Présentation : Carte mère Mini-ITX Asus ROG Strix B550-I Gaming

Comment tester une carte mère ? Vous vous êtes déjà posé la question ? Qu’est-ce qui fait qu’une carte est meilleure qu’une concurrente alors qu’il s’agit avant tout d’un support pour d’autres composants ?

C’est mon problème face à cette Asus ROG Strix B550-I Gaming, d’autant que la dernière fois que j’ai testé une carte mère date d’il y a bien longtemps. Manque de repères, manque de retours ces dernières années. Manque tout simplement d’autres cartes équipées du même chipset pour les comparer entre elles. Par quel bout prendre l’objet pour ne pas passer à côté ? Je fouille et je refouille le web à la recherche de tests. J’écume les benchmarks et, rapidement, je m’ennuie à mourir. 


ASUS ROG B550-I ITX
Qui a encore envie de savoir de combien de pouillèmes de performance telle carte obtient en plus par rapport à telle autre ? Je ne nie pas la pertinence de ce type de tests mais il faut voir dans quelles conditions ils sont établis. Lorsqu’on lit des dizaines de tableaux qui comparent des cartes intégrant pèle mêle des puces Intel et AMD, sur trois générations de chipsets. Des cartes graphiques et des configurations aussi diverses que hors de prix, quels résultats obtient t-on alors ? Un gloubiboulga d’expériences rendues encore plus illisibles par des overclockings plus ou moins poussés. Il faudrait que pour chaque sortie d’une nouvelle génération de cartes, les tests soient édités par modèles de chipsets et avec les mêmes composants, pour que tout cela ait un peu de sens.

Bien entendu, c’est un traitement impossible à gérer. Trop lourd, trop coûteux, impossible à mettre en place. Si le résultat aurait sans doute plus de pertinence, cela serait affreusement long et indigeste à lire. La gestion serait de toutes façons totalement ingérable face à l’avalanche de nouveautés que tout cela combine. On se retrouve donc au final face à une batterie de benchmarks qui comparent en réalité plus des “machines complètes” que des cartes mères. La configuration avec le gros processeur hors de prix, une excellente carte graphique, plein de mémoire vive hyper rapide et le tout combiné à un SSD haut de gamme. Des composants loin des machines de monsieur et madame tout le monde. C’est très beau mais cela n’éclaire pas beaucoup sur la réalité de ce que proposent les cartes actuelles.

Comment s’en sortir alors ? Comment juger qu’une carte mère, parce qu’elle donne 10 points de plus qu’une autre sur tel test mais 10 points de moins sous tel autre est meilleure ou moins bonne. Est-ce qu’il faut choisir un modèle parce qu’il propose trois secondes de bonus pour exécuter une routine sans regarder le reste ? J’ai l’impression que l’on passe à côté de l’essentiel pour la plupart des utilisateurs. Qu’est ce qui fait une bonne carte mère aujourd’hui ? Ses performances ? Sa pérennité ? Ses fonctions annexes ? Sa robustesse ? Un peu tout cela à la fois à mon avis.

Une carte mère de transition

La Asus ROG Strix B550-I Gaming est, comme son nom l’indique, une solution conçue pour construire une machine de jeu. Il s’agit d’une solution Mini-ITX, capable de se glisser dans de petits comme de grands boitiers. Elle est assemblée autour d’un Socket AM4 et d’un chipset AMD B550 qui acceptera aussi bien les puces AMD Ryzen 3000 actuelles que les nouvelles solutions AMD Ryzen Zen 3 que la marque vient d’annoncer. Une valeur sûre pour construire une solution robuste et pérenne donc.

ASUS ROG B550-I ITX

C’est, il me semble, la première qualité que l’on peu demander à une bonne carte mère. Regarder vers le futur et non pas les sorties passées du marché. Avec ce chipset B550, la solution d’Asus est raisonnablement penchée vers l’avenir des gammes de processeurs Ryzen pour être confiant. On peut acheter une solution aujourd’hui et se dire qu’on pourra faire évoluer son processeur au gré des sorties futures.

C’est un des atouts d’AMD ces dernières années. Permettre à ses clients de compter sur des chipsets efficaces et suffisamment mis à jour par les fabricants pour les faire durer longtemps. Et Asus est un bon partenaire pour ce type de mise à jour. La marque propose en général des updates importants et de manière assez fréquente. On peut donc compter sur la solution actuelle pour être déjà compatible avec les Zen 3 mais également pour optimiser leur usage suivant les propositions qu’AMD prépare pour le futur.

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La carte propose une série de  fonctionnalités qui assureront de bons services dans la durée. A commencer par la gestion du PCIe X4. Avec deux slots M.2, la ROG Strix B550-I Gaming offrira de très bons débits de données au système. Le premier port M.2 2280 est compatible PCIe 4.0 pour profiter des capacités maximales des SSD les plus exigeants. Le second port M.2 2280 est en PCIe 3.0 plus classique. Cet ensemble, combiné aux autres fonctions SATA de la carte permet d’élaborer des stratégies de stockage complètes qui correspondent aux profils visé par la solution : Le gaming mais aussi la création multimédia. On imagine un système monté sur un SSD NVMe sur le slot PCIe x4, un second SSD M.2 NVMe comme cache pour les applications les plus exigeantes ou pour des jeux.

Les quatre ports SATA également disponibles pouvant accueillir des solutions de stockage supplémentaires : SSD ou disques durs 2.5″ et 3.5″ suivant votre équipement. Ils supportent des montages en RAID 0,1 et 10. Dans le même esprit “futur-proof” le module sans fil embarqué est un 802.11ax, une solution Wifi6 rétro compatible avec les normes inférieures pour, là encore, assurer un service sans fil rapide et moderne. La carte propose enfin un port Ethernet 2.5Gb et du Bluetooth 5.1.

