Il y a quelques jours, Monsieur S.Y. Hsu, un des principaux dirigeants d’Asus, expliquait que l’annonce du MacBook Neo était un véritable choc. En pleine crise des composants, avec une mémoire vive inaccessible et des hausses de prix en cascade, de nombreux autres acteurs du monde PC ont réagi de la même manière. Si seul un dirigeant d’Asus en a fait l’écho dans les médias, toutes les bases de toute la galaxie PC historique ont tremblé.
« Historiquement, Apple a toujours été positionné sur des prix élevés. Proposer un produit aussi abordable est un choc pour toute l’industrie. » S.Y. Hsu. Asus.
Tout le monde savait qu’Apple préparait un ordinateur « abordable ». La rumeur courait depuis plusieurs trimestres et de nombreuses fuites avaient déjà éventé la surprise. La seule inconnue, je devrais dire le seul espoir, que partageaient encore les industriels du monde PC, était le positionnement de gamme de cet engin. L’annonce d’un MacBook Neo à 599€ pour les étudiants et 699€ pour monsieur tout le monde a finalement été brutale. Ce portable se positionne sur l’entrée de gamme est le seul véritable élément de surprise qui tenait encore un peu la route au moment de l’annonce. Beaucoup d’acteurs espéraient encore une solution de gamme supérieure quelque peu bradée par Apple. Un portable qui aurait donné un peu plus de souffle au monde PC. Un monde qui ne sait plus vraiment comment répondre sur le terrain des machines les plus accessibles.
Ce choix d’Apple, porté sur l’entrée de gamme, fait donc grincer des dents. On n’a jamais vu un MacBook aussi peu cher. Ce choix tarifaire est précis, il n’est clairement pas né du hasard. Ce prix correspond à une tranche particulièrement visée par les constructeurs de PC classiques sous Windows. Il s’agit d’un budget d’entrée sur le marché. Celui que consentira un jeune couple qui s’installe. Un étudiant qui se lance dans un cursus de FAC ou d’école prépa. C’est également le montant accordé par beaucoup pour un achat informatique en général. C’est le « price point » des gens qui ont besoin d’un ordinateur mais qui ne s’intéressent pas spécialement à l’informatique. Autrement dit, un segment important du marché. Un segment qui peut potentiellement faire très mal aux concurrents sous Windows.
On comprend donc le désarroi des marques comme Asus qui, face à ce nouveau concurrent sur un segment épargné par l’ombre habituelle d’Apple, découvrent qu’ils ne sont plus à l’abri de sa concurrence. Qu’ils vont devoir faire au moins aussi bien, si ce n’est mieux. Et ça ne sera pas facile.

À gauche le EeePC de 2007. À droite le Macbook Neo de 2026
Et pourtant, ce désarroi est difficile à comprendre. Surtout pour Asus.
En 2007, j’étais encore dans le business, je vendais encore des PC. Je côtoyais alors les commerciaux des grandes marques de portables et leurs représentants. J’ai vécu la période de l’annonce des netbooks d’Asus. Ses fameux EeePC 701. Des engins qui se présentaient comme une alternative au monde portable traditionnel avec un tarif jamais vu alors de 299€. Chez les concurrents, j’ai vu passer toutes les étapes du deuil de leurs marges.
D’abord, le déni. Autour d’Asus1 beaucoup n’y ont pas réellement cru. Pendant longtemps, le concept de netbook est resté très nébuleux pour les autres constructeurs. Lorsque les EeePC ont été annoncés comme des prototypes, les responsables des autres marques n’ont pas voulu les voir comme des solutions réellement commerciales mais plutôt comme de la poudre aux yeux. Refusant simplement d’imaginer cette concurrence comme possible. Eux qui proposaient alors essentiellement des portables 15.6″ sous Windows deux à trois fois plus chers, ne pouvaient simplement pas croire qu’il soit commercialement viable de lancer un engin de 7 pouces sous Linux. Encore moins sous « Xandros ». Une distribution Linux totalement inconnue au bataillon. Le nombre de fois où j’ai entendu que le premier EeePC serait forcément un flop commercial s’il venait à sortir du simple fait qu’il ne soit pas livré sous Windows…

Il y a eu ensuite la colère. Je m’en souviens parfaitement parce qu’à l’époque, mon premier billet sur Blogeee.net était un paragraphe très sobre. J’annonçais juste qu’Asus France me confirmait la distribution du netbook dans l’hexagone. À la suite de cela, différents contacts professionnels m’ont demandé des informations. Le prix de l’engin les rendait tous malades. Le EeePC 701 était annoncé à 299€ TTC chez nous. Avec encore quelques traces de déni qui perduraient, j’entendais à cette annonce des responsables de gammes de PC pianoter sur leurs calculettes ou leurs clavier. Ils imaginaient l’impact d’un tel produit sur leurs propres ventes. Et, souvent, cela s’accompagnait d’une montée de colère. « Ils vont tuer le marché » était la remarque la plus courante. Avec un tel produit, Asus risquait de faire un mal profond au reste de l’industrie ainsi qu’à lui même. Un choix incompréhensible pour tous les autres acteurs car personne n’imaginait qu’Asus pourrait en tirer le moindre avantage.
La troisième étape a été une sorte de négociation technique. Du marchandage pour s’auto-réconforter et se rassurer pour l’avenir. Plusieurs marques essayaient de montrer combien il était plus intéressant de choisir leurs PC portables 15.6″ traditionnels, certes plus chers, mais ô combien plus compétents. Généralement, on cherchait à me rendre « rationnel » en mettant dans la balance la quantité de mémoire vive du EeePC. Sa capacité de stockage ridicule. Son écran « dépassé ». Son processeur « minable » ou… son absence de Windows. Un discours qui s’est poursuivi encore et encore pendant des mois. Même si pendant ce temps, les différents acteurs fourbissaient leurs réponses. Ils imaginaiejnt des portables classiques construits de manière à faire concurrence aux EeePC. Avec des prix qui baissaient mais également des capacités qui s’ajustaient pour tenter d’amortir le choc.
