Test Pipo X7

Après de nombreuses heures de test, le Pipo X7 s’avère être une nouvelle référence dans la galaxie des minimachines d’aujourd’hui. Un nouveau type d’outil capable de fonctionner de manière totalement inaudible tout en proposant des performances de travail réellement exploitables.

Coller une carte mère de tablette dans un boitier, aussi minuscule soit t-il, ne semble pas forcément l’idée du siècle de prime abord. Les a-priori ont la vie dure, et si le couple Atom et Windows n’est pas aussi séduisant sur le papier qu’une offre en Core i ou en Pentium, la proposition faite ici n’en demeure pas moins étonnamment viable.

TEST PIPO X7

Introduction

Des a-priori, je comprends que l’on puisse en avoir avec ce produit, le Pipo X7 n’est pas bien servi à vrai dire. Le nom de la marque, si il n’a aucune connotation négative en Asie, a évidemment mauvaise presse en France où les jeux de mots sont faciles. Pipo n’est pas forcément une belle promesse quand on vend du High-Tech.

Les mésaventures des premiers acheteurs ensuite, à commencer par moi-même, et mon alimentation défaillante qui a failli envoyer à la benne mon exemplaire de test de cet engin, ne sont pas forcément rassurantes.

L’équipement global, enfin, car la promesse d’un maigre Atom de tablette, accompagné de 2 Go de mémoire vive et d’un stockage eMMC de 32 Go peut coller avec ce que l’on attend d’une Chromebox par exemple mais pas forcément avec l’idée que l’on se fait d’un PC sédentaire sous Windows 8.

Enfin et surtout, intégrer un cœur de tablette dans un châssis alimenté en permanence à t-il réellement du sens ? Ces machines conçues pour être ultra autonomes et livrées avec une interface tactile sont t-elles encore convaincantes dans ce format de petit boitier ?

Contre toute attente, je réponds à l’ensemble de ces questions avec un avis plus que positif. Malgré les soucis rencontrés avec l’alimentation électrique de l’engin. Malgré les faiblesses évidentes du système face à des solutions plus haut de gamme, ce Pipo X7 est une véritable machine de travail, un outil réellement utile et efficace pour des dizaines d’usages où il mène à bien sa tâche de manière tout à fait convaincante.

Pipo X7

Un coeur de tablette mais une connectique nettop.

Pourquoi diable ôter l’écran tactile d’une tablette pour l’intégrer dans un châssis de bureau ? En fait plusieurs bonnes raisons expliquent ce choix. D’abord parce que la conception même de l’engin est avant tout un produit de recyclage. Pour éviter trop de recherche et développement, l’intégration d’une carte mère de tablette reste la solution la plus aisée pour le constructeur. Pipo n’a peut être pas les moyens nécessaires pour concevoir une carte mère différente de ce qu’il a mis au point avec ses tablettes Windows 8.

Cela a permis également de ne pas investir trop d’argent dans la conception du produit et donc de minimiser le risque en cas de désaveu de la part du public. Avec cette formule le Pipo X7 peut se négocier pour une somme très abordable sur le marché. C’est également parce que l’Atom Bay Trail intégré est proposé à très bas prix et qu’Intel le pousse de toutes les manières possibles de façons à occuper le terrain que le Pipo X7 est disponible sous les 100€. Une volonté qui se traduit chez les fabricants par des intégrations plus faciles, beaucoup moins surveillées par le fondeur. Enfin, le rôle d’un Windows 8.1 avec Bing et de son très faible coût de licence joue sur l’existence même du produit. On ne sait pas combien de temps une telle opportunité matérielle et logicielle va tenir.

Ensuite parce que ce coeur d’Atom Z est largement suffisant pour énormément d’usages comme on a pu le voir depuis plus d’un an avec l’Asus Transformer Book T100 et autres engins Windows qui utilisent cette gamme de puce. Si il ne sont pas à la hauteur niveau jeu ou calcul face à des machines mieux équipées, leur petit gabarit, leur grande autonomie et leur silence compensent largement leur défauts de performances.

Enfin et surtout parce que troquer un format tablette pour un format de petit boitier change la destination et les possibilités offertes par l’engin. D’un outil tactile qui se construit forcément autour d’une certaine finesse et des concessions liées à celle-ci, on passe à un châssis plus imposant mais également plus souple en terme d’intégration.

TEST PIPO X7

Des pointes de consommation de 5.1 watts et une moyenne située entre 2.7 et 4 watts…

Cet embonpoint n’existe d’ailleurs que face au monde tablette mais reste toujours à l’avantage de ce type de machine lorsqu’on le compare à un PC traditionnel. Le fait de ne pas être otage de la course à la finesse lié à la mobilité apporte surtout une libération des usages en mode bureau. Le fonctionnement allie alors connectique et silence, compacité et économie d’énergie. Une proposition qui reprend les évolutions proposées en 2015 d’un format lancé dés 2009 avec les nettops.