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Le PCIe 4.0 se retrouve également dans le slot PCIe X16 destiné à accueillir une carte graphique afin de ne pas être un goulet d’étranglement et proposer le meilleur de ses performances. Avec 16 GT/s de bande passante, elle pourra gérer les dernières générations de cartes sans soucis. Le gain face au PCIe 3.0 ne sera toutefois pas énorme, le passage au 4.0 étant plus un gage de compatibilité future que de performances supplémentaires.

La ROG Strix B550-I Gaming remplit donc son premier rôle, celui de proposer une solution pérenne. Une base arrière pour une machine efficace et rapide mais qui pourra également accepter des solutions encore plus abouties dans le futur. A noter qu’avec 4 ports SATA 3.0 embarqués, la carte permet de combiner d’anciens stockages issus d’une configuration un peu datée de manière à les utiliser au sein d’une nouvelle machine. Une carte graphique précédente trouvera également sa place sur la carte ainsi que des barrettes de mémoire DDR4 DIMM classiques. Ce pont entre le passé et le futur est intéressant pour qui veut mettre à jour en deux temps une configuration. Acheter aujourd’hui un Ryzen 3000 abordable et profiter demain d’une solution Ryzen 5000 quand les tarifs du côté nouveauté se seront tassés.

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Une carte robuste et intelligemment construite

Un des points forts de la solution, une fois qu’on l’a entre les mains, c’est l’évidente qualité de fabrication de l’ensemble. On découvre une carte au circuit imprimé épais, très travaillé et bien pensé. Le poids de l’ensemble est impressionnant et confirme la densité des éléments. Le design général est classique puisqu’on est dans le cadre d’un cahier des charges complexe à élaborer et un espace des plus restreint. Avec 17 cm de côté, le carré Mini-ITX de cette ROG Strix B550-I Gaming s’impose comme une solution haut de gamme dans sa conception.

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Le tour du propriétaire commence par le connecteur d’alimentation de la solution, un modèle très solidement arrimé au circuit. Placé en haut à gauche du PCB, il permettra de positionner le câble d’alimentation le long du châssis pour qu’il ne gène pas le reste de la ventilation. Il est épaulé par son second connecteur situé à droite de la carte pour les mêmes raisons. Cela évite également de positionner ces éléments au milieu des autres composants et ainsi d’éviter tout problème d’impédance ou de montée en température.

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Au centre, en haut suivent 3 prises permettant de brancher les éléments de refroidissement de la machine : Prise pour le ventilateur, alimentation d’une pompe de watercooling et ventilation de châssis. Là encore, le placement est étudié pour qu’aucun câble ne traverse la carte inutilement. Ces alimentations ventilées sont évidemment gérées par le système tandis que la pompe est toujours alimentée au maximum de ses capacités. Plus loin, on remarque deux connecteurs blancs en trois et quatre broches destinés à piloter d’optionnelles fonctions RGB.

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Tout à droite, quatre LEDs témoins d’activité sont visibles. Elles permettront de vérifier l’état de la machine en temps réel : Du démarrage effectif de la machine, son alimentation électrique en passant par la carte graphique, le processeur et la mémoire vive. Un outil de diagnostic pratique et efficace qui permet de cerner d’éventuels problèmes de montage d’un seul coup d’oeil.

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En redescendant sur la tranche à droite, on découvre le brochage du panneau avant et le branchement du haut parleur, des connecteurs très classiques. Ils sont suivis par un connecteur pour une connectique USB 3.2 Type-C en façade. Ce dernier est blindé, solidement arrimé au PCB et permettra de profiter d’excellents débits si votre boitier propose un connecteur de ce type. Juste en dessous un connecteur USB 3.2 Gen 1 de façade est également visible. Cela complètera les ports situés à l’arrière de l’engin.

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Plus bas, on reconnait les quatre ports SATA 3.0 de l’engin. 

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A gauche de ces SATA , les deux slots de mémoire vive DIMM DDR4 pouvant embarquer un total de 64 Go de DDR4-5100. L’ensemble est évidemment en double canal et emploie la technologie d’optimisation de performances OptiMem II de la marque. 

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Tout en bas de la ROG Strix B550-I Gaming, un port PCIE X16 propose là encore un blindage et une accroche parfaite sur la carte. Au dessus, une protection abrite l’emplacement phare du stockage de la machine.

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Son slot M.2 NVMe. Il est “caché” sous une protection qui va jouer un double rôle. D’abord, elle va permettre de mieux dissiper la chaleur du SSD employé. Les PCIe NVMe les plus performants, ceux qui ont le plus de raison d’être intégrés à ce type de carte, sont en général ceux qui dégagent le plus de chaleur. Asus leur réserve donc un emplacement sur mesure qui les protégera également de toute “couverture” involontaire du SSD par un autre élément.

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On arrive ensuite au dessus à un large dispositif qui vient couvrir la connectique arrière. Cette solution n’est pas anodine, elle est déployée de manière très calculée par Asus qui veut que sa carte puisse encaisser une demande lourde en performance pendant longtemps. Dans le nom de ce modèle, on retrouve “Gaming” ce qui sous entend des sessions de jeu longues demandant beaucoup de performances au système. Pour assurer un fonctionnement optimal, la marque a donc intégré un système de dissipation et de ventilation sur les composants en charge de l’alimentation de la carte.

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Le petit ventilateur se mettra en marche en fonction des besoins et de la chaleur dégagée par les 8 phases d’alimentation Vishay 50A SiC639 pour le processeur et les 2 Vishay 50A SiC639 dédiés au SoC. Le tout est contrôlé par un PWM Digi+ ASP1106. Un ensemble dont la grande majorité des utilisateurs se fiche éperdument mais qui assure la bonne stabilité de l’ensemble.

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La partie arrière propose une connectique assez complète.