Lors de la sortie des tous premiers netbooks, cela a été électrique. Alors qu’Asus peinait à livrer assez d’engins pour faire face à l’énorme demande du public, alors que des forums se formaient pour indiquer aux autres internautes l’état des stocks des différents revendeurs… les constructeurs ne comprenaient plus. Ce succès a été « un vrai choc » pour certains qui ne vendaient plus grand-chose. La loi immuable des vases communicants reportant dans cet achat d’un netbook le budget normalement alloué pour un nouveau portable. Je me souviens d’un public chauffé à blanc. Tout le monde voulait voir la solution d’Asus. Toucher l’engin pour y croire. La presse ne parlait que des netbooks, la toile bruissait au son des EeePC. C’était la phase clairement dépressive de la concurrence. Dernière étape avant la conclusion de cette arrivée de la gamme EeePC sur le marché français : l’acceptation.
Une acceptation qui s’est finalement traduite par un geste simple : la copie. Les concurrents se sont tous mis à suivre l’exemple d’Asus. Acer en tête avec ses Aspire One avant d’être rapidement suivi par toutes les autres marques du marché : Dell, HP, Lenovo, MSI, Medion, Samsung… Tout le monde a fini par proposer des netbooks entre 299 et 399€. Le segment a rapidement basculé vers cette mode. En quelques trimestres, le marché du PC est passé de l’effarement général à l’embrassement pur et simple de cette nouvelle mode.

Asus se retrouve donc en 2026 dans la situation de ses concurrents en 2007
Le Macbook Neo d’Apple crée donc la surprise. C’est un « choc » pour l’industrie. Exactement comme les premiers netbooks ont été un choc pour les concurrents d’Asus. Comment réagir aujourd’hui alors qu’Apple va réussir à transformer un énorme problème en opportunité ? Peu de constructeurs ont la moindre idée de comment faire. Il faut dire que presque plus personne ne fait d’effort de réflexion autour des usages de leur public.
Asus est un bon exemple car la marque a eu des lueurs de génie par le passé. Je suis sincèrement admiratif de plusieurs de leurs idées. Celle du netbook par exemple. Un appareil qui nous parait aujourd’hui totalement désuet mais qui avait une énorme popularité alors. Pour plein de bonnes raisons. Parce qu’il répondait à des usages simples, à une curiosité et à des besoins qui naissaient. Asus a aussi été la marque capable de proposer des Transformer Book. Des engins qui ont, eux aussi, connu un énorme succès avec la même recette : un ordinateur abordable pour des utilisateurs qui n’en demandent pas plus.
Le point commun entre ces machines et le MacBook Neo est assez évident. Le succès est lié à une approche commune. Désosser la proposition classique d’un portable moderne et lui enlever les fioritures inutiles. Atteindre la proposition la plus stricte, l’usage élémentaire décrié par les experts mais réellement nécessaire au plus grand nombre. Éliminer le fantasme de la machine capable de tout faire pour se concentrer sur des compromis.
Le MacBook Neo apporte simplement l’essentiel des usages de l’informatique d’aujourd’hui dans un emballage séduisant. L’engin n’est pas parfait mais il va répondre aux besoins et aux questionnementx du grand public. Tout en effaçant la question habituelle du « meilleur choix » possible. Apple rassure, c’est une marque qui jouit d’un gros pouvoir de séduction. Transposez simplement la situation « ordinateur portable » vers d’autres gammes de produits et vous comprendrez le problème. Il y a toujours une marque qui dispose d’une aura particulière, d’une réputation qui fait consensus, qu’il s’agisse de lave-linge, de plomberie ou de champagne. Je suis certain que vous avez à l’esprit des références qui ont fait leurs preuves et qui satisferont tous ceux à qui vous les conseillerez.
Imaginez maintenant que la marque que vous aviez en tête lorsque je vous ai parlé de lave-linge propose désormais un produit efficace au prix des concurrents. Un truc simple, sans fonctions avancées généralement inutile mais qui se contente de faire son boulot bien et longtemps. Quel réflexe auriez-vous si on vous demandait conseil pour un achat ? C’est ce qu’on appelle un « No Brainer ». Un choix que l’on fait par réflexe sans faire appel très longtemps à son cerveau. Si un collègue ou un lointain cousin vous demande quel ordinateur acheter pour son entrée en FAC. Une solution simple pour suivre ses cours toute la journée ? Une demande ponctuée par le classique « J’y connais rien ». La meilleure réponse sera sans doute Apple et son MacBook Neo, surtout si vous êtes trop loin pour l’aider et vous en occuper. C’est exactement là dessus que compte Apple. Concentrer l’intérêt de sa marque sur ce nouveau segment. Là où des utilisateurs peu connaisseurs s’éparpillaient égarés entre quinze marques différentes de PC en errant dans les rayons d’un distributeur, le Neo sera un phare vers lequel tous les néophytes vont se tourner.

Que font les constructeurs de PC depuis des années ?
Les fabricants de PC sous Windows payent aujourd’hui leur manque flagrant d’intérêt pour les usages réels de leur clientèle. Ils payent également leur confiance aveugle dans un Microsoft complètement perdu. L’éditeur s’est rendu indispensable auprès de toutes les marque et les a conduit dans le mur. En proposant de cofinancer leur marketing, il a totalement transformé leur vision du marché. Aujourd’hui, les constructeurs de PC ne tentent plus de proposer des produits pour leurs utilisateurs. Ils essayent avant tout de rentrer dans les chaussures techniques imposées par Microsoft.
