ROG Ally X20 : Asus peaufine sa console sans la révolutionner

La nouvelle Asus ROG Ally X20 déployée pour les 20 ans de la marque RoG propose un nouvel équipement accessoire.

C’est un choix étonnant de la part du constructeur qui a été fait pour cette Asus ROG Ally X20. Préférer la forme plutôt que le fond n’est pas forcément l’option retenue par les marques qui préfèrent souvent les effets de manches au confort de leurs clients.

ROG Ally X20

On aurait pu s’attendre à ce que la console PC ROG Ally X20 embrasse les nouvelles gammes de puces Intel Arc G3 ou Intel Arc G3 Extreme. Histoire de proposer un circuit plus récent tout en profitant des largesses marketing d’Intel pour les lancer sur le marché. Il n’en est rien, Asus poursuit son partenariat avec AMD et embarque à bord de ce modèle revisité un même processeur Ryzen Z2 Extreme lancé en janvier 2025 et ici associé à 24 Go de mémoire vive.

ROG Ally X20 : coque en plastique transparent et bouton XBOX

ROG Ally X20 : coque en plastique transparent et bouton XBOX

Il ne faudra donc pas s’attendre à un gros mouvement de performances en pratique. Un acheteur de l’ancien modèle ou de cette edition anniversaire aura sans doute droit au même nombre d’images par seconde en jeu. Ce qui va vraiment changer, ce sont les éléments annexes, ce qu’il se passe en dehors des capacités de calcul. C’est là que le savoir-faire du constructeur s’est concentré pour cette nouvelle édition.

On distingue le dispositif de refroidissement avec les caloducs arrière.

On distingue le dispositif de refroidissement avec les caloducs arrière.

On découvre donc un écran qui passe de 6 à 7.4 pouces en 1920 x 1080 pixels et surtout une dalle qui évolue d’une technologie IPS à OLED. capable de tenir 120 Hz de rafraîchissement, pouvant proposer 1400 nits au maximum et compatible avec les normes AMD FreeSync et Dolby vision, c’est cet élément le fer de lance de la nouvelle version de la console. Asus met en avant les avantages et défauts de cette technologie, insistant sur le respect des couleurs de la dalle qu’il signe de son label Asus Nebula HDR tout en signalant une réactivité sans faille avec un temps de réponse de 0.2 ms. Un des points négatifs de ce changement de technologie est lié au fait que l’OLED dégage plus de chaleur que la version IPS précédente. Asus a donc dû ajuster son dispositif de refroidissement en conséquence.

Une console ROG Ally X20 avec un écran de 171 pouces

En plus de ce travail d’affichage sur l’écran intégré, la ROG Ally X20 met en avant un bundle comprenant une paire de lunettes ROG WREAL R1. Des lunettes qui proposent un affichage équivalent à une diagonale de 171 pouces une fois éloigné de 4 mètres de l’écran. Ces lunettes, une fois connectées à la console via un câble USB Type-C chargé de transmettre signal vidéo, données et énergie. 

Les lunettes de réalité mixte ne coupent pas totalement l'utilisateur de l'espace qui l'entoure.

Les lunettes de réalité mixte proposées avec la Asus ROG Ally X20 ne coupent pas totalement l’utilisateur de l’espace qui l’entoure.

Les deux écrans intégrés en MicroLED dans les lunettes proposent chacun du FullHD en 240 Hz avec un temps de réponse de 0.01 ms. Un capteur intégré permettra aux logiciels de suivre vos mouvements de tête et une option proposera de bloquer le contenu face à vous. Cela permettra de jouer en très très grand format puisque l’affichage ressenti est gigantesque. Autant que le prix du Bundle à mon avis. Je met ma part de flan à couper qu’on sera pas très loin des 1799€.

Pour le reste, c’est une production sans trop de surprise, une redite de la console précédente. Asus a peaufiné l’ergonomie des contrôles, ajouté des joysticks de type TMR désormais populaires chez les concurrents et intègre une croix directionnelle segmentée au choix en 4 ou 8 mouvements pour s’adapter aux différents jeux.

Les tripes de l’engin ne bougent donc pas et on reste sur un Ryzen Z2 Extreme qui propose 8 cœurs Zen5 pour 16 threads associé à l’excellent Radeon 890M et ses  16 cœurs RDNA 3.5. La mémoire vive de 24 Go est toujours en LPDDR5x-8000 et le stockage confié à un module M.2 de 1 To au format NVMe PCIe 4.0 x4.

