de vos prestations, sinon parce qu’il est excessif ?

    Les réponses apportées brassent beaucoup de vent, chipotent sur la terminologie utilisée par Pierre et des points de détail, mettent en avant une poignée de chiffre favorables mais omettent (volontairement?) de fournir les informations qui permettraient d’éclaircir la situation. Simple tentative pour noyer le poisson ? En tout cas, c’est l’impression que ça me laisse.

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  • 11 janvier 2016 - 17 h 26 min

    malheureusement rien de nouveau sous le soleil
    ça me rappelle certaines prises de becs de l’époque ou tapie faisait (quasi) la même choses (wonder et compagnie par exemple)
    ça a toujours existé, on connaît le truc, on verrat bien comment ça finira
    ce qui est dommage, c’est que le cycle se répète
    en période de crise, il y a concentration et donc moins de concurrence
    au final, c’est le client et les salariés (clients aussi) qui en pâtissent
    c’est la vie, ça marche comme ça
    ça énerve mais on y peut pas grand choses au final sauf pester
    enfin, un miracle peut se produire (ça arrive)
    on verra bien
    en 2008 on disait qu’on en avait bien pour 10 ans d’emmerdes
    [email protected]@@@ encore 2 ans” (mini) comme disait une marionnette des guignols

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  • 11 janvier 2016 - 18 h 18 min

    Merci monsieur Calisti, vous prouvez si besoin est aux rares personnes encore dupes qu’après avoir été un mauvais DRH “responsable de la transformation”, qu’après avoir été un mauvais DG, vous êtes maintenant un bien mauvais interlocuteur dans un débat que des indépendants comme Pierre tentent de mener pour informer le grand public au sujet de pratiques déplorables dans le monde du e-commerce.

    Vous avez vu Pixmania sombrer depuis bien 3 ans et vous comportez d’une manière bien naive voire cynique pour une personne ayant été à des postes clés de la direction du groupe. Vos affirmations manquent de chiffres concrets, c’est ironique au sujet de quelqu’un cherchant à démonter un raisonnement par “manque de données”.

    Mutares n’a rien apporté à Pixmania, et ce sont les Pixmaniacs clients comme employés qui vous le confirmeront mieux que n’importe qui. Vous le savez très bien.

    Penser que plusieurs dizaines d’employées payeront le prix fort de mauvaises décisions prises par des personnes comme vous quand vous vous contenterez de trouver un emploi similaire dans un autre groupe a de quoi révolter.

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  • 11 janvier 2016 - 19 h 02 min

    Je cite monsieur Calisti dans ce droit de réponse :

    “Depuis la reprise par mutares, les efforts communs ont permis de réduire de 50 % les pertes annuelles qu’enregistrait l’entreprise.”

    Puis un peu plus bas :

    “mutares a repris l’entreprise il y a à peine 4 mois, en septembre 2015”

    Un bien bel exemple de sérieux et de bonne foi, qui se passera facilement de tout commentaire supplémentaire.

    De rien, et solidarité avec les employés.

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  • 11 janvier 2016 - 19 h 12 min

    Merci beaucoup Pierre pour cet article fin et éclairé….qui mériterait très certainement d’être mentionné par de très nombreux confrères à vous (comme signalé par un commentaire)

    Il est également intéressant de lire le “droit de réponse ” ..et pourquoi pas ouvrir de ce fait un droit de question en réciproque ..peut être que M André Calisti, Co-CEO ..prendra le temps de répondre puisqu’il semble aimer ton site :)

    Bonne analyse d’Uko également qui donne de la perspective à la réponse de Mr le co-ceo

    “3 /Au 31 Janvier 2014 le nombre d’effectifs s’élevait à 626 personnes en France et 850 au total incluant la filiale située en République Tchèque.”

    -> quel est donc l’effectif actuel de pixmania depuis ces 24 mois de gestion mutares ?

    -> quel est donc la somme totale versée pour ces prestations de consulting sensée “aider” au redressement de pixmania

    -> quel est donc le montant reçu par la société mutares pour gérer sous son pavillon grosbill ?