Cela fait maintenant plusieurs années que toute la production PC tourne autour de l’utilisation de Copilot, une IA locale dont tout le monde se fout. Microsoft a bien tenté de l’imposer au chausse pied à chaque utilisateur. En vain, Copilot avait 18.8% de parts de marché en juillet 2025. Un chiffre artificiellement gonflé par les abonnements gratuits liés à l’écosystème Windows. Il s’est réduit de 39% en quelques mois pour passer à 11.5% de parts de marché en janvier. Les chiffres sont terribles pour Microsoft . Avec un utilisateur qui n’a pas d’autres accès que Copilot comme IA, le taux d’adoption est de 68.8%. Mais dès que vous ajoutez ChatGPT dans la balance, cela tombe à 18%. Si vous additionnez Gemini au mix des choix possibles alors le choix de Copilot passe à 8%.
Avec un système qui permet de pousser en avant, souvent avec la même sollicitude qu’un gaveur d’oie, son IA vers 450 millions d’utilisateurs de Windows, Microsoft est encore à la traine. Seul un utilisateur sur 10 préfère le truc amené sur un plateau avec le système. La drôle d’impression de voir le match Internet Explorer, Chrome et Firefox se répéter encore et encore.
Le problème de cette politique c’est qu’elle a conduit les constructeurs de PC suivre aveuglément Microsoft dans son délire. Copilot par-ci, Copilot par là. Au fur et à mesure que le système d’exploitation se pourrissait de l’intérieur, les fabricants habitaient son cadavre. Tentant de faire croire à l’intérêt d’une offre IA dont ils justifiaient fort mal les usages. Entre le dégout de certains pour l’IA en général et la volonté d’un choix spécifique d’une IA indépendante qui fonctionne, l’effet sur le public a été dévastateur.

Depuis des années, on ne voit rien de véritablement pertinent se dégager de l’IA locale. Microsoft joue des coudes pour tenter de rattraper son retard sur les services concurrents. Imposant à tous une touche de clavier Copilot qui ne sert pourtant qu’à un utilisateur sur 10 dans le meilleur des cas. Windows exige désormais des fonctionnalités spécifiques avec des puces embarquant un NPU dont une minorité va se servir. Les utilisateurs se sont fait forcer la main sur des paris esthétiques d’interface et de design au dépend de leur véritable intérêt : impossible de trouver certaines diagonales avec une connectique classique. L’important est de proposer une ligne fine. Je ne parlerais pas de Windows 11 dont la qualité a baissé au fil des mois après avoir été imposé par Microsoft en mettant au rebut des machines encore fonctionnelles. Un système qui devient épouvantable, perclus de bugs, avec des menus illisibles et l’apparition de résultats plus publicitaires qu’utiles.
Alors oui, certains constructeurs proposent des nouveautés, des évolutions techniques. Mais ce sont souvent des effets de manche sans grand intérêt pour le public. Un écran qui se déroule ? Un pavé tactile un peu plus grand, la multiplication d’enceintes, l’apparition de LEDs de toutes les couleurs, en pagaille et même au dos des écrans de portable. Des fonctions biométriques en double, en triple même. La disparition des connecteurs du quotidien au profit de solutions peu utiles aux utilisateurs grand public. Qui en France sait réellement tirer parti d’un Wi-Fi7 ou d’un Ethernet 2.5 Gigabit ? Une minorité. Les lignes bougent beaucoup plus lentement que ce que le marché aime à nous faire croire.

Un gros bonbon rose
Prendre du recul et mesurer le grand écart de l’offre
Se poser cinq minutes et se rendre compte que proposer un engin sobre et efficace, construit autour d’usages réels, semble être devenu impossible. Il faut de l’IA. Il faut des fonctions gadget. Il faut de l’esbrouffe et des LEDs parce qu’il semble impossible de réinventer la roue. Puisqu’on ne peut pas techniquement faire mieux que les concurrents en se battant avec les mêmes armes alors on va travailler sur d’autres sujets. Le pari fait par Asus en 2007 avec le Netbook était de se dire : « construisons un PC qui réponde à quelques usages précis et utiles identifiés dans ceux du grand public. » Du traitement de texte, de la navigation Web, des e-mails et quelques autres trucs multimédia. Rien d’autre.
Le MacBook Neo répond aux mêmes besoins, mis à jour à la sauce 2026. Que fait un utilisateur lambda avec un ordinateur personnel aujourd’hui ? Du web, des emails, des travaux bureautiques et du multimédia. La marque a évidemment ajouté à cette base les éléments modernes nécessaires tout en collant aux usages promis par son système d’exploitation. Les outils fournis par défaut par Apple pour gérer la vidéo UltraHD, fabriquer de la musique, dessiner, retoucher, apprendre, créer, tous sont là et la puce embarquée saura les piloter sans problème.
On me parle d’un écran au rabais. Je ne sais pas dans quel monde les gens qui disent cela vivent. Regardez la tête des PC portables à ce niveau de prix. Certains ont une dalle OLED mais au détriment de tout le reste de la machine. Ceux qui proposent un tout assez homogène et qualitatif n’ont pas d’écran haut de gamme, loin de là. Il est certain que le Neo sera moins bien loti qu’un Macbook Air ou Pro niveau qualité d’affichage. Mais est-ce une surprise ? Et surtout, est-ce que l’écran « au rabais » sera moins bon ? Non, il sera parfait pour tous les usages visés. Encore une fois, Apple ne promet pas une machine de travail professionelle.