Pas de prix, pas de date pour le moment chez Asus. Aucun signe non plus d’une arrivée d’une console version Intel Arc G3 Extreme dans cette gamme Ally.


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10 commentaires sur ce sujet.
  • 2 juin 2026 - 18 h 33 min

    j’vois pas trop l’intérêt pour Asus de passer par Intel, d’un point de vue perf en jeu et surtout sous SteamOS ça serait vraiment un downgrade je pense. sans parler de la R&D supplémentaire pour dessiner la carte mère à base d’Intel.

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  • 2 juin 2026 - 18 h 42 min

    Les prix pour les consoles pc sont devenus délirants. À la base ça devait concurrencer le steam deck et la switch 2, mais là, ça va vraiment devenir un segment de niche. L’intérêt est qu’il n’y a plus d’intérêt.

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  • 2 juin 2026 - 19 h 09 min

    @Teufke: Je suis assez d’accord avec toi, à mon avis les ventes vont faire un stop très net.

    @H2L29: Intel doit proposer sa petite équipe d’éingés pour t’aider a développer la carte qui te convient à partir d’un modèle déjà établi.

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  • 2 juin 2026 - 20 h 52 min

    L’informatique a toujours eu une niche pour les produits de luxe, surtout dans le monde estampillé « gaming », ça m’étonnerait pas que ce sur ce genre de produit qui marge énormément, le constructeur puisse y trouver son compte finalement…sinon comment expliquer le succès d’Alienware historiquement

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  • 3 juin 2026 - 0 h 19 min

    @Le Breton: Le succès d’Alienware s’explique par 2 choses :

    Pendant longtemps aux US, le marché était le même qu’en Europe. Des PC moches. Des tours moches faites pour les bureaux. Alienware est arrivé en second (1996) en proposant du design de PC quasi avant tout le monde. Il a été juste devancé par une autre société US qui a inventé le premier PC gaming en 1992 : Falcon Northwest ( https://www.falcon-nw.com/ ) et ces deux marques ont séduit en jouant sur le patriotisme US et leurs designs. Cela a construit une belle image.

    Puis, quand Dell a injecté son argent dans Alienware, le relais publicitaire a fait le reste. La marque garde une grosse cote de popularité aux US mais elle est devancée sur ce segment par… MSI.

    Reste qu’il y a une énorme différence entre un PC portable Alienware gamer et une console PC comme les ROG Ally.

    Le type qui achète un PC Gaming achète avant tout un PC performant. Une machine qui fera tout ce que l’on demande à un PC en plus du jeu. Des usages classiques, bureautique, web, créatifs et autres. Et du loisir en plus. Ce qui amène à une réflexion qui consiste à se dire que sur les 100% que constituent l’investissement pour un PC Gamer… une bonne partie est là pour faire ce que fait un ordinateur. Le reste, le petit bonus que l’on s’accorde en plus, sert à se faire plaisir avec son loisir vidéoludique.

    Suivant les profils, cette proportion peut varier. Sur un portable gaming milieu de gamme, c’est 60 à 70% d’investissement classique, et 30 à 40% de plaisir. Sur un haut de gamme; ce sera 40 ou 50% classique et le reste en gaming. Cette manière de voir ces investissements a d’ailleurs été exploitée par les constructeurs avec les machines « créateurs » qui ont permis de relativiser la partie « plaisir » en la basculant dans des usages « créatifs » : 3D, montage vidéo, retouche d’image, gestion du son.. D’où le brouillage complet des lignes ces dernières années et des PC Gamers dont les designs se sont assagis pour s’immiscer dans cette niche « PC créatif ».

    Sur un portable GeForce RTX haut de gamme aujourd’hui, on peut considérer la distribution de l’investissement pour 40% vers un usage normal, 30% vers une exploitation créative et 30% pour du gaming. Cela permet à quelqu’un qui s’apprête à dépenser 2000€ dans un PC « premium » de relativiser généreusement son achat. Cela donne un discours intérieur comme celui-ci : « Ok, je vais acheter un laptop à 2000€. Mais il y a 800€ d’usage classique, et j’ai de toutes façons besoin d’un portable pour bosser. Il y a 600€ d’usage créatif : je me dis que mes 3000 photos ont besoin d’être classées et retouchées, et puis j’aimerais bien faire du montage vidéo aussi, j’ai toujours les rushes du mariage de machine… sans parler de mon collègue qui m’a montré ce qu’il fait sous Blender ! Il est temps que je me m’y mette à la 3D. Et puis, bon, il y a 600€ de loisir parce que, quand même, je joue pas mal ! J’ai bien le droit de me faire plaisir, je le mérite. Et puis c’est l’assurance que le PC sera encore super performant dans un paquet d’années. » Au final la dépense est relativisée en un méli-mélo d’obligations, d’investissement réfléchi, de projets et de loisirs. Et avec assez de mauvaise foi on peut se faire croire que sur les 2000€ on n’a que 600€ de « superflu ».