Connectique et réseaux

Le Wifi de type 802.11 a/b/g/n n’est pas le meilleur wifi que j’ai pu croiser dans ce type de format. On est loin des modules de type AC des Zotac ou des cartes des NUC. Il fallait s’y attendre au regard de l’intégration spécifique de cet engin. C’est néanmoins une solution qui reste totalement exploitable. L’antenne externe n’a pas un gros effet sur la qualité du produit mais propose de déboucher la couverture proposée par votre réseau. On sent une nette différence de vitesse de transfert lorsque l’antenne est couchée ou lorsqu’elle est débout. Mais cela ne signifie pas un gain exceptionnel pour autant, lorsqu’elle est repliée derrière le Pipo X7, le débit est nul. Lorsqu’elle est déployée, le gain est juste satisfaisant. Si l’antenne est nécessaire, elle ne fait donc aucun miracle.

Pipo X7

Le chipset Realtek RTL8723BS intégré à la carte mère.

Il est très difficile d’estimer le débit d’un réseau Wifi en pratique, énormément de facteurs sont en jeu. Le plus simple est souvent de faire une copie d’un fichier pour déterminer le comportement de la box là où vous l’avez placée. C’est ce que je me suis décidé à faire après l’avoir positionnée dans mon salon, sous un téléviseur, à une grosse demie douzaine de mètres de mon modem Wifi. Le résultat est bon au vu du prix demandé par Pipo.

Il faut compter entre 6 et 7 minutes pour copier un fichier de 1.09 Go de mon NAS vers la PIPO X7. Un résultat long mais stable avec un débit soutenu qui oscille le plus souvent entre 2 et 3 MB/s. En changeant l’antenne pour une antenne externe juste positionnée à côté de la machine le gain est sensiblement meilleur sans toutefois être véritablement significativement plus important. Il faudra probablement creuser la question.

Exploitable, le Wifi ne brille donc pas et ne pose de véritable problème. Si vous avez la chance d’avoir une couverture bien soutenue à proximité du Mini PC, vous aurez probablement des débits suffisamment corrects pour les usages les plus lourds. Sinon vous aurez tout intérêt à recourir au réseau filaire.

Le Bluetooth 4.0 est également géré par le chipset Realtek et propose un service standard, il permettra de piloter facilement la machine avec une souris ou un clavier à ce format. Il reconnait les manettes et sait même dialoguer avec les tablettes Android 5.0 à portée et propose les fonctions SmartLock de Lollipop. Avec un casque Bluetooth, le Pipo X7 sait également proposer une belle couverture audio. Au delà de 5 à 6 mètres cependant, le signal s’épuise et décroche régulièrement. Si le ré-appairage est rapide il n’en est pas moins pénible et cantonne donc l’utilisateur à une exploitation à courte distance.

TEST PIPO X7

Le réseau filaire est donc la roue de secours de l’engin, il permet, malgré son débit assez faible face aux solutions Gigabit, de profiter réellement de ses capacités. Si la Pipo X7 n’emploie qu’un Fast Ethernet, c’est que la limitation est liée aux composants choisis par le concepteur. La carte mère est issue d’une solution tablette et n’intègre donc logiquement pas de puce réseau Ethernet.

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Le tour de passe passe proposé par Pipo est donc simple. Intégrer une puce DAVICOM DM9621A qui est massivement utilisée dans les clés USB vers Ethernet low-cost. On comprend mieux le problème posé par cette solution. D’une part la limitation d’une puce qui exploite un USB 2.0 pour proposer un réseau RJ45 existe, elle réduit le débit à du 10/100.

Mais ce réseau Fast Ethernet proposé sera lui même étranglé par les capacités de l’USB. Ainsi copier un fichier depuis le réseau vers un disque dur externe branché également en USB 2.0 sur votre TV Box peut être sensiblement plus long que de le copier sur le stockage flash interne.

Dans la pratique le même fichier de 1.09 Go ne met plus que 2 minutes à faire le grand saut de mon NAS vers le Pipo X7. Du mieux donc, même si là encore on est sur une solution relativement bancale face aux offres habituelles qui exploitent de plus en plus souvent du Gigabit.

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A l’usage, la machine ne souffre pas trop de ces limitations: que ce soit pour du streaming en ligne ou depuis un réseau Ethernet local, il est possible d’exploiter le nettop pour les tâches habituelles et notamment pour la vidéo HD. Les temps d’écriture et de lecture sont corrects et suffisants.

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 Il faut quand même compter sur 72.7 secondes pour copier 700 Mo en réseau vers le Pipo X7. 13.7 secondes pour 100 Mo et  4.3 secondes pour 20 Mo.

Un maigre stockage à apprivoiser

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Les débits mesurés du eMMC intégré sont très corrects, 166 Mb/s en lecture et 55 Mb/s en écriture  séquentielles. Une vitesse qui permet une bonne réactivité à l’ensemble. Cela se ressent largement à l’usage dans des temps de démarrage ou de chargement souvent très raccourcis. Evidemment, un SSD ou une simple possibilité de rajouter un stockage 2.5 pouces aurait apporté beaucoup d’intérêt à la solution mais aurait également augmenté son tarif.