On me parle d’absence de clavier rétro-éclairé. De mémoire trop limitée. D’écran qui ne propose pas du 240 Hz. De l’impossibilité de lancer des jeux 3D modernes, de Chromebooks bien moins cher, de connectique limitée… Si ce dernier point est vrai, le reste m’apparâit à des années lumière des usages réels du grand public. Monsieur et madame Toutlemonde qui entrent dans un magasin d’info. Une de ces enseignes de Zone Commerciale qui propose d’un côté des grilles pain et de l’autre des PC, ne vont pas chercher des machines capables de faire x milliers de points à un benchmarks. Pas plus qu’ils ne s’intéressent à la présence d’un clavier RGB ou un Wi-Fi7. Leur principal objectif est d’avoir une machine solide, rassurante et pas trop compliquée à comprendre pour un budget ferme. Le Neo y répond admirablement bien là où la concurrence a bien du mal à mettre en avant son offre. C’est pour cela que c’est un choc.

Un MacBook Neo très réparable selon iFixit
La crise de la mémoire vive et le tas d’or d’Apple
Évidemment, la situation de ces derniers mois est compliquée pour les fabricants de PC qui ne savent pas comment se sortir de la situation actuelle. La pénurie de composants, l’augmentation généralisée des tarifs. Tout cela crée de nombreux problèmes pour un marché en pleine panique.
Et c’est bien tout le souci aujourd’hui. Parce qu’Apple est en train de transformer ce qui aurait dû être un véritable cauchemar en une réussite marketing exemplaire. Il y a quelques semaines vous avez pu lire dans la presse des titres évoquant un Apple aux abois face à un Samsung qui faisait de bonnes affaires. La marque à la pomme aurait accepté de payer le prix demandé par Samsung pour sa mémoire vive. Sans marchander et sans sourciller.
Contrairement aux autres fabricants, Apple a dans ses coffres une fortune colossale. Réellement colossale. Et la marque s’est servi de cette fortune pour assurer sa production. Elle l’a certes payée cher, très cher auprès de Samsung mais elle a assuré une disponibilité pour les mois à venir. Le fabricant ne manquera pas de mémoire vive pour ses smartphones, ses tablettes et ses PC.
Il est évident qu’Apple ne gagnera pas autant d’argent avec son MacBook Neo dans les mois qui viennent qu’avec les autres portables de sa gamme. Mais une chose est sûre, la marque va proposer un nouveau standard de prix et de fonctionnalités. Un standard qui sera fiable et efficace et face auquel les constructeurs de PC vont devoir se mesurer.
Asus est désemparé parce qu’il se retrouve comme ses concurrents. Face à une offre ayant une grosse popularité à un prix plancher. Un ordinateur qui fera le boulot avec un matériel interne déjà amorti, un système optimisé par Apple, indépendamment d’un éditeur tiers. Et comment faire face ? Microsoft commence tout juste à réagir en annonçant se pencher sur le chantier de la gourmandise en mémoire de Windows 11. En se demandant enfin si le gavage de l’utilisateur à coup de Copilot était une bonne idée. Cela fait des années que les constructeurs de PC ne pensent qu’en augmentant la performance de leur machines pour justifier des tarifs qui ne bougent pas. Comme si on avait besoin chaque année d’alourdir un marteau pour enfoncer le même clou. Apple les prend à revers avec un produit plus accessible et tout le monde panique.

Coup double pour le Neo
Que va faire Apple avec le MacBook Neo ? D’abord faire connaître MacOS à une toute nouvelle génération d’utilisateurs. Jeunes actifs, professionnels ayant besoin d’une machine pour des usages simples, étudiants, lycéens, propriétaires d’un iPhone, utilisateurs de la marque à la recherche d’une machine de voyage. Une véritable moisson de gens qui vont découvrir ou redécouvrir MacOS sur un engin fiable pendant les prochaines années. L’engin est clairement un produit d’appel, facilement réparable et il jouera pour la marque le rôle d’une campagne de communication. Neo veut dire nouveau et il faut bien le comprendre comme « nouveau client » et pas comme « nouveau portable.
L’engin ne sera pas qu’un VRP pour le système d’Apple, ce sera également un étrier pour s’engager plus fermement dans son ecosystème. Si une formation initiale est faite sur un OS, il est toujours difficile d’en changer ensuite. Les premiers pas sur un Neo conduiront sans doute à un Air ou un Pro. L’important ici est de faire adopter MacOS.
Pendant que l’industrie du PC cherchera peut être enfin a proposer des ordinateurs orientés vers de vrais usages et pas sur des idées fantasmées d’IA ou de débauche de gigahertz, pendant que Microsoft fera pénitence sur ses errements copilotés, pendant que la mémoire vive et le stockage continueront d’assécher le marché, Apple va ratisser de nouveaux clients. Et avec ce prix d’appel, la marque va ratisser très large… Jusqu’à la probable apparition d’un Neo de seconde génération.
Notes :
| 2,5€ par mois | 5€ par mois | 10€ par mois | Le montant de votre choix |






J’avoue que c’est un coup de Maitre de la part d’Apple, même Jobs n’aurais pas osé (enfin si peut être!)
et même moi qui suis un pur produit de la galaxie Microsoft, biberonnée depuis MsDos à l’univers Ms, je suis tenté de découvrir le coté obscur de la force, car régulièrement, mon entourage équipé en Apple me demande des coups de main que je galère à donner, n’étant pas assez familier de l’ergonomie Apple. (j’ai bien programmé à l’époque sur un Lisa et fait mumuse avec un Macintosh, et bricolé un triple boot (Ubuntu, Osx Sierra, Windows7) à l’époque de mon msi Wind !! ça fait pas de moi un grand connaisseur du truc !!
Donc possible que je me laisse tenter, rien que pour le coté découverte….!!