    Voilà exactement le discours qui fait que des PC de luxe à 2000 / 3000 ou 4000€ se vendent aujourd’hui.

    Et ce ratio est incomparable avec ce que promet une console PC. Mettre 2000€ dans une ROG Ally, une Acer Predator Atlas ou une MSI Claw, ce n’est pas du tout la même histoire que dans un PC gaming. Certes on peut se mentir à soi-même et dire « oui je vais faire ma compta sur ma console 7-8 pouces sans clavier… » ou « Cela va me servir à surfer pour trouver des stages et envoyer des CV ». On peut même tenter un « Papa ! Je te jure, tous les potes à l’école ont ça pour aller sur Pronote »… Mais en réalité l’usage de ces appareils en mode PC classique est réduit à 10% au plus de ses capacités et en se forçant. Les 90 % restants étant totalement ludiques.

    Sur un budget de 2000€ identique, cela veut dire qu’on investit 200€ pour « bosser » (avec de gros guillemets) et 1800€ pour jouer. Et on a, en plus, toujours besoin d’investir dans un vrai PC portable. Parce que personne n’emmènera une console PC pour aller réviser à la médiathèque ou en réunion.

    Et ce ratio 10/90% là, il est difficile à assumer. Il faut être vraiment de mauvaise foi pour se tenir à soi-même un discours de budget raisonnable avec ces calculs. C’est pour cela que les consoles Steam Deck ont été lancées à des tarifs échelonnés et assez abordables pour se justifier plus facilement. Ce sont des objets de loisir pur et dur et Valve ne pouvait pas compter sur la mauvaise foi innée de l’être humain pour les vendre.

    Personne de sain d’esprit ne réussit à s’auto-persuader qu’il fait un investissement totalement rationnel et sérieux en achetant un PC Gaming. Tout le monde sait en son for intérieur qu’il investit dans son propre plaisir. Il n’y a aucun mal à cela, mais passé un certain cap de prix, pour plein de gens, l’équation ne tient plus. Et je crois sincèrement que ce cap était celui des Steam Deck. D’ailleurs les ventes n’ont véritablement décollé pour les consoles concurrentes qu’au gré des promos, quand leurs tarifs ont rejoint ceux de la machine de Valve.

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  • 3 juin 2026 - 9 h 24 min

    Je ne suis pas joueur et j’avoue ne rien connaitre à ces machines mais par contre je suis très impressionné par la puissance de calculs qu’elles renferment ! Ces fabricants ne gagneraient ils pas des parts de marché en proposant en accessoire des stations d’accueil intégrant tout ce qu’on attend d’un pc classique (connectique/stockage) ? Alors oui il y a l’OS, mais qu’est-ce qui empêcherai de switcher entre l’OS natif de la console pour jouer et une fois connecté au dock de booter sur un OS bureautique de son choix tout en bénéficiant des perfs ?

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  • 3 juin 2026 - 9 h 52 min

    Une petite erreur de frappe : « On découvre donc un écran qui passe de 6 à 7.4 pouces  » : la console précédente a un écran de 7″

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  • 4 juin 2026 - 21 h 37 min

    @Pierre Lecourt: Après, ce genre de console-PC peut toujours être utilisée comme un vrai PC en terme d’ergonomie une fois reliée à un écran: personnellement si j’étais ce type de public qui recherche une machine de jeu PC qui ne prends pas de place et transportable pour 75% d’usage jeu mais qui apprécie de pouvoir relier la bête à un écran pour faire de la navigation confortablement ou rédiger un mail avec clavier physique, regarder un film sur grand écran pourquoi pas, eh bien je me dis que si mes finances me permettent un tel achat alors je ne serai sûrement pas réticent à me lancer.

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  • 4 juin 2026 - 21 h 39 min

    @Le Breton: Ce que j’essaie de dire c’est que si nos seuls problèmes sont des problèmes de riche, alors il ne faut pas forcément se sentir couvert de honte et culpabiliser si l’on veut acheter un PC de poche Asus à 2000€ si envie il y a, je considère que c’est pas plus ridicule que d’acheter ces fameux Alienwares.

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  • 5 juin 2026 - 15 h 36 min

    […] La Asus ROG Ally X20 […]

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