Si les débits du stockage sont plutôt bons au vu du prix demandé pour l’engin, ils ne font malheureusement pas de miracles quand à l’espace disponible. Livrée avec 32 Go de base, elle ne laisse guère plus de 19 Go de libre après l’installation initiale de Windows 8.1. On pourra grappiller quelques centaines de mégaoctets supplémentaires en enlevant des utilitaires variés et l’offre d’essai d’Office 365 mais il faudra apprendre à jongler avec le système en permanence.

Pipo X7

En fait, le Pipo X7 est livré avec une partition de restauration cachée de 5.30 Go ainsi qu’une seconde partition contenant le système. Celle-ci fait 23.5 Go mais embarque les utilitaires de base de la machine, ses pilotes et Windows 8.1. Il aurait évidemment plus intéressant d’exploiter une fonctionnalité de restauration de type Wimboot mais ce procédé n’est pas encore très répandu.

TEST PIPO X7

Certains réflexes sont donc indispensables et l’achat d’une carte MicroSDHC  32 Go rapide semble une dépense vraiment utile, si ce n’est indispensable. Elle servira à déporter les fichiers d’échange, les répertoires de téléchargement et à stocker les programmes qui vous en laissent le loisir. On pourra également profiter d’une bonne clé USB 2.0 pas très épaisse pour le même usage.

Ces divers éléments externes seront surement moins rapides, à vous de voir ce qu’il convient de stocker pour gérer au mieux les performances et l’espace de votre système.

Pipo X7

Il est également recommandé de faire des sauvegardes de restauration et du système de la machine de manière à avoir une solution de réinstallation usine mais aussi telle que vous l’avez installée avant de commencer à lui ajouter des programmes. Le PIPO X7 n’est livré avec aucune solution de réinstallation…

TEST PIPO X7

Affichage, efficace mais encore capricieux

La Pipo X7 propose une sortie HDMI au format non identifié par le fabricant, il s’agit très probablement d’un HDMI 1.4a ce qui permet de brancher la minimachine vers n’importe quel téléviseur en utilisant un câble standard.

La sortie maximale gérée par ce HDMI se limitera au FullHD. Impossible de grimper au dessus quelque que soit votre moniteur. Une limitation avec laquelle il faudra composer si vous craquez pour cette solution.

Direct X 10/11 Upscaling

Direct X 10/11 Upscaling     Direct X 10/11 Upscaling

Un bon exemple de jeu qui ne gère pas sa mise à l’échelle, Torchlight II : Ici en plein écran en 1920 x 1080 puis entouré de bandes noires en plus faibles définitions. 

Autre problématique, Microsoft semble avoir fait des siennes sur le développement de Direct X10 et 11 sous Windows 8.1. Des modifications posent problèmes à certains pilotes d’affichage et en particulier celui des Atom d’Intel. Quand une application est lancée en plein écran en mode exclusif, typiquement une application de jeu, et que vous utilisez une définition différente de celle de votre écran d’origine, des bandes noire viennent encercler votre affichage. En fait l’image appliquée est en 1/1, intégré dans la résolution d’origine de votre écran. Votre jeu en 1366 x 768 peut donc être noyé de noir dans la définition d’origine de l’affichage 1920 x 1080 par exemple.

Ce n’est pas un problème pour une machine classique aux performances élevées mais cela pose clairement un soucis à cette Pipo X7 et son petit Atom Z3536F. Pour obtenir de bonnes performances en jeu, il convient souvent de sortir de la définition maximale de votre affichage pour en choisir une plus légère. Un jeu 3D ne passera pas correctement en FullHD mais s’affichera parfaitement en 1366 x 768. On se retrouve donc dans ce cas là avec un encadré noir. Le problème n’est pas présent pour un jeu sous Direct X9 dans les mêmes conditions d’affichage. Ce souci logiciel, connu des équipes de développement d’Intel sera résolu via une mise à jour des pilotes des circuits graphiques intégrés.

Pipo X7

Un son minimaliste

L’unique sortie audio analogique de la machine ne délivre évidemment pas un son grandiose, un petit jack 3.5 mm stéréo juste bon pour un casque. Il faudra donc recourir systématiquement au signal transporté sur l’HDMI pour avoir un son propre et exploitable en Hifi. pas vraiment un souci, mais une exploitation qui aurait là encore gagné à un peu plus  de travail de conception de la part de Pipo.

TEST PIPO X7

Après avoir installé un DAC USB entrée de gamme, on récupère un signal optique ou coaxial en S/PDIF, et si on reste cantonné à la stéréo on peut alors déporter facilement le signal vers un ampli digne de ce nom.

Pipo X7

Des performances globales remarquables

L’Atom Z3736F embarqué dans le Pipo X7 est forcément inquiétant pour tout utilisateur de machine sous Windows. Un processeur de tablette avec un chipset graphique intégré signé Intel, et le tout épaulé par 2 malheureux gigaoctets de mémoire vive. Une solution qui ne semble pas franchement viable lorsque le moindre PC de catalogue de supermarché propose un équipement beaucoup plus impressionnant.