Et le succès ou non du Neo aura j’en suis sur un impact significatif sur les acteurs du marché…
Apple ouvre la boite de pandore !!
C’est sûr, qu’avec son Neo, Apple a lâché une bombe atomique ds le monde PC.
Mais Asus n’a qu’a donner une descendance au T100 avec des composants modernes mais non premium à un prix moindre qu’Apple. Ils peuvent sans doute faire mouche. Reste que sans dégraissage de Windows par MS, la comparaison avec MacOS sera tjs en leur défaveur. Mais qu’importe, tant qu’on peut y coller un dualboot Linux, ça me va ;)
@sidero: c’est clair qu’un petit pc a base de n305 correct en 14pouce, 16go de ram et 512go de ssd pour la version top à 449€ et 8go/256 pour la version base a 349€ ça serait un banger, je vois plus acer nous sortir ça dans sa gamme swift celà dit.
j’ai la vague impression que ce Neo va constituer le digne héritier de l’eeePC pour Pierre, qui chérissait tant son Transformer TF101 :)
@Raph: J’avoue que je préfèrerais une réaction plus classique sous AMD ou Intel. Ne serait-ce que pour la liberté logicielle. J’aimerais surtout que les constructeurs se penchent à nouveau sur le métier et se disent que leur client final c’est la personne qui veut un ordinateur et non pas Microsoft.
Pour le prix d’un Neo on peut encore acheter deux portables ASUS VivoBook Go 14 avec un modeste N150 et une autonomie probablement très faible. Je suis d’accord que ce n’est pas la même machine. S’il donnait l’idée à Asus de nous proposer un 12 pouces compact mais pas forcément hyper fin pour loger une bonne batterie et une connectique sérieuse. Le tout, piloté par un linux à un prix étudié ce serait top
Il faut aussi remarquer l’effort d’Apple pour rendre l’appareil plus réparable facilement (j’y voit l’effet des réglementations Européenne, qui vont par exemple demanderont que l’utilisateur puisse changer la batterie plus facilement).
Cela permet aussi à Apple de proposer des réparations moins cher en cas de panne.
Avec l’iPhone 17e, un utilisateur peut avoir pour 1500€ un ensemble PC/Téléphone dans l’environnement Apple avec ses avantages comme la synchronisation et la continuité des OS de ses machines.
voir https://www.apple.com/fr/macos/continuity/
Les puces de Smartphones non-Apple sont bien capables de concurrencer un N150.
Mais avec Windows ? Les Snapdragon X, en promo partout, ne font pas réver. Ce sont des chimères sans logiciel.
On (re)découvre une entreprise qui n’a pas besoin d’intermédiaire. Elle conçoit ses puces, ses logiciels, et fait très peu de produits. Il était regrettable qu’elle ne vise que le haut de gamme.
Et ce n’est plus le cas.
On se retrouve devant la pompe Carrefour Market en diesel classique plus chère que chez Total en excellium.
Ils nous ont pris pour des cons. Ça ne rend pas Total/Apple vertueux. Mais tu as la marque et le produit. Moins cher que l’ersatz.
Peut être les Chromebooks ont encore une carte à jouer, s’ils sont plus sexy que ce qui se fait actuellement. Comme Mac OS, pas besoin de 16Go de mémoire.
La balle est chez microsoft.
Les constructeurs de matériels sont captifs et microsoft au niveau os c’est le pire des 2 mondes : t’as les pubs et les verrous sur l’écosystème ( la page de démarrage de edge est limité, les menu sont truffé de trucs que tu choisis pas a désactiver ) pour un os que tu payes. C’est le pire d’androïde et de MacOs dans le même système.
A coté la lourdeur fait que si t’as le malheur d’activer Copilot il faut 16Go de ram pour éviter les grosses lenteurs.
Bref le Neo c’est un bon matériel ( ca reste un portable solide en alu ) avec un bon système ( qui tiens la charge avec 8Go de ram ).
Asus a raison d’avoir peur, ils n’ont que 50% de la solution.
Maintenant peut être que les 50% restant microsoft va les apporter … ou peut être il faudra passer par chromeOS ou Linux…
Il y a 15 ans j’aurai dit que sortir microsoft est impossible, depuis on a eu les Chromebook, puis l’os de steam, je pense que le champs des possibles est assez ouvert.
Dire que Asus, Samsung, lenovo et d’autres, fabriquent également des tablettes et smartphones, ils savent ce qu’il leur reste à faire…
Éventuellement, sortir du partenariat Google/Microsoft et mettre en place un OS maison, basé sur linux (rien ne les empêche de verrouiller), tout en gardant l’universalité des applications (et le top, aussi bien mobile que desktop)
Je pense que cela se fera mais, malheureusement, avec Google et possiblement, son aluminium OS (renouveau de ChromeOS ?), ils mettront juste des surcouches type oneui, zui, etc…pour faire jolis.
Pire, avec OpenAI OS…😱
Le chiens qui se mort la queue.
Vraiment, la force d’Apple, ils maitrisent l’ensemble de la chaîne et on vois le résultat.
PS: j’ai beau être un linuxien convaincu, je regarde, parfois, l’iPad air m3, de ma femme, avec une certaine envie, tout a l’air si simple et efficace 😒
Je vais être utopique…
Que les constructeurs réduisent la diversité de leurs gammes, et qu’ils embracent l’opensource à tous les niveaux, en particulier pour les firmwares de composants, pour ARM en particulier
Et qu’ils investissent dans Linux.
Je suis sur qu’un PC 14 pouces, sous Snapdragon X Plus, avec des firmwares et un linux optimisé (Mint ?) remplirait parfaitement les besoins du grand public.
