Intel annonce le Neural Compute Stick 2

Avec l’Intel Neural Compute Stick 2 la marque continue sur la lancée amorcée avec le rachat de Movidius et de son expertise en analyse d’images. Le nouveau module annonce plus de performances et de possibilités.

C’est à Beijing, pour la conférence Intel AI Devcon, que la marque a décidé de présenter ce Neural Compute Stick 2 qui n’est évidemment pas un produit grand public. La petite clé est toujours aussi compacte et promet des usages d’Intelligence Artificielle et de reconnaissance et analyse d’images grâce à la dernière version de la puce du fondeur.

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A bord du Neural Compute Stick 2, on retrouve donc la toute dernière solution Myriad X issue du rachat de Movidius. Elle apportera les mêmes capacités que la précédente version avec la possibilité d’utiliser plusieurs clés en parallèle pour accélérer les calculs mais également offrir du prototypage plus facile à bord de tout type de solution.

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L’exemple le plus frappant est la création de drones pouvant analyser des objets captés par une ou plusieurs caméras afin d’éviter par exemple des obstacles, suivre des personnes ou compter des éléments. 

Ce genre d’usage est en plein essor et de nombreux débouchés sont imaginables pour des systèmes de reconnaissance d’images. On imagine ce que pourraient donner ce genre de montage pour des services de livraisons autonomes, des robots destinés à l’emballage et à la préparation de commandes, des systèmes de vidéo surveillance ou de vidéo verbalisation par exemple. Ce sont en général les premiers éléments qui viennent à l’esprit. Mais les usages sont beaucoup plus variés :

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Imaginez des systèmes capables de détecter la présence de certaines bactéries dans l’eau en analysant simplement des prélèvements sous un une webcam microscope de manière aisée et sans avoir a recourir à un spécialiste. Cela de manière autonome, sans avoir  a utiliser un serveur distant mais avec le simple apprentissage d’un algorithme en local.

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Des systèmes capables d’alerter un dermatologue sur une anomalie de la peau pouvant dériver en cancer avec un simple examen visuel, 

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Ou un robot capable d’analyser des images en ligne et de détecter tout contenu pédophile afin d’alerter les hébergeurs et les autorités sur les fichiers stockés…

Intel poursuit sur sa lancée et en proposant un objet compact et accessible financièrement, la marque permet à de nombreux développeurs d’ajouter ce type de fonctionnalités dans différents montages. Bien entendu la seconde étape sera la commercialisation des puces Myriad X dans des solutions grand public et industrielles. C’est probablement là qu’Intel fera un réel bénéfice. Quand un constructeur automobile, un fabricant de caméras ou un concepteur de robot décidera d’implanter ces puces en série pour ses nouveaux produits.

Intel Movidius Neural Compute Stick : De l’intelligence offline

Source : Intel

8 commentaires sur ce sujet.
  • 14 novembre 2018 - 20 h 14 min

    Ah le Compute Stick nouvelle génération !

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  • 15 novembre 2018 - 12 h 26 min

    “Imaginez des systèmes capables de détecter la présence de certaines bactéries dans l’eau en analysant simplement des prélèvements sous un une webcam microscope de manière aisée et sans avoir a recourir à un spécialiste.”

    Pierre, je suis navré de te le dire, mais ça doit faire depuis les années 70 (et peut être même avant) qu’on analyse plus “à l’oeil” sous un microscope/ loupe binoculaire la presence de telle ou telle bacterie. On fait des testes chimiques, et si besoin on confirme par séquençage ADN (depuis les années 90). Le mythe de biologiste collé à sont à sa binoculaire… c’est surtout une image d’épinal. ;-)
    Ah et on a jamais reconnu une bactérie à l’oeil. On reconnait des genres ou des formes, mais c’est aussi précis que dire “ouaip c’est un arbre”.

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  • 15 novembre 2018 - 13 h 01 min

    @Neuro: Aujourd’hui une IA peut te dire si il s’agit d’un hêtre, d’un chêne ou d’un tilleul avec une énorme précision.