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Le fait que le Pipo X7 embarque en plus un Windows 8.1 avec Bing en 32 bits ne rassure pas non plus sur les performances globales de la machine. Et pourtant, sans être un PC aux performances de calcul époustouflantes, loin de là, c’est une machine parfaitement apte à répondre aux usages les plus fréquents d’un utilisateur moyen.

Il ne faut perdre de vue ni le prix public de cette solution qui reste sous la barre des 100€, ni le fait qu’elle fonctionne sans aucune ventilation. A ce tarif et sans nuisance sonore, il est difficile de reprocher quoi que ce soit aux performance de ce Pipo X7.

La présence d’un eMMC rapide explique probablement en partie la réactivité de l’ensemble. Le Pipo X7 démarre en quelques secondes et s’éteint aussi vite, un point très important dans la destination de cette machine.

Ce n’est pas un PC de gros projets, si il est capable de belles choses techniquement, personne ne s’attellera à un vrai travail de fond sur ce type d’engin sans en souffrir à un moment ou à un autre. Il est donc primordial de retrouver une solution réactive au démarrage qui permet de mener à bien une conversation vidéo, d’écrire un email ou de lancer un jeu entre amis en quelques instants. Et dans ce rôle, le Pipo X7 est parfaitement taillé.

J’ai été un peu loin dans mes tests, préférant lancer plusieurs types de jeu et effectuer des tests reflétant des usages réels plutôt que de lancer des benchmarks qui ne veulent pas dire grand chose au final.

L’idée est surtout liée au fait que la plupart des logiciels de tests ont tendance à suivre l’évolution globale des machines. Ils sont ainsi poussés à proposer un référent milieu de gamme autour duquel ils basent leurs tests et leurs notes. Le problème ici est que ce Pipo X7 est situé totalement en dehors du cadre de ce référent. Il est sous-dimensionné par rapport à la moyenne des machines et surtout aucun utilitaire ne prendra jamais en compte les caractéristiques secondaires de l’engin. Son prix très bas, son faible encombrement ou le fait qu’il fonctionne sans un bruit.

La meilleure approche a donc été de faire des essais d’usage, à commencer par la suite LibreOffice qui traduit bien une des fonctions les plus courantes d’un ordinateur au quotidien chez des particuliers. Que ce soit sous Writer pour la gestion de traitement de textes ou Calc pour piloter des feuilles de calcul, la machine s’en sort admirablement bien. Même avec des fichiers lourds. Cette simulation de compatibilité d’une association se lit sans soucis particuliers, les modifications ou déclinaisons s’adaptent à la volée, et on sent que la machine a encore de la réserve à l’usage.

Sous Writer, un document de thèse de plusieurs centaines de pages se met en forme sans trop de soucis, on est pourtant loin du courrier de base d’un particulier. Un rechercher et remplacer sur un mot très commun se fait en une minuscule seconde et passer de la page de garde à la bibliographie ne pose pas non plus de problèmes. Pour les usages bureautiques, on est donc sur une solution tout à fait exemplaire avec une suite bureautique gratuite et bien maintenue qui n’augmentera donc pas le coût de la solution.

Les PDF sont également bien gérés par la machine, un logiciel comme Foxit PDF est parfaitement à son aise sur l’engin même avec de gros fichiers mixant texte et images. Le zoom est bien géré et les documents purement texte sont avalés rapidement tandis que les images les plus lourdes sont bien gérées maternellement par le chipset graphique de la puce.

 En surf, les 2 Go de mémoire vive peuvent faire peur, j’ai donc décidé de monter une session de surf moyen type : 10 onglets ouverts en simultané sur des sessions assez lourdes en images et en données. Pas de quoi pavoiser niveau fluidité, des à-coups se font sentir mais dans l’ensemble la machine s’en sort sans trop de problèmes. Il va de soit que les sessions plus légères  en nombre d’onglets ou en contenu sont bien mieux gérées et beaucoup plus fluides.

J’ai voulu pousser un petit peu la machine avec un de mes logiciels au quotidien, à savoir Photoshop, ici dans sa dernière version. L’idée générale que l’on se fait du couple Windows Photoshop est toujours celle d’une usine à gaz, un monstre de lignes de code demandant des ressources astronomiques pour fonctionner à peu près correctement. C’est vrai pour certains usages, et surtout lorsqu’il s’agit de retoucher des images très très lourdes en haute définition. Mais pour des sessions classiques d’images web ou pour retoucher les photos numériques issues d’un reflex familial, le logiciel est d’une souplesse étonnante. Ici avec les maigres 2 Go de mémoire vive, l’accélération matérielle proposée par le chipset graphique du Bay Trail et les performances de calcul du Pipo X7, on trouve un vrai outil exploitable au quotidien. La session vidéo est ici un peu écourtée avec une accélération de sa vitesse mais jamais le système n’est vraiment pris en défaut par le logiciel à l’usage.

Adobe Audition est un bon exemple de traitement en temps réel possible avec la machine : Avec un fichier compressé assez lourd, il est possible d’appliquer des filtres basiques et d’entendre leur rendu immédiatement. L’Atom Z est ici très efficace et ouvre la voie à d’autres usages : Avec un simple micro USB, on a la possibilité d’enregistrer du son sans aucun bruit de soufflerie.