    On semble ,comme bon nombre de commentaires le décrivent, être en présence d’un repreneur surtout NON spécialiste du e-commerce ( comme le montre très clairement leur portefeuille de société :
    exemple : http://www.mutares.de/portefeuille/geesinknorba/fr/

    …effectivement le déchet ne se traite pas peut être pas comme le e-commerce ( ceci à peut être échapper aux experts mandatés ..)

    On peut très certainement imaginer que la chasse au coup inéluctable n’a certainement pas été suivi en parallèle des nécessaires efforts de maj de produits de qualité au catalogue.

    Il m’est arrivé de commander plusieurs fois chez pixmania parce que le tarif était très bon et aussi parce que je n’ai jamais eu de souci .
    Mais il est clair aussi que ce site ( au design et à la navigation agréable pour ma part ) c’est depuis quelques années dégradé en terme de produits au catalogue ( notamment dans les catégories phares de ses débuts : photos , électroniques )

    Que l’on aime ou pas pixmania , il en résulte que la gestion actuelle a conduit à ce naufrage ; que les responsables sont autant incompétents en web qu’en entreprenariat ..et que ce type de management ..réduit encore le panorama français ou Amazon, Cdiscount , Fnac/darty , ldlc/ materiel.net ….n’ont plus qu’à attendre rueducommerce/carrefour pour se tirer la bourre ….
    Effectivement le personnel de grosbill doit être content de savoir qu’il est entre des mains d’experts :)

    Répondre
  • Jay
    12 janvier 2016 - 2 h 54 min

    Moi ce que je retiendrai c’est qu’il y a beaucoup de fautes de langue dans cette réponse de Pix’

    Bel exemple de l’expertise du patronat !

    # Ceci était un message des GrammarNazi :P

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 10 h 26 min

    Merci pour les commentaires complémentaires qui éclairent plus que le droit de réponse du DG.

    Bon courage aux futurs-ex Pixmania en tout cas

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 13 h 42 min

    @Lapinou:

    Ce n’est pas très clair dans le droit de réponse mais il parle de Grosbill qui a été repris en septembre 2015.

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 15 h 16 min

    Le droit de réponse me fait halluciner, c’est du jetage de chiffres sans presque aucune référence de base. Bonjour, on a réduit les pertes de 50%. Forcément si les pertes passe de 43 millions à 21 en même temps que le chiffre d’affaires passe de 240 M à 120 M!! (chiffres exemple sans rapport avec la réalité de Pixmania en 2012 il était de 25 millions !!!), la proportion de pertes est identique donc aucune solution à l’hémorragie n’a été apportée !!
    En attendant, il reste 2 jours à Pixmania pour trouver un repreneur. D’après Boursorama du 16/12/2015, il y aurait 8 candidats pour un partenariat ou reprise.

    En revanche, mettre GrosBill dans la boucle me semble assez cavalier.

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 15 h 22 min

    Bonjour,

    Sans doute, le droit de réponse est critiquable et pourrait être challengé notament dans la mise en avant des résultats (perte de 21,5M à la cloture d’exercice 2014 vs 43M sur celui de 2015) et de l’explication de la dépense des 69M qui n’est pas très étayée pour être consistante.

    Maintenant, Pierre a effectivement fait des erreurs (a priori par manque d’investigation) sur des éléments qu’il a utilisé pour étayer l’article. Et ces éléments ne constituent pas des “détails” car ils fondent des arguments de l’article (nombre de salariés erronés, date de vente des point de vente erroné, la marketplace qui a été mise en place sous l’ère Rosenblum et non pas sous l’ère Mutares ).
    Et au final, il accuse en partie Mutares de s’en être mis dans les poches (sans faire d’investigation ? Ou au moins sans avoir publié les résultats de son investigation).

    L’article a le mérite de soulever la question des 69M. Mais il n’a pas de valeur factuelle puisque de nombreux éléments sont non vérifiés et faux. A mon avis il aurait été pertinent, d’investiguer, et de changer la conclusion de l’article avec des questions ouvertes à Pixmania pour demander de la transparence.

    Etre journaliste demande SURTOUT un devoir de vérification de l’information. Je comprends que Pixmania ait exercé un droit de réponse car le manque de précision peut aussi mettre en péril les relation avec ses partenaires.