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On retrouve deux sorties vidéo avec un DisplayPort 1.4 et une sortie HDMI 2.0. Blindées et solidement accrochées à la carte, elles sont également protégées dans une cartouche métallique.

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On découvre ensuite 3 ports USB 3.1 Gen 2 Type-A et un USB de même catégorie de type-C. En combinaison des ports USB 3.2 Gen 2 Type-C x 1, USB 3.2 Gen 1 Type-A x2 et USB 2.0 x 2 en façade brochés sur la carte mère, cela donne un total assez complet à ce niveau. Le module Ethernet est un 2.5 Gb/s piloté par un chipset Intel I225-V.

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Deux prises d’antenne sont également visibles pour piloter la solution fournie dans la boîte. Au passage, juste un mot sur les performances de celles-ci. La solution a le gros avantage de pouvoir être placée où bon vous semble, au dessus du PC, sur son bureau ou de manière discrète à un endroit qui optimisera son débit. Le résultat est excellent et avec un modem en Wifi6, le débit du chipset AX200 d’Intel est franchement excellent. Le signal reçu comme le Bluetooth 5.1 proposé, est également excellent en portée.

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Trois ports jack 3.5 mm d’apparence classique sont également présents.

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Reste deux ports non listés : un USB Type-A à droite du port HDMI pour commencer. Ce dernier est lié à une fonction Flashback d’Asus qui permettra de flasher le BIOS de la carte mère sans avoir besoin de processeur ni de mémoire. En alimentant juste la carte mère on pourra procéder à l’opération. Cette fonction très utile permettra de mettre à jour le BIOS pour le rendre compatible avec le processeur que vous avez choisi. C’est devenu un atout précieux suite aux évolutions proposées par AMD sur son socket AM4. Les cartes mères sont très robustes et des chipsets comme le B550 ou le B450 ont su traverser de générations de puces Ryzen. Pour pouvoir exploiter une carte mère avec un processeur pas encore commercialisé lors de son achat, cette simple procédure change véritablement la donne. Après avoir téléchargé le BIOS à jour sur une clé USB et inséré celle-ci dans le port USB dédié, vous pourrez donc rendre votre carte compatible avec votre nouveau processeur sans prendre de risque ni être forcé de demander une mise à jour à votre revendeur.

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Autre port visible mais non listé, un USB Type-C visible à droite de la carte sous les prises jack. Celui-ci est dédié à l’emploi d’un DAC audio S210 intégré par Asus et servira à alimenter un casque-micro USB Type-C ou un casque classique au travers d’un câble USB type-C vers jack 3.5 mm TRSS livré. Accessoirement, il s’agit aussi d’un port USB 2.0 qui pourra piloter, par exemple, un hub à ce format ou un périphérique comme une souris ou un clavier avec un adaptateur. 

ASUS ROG B550-I ITXASUS ROG B550-I ITX

L’adaptateur USB Type-C vers jack 3.5 mm livré par Asus dans la boite

A noter également que le circuit audio est séparé du reste de la carte mère, ce qui rend un service intéressant pour sa gestion. Cela évite le parasitage électrique des autres pistes.

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De quoi laisser la place à un amplificateur Texas Instrument OPA 1688 accompagné d’un circuit RC45801 et éviter qu’ils ne bourdonnent ou ne délivrent de masse. Les condensateurs employés par Asus sont également des Nihicon dédiés à un usage audio. Les prises jack, enfin, sont blindées pour éviter que la sortie analogique ne soit parasitée après tout le travail fait sur la carte.

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Les connecteurs audio pour brancher les jacks de boitier sont à aller chercher dans un espace assez exigu et peu pratique. Il faudra enlever le capot de protection du SSD NVMe pour y accéder sans risquer de plier les broches. Ce placement s’explique par la proximité du circuit audio et la volonté de ne pas faire courir les pistes le long de la carte pour les positionner à côté des autres broches. Un choix qui aurait ruiné les efforts de qualité d’implantation audio effectués en amont.

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Des LEDs illuminent les prises jacks à l’allumage de la carte pour retrouver les codes couleurs classiques…

Des détails qui se sentent à l’écoute. Asus propose une solution très satisfaisante et bien implantée, la ROG Strix B550-I Gaming est une carte à la partie audio tout à fait efficace. Pour le jeu avec une gestion du 7.1 assez intéressante, pour le multimédia avec du 5.1 immersif en vidéo et pour la simple écoute audio avec une amplification suffisante pour piloter un casque Hifi au travers du connecteur jack 3.5 mm.

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Au dos de la carte, on peut découvrir le second port M.2 à la norme PCIe NVMe X3 et compatible  SATA. Celui-ci permettra de glisser un SSD M.2 2280 ou 2260 directement sur la carte et même un 2242 au travers d’un petit accessoire d’accroche fourni par la marque. Les vis et entretoises nécessaires sont évidemment toutes présentes dans la boite de votre carte mère.

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Le Digi+ qui pilote le VRM et la tension de la mémoire vive est installé au dos de la carte

On note au passage qu’Asus a déployé des composants des deux côtés du PCB pour améliorer l’intégration de l’ensemble. Une pratique couteuse mais qui évite de monter les éléments les uns à côté des autres et donc d’éviter d’éventuels problème de chauffe. 

L’ensemble de ces choix et cette intégration est clairement bien maitrisée. Ces détails n’apparaissent pas forcément de manière évidente à la lecture d’une fiche technique. Au delà des fonctions basiques d’une carte mère, c’est à dire d’être le support des autres éléments constituant un PC, cette ROG Strix B550-I Gaming propose bien des choses en plus et une gestion toujours maitrisée et solide des composants.

