CES 2016 : Tablettes en baisse, PC en bonne santé et IoT

Le Consumer Electronic Show est terminé pour cette année 2016 et d’un strict point de vue minimachines il n’a pas été très glorieux. Peu de machines, souvent assez chères. Une mauvaise année ? Pas vraiment car ce CES 1026 a été un bon terreau pour le futur.

Le CES 2016 marque une certaine rupture face aux précédent, le monde High-Tech bouge et bouge vite, la grand messe de ce monde s’en retrouve logiquement bousculée d’une année sur l’autre mais ce cru 2016 est particulièrement en rupture par rapport à 2015 et 2014.

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Le CES 2016, si vous vous souvenez des années 2015 et 2014, est en pleine transition. Si on a toujours autant de produits connectés, voir plus et dans une envergure plus globale, il y a des pans entiers de catalogues high-tech qui ont disparu.

CES DAY 1 (14 of 54)

Où sont passées les tablettes Android ?

Allo ? Android ? Il ya quelqu’un ? Où sont les foules de tablettes habituellement mises en avant par les constructeurs ? Il y a bien eu quelques modèles annoncés sur le CES mais rien de franchement transcendantal. Les tablettes Android ont tout simplement disparu des stands !

Si on regarde un ou deux ans en arrière encore, il y avait pléthore d’annonces sur chaque stand de constructeur. Les fabricants OEM sortaient des dizaines et des dizaines de références en tout genre. Au CES 2016, toute cette folie autour des tablettes Android a disparu.

Minimachines.net

Une des rares tablettes Android du CES 2016 chez Huawei

On pourrait croire que les constructeurs se réservent pour le MWC 2016 le mois prochain, mais si on regarde leurs habitudes: ils avaient plutôt tendance à préférer annoncer leurs smartphones lors de ce second événement de l’année mais ils n’hésitaient pas, par le passé, à proposer au public US la nouvelle fournée d’engins de grandes diagonales dès Janvier.

En interrogeant les constructeurs la réponse est à peu près toujours la même. Cela commence par “Nous avons des produits dans les cartons.” et finit invariablement par “Cela ne se vend plus comme avant.” puis “Il y a plus de valeur dans les smartphones.”

Et c’est vrai, les marges ont tellement reculé ces dernières années sur  ce segment que vendre certaines tablettes est devenu un loisir de riches, les marques mettent en oeuvre une énorme machine commerciale qui n’est plus rentable avec des produits low-cost sous Android. Il faut donc vendre du haut de gamme, ce qui est de moins en moins facile face aux machines hybrides sous Windows.

La pression exercée par le noname est également terrible, si un constructeur établi, une grande marque, ne peut pas gagner sa vie avec un produits low-cost. Une marque moins réputée n’aura aucun souci pour le faire en vendant en quasi direct des produits, sur le papier, mieux équipés. Quand on finit par trouver en magasin des tablettes Android de grande marque vielles d’une année, sacrifiées à moins de 30€ avec une ODR, cela laisse une bonne idée de la marge dégagée par ces engins.

Acer Iconia One 8 B1-850

Android c’est terminé ? Pas du tout, le système subit son effet plateau.

Comme pour le PC, les tablettes Android, comme les iPads d’ailleurs, subissent un “effet plateau” très logique. Tous les gens intéresses, jeunes ou vieux, geeks ou non, sont déjà équipés désormais. Avec les produits sortis ces dernières années, le marché est déjà saturé. au même titre que celui ds PC. Et peut être même plus encore.