« Un système qui devient épouvantable, perclus de bugs »
Au boulot c’est devenu l’obstacle numéro au quotidien: les mises à jour automatiques font que désormais même le service informatique n’a plus vraiment la main. Un jour telle fonctionnalité arrête de fonctionner (oui oui je parle de toi l’indexateur de fichier) puis subitement remarche par contre une autre est cassée.
Avec les version précédentes on ne faisait pas/plus vraiment attention à Windows, il était là, c’était surtout un contenant: ca marchait et on se concentrait sur les applications pro. Désormais il devient un stress: est ce que aujourd’hui il va marcher? est ce que je vais galérer pour faire les tâches que j’ai prévue?
Dire qu’avant c’était Linux le système à problème…
@R2D2 « Dire qu’avant c’était Linux le système à problème… » ah oui ? Et c’était quand ça ?
@Pierre en me baladant sur l’archive de ton tout premier billet de Blogeee, je tombe sur apparemment le dernier : https://www.cnetfrance.fr/bon-plan/l-asus-zenbook-ux32vd-133-ips-core-i7-geforce-gt-620m-a-99990-39775798.htm
J’ai toujours ce PC (entre temps il est passé à 12Go de RAM car il a 4Go soudé et un emplacement libre), il a troqué le HDD pour un SSD (en SATA bien évidemment) et j’ai même changé la batterie récemment (45€ !).
C’est mon PC tout terrain que j’emporte sans aucun soucis en week-end ou en vacances. Il tourne sous Ubuntu 24.04 « normal » (entendre avec tout le tralala Gnome, même pas besoin de chercher des Xubuntu ou Lubuntu) et permet sans pb de browser des sites modernes, jouer à des petits jeux, de coder et même de regarder YT ou Netflix en fullHD.
Je me sers de cet exemple pour illustrer le fait que, sans les gadgets style IA et autre touche « copilot » complètement inutiles, les fabricants ne vendraient plus bcp d’ordis, un ordi de plus de 10 ans (certes assez haut de gamme) faisant encore parfaitement le job.
Sur l’aspect matériel, il y a quelque chose qui revient pas mal aussi à propos du Neo, c’est la « réparabilité » du macbook Neo par rapport à même certains de ses produits plus élaborés.
Plusieurs vidéos sur Youtube sont sorties et qui référencent les travaux de Framework (la batterie non collée, la majorité des éléments vissés. Alors oui l’écran et la carte mère sont en un seul bloc, mais le remplacement de la batterie est faisable sans détruire la machine et c’est juste agréable à revoir.
Nirav Patel compare le macbook Neo en termes d’approche et de construction par rapport à leur modèle 12″ ciblant le même marché et les deux suivent évidemment une philosophie totalement différente.
https://www.youtube.com/watch?v=uvYt1GgcsUI
Les conclusions sont proches de l’article : Apple sort un produit d’appel pour attirer de nouveaux utilisateurs et fait en sorte qu’un ordinateur « pas cher » ne soit pas forcément naze en termes de design ou de qualité de construction. Il y a forcément beaucoup de compromis (le nombre de ports, la puissance, les fonctionnalités), mais ce n’est absolument pas une machine au rabais.
@PM:
j’ai commencé Linux en 98… et tout n’a pas été rose pour le desktop.
le ASUS Vivobook 14 est a 579e sur amazon 16gb ram 512 ssd, 1,4 kg (premiere ligne sur amazon pour une recherche d’ordinateur portable + prime)…
@Arthur: On peut mettre toutes les références que l’on veut, ça reste un PC portable parmis tant d’autres.
Le marketing Apple est largement au dessus de la concurrence, on n’a pas un smartphone, tablette ou PC portable chez Apple mais un iPhone, iPad ou MacBook.
Pour le client lambda, dans sa tête, le 1er choix à faire dans le magasin sera entre un appareil Apple et le « reste du monde », ça facilite l’achat.
Sans compter que niveau esthétique, un MacBook reste plus « sexy » que la concurrence, et ça compte.
Je ne suis pas pro Apple mais c’est un constat, les chiffres parlent d’eux même.
L’Apple Mac Neo est sous processeur ARM certes d’Apple mais c’est run processeur pour mobile.
Android , avec leur dernière version, Google a intégré un mode bureau (desktop) qui permet de transférer son smart phone Android en ordinateur en le branchant via USB-C (dongle) ou si l’écran le permet directement en USB-C (Display port) et de lui ajouter souris et clavier Bluetooth ou filaire sur le dongle usb-c.
Je n’ai pas d’Android récent donc je n’ai pas pu tester la fonction mais pour du basic : web, navigateur, app word, pptx (Canvas) , Excel,…
Et pour les fabricants de PC, vue que Microsoft c’est une impasse , il n’ont qu’à ressortir des Nettop de 10 à 12 pouces avec compromis mais 8 Go ou 12 Go de ram extensible sous Linux comme au bon vieux temps des Eee PC et on va voir si cela ne prendrait pas!
Mais pour cela il faudrait un peu de courage des fabriquants
@Arthur:
Et c’est quasiment la même puissance , si tu parles du 7430U 16go/512Go ?
https://www.cpu-monkey.com/en/compare_cpu-amd_ryzen_5_7520u-vs-apple_a18_pro
Mon amazon le met à 599€. Il est en plastique. Il a une recharge rapide. 5h d’autonomie. Un ratio 16/9, qui fait perdre 120 pixels (11% de hauteur de travail perdue).
Ça ne remplit pas les mêmes rôles, du tout.
Un acheteur lambda qui souhaite acheter un pc ou un smartphone, et qui ne souhaitant pas perdre de temps dans le choix/comparatif de X modèles, va acheter du Apple. Peu de risque d’être déçu de son achat.
@PM:
Les màj de Linux n’ont pour moi rarement été un problème, mais la compatibilité des dépendances OUI !