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La ROG Strix B550-I Gaming propose un système stable et efficace

J’ai testé la machine dans une configuration montée avec les pièces que j’avais sous la main. Un processeur AMD Ryzen 5 3600 accompagné par 16 Go de mémoire vive et une Nvidia GeForce 2080 qui calait une porte dans mon bureau. Le résultat est très convaincant. Tous les usages, avec cet ensemble, sont parfaitement accessibles, stables et agréables. Si on se limite à un usage FullHD en jeu, tous détails à fond et sans compromis de qualité visuelle, l’engin ainsi créé est redoutable.

Evidemment, cela est lié à la qualité des composants annexes et je n’ai malheureusement pas assez d’expérience pour tester réellement la carte par rapport à d’autres points de comparaison. Comment se comporte t-elle face à une carte concurrente avec le même chipset ? Je n’en sais rien. D’expérience, je me doute que cela ne doit pas jouer à grand chose par défaut. Mais je n’ai aucune assurance réelle sur ce point. Je n’ai pas été voir ce qui se passait du côté d’un Overclocking poussé non plus, parce que sans point de comparaison cela n’a aucun sens en pratique.

Ce qui m’a intéressé, par contre, c’est encore une fois le côté clair et efficace des propositions annexes de la ROG Strix B550-I Gaming. Son BIOS bien construit qui vous propose une interface lisible et efficace pour régler l’appareil. Mais également une proposition de basculer vers des options d’Overclocking assez facile à gérer de l’autre. La carte propose en réalité deux options : soit un overclocking automatique de votre machine basé sur des profils. Soit une option pour régler finement l’ensemble des éléments de votre carte. Un véritable couteau Suisse de propositions variées s’ouvre alors. Il faudra disposer d’un materiel compatible, en particulier de la mémoire vive adaptée et un système de ventilation processeur plus poussé que celui fourni par défaut, pour s’aventurer dans ces options.

Je ne vais pas vous faire un retour complet sur les performances de l’ensemble, ce serait un peu inutile. Des dizaines de sites vous proposent en Anglais comme en Français des retours sur la ROG Strix B550-I Gaming et son chipset B550. Ils ont le recul suffisant pour comparer l’intérêt de la carte face à la concurrence. Vous trouverez ainsi un test de la carte chez Guru3D en Anglais et sur le Comptoir du Hardware en Français. Leurs conclusions sont assez simples et identiques. La carte se comporte extrêmement bien à l’usage, 

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Fonctions accessoires, le nouvel eldorado des grandes marques

Pour justifier leur positionnement et se démarquer des concurrents, les grandes marques construisent désormais une véritable mythologie autour de leurs produits. Cela passe par l’intégration de fonctions annexes et la mise en place d’un savant marketing destiné à mettre en avant toutes leurs innovations.

Le souci actuel des grandes marques qui embauchent des ingénieurs capables de faire autre chose qu’un simple copié collé des plans et spécifications donnés par les fabricants de processeurs, c’est que leurs efforts sont invisibles dans les comparateurs de prix. Quand on cherche une configuration et qu’on additionne des éléments en fonction des spécifications données par les composants, qu’on colle une carte mère avant tout compatible avec son processeur, on ne se rend pas forcément compte de l’avantage d’un modèle X plutôt que Y.

Pour lutter contre cet effet secondaire provoqué par les configurateurs et les moteurs de prix qui anonymisent les composants pour ne mettre en avant que les disponibilités et les tarifs, il faut donc mettre en avant d’autres fonctionnalités. Et Asus est passé maitre en la matière.

On a déjà parlé de ProCool II plus haut, l’emploi de ports d’alimentation solidement arrimés à la carte mère. Cette appellation est une propriété de la marque même si ce type de solution existe sous un standard classique dans le monde de l’électronique. Ce n’est pas Asus qui a inventé ces connecteurs solides, ils sont présents dans beaucoup d’autres appareils. Le constructeur Taiwanais a, par contre, eu la bonne idée de lui donner un nom et d’en faire un point fort de sa communication. La ROG Strix B550-I Gaming embarque également un circuit OptiMem II pour améliorer les performances de la mémoire vive en travaillant sur son PCB. C’est là encore une appellation maison et un nouveau héros chez le constructeur. Autre appellation du grand bestiaire d’Asus, la norme StackCool 3+ qui consiste à intégrer une couche de cuivre plus épaisse au sein de sa carte afin de proposer une meilleure dissipation de la chaleur pour les composants les plus critiques. 

Toutes ces appellations, toutes ces “normes”, tous ces ajouts techniques ont un prix et justifient en partie le tarif demandé par Asus. Mais c’est également un bon moyen pour la marque de créer l’écart avec les autres constructeurs. En créant une gamme “au dessus” qui s’auto justifie par ce type d’implantations, Asus cherche à séduire les plus spécialistes. Ceux qui sont les plus susceptibles de s’intéresser à une gamme de produits justement plus techniques.

Chez le constructeur, c’est travaillé de manière matérielle mais également logicielle avec une suite d’applications innovantes qui offrent des possibilités qui débordent du simple cadre de la performance processeur. La marque propose ainsi des fonctions de gestion de la bande passante de votre réseau. L’idée est d’analyser en temps réel quels types de données transitent sur votre machine vers Internet et de les trier de manière efficace. L’application va, par exemple, détecter quand vous êtes en train de jouer en ligne et traiter en priorité les éléments qui concerneront votre jeu plutôt que d’autres éléments tournant en tâche de fond sur votre machine. Le résultat théorique est une plus grande fluidité pour vos jeux en ligne, moins de ralentissements et autres problèmes liés à une application secondaire. Cela ne veut pas dire que vos autres programmes ne seront plus actifs, mais simplement que votre PC ne cherchera pas à les traiter si cela devait ralentir votre usage. Tout cela peut se régler finement, programme par programme. L’application permet également de se rendre compte de ce qui occupe votre bande passante. Si votre système ralentit subitement sa connexion, un petit clic vous donnera un aperçu de ce qu’il se passe sur votre réseau. De quoi décider si c’est le moment oui ou non, de faire cette mise à jour de 1.8 Go en pleine vidéoconférence.