La raison est très simple, de la même manière que le public boude le marché PC parce qu’il est déjà équipé, les acheteurs boudent le marché tablette parce qu’ils sont déjà équipés. Ils ont une tablette qui fonctionne encore très bien et souvent ils ont également un smartphone sous un système mobile. Dire que les objets sont en doublon serait une erreur, on ne fait pas la même chose avec un smartphone qu’avec une tablette, mais il y a clairement une sorte de priorité largement mise en avant sur le téléphone mobile. Parce qu’on se satisfera plus d’un meilleur appareil photo sur son smartphone au quotidien, parce que la 4G vous tend ses bras, parce que l’écran, le processeur, la ram et les tonnes de fonctions qu’on utilise 200 fois par jour sont plus alléchants qu’une simple mise à jour de rattrapage dans sa tablette.

Une grande diagonale de deux ou trois ans, familiale, remplira encore bien son rôle. Mais le pire est lié à l’écosystème Android. Il n’ y a pas beaucoup d’applications qui nécessitent le remplacement d’une tablette présentée au CES 2013 actuellement sur le marché. Certes, certains jeux sont inaccessibles, des formats de vidéo ne seront pas lus mais la grande majorité des applications et des usages seront gérés.

Je ne détaillerai pas le désert de mise à jour des constructeurs, une politique clairement mise en oeuvre pour forcer à changer de tablette régulièrement. Les promesses non tenues de passage vers une nouvelle version d’Android ou l’absence de réglage de certains bugs qui se traduisent souvent dans la bouche des marques par : La nouvelle tablette n’a pas ce problème, achetez là.

Lenovo Yoga 900S

Beaucoup de PC haut de gamme.

Il me semble que le PC est dans une meilleure forme. Il y a eu beaucoup d’annonces de nouvelles machines, clairement dans un certain haut de gamme, mais encore une fois, face aux CES précédents, on est dans un marché qui remonte la pente. Ultra fins, ultra beaux, ultra économes et de moins en moins chers. L’entrée de gamme de ces ultrabooks débute désormais autour des 700-800 $ alors qu’il dépassait les 1000 $ l’année dernière.

Les équipements sont meilleurs et on sent que les constructeurs ont enfin décidé d’intégrer des éléments haut de gamme en standard, c’est à dire sans faire payer un “bonus nouveauté” pour leur présence. Le Wifi de type 802.11AC est ainsi devenu la base d’une connexion sans fil, l’émergence rapide de l’USB Type C n’est plus sur facturée. Les SSD gonflent également pour un tarif raisonnable. Le 64 Go de base de 2015 est ainsi devenu un 128 Go.

Les écrans sont tous en IPS et au minimum en Full HD. Le passage vers de l’UltraHD reste optionnel, ce qui est une très bonne chose puisque certains n’en ont pas l’usage et que les puces graphiques sont encore à cheval entre les deux mondes. Certains ultrabooks seront très compétents en Full HD mais auront plus de mal à fonctionner en Ultra HD à cause de leurs circuits graphiques.

L’hybridation atteint désormais toute la galaxie des PC portables : Même les machines pro s’y mettent et entre les PC souples à charnière rotative et les écrans détachables, on est de plus en plus prêts à jongler du mode tablette au mode PC classique.

Toshiba Dynapad 2-in-1

Autre élément important qui fait son apparition sur beaucoup de modèles, des stylets actifs. La poussée des concurrents de Wacom a même forcé le Japonais à proposer sa solution sur des engins de 12 pouces comme le Dynapad 12 Tablet de Toshiba. Une évolution intéressante à suivre car le stylet actif s’accompagne très bien de l’hybridation du marché PC et pourrait lui créer de vrais nouveaux usages.

La présence des capteurs Realsense se démocratise également, il s’agit encore de produits haut de gamme mais ces capteurs capables de “voir” en 3D et de saisir les formes dans l’espace en plus de l’image, deviennent des éléments courants dans une grande variété de machines.

Lenovo ThinkCenter

Les All-In-One gardent la côte. Si les ventes  ne décollent toujours pas comme espéré dans beaucoup de pays, les PC tout en un restent assez fièrement exposés au CES. Des engins plus fins, plus grands en diagonale et surtout de plus en plus performants. Ces PC tout intégrés sont désormais capables de séduire un joueur et, mieux encore, d’être totalement mis à jour.