    Le truc quand tu es dans une région très souvent inondée ou trop sèche, et que tu vis en grande partie e l’élevage, c’est que tu as un gros soucis de potabilité. Les excréments des animaux, les cadavres de bêtes mortes en amont et autres joyeusetés liées aux inondations soudaines rendent l’eau non potable d’une journée à l’autre (voir sur des délais plus courts).

    Si à chaque fois que tu dois consommer l’eau de ton puis tu dois faire un test chimique et en cas de doute emporter un échantillon à 2 jours de marche dans un dispensaire et payer un séquençage, tu as le temps de mourir de soif ou de choper une bonne colique des familles (voir pire).

    Avec un ensemble de composant à moins de 500€ à la louche comprenant une webcam microscope, une raspi et un écran, un NCS et un panneau solaire… Tu peux créer un système qui certifiera et reconnaîtra la grande majorité des bactéries et pourra détecter la présence ou non de e.coli, tu as une réponse immédiate et autonome. Pas besoin de réseau, pas besoin de spécialiste, as besoin d’électricité constante. C’est parfait pour les popuilations nomades par exemple…

    Le projet présenté est à destination de régions où les biologistes sont étonnamment absents et où les populations n’ont de toutes façons pas les moyens de les loger.

    Pour plus d’infos : https://www.youtube.com/watch?v=AUnOE3IDOss

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  • 15 novembre 2018 - 13 h 10 min

    @Pierre, oh j’avais pas lu ta phrase comme ça! Dans ce cas-là si c’est pour dire si l’eau est potable, pour le moins cher possible et le plus vite possible, une bino et un système automatisé me paraissent en effet une bonne idée !
    Bêtement (déformation pro, sorry), je pensais en labo (soit de recherche, soit bio médical, soit analyses diverses). Mais pas dans un pays en développement, dans un pays avec des moyens ! Merci pour ta précision, et désolé pour ma méprise !

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  • 15 novembre 2018 - 13 h 21 min

    @Neuro: Pas de soucis, je pensais avoir sourcé l’image et je ne l’avais pas fait. Oui personne n’imagine remplacer un humain par une IA chez nous (pour le moment du moins, je suis sur qu’un gros malin va tenter l’aventure).

    Je crois que le gus qui a développé Open Water a reçu pas mal de prix et de fonds pour porter le projet sur le terrain déjà.

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  • 15 novembre 2018 - 15 h 10 min

    @Neuro: Même en labo aujourd’hui, on cherche la rentabilité avant tout.
    Si du coup on a un prétraitement des échantillons qui peut gérer 80% des cas où ils sont négatifs juste en les passant automatiquement sous un microscope par exemple, ça fait autant d’analyses supplémentaire en moins et du personnel en moins également, donc les labos seront super intéressés.

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  • 19 novembre 2018 - 16 h 30 min

    […] Pi AI Stick 2801 est une solution qui ressemble beaucoup à la clé Intel Movidius. Une solution créée pour améliorer les capacités de calculs des IA et surtout leur permettre de […]

  • 20 novembre 2018 - 17 h 58 min

    “L’exemple le plus frappant est la création de drones pouvant analyser des objets captés par une ou plusieurs caméras afin d’éviter par exemple des obstacles, suivre des personnes […]”

    Comme je l’avais fait fin 2013 en prédisant les drones et les centrales nucléaires je vais me risquer à une autre prédiction : celle des drones et des VIP au milieu de la foules.
    La reconnaissance d’obstacles permettra bientôt (c’est une question de rapidité de calcul) à un ou plusieurs drones de se faufiler à grande vitesse (20-40 km/h) au milieu d’une foule (un peu au-dessus d’elle) afin de cibler un objectif genre un président de la République par exemple.
    Impossible de le brouiller car il ne recevra pas d’ordre par radio. Impossible de l’arrêter avant car il sera au milieu de la foule.
    Ça va être coton le métier de la protection rapprochée dans les années à venir.

    Le miroir de cette menace c’est l’intervention rapide de secours (trousse de premier secours) au milieu d’une foule.
    Mais, dès lors, se profile une nouvelle menace : à l’instar des courriels aujourd’hui, comment distinguera-t-on les bons des méchants drones ?

    db

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