J’écris théorique plus haut car je n’ai pas senti d’effet réel à cette fonctionnalité en test sur la carte. Probablement parce que sur une machine neuve, avec très peu d’applications installées, mon Windows n’a pas commencé à laisser fuir trop de données, de vérifications de nouvelles mises à jour et autres éléments qui constituent le joyeux bazar habituel d’un PC Microsoft au bout de quelques mois d’utilisation.

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Autre élément intéressant fourni par Asus, un système de réduction de bruit ambiant. Cette fonctionnalité, compatible avec tout type de casque et de micro, rajoute des capacités supplémentaires par rapport à ce que l’on attend d’une carte mère lambda. L’idée est la même que celle que l’on retrouve dans les smartphones qui sont capables de diminuer logiciellement les bruits ambiants pour ne laisser passer que votre voix. Un système d’intelligence artificielle est là encore mis en place pour capturer le son ambiant depuis un micro et gommer les sons qui diffèrent de ceux d’une voix humaine dans la restitution de votre micro. Pratique pour jouer en ligne mais également pour la vidéo conférence, c’est un ajout qui peut rendre service.

En pratique, le résultat est assez mitigé. Vous l’apprécierez au cas par cas suivant votre environnement. La solution d’Asus fonctionne plutôt correctement et les bruits parasites sont bien gommés pour la plupart. On peut passer l’aspirateur à côté de votre micro, un moteur de voiture peut vrombir dans votre rue sans que cela ne soit entendu par vos interlocuteurs. Les bruits de clavier, si vous tapez pendant une vidéo conférence, sont totalement gommés. Idem pour des sons longs ou répétitifs pas trop forts. Une fois identifiés comme un “bruit de fond” l’application les supprime. Par contre, les sons courts ou en dehors du spectre de l’identification classiques de l’IA, restent assez audibles. Faites tomber un objet au tintement aigu et tout le monde l’entendra. Collez un ventilateur en face de vous, personne ne sera au courant. Cet apport sera franchement agréable à utiliser si vous faites de nombreuses vidéo conférences et que vous ne disposez pas de pièce “à part” pour cela. Il est inclus comme un service dans le prix de la carte.

Je redoutais une baisse notable des performances de la machine en activant ce dispositif, en pratique il n’en est rien, la solution ne semble pas perturber le système outre mesure. A noter qu’il y a une contrepartie à cette solution, par moment votre voix a des accents métalliques désagréables pour ceux qui vous écoutent. Même si vous disposez d’un excellent microphone. Il vaut mieux désactiver l’option logiciellement si vous avez un peu de calme pour vous enregistrer et ne l’activer qu’en cas de besoin. Là, elle sera très utile.

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Autre point très positif de l’offre, la qualité de sa gestion de ventilation. La machine dépend évidemment des composants que vous allez choisir mais le système de gestion d’Asus, baptisé FAN Xpert 4, permet de gérer au mieux toutes les capacités de votre montage. Cela va de la mise en veille complète de certains ventilateurs de boitier en cas de non nécessité à la mise en route du petit ventilateur aperçu dans le backpanel qui va protéger l’électronique de votre carte mère en cas de besoin.

ASUS ROG B550-I ITX

Le petit ventilateur du backpanel sous sa grille de protection antipoussière

Le tout est géré de manière automatisée pour réguler au mieux l’aération de votre PC. Combiné à des ventilateurs de qualité, cela permet de créer une configuration à la fois souple dans ses performances mais également de profiter d’un PC silencieux. La solution est capable de passer de inaudible pour un usage de surf ou de bureautique à un refroidissement plus conséquent en jeu intensif. Le BIOS permet de lancer un outil baptisé Q-Fan qui s’occupe de vos réglages techniques avec un seul bouton d’optimisation. Une fonction assez ancienne mais très efficace qui mesure les capacités de l’ensemble des ventilateurs que la carte peut contrôler et crée un profil de votre machine. En quelques minutes, en mesurant la vitesse de ventilation maximale et minimale de vos périphériques, la carte crée un profil adapté à votre matériel. Du “sur mesures” caché dans un outil “prêt à porter”.

Ces éléments annexes sont importants pour Asus même si la marque ne pourra pas les faire apparaitre dans le listing des composants de votre prochaine configuration. Le reflexe de beaucoup étant de choisir un processeur, une carte graphique et des minimums en mémoire vive et en stockage avant d’ajuster le reste des composants pour rentrer dans une enveloppe. Parfois, il semble bien étrange de rogner sur un modèle de carte mère 10, 20 ou même 30€ plus cher qu’un autre au vu des prestations quelle apportera à votre machine. Mais comme rien de cela n’apparait dans un listing de prix…

ASUS

Jusqu’à son écran de sortie, ce BIOS est bien pensé. La carte propose en effet les éléments habituels : Retour aux valeurs optimisées, sortie du BIOS en sauvegardant vos réglages ou en les passant à la trappe. Mais un autre choix est également présent, celui qui forcera le système à activer les ports USB pour pouvoir booter sur une clé USB facilement.

Petit bémol, l’Armoury Crate, le logiciel maison d’Asus pour piloter de nombreux éléments proposés par la carte, est devenu un peu surchargé. On sent la volonté des développeurs de réunir dans un seul programme toute la gestion des fonctionnalités avancées de la solution. Une volonté qui est quelque peu intimidante pour un néophyte qui n’osera pas vraiment en tirer partie. Trop de menus, de scénarios, un gros mélange entre le tuning de LEDs RGB et des fonctions plus utiles… Une boutique a même été ajoutée par la marque en plus d’un gestionnaire de thèmes pour Windows. C’est bien joli mais un gros travail de simplification, ou un mode “light” qui prendrait plus l’utilisateur par la main, serait un vrai plus. On sent parfois encore beaucoup que Asus est avant tout une boite d’ingénieurs et que leur vision de certains produits est loin des attentes et de la logique d’un utilisateur de base.