Acer Chromebook CB3-131

Très peu de Chromebooks.

Très mis  en avant depuis deux ans par les marques, les Chromebooks ont eu également beaucoup moins d’écho sur ce CES 2016. La raison la plus probable est la distance entre ce salon et le marché réel de ces engins. Les Chromebooks n’ont pas besoin de se voir offrir quelques metres carrés achetés fort chers à l’organisateur du salon, ils se font leur publicité tout seuls. L’acheteur d’une de ces machines dispose déjà de la dernière version du système qui se met à jour automatiquement et entre un Chromebook cru 2014 et un Chromebook de 2016, il ne devrait pas y avoir une énorme différence d’usage. Les nouveaux ont plus de mémoire vive, plus de performances mais accèdent aux même applications.

L’autre raison est que le marché de ChromeOS est avant tout lié au monde de l’éducation et que ce dernier ne sera pas convaincu par un stand ou un show rempli de paillettes. Les étudiants attendent avant tout un prix très léger, les grands comptes un plan de déploiement.

Nouveaux NUC

Et beaucoup de Minimachines.

Entre les NUC et les autres machines de ce format et les Intel Compute Stick, le CES 2016 a été un cru assez riche pour les plus petits des PC.

Intel Compute Stick Core M

Les annonces des NUC Skull Canyon et leurs performances laissent rêveurs pour la suite mais les passages vers des puces Skylake des Gigabyte Brix, la qualité et la diversité du parc d’un Zotac ou l’arrivée d’un Lenovo sur un marché de PC relativement compact avec une machine combinée à un vidéoprojecteur, laissent apercevoir un futur de plus en plus mini pour une bonne partie du parc PC.

Vortex Gaming Tower

Des engins encore très confidentiels, comme la minitour de MSI qui décoiffe, confirment si besoin était d’un vrai travail d’optimisation du ratio taille performances.

Les constructeurs continuent de travailler à produire des mini tour toujours plus impressionnantes en terme d’usage et de performances. Il est clair au vu de ce CES 2016, que la majorité des utilisateurs de PC pourraient aujourd’hui se satisfaire parfaitement d’une solution de très petit format au lieu de s’encombrer d’une énorme tour.

D’énormes perspectives de performances sur le marché des machines de petit gabarit.

Ce CES 2016 a été aussi un moment de convergence technique intéressant pour de nombreux constructeurs. Le plus remarquable est l’arrivée massive de l’USB type-C qui cache un USB 3.1 ou un Thunderbolt. Un port qui annonce des bouleversements importants pour le futur de ces machines.

2016 sera le début d’une nouvelle gamme de solutions pensées pour être connectées à des périphériques externes. Et en particulier des solutions graphiques ultra performantes exploitées via USB 3.1 ou Thunderbolt.

Il ne fait pas de doute que c’est le marché de l’ultrabook qui va inaugurer cette tendance avec des engins qui vont gagner en performances de manière très importante une fois reliés à un boitier externe en mode sédentaire.

Il semble logique que le mouvement suivant soit l’apparition de boîtiers externes dédiés à ce genre d’usage de la part des constructeurs de solutions graphiques au même titre que des cartes graphiques internes. Ils pourront utiliser des formats mobiles de Nvidia ou AMD ou des puces classiques de boitier traditionnel dans des solutions plus imposantes nécessitant une alimentation importante. Dans tous les cas, cette évolution du marché, que l’on sent déjà avec l’apparition des formats de cartes MXM, profitera ensuite aux minimachines. Des engins comme le NUC Skull Canyon annoncent d’ores et déj la couleur et pourront recourir à des cartes graphiques externes. Nul doute que l’ensemble des concurrents va reprendre le concept.

LF ecrans flexibles

Peu d’annonces d’un point de vue technique.