Je trouve que si tu n’utilises pas un installeur tout-en-un comme les snap (si j’ai bien compris), ou que tu ne conteneurises pas tes applis, le risque d’une appli qui ne fonctionne plus du jour au lendemain est grand.
J’en ai plus d’une situation comme celle-ci. Et c’est pire avec les forks d’applis dont le support est devenu payant.
@FlyDutch: Samsung fait ça depuis un moment sur sa gamme Galaxy (mode Dex).
Pour avoir testé, ça dépanne mais c’est tout.
L’ergonomie des applications Android n’étant pas du tout pensée pour un affichage paysage et des entrées clavier/souris. Peut-être que Google forcera la main aux développeurs mais on est loin d’un OS de bureau…
@gUI: j’ai un collègue qui me dit souvent « qu’est-ce qu’on fait de plus avec un ordinateur sous W11 aujourd’hui que sous W7 avant ? ».
Et j’avoue n’avoir rien à répondre : l’OS n’a pas apporté grand-chose à l’utilisateur. De l’hestétique (thèmes, onglets, tuiles), un peu de sécurité (bitlocker sur les versions pro), du cloud un peu partout et c’est tout. Peut-être l’indexation des fichiers, mais les fonctionnalités utiles sont anecdotiques…
Tout le monde a l’air à peu près d’accord : le soucis c’est bien Microsoft et son hégémonie plus que contestable.
Dire qu’il y a une quinzaine d’années Canonical a été à deux doigts de comprendre qu’il fallait proposer une alternative calquée sur le modèle Apple avec OS PC + mobile + services annexes en option (ubuntu one…) afin de mettre à disposition un écosystème complet.
Plus généralement le choix se fait, au départ, sur MacOS ou Windows.
Si MacOS, le choix est simple, c’est le budget qui tranche entre un Néo, air ou pro.
Si Windows, bah la…c’est la jungle, des comparatifs de fiches techs a n’en plus finir, des doutes sur les qualités des machines, etc…
De plus, MacOS a quand plus « bonne presse » que Windows, surtout ces derniers temps.
@Arthur: Oui, ici https://amzn.to/4s1Frn2
Mais est-ce que tu conseillerais cette machine à un néophyte à l’autre bout de la France qui te demanderait quoi acheter ?
@FlyDutch je viens de tester pour voir avec mon pixel8, la qualité d’affichage me semble un peu inférieure et l’ergonomie inhabituelle, cependant effectivement ça fonctionne.
pas certain que j’ai le temps d’expérimenter sur la durée.
Quand j’ai lu le début de l’article avec la réaction du dirigeant d’ASUS, j’ai pensé à ce reportage chez AOL quand le dirigeant découvre l’offre freebox à 29,99€ et se rend compte qu’il ne peut pas s’aligner et cours à la faillite, qui a eu lieu pour AOL France !!
là déjà un acteur fait exploser le marché en faisant une offre qui répond aux besoins de l’utilisateur!
@Pierre Lecourt >Et qu’ils investissent dans Linux
Dans l’Open Source il n’y a pas que Linux. Apple publie la base de son OS (Darwin) en Open source. C’est un mixte des trois distributions BSD (et de son dérivé NeXTSTEP). On confond souvent l’UNIX avec Linux, c’est un peu réducteur.
Il y beaucoup de choses communes qui sont partagé dans tous ses dérivés de l’UNIX.
@Nicolas:
Inch’Allah!
Le DELL du dernier bon plan est une belle pièce, encore merci Pierre car j’étais à deux doigts de me lancer sur le neo pour mon fils étudiant (qui déjà trop « iphone »), et le fait d’avoir un portable tout alu 14 pouces léger et endurant, avec 512 go de dd et 16go de ram (excellent son et écran aussi) avec un linux dans powershell et en dual boot en plus de la licence windows est encore un coup de maitre de ta part et au bon timing pour moi ! Rien à envier au Neo.
@R2D2 OK, mais Red Hat ça a été suivi par des évolutions bien plus accessibles au « basique ». Mint en étant un exemple si on veut échapper à MS. En ayant pratiqué plusieurs, je ne me souviens pas d’avoir eu des problèmes insurmontables, même en adjoignant certaines applis; OK, ce n’est pas plug ‘n play, mais on s’y met facilement. J’en ai un exemple vivant. Sur mon Asus 1015 B (très spécifique ce B; et qui montre que Asus faisait très fort, à l’époque), livré avec W7, je fais tourner un USB Mint 24. Quoique que Ubuntu Cinnamon soit mon quotidien.
En ce qui concerne le NEO, on sait que Apple sait faire du bon matos; la surprise, c’est qu’ils semblent ne pas avoir appliqué un markup de 5, comme usuellement. Reste à espérer qu’il sera possible un jour d’y charger un Linux, pour les rétifs à l’emprise Apple.
Il ont parfaitement jouer le truc quand même.
Pour le mode bureau, honnêtement sur ma tablette, cela fonctionne étonnamment bien depuis Android 16 avec un clavier et une souris. Tu as le comportement d’un PC classique (Dock / icones réduction redimensionnement etc..) avec le coté instantané des mobiles et l’autonomie de fou. Alors clairement, cela ne rajoute pas d’appli qui n’existeraient pas.
Mais pour du traitement de texte, du net et de la vidéo (soit 99% des usages d’un utilisateur lambda)
Même du jeu n’est pas à exclure.
Selon les besoins, j’en suis venu a ne même plus conseiller de PC. Tellement les pris ou les configs sont débiles.