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 15 h 24 min

    @Fresh: Bon sang, merci pour l’éclaircissement, quel couillon je suis !

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  • 12 janvier 2016 - 17 h 04 min

    @Expixmaniacaswell: Je n’ai pas tiré les chiffres de mon chapeau mais me suis appuyé sur les articles passés, présentés par des médias plus influents et qui n’ont alors jamais eu de demande de droit de réponse. Quand Les Echos, Le Figaro ou Le Monde publient un chiffre de salariés manifestement “gonflé” cela ne gène personne car cela met en avant le groupe. Quelques années après, quand il s’agit de faire le bilan des “charrettes” effectuées par la direction de Pixmania, quand il s’agit de compter le nombre de gens au chômage, là oui, on est prêt a envoyer un droit de réponse.

    Quand Dixons menaçait de fermer, le chiffre mis en avant était bel et bien énorme, précisément pour faire peur.

    Mais sur le principe voilà la réponse de Pixmania “La période mentionnée, par vous, indique des effectifs de 1200 personnes puis de 850. Le chiffres est faux et disqualifie par conséquent toute démonstration sur cette base. Au 31 Janvier 2014 le nombre d’effectifs s’élevait à 626 personnes en France et 850 au total incluant la filiale située en République Tchèque.”

    Le chiffre erroné ne porte pas sur l’action de Mutares mais sur la communication de Dixons à l’époque. Pour la période Mutares c’est donc bien 850 salariés à date de reprise comme indiqué précisément dans le billet qui dit, je me cite : “L’ensemble de la structure a été reprise pour éviter de devoir licencier – et payer les primes – des 850 salariés de l’entreprise.”

    L’erreur technique ne remet donc en rien l’ensemble de mes remarques. Il y a bien eu une reprise de 850 salariés puis divers plans sociaux du fait de l’action de la nouvelle direction Pixmania/Mutares.

    La date de vente des points de vente est erronée, mea maxima culpa, je reconnais cette erreur. Sachant que dans mon argumentaire, cela n’était pas spécialement mis en avant d’une manière positive ou négative mais serait a pointer l’action de la nouvelle direction. La phrase est ” La structure de points de vente a été abandonnée, c’est peut être l’action la plus marquante de la société Mutares au pouvoir.” De fait l’action la plus marquante de la nouvelle direction disparaît. Il ne reste donc plus grand chose de cette action ce qui renforce encore un peu plus ma question : Qu’a fait Mutares pour Pixmania ?

    Pour la Market Place par contre, je n’ai jamais dit que la nouvelle direction l’avait inventée, mais comptait en faire sa seule source de revenu. Ce qui est une approche très différente. Avoir une MarketPlace est utile, on le voit pour de nombreux acteurs du marché qui s’associent avec de plus petits opérateurs pour étendre leur catalogue, maximiser leur visibilité sur Google et augmenter leurs bénéfices. Mais n’être qu’une marketplace est un tout autre pari, loin d’être crédible et loin d’être gagné. La preuve, ce pari a été refusé par l’administrateur judiciaire. Il faut dire que mettre en avant une société unipersonnelle à 1000€ de capital social en page d’accueil de Pixmania et de le présenter ensuite comme le moyen de redresser Pixmania en tant que vendeur partenaire en lui accordant des encarts de pub n’est pas des plus rassurant.

    Je n’accuse personne, pour accuser il faudrait un délit. Rien ici n’est illégale. Mutares ne conteste pas le fait d’avoir fait un audit de fonctionnement sur Pixmania qu’il a facturé à Pixmania sur l’argent laissé par Dixons.

    Ce billet a été écrit à chaud et contient des erreurs, mon petit doigt me dit que des investigations plus poussées sont en cours. Peut être pas sur Minimachines…

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 17 h 21 min

    Le droit de réponse contient plus de sophismes et de figures de style qu’autre chose. Vraiment un bel exercice de langue de bois. A part la date de fermeture des magasins physique erronnée donnée par Pierre, je n’ai pas l’impression qu’il fasse particulièrement avancer le débat / corriger des erreurs. A le lire il va bientot aller reprocher à Pierre de causer la perte de Pixmania sur la méfiance des salariés et des prestataires… Bah voyons.