Le CES n’est pas un événement technique mais grand public, il est donc logique que peu d’annonces très techniques y soient dévoilées. Il vaut mieux attendre les salons asiatiques plus spécialisés pour toucher du doigt ce que nous réservent les années à venir.

Il y a cependant eu quelques petits bruits techniques qu’il faut souligner. L’arrivée de l’Ultra HD “générique” en est un par exemple, tous les constructeurs proposent désormais des options de ce calibre. C’est un détail qui me semble bien plus important que les écrans flexibles présentés chaque année qui n’ont toujours pas de vie commerciale possible.

Le Wifi de type 802.11ad fait une petite apparition également signalant le début de l’exploitation des bandes très haute fréquence très courtes en portée mais très rapides en débit. L’annonce du Wifi HaLow est importante mais ce réseau destiné à marcher sur les plates bandes du Bluetooth ne donnera ses premiers signes commerciaux  réels que dans quelques années à venir.

Les capteurs en tous genre bénéficient d’une véritable envolée en terme de précision, de définition et de portée. Qu’ils soient laser, infrarouge ou autres, ces différents éléments profitent d’un intérêt croissant de la part des constructeurs. On retrouve en effet ces éléments dans leurs marchés traditionnels que sont la téléphonie et les tablettes mais de plus en plus dans différents objets connectés et également dans de plus en plus de robots et de véhicules intelligents ou non.

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Les annonces autour des techniques de stockage se poursuivent avec un Samsung et un Intel qui continuent d’innover sur le SSD. Promettant beaucoup plus rapide, plus durable et de plus grandes capacités rapidement.

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La douche froide de ce salon a bien été la réalité virtuelle avec des prix qui se sont envolés entre la présentation des produits il y a un an et leur sortie. Si ce n’est qu’un élément annexe du marché du jeu, cela montre à quel point il est encore tôt pour investir dans un casque  de réalité virtuelle aujourd’hui. Entre le PC nécessaire et le casque, la note est encore bien trop salée sans que l’on sache précisément quels contenus pourront en profiter.

LG, 98 inçlik 8K Televizyonunu CES Fuarı’nda Duyurdu

98″, 8K et plat chez LG.

Autre changement à peine voilé qui montre un certain retour en arrière des constructeurs : Les écrans de télévision courbes se sont redressés. On retrouve des écrans de plus en plus grands mais à nouveau plat. La sauce n’a pas pris et les constructeurs ne forcent pas sur cette proposition comme ils ont pu le faire sur la technologie 3D.

Pas sûr  que ce mouvement soit repris sur le monde PC. Il me semble que la tendance va être plus lourde dans le monde de l’ordinateur personnel, l’usage n’est pas le même. Là où un PC propose un affichage englobant qui n’est pas désagréable pour un utilisateur unique, l’écran de télévision accroché au mur du salon gâche l’angle de vue d’un programme regardé en famille.

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L’Internet des Objets passe du DIY au consommable.

Exit le temps du bricolage, les constructeurs ont retiré les fers à souder des stands. Le temps  des cartes Raspberry Pi et autres Intel Edison est révolu. Là où, il y a un an ou deux, on voulait vous apprendre à fabriquer vos objets por les connecter à ceux que vous pouviez acheter est terminé. Désormais on préfère vous vendre des produits tout faits.

Pour la grande majorité des utilisateurs cela à du sens commercialement parlant  mais il est dommage de ne plus avoir en tête cette vision d’un monde où monsieur tout le monde peut avoir LA bonne idée et la proposer facilement. Hier on montrait ce que l’on pouvait faire avec le smartphone de la marque X et une carte de développement, aujourd’hui on veut vous vendre le smartphone et la brosse à dents qui causent ensemble en Bluetooth.