Sous Lightroom d’Adobe, le Pipo X7 commence logiquement à montrer ses limites. Cela vient en partie du fait que la puce ne propose pas une capacité de calcul suffisante. En partie également du fait que la mémoire vive est rapidement saturée par le programme et l’image RAW employée. Pourtant, malgré des lenteurs à l’affichage ou au changement de mode d’exploitation, malgré des temps de calcul assez longs pour des filtres pourtant peu complexes, la machine finit toujours par s’acquitter de sa tâche. Il serait totalement inutile d’investir dans une licence de Lightroom pour ce Pipo X7, mais si vous avez déjà un logiciel du même type, il pourra être exploité sur la machine sans trop de soucis si vous êtes un peu patient

VLC est un bon exemple des capacités, et limitations, de la puce Intel Atom Bay Trail Z3736F et de ses collègues basées sur le même circuit. La fréquence en gigahertz importe peu pour cette solution qui exploite des fonctions matérielles du chipset graphique.

En clair, la puce n’a aucun souci pour lire les fichiers les plus courants jusqu’en 1080P. Le rendu est impeccable, impressionnant même, au vu du petit gabarit de l’engin et toujours sans aucun bruit ni de chauffe particulière. Tous les formats standards sont reconnus, Divx; Xvid, H.264… Même avec des fichiers particulièrement gourmands comme cette conversion d’un BluRay de Peter and the Wolf en H.264 MPEG-4 en 1920 x 1080 et 4:2:0 encodé en DTS audio 48000 Hz. Malgré des scènes très détaillées (cheveux, fourrures, neige, textures) l’image reste toujours nette et bien rendue.

Les formats embarquant des fichiers audio DTS, par exemple, sont tout à fait correctement pris en charge et après quelques pertes d’images au lancement, durant les premières secondes des vidéos, la machine affiche très correctement les fichiers.

Là où cela se corse très logiquement, c’est quand on change de catégorie de fichier pour s’intéresser à  des formats comme le HEVC ou des flux embarquant un signal audio 7.1 très haute définition. Dans ces cas là, au mieux il reste la bande son, au pire, rien ne se lance. Pas la peine d’espérer du mieux dans les mois à venir, ces fichiers sont illisibles par la puce et le resteront.

Le Streaming de vidéo sur les principales plateformes du marché fonctionne également à merveille. Youtube, Dailymotion et Vimeo sont parfaitement accessibles en 720 et 1080p si votre connexion suit. La limitation en Ethernet 10/100 n’est jamais un souci, et si votre Box n’est pas trop éloignée de votre point d’accès Wifi il sera possible de fonctionner en sans fil.

Les logiciels de lecture TV de type ADSLTV ou MiTV sont également parfaitement bien gérés par le Pipo X7.

KODI enfin, est totalement fluide sur le Pipo X7 dans les limites des formats de lecture média décrits ci-dessus. Les films, séries, images et autres ajouts logiciels de l’interface sont fluides et les interfaces les plus complexes baignent dans l’agréable huile de souplesse logicielle que l’on apprécie sur ce type d’interface. Cela rend la machine très agréable à utiliser sur grand écran.

Beaucoup d’autres logiciels sont évidemment exploitables, suivant chaque cas il sera possible ou non de les utiliser avec plus ou moins de confort. Sweet Home 3D, ci-dessus, est un bon exemple des limites de confort de ce genre de machine. Avec un fichier un peu lourd, ce logiciel d’architecture  devient vite poussif même si il reste exploitable. Encore une fois, cette minimachine, et tous ses dérivés, ne sont pas des engins sur lesquels on s’appuiera pour mener à bien de gros projets, son objectif est plus basique mais aussi plus discret et ne demandant pas un gros investissement.

Reste un point important de l’usage possible de cette solution. Le jeu vidéo. A 99€ pièce en prix public, on est légitimement en droit de se poser la question de la jouabilité de la solution. L’Atom Z3736F d’Intel associé à 2 petits gigaoctets ne laissent aucun espoir de faire tourner les dernières superproductions du marché. Est-ce pour autant une condamnation à un usage bureautique ou surf ? Pas vraiment, les ressources de l’engin sont nombreuses pour au moins trois raisons.

TEST PIPO X7

D’abord parce que la ludothèque du monde PC est riche, très riche, et notamment en jeux anciens mais toujours exceptionnels. Souvent à des années lumière en terme de contenu, de scénario et de réalisation que les actuelles productions tablette. Certes la machine ne proposera pas des effets 2D et 3D ébouriffants ou un nombre de polygones à l’écran totalement délirant mais elle affichera en revanche une excellente jouabilité sur de très bons titres achetés pour une misère sur les différentes plateformes de téléchargement du marché.

L’Atom Z3736F n’ayant ici aucun besoin de préserver l’autonomie de la machine, il peut être exploité au maximum de ses capacités, il ne chauffe pas outre mesure et permet une exploitation sur de longues périodes en mode jeu. Enfin la plupart des vieux titres s’installent facilement sur un stockage externe et que ce soit une clé USB ou une carte MicroSDHC, ils n’empiètent pas sur l’espace de stockage interne.