ASUS ROG B550-I ITX

Que conclure sur une carte pareille ? Je ne sais pas si c’est la meilleure carte du marché en terme de performances, ni pour l’overclocking. A ce que j’en ai lu, c’est un excellent modèle toutefois. Ce que je sais par contre, c’est que Asus a mis les petits plats dans les grands pour proposer une solution MiniITX solide et durable, de quoi construire une machine de petit format ayant les mêmes capacités qu’une grande tour. La carte est à la fois un gage de durée pour une nouvelle configuration et elle est également capable de supporter une transition entre deux générations de machines.

Finalement, je n’ai aucun grief particulier à déplorer sur cette solution, son prix reste correct, ses fonctionnalités annexes sont excellentes et elle fait parfaitement le travail que l’on demande à une carte mère aujourd’hui. Une base stable et solide pour construire un PC MiniITX et de quoi voir venir le futur plutôt sereinement.
Le dernier défaut de ce type de solution face à une carte ATX standard vient de sa connectique plus limitée. Le choix d’un boitier permettant de connecter les différents brochages USB internes s’avèrera indispensable et malheureusement, c’est un choix parfois assez coûteux. Pour le reste, c’est une très bonne solution qui gagnerait juste à faire un peu le ménage dans ses fonctions logicielles. Elles sont peut être encore trop pilotées par des applications un peu trop pensées pour des experts pour que le grand public puisse en tirer pleinement parti.

Vous trouverez la Asus ROG Strix B550-I Gaming au moins cher chez :

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Asus ROG Strix B550-I Gaming
8.8
Asus ROG Strix B550-I Gaming
  • POSITIF
  • Qualité de la construction
  • Grande évolutivité
  • Fonctionnalités avancées
  • NEGATIF
  • Côté logiciel un peu brouillon
  • Evolutivité
    9
  • Performances et fonctionnalités
    9
  • Qualité globale
    9
  • Prix
    8

Jaune
31 commentaires sur ce sujet.
  • 16 octobre 2020 - 16 h 17 min

    Excellent test.
    En ce qui me concerne, lorsque je choisi une carte mère, je me concentre essentiellement sur les ports disponibles : wifi, thunderbolt, PCIe 4.0 … car c’est à mes yeux les seules differences majeures entre les différents modèles.

    Répondre
  • 16 octobre 2020 - 17 h 41 min

    Salut Pierre, merci beaucoup pour ce retour complet de carte-mère et pour (super!) le retour des vidéos ! cette carte a beaucoup d’atouts pour elle.

    J’avoue avoir apprécié la partie du GPU Nvidia qui calait une porte de ton bureau, faut ranger la chambre là.

    Répondre
  • 16 octobre 2020 - 17 h 44 min
  • 16 octobre 2020 - 17 h 47 min

    @Annoshim: je faisais comme toi, et je regardais aussi le prix bien sûr (pour moi, une carte-mère, c’était pas si critique comparé aux autres composants d’un PC). Et puis, j’ai bien changé d’avis !

    J’ai eu une expérience malheureuse avec une carte-mère pour AMD (au bout de quelques semaines, elle ne fonctionnait plus). J’ai regardé les mauvaises notes sur amazon et j’ai vu pas mal de gens ayant le même souci que moi (sauf erreur de ma part, un problème au niveau des VRM). Bref, depuis je fais très attention aux retours d’expériences en plus des critères que tu as mentionné. C’est pour ça que ça fait plaisir de revoir des tests de Pierre avec une envie de pédagogie derrière pour tout publique.

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  • to
    16 octobre 2020 - 18 h 43 min

    200 balles pour une carte qui n’a que 2 connecteurs ram, euh non

    Super compte rendu sinon et tres jolie carte visuellement – dommage qu’elle sera cachée dans le boitier.

    Et si tu veux in cale porte de meilleure qualité, je veux bien echanger ta 2080 contre un vrai parpaing officiel.

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  • 16 octobre 2020 - 18 h 50 min

    @Annoshim, Idem pour moi.

    Ça rejoint d’ailleurs le constat de Pierre au début de l’article: une carte mère ressemble énormément à une autre carte mère. Constat malheureusement un peu perdu de vue dans la suite du test. Et en conclusion, au moment de faire le bilan face au prix comparé à d’autres cartes ‘basiques’.

    Là on parle d’une cm qui vaut le prix de deux cartes mères ‘de base’. Or par expérience, 3 fois sur 4 quand on veut upgrader sa machine, on finit par renouveler la CM avec. Parce que le socket machin ne correspond finalement plus au cpu qu’on veut x années plus tard ; parce qu’il manque le port bidule, le wifi 9, le bluetooth 27, l’USB 7, etc…

    Bref pour moi, et pour ce composant en particulier, il vaut encore mieux payer deux fois moins en prenant du ‘basique sans fioritures’ et renouveler deux fois plus souvent.

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  • 16 octobre 2020 - 19 h 05 min

    @nouknouk: C’était vrai dans le monde Intel :1156 en 2009, 1155 en 2011, 1150 en 2013, 1151 en 2015, 1151v2 en 2017, 2066 en 2017, 1200 en 2020.

    Ca ne l’est pas trop chez AMD : Socket AM3 en 2008, AM4 en 2017 sans changement depuis.

    Pas mal de personnes ont pu profiter de plusieurs générations de puces Ryzen sur le même socket et faire évoluer CPU/Carte graphique sur la même carte.