CES: 2016: Samsung fridge is a smart refrigerator

Le problème est que la folie du connecté amène à bien des excès. Chacun y va de sa petite idée pour connecter le quotidien, souvent de manière fort grossière et encore plus souvent sans apporter aucun intérêt. Quelle valeur ajoutée dans un lit connecté  alors que votre bracelet vous informera déjà de la qualité de votre sommeil ? La myriade de fonctions ajoutées à l’ensemble de votre électroménager qui répètent quasiment tous la même information déjà présente sur votre téléphone n’a pas beaucoup de sens. Pas plus, en tout  cas, qu’une station qui vous répète ce que vous voyez par la fenêtre.

la cuisine semble être le lieu des plus grands délires, du frigo avec écran 21 pouces capable de commander directement des bonbons au supermarché d’à côté conçu par un ingénieur geek sans enfants, au blender qui vous donne une idée recette pour éviter de prendre du poids. Tant de fonctions sans réel intérêt ou au surcoût totalement délirant.

Un des éléments qui ne connait pas la décroissance sur ce marché est lié à la sécurité, webcams d’intérieur, outils de surveillance du foyer ou détecteurs en tous genres, continuent de s’améliorer. Une évolution qui est sans doute liée au rythme de l’actualité. Suffisamment anxiogène pour pousser le public à se sur-équiper.

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La plupart du temps ces objets sont vus comme des gadgets, aucune marque “innovante” ne semble établie dans la durée. Acheter une cafetière, un micro onde ou une brosse à dent connecté ressemble à un caprice mais personne n’imagine en réalité répéter deux fois l’expérience. On s’amuse à se connecter mais on ne s’y investit guère. Un constat qui amène à un questionnement sur la rentabilité de ces concepts. Cela ressemble souvent à un écho du système de financement participatif. Un “coup” joué parce que le marché est là et qu’il est possible de lever des fonds en ajoutant “smart” à côté d’un objet du quotidien, pas une vision à long terme. Il n y a toujours pas de marque synonyme d’objet connecté.

La réalité économique de ces inventions est également en question, il n’y a aucun bilan des produits des années précédentes et la plupart des objets qui sortent sont rapidement repris par des concurrents. Difficile de breveter la machine à laver connectée et si un fabricant en propose une, il sera très rapidement suivi par ses concurrents. Transformant la valeur ajoutée de son produit en développement lambda. Je ne parle pas  des objets les plus simples qui sont intégralement copiés en quelques mois par des OEM Chinois, montres, trackers d’activités et autre gadgets ne sont désormais innovants que pour quelques trimestres tout au plus.

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Reste toujours un manque énorme par rapport à tous ces objets, une solution de traitement intelligente. Les données affluent désormais d’une quantité invraisemblable de produits qui savent dialoguer avec vous, mais tous dans un écosystème différents. Faire le tour de son Zoo d’objets personnel demande d’ouvrir autant d’applications que de produits, ce qui ne s’avère franchement pas pratique. Il est urgent de trouver une parade à ce soufflé d’informations avant qu’il ne retombe. C’est d’ailleurs probablement ce que veut faire Google avec Brillo.

Les robots sont également mis en avant, sans aucun réel potentiel par rapport à 2015. On est là encore sur du fantasme d’usage plus que des produits à grande vocation commerciale.

ألواح Hoverboard ممنوعة ضمن معرض CES 2016

Le produit de l’année au CES 2016 était un Hoverboard.

A en croire les retours de tous les visiteurs du CES 2016, l’objet le plus fréquemment croisé dans les stands du CES était l’Hoverboard, cette solution de déplacement à mi chemin entre le Segway et la planche à roulette. Le marché Chinois a misé la dessus comme elle a pu miser par le passé sur les cadres photo numériques , les lecteurs MP3 ou les lecteurs Divx. Faciles et peu coûteux à fabriquer, ils ont déferlé en masse sur le CES où quasiment chaque stand en proposait.