    Sans parler des “je ne m’avancerai pas à donner mon avis sur votre jugement qui n’avance que vous” quand plus bas Mr Calisti nous apprend à quel point le marketplace-only est l’avenir de Pixmania. Mais c’est bien sûr, pourquoi n’y avons nous pas pensé plus tôt ?!

    C’est bel et bien là l’attitude d’une direction qui tente de corriger ses erreurs (de communication comme d’autres types) à posteriori au lieu de les contenir et aller de l’avant vers les salariés. Pour avoir été salarié Pixmania dans le passé, je ne compte plus le nombre de fois où l’on apprenait des choses sur notre entreprise (souvent avérées) par la presse avant que par la direction. Mr Calisti était alors précipité pour faire son énarque du pauvre dans le réfectoire devant des dizaines de salariés encore stupéfaits par les infos rapportées par la presse.

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 17 h 40 min

    @ barbatruc

    “On semble ,comme bon nombre de commentaires le décrivent, être en présence d’un repreneur surtout NON spécialiste du e-commerce”

    Comme Dixons qui ne vendait pas encore en ligne quand ils ont rachete Pix. On etait qu’en 2006. C’est vrai :D

    Cela etant dit, le co-CEO est quand meme le fondateur de Redcoon. Redcoon, qui donnait quelques cauchemards a JE Rosemblum quand il avait les manettes.

    “Il m’est arrivé de commander plusieurs fois chez pixmania parce que le tarif était très bon”

    Bwah vi mais c’est ca le fond du probleme : les tarifs etaient tres bons moyennant quoi cette boite n’a JAMAIS ete rentable. J-a-m-a-i-s.

    Meme a l’heure de gloire quand JE Rosemblum visait le milliard de CA, roulait en Aston, tout le codir(*) en Range alors qu’ils partaient en seminaire codir en Laponie, la boite perdait de l’argent.

    Pendant ce temps t’avais 900 gus qui cravachaient pour faire tourner la boite (soit un CA < 1 million d'euros par tete … a comparer a ce qu'a toujours fait la concurrence – tips : beaucoup plus que ca) & quelques anecdotes rigolotes :
    – 10 millions de stock qui disparaissent du jour au lendemain ;
    – une secretaire debitant la CB de la boite (on avait parle de plusieurs dizaines de milliers d'euros a l'epoque …) ;
    – la responsable prevention de la fraude (sic) faisant son petit bizness de recel de bons d'achats ;
    – etc …

    Bref ya du dossier, et ca ne remonte pas a Mutares …

    VR, ex-cadre + delegue du personnel (pour les non-inities, ca veut dire que j'avais acces aux chiffres, a l'epoque) Pixmania (mais c'etait ya longteeeeeeeemps)

    * sauf ma chef. Elle roulait en Mini. Trop petite elle touchait pas les pedales de la Range :D

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 17 h 48 min

    @zivva: Co-CEO fondateur de RedCoon? A ma connaissance ca fait longtemps que Luis Krug (qui a créé RedCoon, donc) n’est plus à Pixmania…
    Je ne sais pas ce qui l’a fait partir mais il est parti très peu de temps après Aurélien Fauvel (Mutares France), qui lui même n’est pas resté bien longtemps après l’arrivée de Pixmania dans Mutares…

    Répondre
  • 12 janvier 2016 - 18 h 04 min

    Ah !

    Mea culpa sur ce point alors.

    Répondre
  • 13 janvier 2016 - 10 h 46 min

    Pour avoir pratiqué et subit des discours de Mr André Calisti au sein de Pix, je trouve que le terme “sophiste” employé par [pixmaniac1jour] caractérise parfaitement le personnage.

    Du vent, de l’enfumage, rien d’autre. De la communication sans grand intérêt et qui laisse un arrière goût d’amerturme et de vide profond. Bref, pas de quoi faire un grand cru millésimé

    Sinon, cet article a le mérite de dénoncer certaines pratiques méconnues (et pas assez dénoncées à mon sens) et de faire un peu de lumière dans ce bas monde des “fossoyeurs” de l’ombre.

    Le débat est ouvert !

    Répondre
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