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  • 16 octobre 2020 - 19 h 11 min

    Bon test comme d’habitude .
    Merci d’avoir préciser que l’on pouvait mettre un processeur moins puissant ,je serai moins bête pour mon choix la prochaine fois chez le marchand .

    Pas mal de présentation de carte micro ATX mettent surtout en valeur le chipset pour une gamme de processeur supérieur .

    Bien que je cherche un ensemble carte mère en Micro ATX d préférence ,ayant besoin d’un processeur moyen plus petite carte graphique type 1050 ou supérieure et de 8 a 16 Go de RAM .

    L’autre question ,est le choix du stockage .
    Un disque de type M-2 ou un vrai SDD en SATA ,par contre je mettrai un MÉCANIQUE en plus pour le stockage de mes données .

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  • 16 octobre 2020 - 19 h 11 min

    @to: Tout le monde n’a pas besoin de 64 ou 128 Go de ram…
    si tu regardes les stats de Steam par exemple : https://www.statista.com/statistics/265034/proportion-of-used-computers-on-the-online-gaming-platform-steam-by-system-ram/
    33.44% en 8 Go
    39.5% en 16 Go
    8.18% en “plus de 16 Go”

    Je suppose qu’une personne qui veut du MiniITX fait des choix spécifiques dans ce sens. Non seulement on pourra monter à 64 Go de ram avec cette carte mais en plus je pense qu’une personne qui veut 64 ou 128 Go s’orientera probablement vers du FullATX pour d’autres raisons que cela.

    C’est un peu comme si tu disais à quelqu’un qui achète une moto qu’il n’a pas de coffre alors qu’elle coute plus cher qu’une Kangoo… Ce n’est pas forcément pour les même raisons qu’on achète les deux :D

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  • 16 octobre 2020 - 20 h 20 min

    Merci Pierre pour ce test.
    Alors moi pour les cartes mères (la question ne se pose pas pour le mini-ITX) je commence par regarder si tous les slots seront utilisables: typiquement, la carte graphique en occupe 2, et souvent il y a un PCIe 1x juste sous le 16x du GPU, qui se retrouve bloqué.

    Au début on se dit qu’on ne s’en servira pas, mais sur mon vénérable haswell refresh, j’ai finalement mis un SSD NVMe sur le port 8x avec une carte d’adaptation, et j’aimerais bien passer aussi à l’ethernet 2.5Gbps (ce qui va prendre un slot 1x)… et tout sera complet.

    En bas, le nombre de lignes PCIe des CPU grand public étant somme toute assez limité, on se retrouve souvent à choisir entre slot 8x et SSD NVMe… pour m’en assurer je télécharge toujours le manuel des cartes qui restent dans ma short list. Enfin, je suis plus fans d’Asrock et Gigabyte que d’Asus, qui est pour moi le Apple du PC, surcoté et pas toujours fabuleux, là où les outsiders ont souvent plus de fonctions avancées (d’expérience: VT-d pour le passthrough PCIe, hot-swap sur le SATA, etc… )

    Enfin, comme il a été dit, un coup d’œil sur les retours clients histoire de pas acheter une bouse infâme. Il y a des cartes qui ont des étages d’alim (VRM) sous-dimensionnés et qui finissent par lâcher, surtout avec un gros processeur.

    Petite curiosité, les chipsets 570, toujours le haut de gamme à cette heure, tous refroidis par un petit ventilo qui ne va pas manquer de prendre du jeu et devenir bruyant… aberrant. Je n’avais plus vu ça depuis le chipset nForce2 pour Athlon XP (si ma mémoire est bonne). Pour cette seule raison je prendrais effectivement un 550 comme ici.

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  • 16 octobre 2020 - 20 h 46 min

    @Pierre : Je partage ton avis sur la difficulté de savoir ce que vaut une carte mère, et pourtant c’est capital. J’ai eu la mauvaise expérience avec les celerons serie N d’avoir des différences extrêmes avec la même configuration proc/ram/ssd et deux cartes mères différentes. Certaines machines montaient à 100% d’occupation processeur juste en faisant bouger la souris, d’autres 1% seulement…

    En ce qui concerne les processeurs c’est encore pire, qui peut dire en 2020 qu’il y pige quelque chose ? Il y a les annonces, les watts, les hertz et au final on a aucune idée de ce qu’on achète.

    Et si on parle des cartes graphiques, c’est pire encore avec les dénomination abusives, les modernisations des vieilleries et les jongleries entre les types de ram et les cadences associées…

    Et pourtant je suis souvent dans la position de l’acheteur. En désespoir de cause, j’ai pris pour habitude d’installer le même jeu 3d depuis 15 ans et de juger sur pièces les performances. C’est pas évident pour acheter une machine vu qu’on ne peut la tester qu’à postériori.

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  • 16 octobre 2020 - 20 h 50 min

    @Pierre Lecourt: c’est peut-être vrai pour le socket (encore que, ça dépend de la fréquence de renouvellement), bien moins pour tout ce qui va autour.

    Perso l’article m’a fait réagir car je viens justement de monter une config itx (dans le détail: ryzen 5 3600, rx 5500xt, 16go de ram, 512go nvme, dans un fractal node 202 et un écran iiyama 43″ 4k). La config se contente parfaitement d’une Gigabyte GA-B450I AORUS PRO à 125€, où on retrouve pas mal des caractéristiques (gadget ?) de l’asus sus-mentionnée.

    Y’a 100 balles de différence entre les deux CM. A mes yeux ils seront sans doute mieux investis dans un CPU plus puissant, un autre périphérique, ou a garder pour plus tard.

    Après, comme tu dis, chacun ses besoins et envies.