Certains titres s’en tirent de manière surprenante. Alors que Counter Strike Source est franchement lent et injouable sur la machine, Counter Strike Global Offensive se révèle plus performant. Il est impossible d’imaginer une compétition de ce jeu multijoueur sur un Pipo X7 mais pour peu que l’on soit relativement sobre en terme de détails et peu regardant sur la haute définition, le titre reste exploitable. Le moteur de CS GO est Source, le moteur de Valve exploité dans de nombreux autres titres qui tourneront également sur la plateforme.

League Of Legend propose à peu près le même scénario. Un titre jouable lorsque l’on reste peu gourmand, mais difficilement imaginable dans une compétition ce qui est assez contraire à l’esprit du jeu qui récupère des statistiques de toutes vos sessions. C’est néanmoins un bon témoin de performances de la machine.

TrackMania Stadium, reprend encore cet esprit de statistiques de jeu avec des circuits variés et des voitures boostées. Le titre est, là, parfaitement fluide et ne posera problème qu’à un joueur chevronné plus à son aise avec un nombre d’images par seconde toujours très haut.

Hearthstone, le jeu de carte basé sur World of Warcraft est ici agréable à jouer, relativement fluide malgré quelques animations parfois légèrement ralenties. Un grief que l’on peut malheureusement faire à de nombreuses plateformes beaucoup plus haut de gamme  que cette TV Box.

Le Hack’N Slash Torchlight II s’en sort également très bien, même dans les scènes les plus chargées en monstres et effets en tous genres. Le jeu est agréable et fluide, la gestion sonore colle au titre et la progression hypnotique du loot, qui est le moteur de ce genre de jeu, est toujours aussi efficace.

Burnout Paradise reste, encore et toujours, un titre intéressant sur ce type de machine. Parce qu’il est exigeant d’un point de vue réactivité, ce jeu est un bon exemple de ce que l’on peut faire de mieux avec le Pipo X7. Il faut avouer qu’il s’en tire admirablement bien.

Jeux indépendants, Oldies et Emulation

Le Pipo X7 est également parfaitement taillé pour un tout autre univers de jeu, un univers qui a 3 gros avantages pour l’engin. D’abord il ne coûte pas cher, ce qui colle bien avec l’investissement de départ. Ensuite il est fort peu gourmand et fonctionne donc sans soucis avec la machine. Enfin et surtout il est fun et souvent multijoueurs, ce qui en fait un excellent allié pour une minimachine qui a toute sa place sous un téléviseur.

Je n’ai pas tout filmé, la tâche serait trop longue mais il y a des dizaines, des centaines de vieux titres qui passent sans soucis sur l’Atom Z3736F. Cette liste que j’ai commencé à débroussailler avec mon T100 d’Asus se révèle ici aussi tout à fait à son aise. Des titres PC comme Jedi Knight : Jedi Academy, Dungeon Keeper (le vrai pas la daube tablette), Pirates, Supreme Snowpoarder, Grim Fandango, Race Driver 2 et des tonnes d’autres se révèlent extrêmement agréables à jouer.

Pourquoi agréables ? Parce qu’ils tournent admirablement bien, qu’ils sont en général très bien ficelés d’un point de vue gameplay et scénario, et parce qu’ils ne demandent pas beaucoup d’espace disque. Avec le stockage eMMC de la Pipo X7, ils démarrent en quelques secondes et ne proposent jamais des temps de chargement très longs.

 

L’autre classe de jeux à privilégier sur cette machine touche à l’émulation avec des outils comme MAME qui permettent de faire revivre de très vieux titres. Là encore, on profite d’un univers de milliers de jeux arcade avec souvent des possibilités de jouer à plusieurs. La machine proposant 2 ports USB en façade il est très simple de lui ajouter 2 manettes rapidement.

 

Pour finir, et toujours dans le même esprit, une foule de jeux indépendants sont tout à fait accessibles et sont parfaitement taillés pour tourner sur l’Atom Bay Trail embarqué.

 

Là encore, la liste est longue et serait fastidieuse, mais entre un Broforce qui se joue à 4 et qui se prend en main en 10 secondes chrono autour d’un canapé, un hypnotique Nidhogg qui voit s’affronter 2 joueurs dans un duel à l’épée surexcité sur grand écran.

Ou un Olli Olli qui promet de longues heures d’apprentissage et de tricks en hot seat entre amis, la liste est très longue.

Tous ces titres, Luftrausers, TowerFall, DoorKickersHotline Miami, Super Meat BoyThe Binding of Isaac, Mark of the Ninja, Minecraft, Shovel Knight, Out There et tant d’autres encore, sont des jeux rafraîchissants, entraînants et pas forcément très gourmands en ressources. Ils constituent, à eux seuls, une formidable ludothèque légère et efficace pour ce type de machine.