Problème, outre le viol quasi systématique de certains brevets : Des Marshalls US ont d’ailleurs saisi des produits sur certains stands pendant le salon, la qualité des produits est très variable d’un constructeur à l’autre. Le prix de revient d’un Hoverboard tourne entre 90 et 150 suivant la qualité de ses batteries. Cela peut monter  bien pus haut en ajoutant plus de services ou de l’autonomie. Mais pour gagner plus facilement de l’argent, certains n’hésitent pas à glisser des batteries de très faible qualité ou d’un assemblage douteux dans ces machines. Or si un smartphone qui explose peut causer de véritables dégâts, un Hoverboard qui explose pendant sa première charge est une véritable bombe incendiaire.

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CES 2016 : Un bon cru pour les PC.

Ce qu’il faut retenir du CES 2016 est, sans conteste, la bonne santé du haut de gamme en matière de portables avec des machines intéressantes et des prix plus doux qu’il y a un an.

L’intérêt de ces gammes étant qu’elles ont en général un impact sur le reste du marché de chaque constructeurs. Des dalles d’écran qui voyagent vers des PC milieu et entrée de gamme, des normes qui font également la migration assez rapidement. Personne ne prévoit une embellie du marché des ordinateurs personnels pour cette année. Mais le Wifi AC va finir par occuper la totalité du marché entrée et moyen de gamme, l’USB 3.1 type-C va devenir une norme parmi d’autres, les solutions hybrides continueront de se démocratiser et au CES 2017 nous devrions être parés pour une nouvelle croissance du marché des ordinateurs personnels. Avec des engins proposant enfin des nouveautés intéressantes à des tarifs abordables, des engins qui donneront envie de se débarasser du vieux PC qui marche toujours mais plus aussi bien.

17 commentaires sur ce sujet.
  • 11 janvier 2016 - 14 h 49 min

    Superbe bilan Pierre. ! Et les voitures autonomes ? Je sais qu’on est loin des mini-machines mais leur présence est de plus en plus prégnante au CES, année après année.

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  • 11 janvier 2016 - 14 h 58 min

    @Pote: Oui mais c’est vraiment un marché à part et qui demande une grande expertise à mon sens. Je le suis en tant qu’amateur intéressé mais je’avoue ne pas avoir le niveau pour en parler ailleurs qu’au comptoir…

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  • 11 janvier 2016 - 15 h 00 min

    Pas d’accord avec toi sur le frigo, pas une innovation mais un produit plus utile que ces satanés hoverboards et drones.
    Tout va se jouer sur la partie software de ces objets du quotidien, capable de commander un paquets de bonbons à l’hyper du coin (on ressent la revanche de l’ingé geek privé de bonbon dans son enfance…)

    Sur le fonds ce qui arrive au marché tablette était prévisible depuis l’avènement de la nexus7, et puis il faut dire aussi que la plateforme ARM s’est bonifié, les produits sont là, puisssants et peu gourmands, pas chère bref…c’est le 21ème siècle enfin.

    Ce qui me surprends c’est E Ink …ou sont les produits? pourquoi rien ne sort?

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  • 11 janvier 2016 - 15 h 09 min

    @yanos: Je ne vois toujours pas l’intérêt d’un écran de cette diagonale sur un frigo. Un recap des dates de conso me parait suffisat pour un frigo. Je pense que devant un frigo vide de lait, je peux sortir mon smartphone et l’utiliser plutôt que de payer un gros supplément pour l’intégration d’un 21 pouces sur le frigo… C’est gadget à mon sens mais je peux comprendre que l’on aime ce genre de gadget.

    Pour moi dans ce cas là le gadget ultime c’est Aamzon et Echo, on gueule a travers la cuisine a “alexa” d’acheter du lait et ca apparait en direct sur la wish list de course. Cela revient donc a dire “cornichon-moutarde-ketchup-yahourts-lait-et-biere” à un truc distant pour finir le taf ui va prendre 5 minutes de menus en sous menus planté devant un frigo.