Asus & co ne parlent pas encore des nouveaux pc ARM prévus cette année et dont Microsoft a créé une mise à jour dédiée?
https://next.ink/223759/microsoft-reserve-windows-11-version-26h1-aux-machines-arm-sorties-cette-annee/
J’imagine qu’ils devraient coûter moins cher, consommer moins de RAM…
Pour le prix ils ont refait le coup du premier ipad : juste assez bas pour planter la concurrence pour quelques mois ;)
l’absence de clavier rétro-éclairé c’est dommage, surtout s’ils avaient mis un éclairage de la même couleur que la machine
@arpenteur: nop c’est avec un intel Core 5 120U
@Pierre Lecourt: pour madame michu 83% du prix un processeur x86 2X ram and 2X ssd définitivement. juste pour comparaison https://www.cpubenchmark.net/compare/4807vs7232/AMD-Ryzen-5-5500-vs-ARM-Apple-A18-Pro-6-Core-0-MHz … ssd rapide un tout petit peu de RAM rapide ne suffise pas. Autant acheter un thinkpad d’occasion a 300€
@Arthur: Il faut prendre en compte les éléments moins techniques, ou moins « geek » type:
– disponibilité en GSB (boulanger, Darty, fnac ou autres)
– fiabilité, surtout de l’os
– markéting
– esthétique
– qualité perçue
– facilité d’usage
– autonomie
– efficacité hardware/software
– écosystème cohérent et sécurisé
– et pour ce Néo, répartition
Mme Michu ou M Lambda se fichent bien des benchmark
Perso, je reste Thinkpad d’occasion et Linux mais je suis une poussière en terme d’utilisateur, je ne suis pas la cible (et ça me va).
@Arthur:
Ce que l’on peu déduire de ton benchmark c’est que le AMD sera marginalement plus rapide pour une consommation beaucoup plus importante. En pratique sur l’usage cible, je met de gros doutes.
Entre une machine neuve et valorisante ( Apple c’est le segment du luxe habituellement ) version une machine au physique difficile et d’occasion, je pense que pour le primo accédant qui à le budget cela ne sera pas une réflexion longue.
Cette machine est une vrais réussite. Les premiers test utilisateurs sont excellents. Pour 500 euro, vous avez une machine qualitative et robuste, un OS évolué et optimisé, plus une suite bureautique gratuite (iWork), très à l’aise en multmédia (iPhoto, iMovie) avec un logiciel de manipulation des pdfs au top (Apercu). De plus la gestion de l’énergie est un vrais bonheur, la machine ne consomme quasiment rient une fois l’écran fermé. Ce que les machines sous Windows sont incapables d’assurer.
Personnellement, je suis agnostique, j’utilise une steam pour jouer, par contre tout le reste se déroule dans l’écosystème Apple. Alors que j’aimais beaucoup Windows 10, j’avoue que Windows 11 a réussi à me dégouter de Microsoft pour un bon moment. Pourtant il y a de bonnes choses comme WSL2 mais toutes ces pubs, ce forçage de copilot, toutes ces ressources utilisées par l’OS m’énervent positivement.
Au fait Microsoft va à l’opposé de ce que j’aime en informatique. Pas d’optimisation, des ventilateurs qui tourent en permanence, des ressources utilisées comme si l’eau ou l’électricité étaient gratuites. Une interface qui change drastiquement entre toutes les versions. Une sécurité qui est payante (Bitlocker que sur les versions Pro),des mises à jour obligatoires et souvent problématiques.
Je pose ça la, comme ça, étude sur les crash Windows face a MacOS, en entreprises https://www.omnissa.com/insights/blog/state-of-digital-workspace-2026-report/
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@Arthur:
Le 5500 est un processeur desktop, le processeur mobile souvent installé dans les petites config est un 5500U, et même si les perfs théoriques sont similaires (https://www.cpubenchmark.net/compare/4807vs7232vs4141/AMD-Ryzen-5-5500-vs-ARM-Apple-A18-Pro-6-Core-0-MHz-vs-AMD-Ryzen-5-5500U) je n’ai pas du tout la même sensation à l’usage (un 3900X desktop de 2020 est aussi extrêmement plus performant que ce proc Ryzen mobile)…
Un Neo est bien plus réactif que Ryzen 5500U sous Windows 10 et 11, c’est le jour et la nuit (je ne parles pas d’une appli multi-tâches, là il faudrait vérifier).
Les coeurs processeurs de l’A18 sont unitairement bien plus performant, mais j’imagine que les SSD et la RAM sont plus quali sur le Neo !?
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Le problème a toujours été que Microsoft joue sur deux tableaux (marchés pro & perso) et qu’ils ont toujours privilégié les approches pros, c’est pour cette raison qu’on peut être surpris par certaines décisions en tant que particuliers (mais qui font du sens d’un point de vue pro): TPM2, touche Copilot, abos Cloud dans tous les sens, … contrairement à Apple (qui privilégie le marché du particulier). Et ce n’est pas prêt de changer. Le monde du business leur génère bien plus d’argent que les quelques licences Windows des particuliers, et tant que leur business modèle ne changera pas, on aura ce genre de réactions. Pour moi, trois solutions: soit on accepte (je n’y arrive plus perso…) soit on passe chez Apple (c’est bien un moment, jusqu’à ce qu’on tombe sur des situations qui nous bloquent et/ou qu’on voit la thune qu’on leur a donné sur le long terme), ou Linux (c’est dur au début mais tellement bon au final… mais ultime satisfaction et ce sentiment que jamais on ne reviendra en arrière). Mon parcours de ces 30 dernières années informatiques en synthèse ;)
J’ai un portable en ryzen 5 et 8gb quel erreur d’avoir pris que 8gb aujourd’hui je n’ai qu’une envie c’est de le jeter par la fenêtre (ram souder) ne jamais acheté un pc avec seulement 8gb de ram en 2026 peut importe linux, windows ou apple, vous allez vite le regretter
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