Un engin parfait pour le Stream de jeux sous Steam

  

Dernier point, et pas des moindres pour le jeu, le Pipo X7 est parfaitement taillé pour exploiter le streaming de jeu vidéo sous Steam. La plateforme de Valve offre la possibilité de jouer sur un PC distant . Une première machine, généralement musclée en terme de processeur et de carte graphique, joue le rôle de serveur en effectuant les opérations nécessaires à l’affichage des jeux. Mais au lieu de les afficher uniquement sur son écran, elle transmet le signal vidéo sur le réseau. Une seconde machine, ici le Pipo X7, affiche ce signal sans avoir à effectuer un seul calcul lourd. En revanche, il transmettra les ordres données par l’interface de contrôle du jeu vers le PC serveur.

Une fois la connexion établie entre les 2 entités, il est donc possible d’avoir un PC de salon compact et inaudible sur lequel seront branchés manettes, clavier et souris d’un côté et un autre PC bien plus performant et bruyant, caché au fond d’une chambre.

Et la solution fait alors des miracles. Suivant les performances de votre réseau, malgré la limitation d’un Ethernet 10/100, la jouabilité est exemplaire et résout les 2 problèmes posés par le Pipo X7 : Un espace de stockage trop limité pour accueillir les gros jeux récents du marché et des performances trop en retrait pour les exécuter correctement. La définition sera limitée à un 1920 x 1080, largement de quoi satisfaire un grand téléviseur de salon.

Les bénéfices sont nombreux pour l’utilisateur : Il profite ainsi non pas d’un mais de 2 postes permettant de jouer à ses titres favoris. Mais surtout, il peut profiter d’un second écran plus grand et avec un casque Bluetooth jouer sans imposer le brouhaha d’une ventilation d’un PC haut de gamme à tout le monde.

Pipo X7

Un bilan de performances très positif

Il ne faut pas tomber dans l’idée générale d’un processeur Intel Atom anémique lorsque l’on parle de ce type de MiniPC. On est, bien sur, loin des performances d’une puce Core chez Intel, mais cela ne veut pas pour autant dire que la machine soit incapable de faire quoi que ce soit d’autre que du simple surf.

Les limitations sont au final de 2 types. L’Atom Bay Trail Z3736F ne diffère pas tant que ça des autres types d’Atom. Les traitements en temps réel comme le jeu ou la 3D ne sont pas pris en charge parfaitement. Inutile d’espérer calculer un jeu récent en plus de quelques images par seconde sur ce type de nettop.

Les calculs lourds que demandent des applications comme Lightroom posent également des soucis de lenteur. Les éléments multimédia non gérés en dur  par la puce ne seront pas épaulés par assez de performances de calcul pour être pris en charge.

Mais si on reste dans les clous imposés par la machine, elle se tire sans problème de toutes les demandes de l’utilisateur. Web, bureautique et autres applications ne nécessitant pas un traitement en temps réel sont parfaitement bien gérés. La vidéo HD est également très agréable et la présence de 2 Go de mémoire vive seulement ne signifient pas que le Pipo X7 sera cantonné à quelques programmes basiques. Kodi ou Audition sont de bons exemples des possibilités de la machine.

On retrouve ici le scénario proposé par les tablettes Windows habituelles à une différence importante près, il n’y a plus de soucis ni de connectique ni d’autonomie. Fini la limitation à 2 maigres ports USB sur le Transformer Book T100 par exemple. Les 4 ports USB 2.0 du Pipo X7 permettent de brancher une vraie interface de PC tout en continuant à alimenter en continu la machine. On a vu que la dissipation n’était pas optimale sur l’engin mais jamais elle ne dépasse les préconisations d’Intel.

TEST PIPO X7

Une machine parfaite pour le grand public et un vrai bac à sable pour bidouilleurs

La température n’est vraiment pas un problème en réalité, je n’ai jamais vu la puce dépasser les 60°C et cela après des tests poussés où l’objectif était de faire monter la température du Pipo X7. En pratique la minimachine tourne toujours entre 52 et 54°C après des heures d’utilisation en jeu. Une température largement assumée par la machine de base mais également largement perfectible. La première partie de ce test nous a montré que l’engin  n’était pas des plus optimisés en terme de dissipation. Il est donc tout à fait possible de faire beaucoup mieux avec quelques modifications.

Modifications qui feront l’objet d’un autre billet, mais au vu du format de la carte et de la configuration sur 2 éléments distincts de ses ports, il est facilement imaginable d’intégrer le MiniPC dans d’autres formats de boitier ou de disposer de l’espace disponible dans celui d’origine pour améliorer ses capacités : En terme de dissipation de chaleur bien sur mais également en stockage, en performance Wifi et en services.

Conclusion

Le Pipo X7 Mini PC est un engin destiné à monsieur et madame tout le monde, son prix très attractif en fait une solution de choix pour le petits budgets sans que cela ne s’arrête à un usage trop limité.

La machine, et probablement toutes les autres basées sur le même type de configuration, est un vrai outil multimédia. Capable de lire des formats vidéos HD et Full HD, capable de streamer des contenus en provenance du web ou de jouer vos fichiers musicaux.