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  • 11 janvier 2016 - 15 h 20 min

    Concernant les tablettes, a titre personnel ce qui m’a fait changer le mienne c’est le dual boot (comme ca je me débarrasse de mon portable et de mon netbook) et le h.265 (les .torrents a ce format commencent a être nombreux, et sont effectivement bine plus légers). Bon, en plus les chinois ont enfin commencé a sortir des 12″, et ma Galaxy Note 10 de 2012 commence a tirer la langue.

    Une autre chose qui m’interesse en ce moment, c’est Thunderbolt 3. C’est la premiere fois qu’on a un port de docking universel et performant, et pas hors de prix à terme (pour le moment, un dock TB3 coute 300€ = le prix d’un petit PC donc bon). On peut rever que dans 2-3 ans nos smartphones tablettes et laptops integrent ca, que ca soit supporté par les OS, et que les docks coutent 100€. Pour le coup ma tablette remplacerait aussi mon PC.

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  • 11 janvier 2016 - 15 h 25 min

    C’est vrai que qu’Alexa est bien plus pratique pour moi “homme” en revanche je pense que la “Femme” aime faire son shopping en mode visuel…
    Et puis ce concept de grand écran correspond à un style de vie, la cuisine devient un espace de vie, on s’affranchit du dernier rempart qu’est le bar de la cuisine dites américaine.
    Maintenant c’est îlot central, pour un espace ouvert convivial(bonjour les odeurs) ou le frigo devient un meuble qui doit s’intégrer comme la tv.
    Et puis le coté healthy ou bien souvent la ménagère active est vissée sur instagram et des blogs de fooding.
    Sans compter les recettes en UHD et autres visuels alléchants qui ne peuvent pas s’afficher sur un 10″…
    Je pense que cela va cartonner et se démocratiser….

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  • 11 janvier 2016 - 15 h 40 min

    Sans vouloir faire le vieux c .., il me semble pas que le “peuple” soit d’accord pour vivre dans un monde avec 200 objets connectés qui s’occuperaient de tout …

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  • 11 janvier 2016 - 16 h 54 min

    @toto: Trop tard…

    ;o)

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  • 11 janvier 2016 - 17 h 39 min

    @sourioplafond

    Je suis une légende ah non pardon Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? Euh un mélange des deux ? ;-P

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  • 11 janvier 2016 - 20 h 02 min

    j´ai une bonne tablette Lenovo Yoga je ne m´en sers plus
    Je m´en servais surtout pour les films et l´actualité
    J´utilise l´ordi et le smartphone

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  • 11 janvier 2016 - 22 h 06 min

    J’ai eu une acer iconia tab …. ça parait hyper loin mais pas tant que ça. C’était lourd , trop gros, je l’ai revendue ayant trouvé l’expérience décevante. En 2013 , j’ai adopté le 1er mate de huawei qui aujourd’hui me sert de tablette a la maison. Pour l’extérieur c’est le mate 7. Mon vieux mate viendrait a clamser je me prendrais une tablette 8″ max voir 7″ mais de bonne qualité. Surement du huawei :)

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  • 12 janvier 2016 - 9 h 33 min

    Excellent compte rendu, accompagné d’une analyse assez fine à laquelle j’adhère assez largement.

    Les IoT (+ domotique), avec leurs connectivités, leurs protocoles, leurs interconnexions, (et les tarifs), c’est un gigantesque bazar! Plus on y regarde de près, plus on se rend compte de l’impossibilité de les relier de manière ergonomiques.
    Brillo est un système de plus dans ce véritable chaos, il à sa place dans les IOTs, niveau connectivité, on a du wifi et bluetooth LE, mais le wifi consomme trop (et pose des problèmes de mise en oeuvre) et le bluetooth LE n’est pas une solution viable pour la convergence, on a besoin de reseau maillé, pas de connexion point à point. Je crois qu’il va falloir attendre patiemment le Wifi Halow pour tout unifier (et dans les ténèbres, les lier?).

    Pour les mini-pc et l’embedded, je vais regretter un peu le coté DIY. J’avoue avoir cru aux solutions Hybride FPGA/ARM type Zinq, ou l’embarqué compact modulaire comme l’intel edison, mais je crois que je me suis trompé, ça reste un marché de niche qui m’a l’air limité au makers, pas vraiment pour l’industrie, et donc ça ne se retrouve pas dans la main du consommateur final.
    – Reste que j’ai hâte de voir ce qu’Intel fera de l’acquisition d’Altera.
    – J’espère que le rythme des nouveautés des SBC/Devboards à destination des makers ou grand public que les raspi ou la GeekBox se maintiendra à l’avenir.

    Le marché des tablettes, je crois qu’il n’y avait pas besoin du CES pour voir à quel point ce marché est sinistré :/

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  • 12 janvier 2016 - 10 h 03 min

    Le marché tablette s’écroule, mais je ne pense pas que ce soit uniquement car un a atteint un pallier d’équipement: Les gens se sont rendus compte des limites à l’usage. Si on ajoute le manque de suivi logiciel, l’impression de s’être fait avoir est bien réelle.

    Dans ce cadre, pas certain que leur coller un dock clavier pour en dériver un concept bancal (ce qu’ils seront aussi à l’usage) soit une solution. Les tarifs n’arrangeront rien.

    Et c’est pas encore cette année que je vais trouver un remplaçant crédible à mon EeePC 901!

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  • 12 janvier 2016 - 14 h 15 min

    Quand je pense a ma vaillante BB playbook qui me permet toujours de lire tous mes fichiers full HD et ce sans la moindre saccade ou pixelisation. Le tout avec une sortie mini HDMI :-)

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  • 12 janvier 2016 - 15 h 05 min

    @panda: Oui c’est vrai qu’elle se débrouille toujours bien la BB

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  • 19 janvier 2016 - 13 h 23 min

    @Pierre Lecourt:
    On est bien d’accord.
    L’engouement pour le tout connecté me rappelle furieusement l’engouement pour le WiFi il y a 13 ans : on en met partout (y compris en domotique professionnelle !).

    Partout avant de se rendre compte de la connerie (que ça ne fonctionne pas bien, ce n’est pas stable, les interférences sont nombreuses, etc).

    Mais que veux-tu il faut se montrer, montrer que l’on fait partie du monde, du groupe de ceux qui font des tas de conneries.
    Le marketing est à ce prix.

    Pour ce qui est du frigo je crois bien davantage à un frigo au sein duquel figurent quelques capteurs et ces capteurs communiquent avec une base (ou avec une tablette/téléphone) et c’est au travers de la tablette que la décision se fait.
    Quel est l’intérêt d’équiper un frigo avec un écran alors que l’on en a déjà un ou plusieurs et qui plus est mobiles ?
    Mais voilà, un écran sur un frigo ça en jette bien davantage que de dire : utilisez votre smartphone !
    Pauvre monde !

    Il en est de même des Nest (là encore une tablette suffit pour tout commander) et des montres connectées.
    Elles vont disparaître aussi vite qu’elles sont apparues : un truc en plus à charger dont il faut gérer les applications, alors que l’on a déjà tout cela sur un smartphone qui tient très bien dans la poche ou accroché au bras.

    L’inutilité et la futilité sont la faiblesse de ce monde !
    db

    Répondre
  • 2 février 2016 - 12 h 41 min

    […] Le CES 2016 m’a frappé sur ce point, le nombre de tablettes Android présentées par les constructeurs était réduit à peau de chagrin. Quelques modèles, pas forcément glorieux, se battaient en duel dans ;es allées du plus grands salon dédié à l’électronique grand public au monde. Il y a eu une meilleure couverture médiatique des frigos connectés que des tablettes, c’est dire. […]

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