C’est également un engin parfait pour les usages du quotidien : Le surf, la correspondance électronique mais aussi les tâches bureautiques sont parfaitement gérées. Tenir sa compta, envoyer des lettres ou lancer vos programmes habituels sur une machine Windows classique, c’est ce que propose cette TV-Box au tarif d’une solution Android. Ce budget vraiment très limité comprend en outre une licence pré-activée de Windows 8.1 avec Bing qui se révèle rapide et efficace.

TEST PIPO X7

C’est aussi une plateforme de jeu particulièrement adaptée à un salon avec une foule de solutions pour jouer sans faire de bruit. Si le joueur invétéré ne se contentera pas de ses capacités pour ses titres préférés, il pourra par contre considérer l’objet comme un accessoire vraiment pratique. Pour peu que sa collection de jeu soit sous Steam, il profitera ici d’un engin ayant le double rôle de PC d’appoint et d’accessoire de streaming. Une sorte de câble virtuel permettant de jouer sans aucune nuisance ni encombrement.

TEST PIPO X7

Le Pipo X7 n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres Minimachines reprenant toutes les même matériel embarqué. Elles ne sont pas parfaites mais augurent de nouveaux usages. Le vrai point faible de la solution Asus Transformer Book T100 basée à peu prêt sur le même matériel était lié à une trop faible connectique en mode sédentaire. Ici ce défaut est réglé et le Pipo X7 peut très bien devenir la machine de travail de base d’une famille pas spécialement portée sur le sujet informatique : Elle sera suffisante pour être totalement connectée et acceptera toutes sortes de périphériques de l’imprimante au scanner en passant par tout type de manette de jeu.

TEST PIPO X7

TEST PIPO X7

Mon nouveau chargeur 12V – 3A pour le Pipo X7

A 99€ prix public en 32 Go, elle nécessite l’achat ou le recyclage d’un clavier et d’une souris mais aussi peut être celui d’un adaptateur secteur. Pipo est censé avoir réglé les soucis posés par ses adaptateurs secteurs dans ses nouvelles productions de l’engin par un un changement de fournisseur. Il faudra veiller à cela pour éviter de mauvaises surprises.

Un investissement vraiment bas uniquement contrecarré par la maigre disponibilité de l’engin. En rupture chronique, les unités disponibles disparaissent immédiatement des stocks de vendeurs en ligne. GeekBuying, qui m’a envoyé mon exemplaire de test, m’indique que ses précommandes seront toute honorées mais que le délai d’expédition est long. Les machines ne seront pas en stock avant le 10 Mars, le nouvel an Chinois ayant déjà commencé à paralyser la machine de production locale. Le problème est global, Pipo n’ayant pas estimé assez justement le succès de sa solution, la rupture dure depuis la mise en vente du produit. Cette pénurie est d’ailleurs l’occasion pour beaucoup de gonfler artificiellement le prix de la machine, on l’a ainsi vu grimper jusqu’à 149€ chez certains revendeurs.

Silencieuse, discrète et efficace, je ne peux pas m’empêcher de faire un lien entre cette solution tout intégrée et celles existant depuis quelques années sur le marché ARM. Pipo ou un autres auraient probablement une excellente idée en proposant une carte mère de ce type totalement nue, sans boitier, mais avec des connecteurs plus nombreux. Il y a là un marché potentiel très important.

Pipo X7

En attendant que le foisonnement des annonces de ces minimachines sous Atom et Windows 8.1 avec Bing s’assagisse, et qu’un ou deux modèles  cristallisent toute l’attention, le Pipo X7 se présente déjà comme une valeur sure, une valeur de référence autour de laquelle composer les usages de ses consœurs comme la Voyo Mini PC, Beelinkk MiniPC, Ainol MiniPC ou autre Guleek i8. Les performances de toutes ses solutions devant être quasiment les mêmes.

156 commentaires sur ce sujet.
  • 3 août 2016 - 14 h 21 min

    […] Atom X5 / 4 Go de mémoire vive sont très correctes sous Windows 10. Vous pouvez vous reporter au test du Pipo X7 pour avoir une idée de ce qu’il est possible de faire avec un atom de la génération […]

  • 16 janvier 2017 - 8 h 46 min

    […] audio pour les plus petits. Il sera également parfait en tant que MiniPC d’appoint – il suffira de relire le test d’un Pipo X7 pour s’en convaincre– comme venir s’intégrer dans un projet en […]

  • 3 mars 2017 - 15 h 00 min

    […] capable d’embarquer plus de données. Sur le fond la machine ne change pas d’un poil, c’est d’ailleurs le même engin que le Pipo X7 testé ici,si ce n’est la présence d’un double boot Android 4.4 et Windows […]

  • 15 mars 2017 - 11 h 10 min

    […] fait utilisable pour de nombreuses tâches au même titre que des machines plus anciennes comme le Pipo X7 ou autre. Sa discrétion liée à son système passif associée à son encombrement réduit […]

  • 16 octobre 2017 - 18 h 26 min
  • 5 décembre 2017 - 18 h 45 min

    […] fait utilisable pour de nombreuses tâches au même titre que des machines plus anciennes comme le Pipo X7 ou autre. Sa discrétion liée à son système passif associée à son encombrement réduit […]

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