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  • 16 octobre 2020 - 21 h 28 min

    @Pierre Lecourt: A la limite, si tu laisse trainer beaucoup de choses dans ce genre, je veux bien me taper 3h de TGV pour ranger ta piaule. Pas sur que l’inventaire soit complet à la fin :D

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  • 16 octobre 2020 - 21 h 43 min

    @nouknouk: Mais bien sur, je ne dis pas le contraire. Je ne dis pas que cette carte est meilleure que la tienne ou qu’une autre. Juste que les raisons de ce différentiel de prix s’expliquent d’une manière un peu plus logique que “la marge”. Par exemple l’assurance de pouvoir passer en Ryzen 5000. Chose que ton Aorus n’a pas validé parce que sous B450. Ce n’est pas forcément un défaut, cela dépend des intentions de chacun et peut être compensé par Gigabyte si ils se décident a faire une maj du BIOS en conséquence.

    @IvanP.: Ton commentaire montre l’étendue des besoins de chacun. Certains seront focalisés sur la ram, d’autres sur des extensions, d’autres encore sur le silence ou la compacité. enfin certains ne jurent que par la performance pure et dure ou l’overclocking. C’est pour cela que j’ai toujours du mal avec ceux qui m’expliquent que telle oui telle solution est la meilleure. La meilleure pour quoi ? La meilleure pour qui ?

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  • 16 octobre 2020 - 21 h 44 min

    @SirGallahad: Vous n’avez pas idée du bordel que j’accumule. Vous allez bientôt en avoir un aperçu parce que je vais vous faire plus de vidéos….

    Répondre
  • 16 octobre 2020 - 22 h 02 min

    Ici ce n’est pas un site conventionnel de hardware où on teste de masse de produit avec bench et comparatif à l’appui.
    Ici (je pense) on cherche plus un avis d’un consommateur averti, un retour d’expérience.
    Donc tester ce genre de produit avec des bench n’a aucun intérêt (il y a d’autres sites qui le font bien) mais quelqu’un qui donne son avis perso subjectif avec son expérience ça c’est rare et est plus utile.

    Sympa ce système de flashage si seulement on avait ça avant ça nous aurait évité de planter certaines bonnes cartes mères.

    Le port USB-C pour le son je trouve pas pratique. Pourquoi ne pas utiliser l’autre port USB-C en fournissant un adaptateur DAC.

    Tout comme on pourrait servir des LED des ports jack comme sortir optique.

    Grâce au port M.2 sur les cartes mères on peut avoir presque toute une config réussi en un seul bloc.
    L’alim est encore à part sur ce genre de carte (intégré du du Thin-ITX) sauf si on utilise du Pico-ITX où il y aura que la brique à part.
    Et ça risque de se généraliser avec la nouvelle norme ATX d’Intel qui ne va sortir que du 12V.
    Un petit support type table de bench et on a un mini PC sympathique à regarder aussi bien qu’à utiliser.

    Répondre
  • 17 octobre 2020 - 0 h 06 min

    Moi je suis basique, ce que je demande avant tout a une carte mere c’est de ne pas tomber en panne, et puis d’avoir des ports. A chaque fois que j’ai voulu prendre du “hautes performances”, je m’en suis mordu les doigts (une carte Asus et une … MSI ?). Du coup je prends du basique, j’ai jamais eu de panne chez ECS, Asrock et ma Gigabyte “ultra durable” va sur ses 7 ans.
    Ce qui est dommage c’est que les fabricants ne sont pas partulierement intéressés par pousser leurs gammes économiques a faible marge, donc pas de prets presse, donc pas de tests. J’achete a la superstition. Pardon, a l’expérience, comme mon pere achetait des Renault jusqu’a tomber sur une Mégane a l’informatique pas maitrisée du tout ^^

    Répondre
  • 17 octobre 2020 - 8 h 00 min

    @Pierre Lecourt: C’est la logique que j’ai utilisé il y a qq mois : une carte mère à 180€ mais qui m’offre Wifi / BT 5 et un chipset B550 pour mon Ryzen => peu utile aujourd’hui mais …. nul ne connait le futur.

    Répondre
  • Luc
    17 octobre 2020 - 10 h 44 min

    Super article. Merci Pierre et merci pour les retours d’expérience et commentaires éclairés des lecteurs.
    En ce qui me concerne, cela fait bien longtemps que je ne me cogne plus des tonnes de tableaux indigestes et souvent obscurs pour guider mes choix. Je préfère largement ce genre de retour.

    Bon, j’ai pas dit que j’allais casser la tirelire pour autant ;-)

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  • 17 octobre 2020 - 13 h 03 min

    @Pierre Lecourt: je ne dis pas que la gigabyte est mieux. Je pense que c’est d’ailleurs le contraire, cette Asus semble plus évoluée.

    Ce que j’avance c’est: est-ce que la différence entre cette Asus et une autre beaucoup moins chère (la gigabyte n’est qu’un exemple perso) vaut la différence de prix ?

    La réponse est évidemment personnelle et dépend des besoins de chacun. Sur un site de gamers j’aborderais même pas le sujet car le public y voit sans doute une vraie valeur ajoutée.
    Mais sur minimachines, le public n’est pas forcément le même et leurs attentes non plus: Gagner deux fps dans un jeu n’est pas forcément le besoin premier, avoir un BIOS plus joli alors qu’on ira dedans une fois tous les 3 ans n’est pas une grosse valeur ajoutée. Idem pour une carte un poil plus solide alors qu’on n’ouvre pas sa tour tous les samedis. Pas plus que pouvoir piloter un bandeau LED RGBW, etc…

    Bref, l’article est très bien, car il sait aller au delà de la simple spec sheet ou le tableau de bench on est d’accord. Mais il manque pour moi le ‘step back’ dans la conclusion qui dirait: “ok, la carte propose quelques plus. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de payer cette différence de prix pour ça ?”

    Répondre
  • 17 octobre 2020 - 16 h 03 min

    @nouknouk: Ben il me faudrait la Gigabyte en main pour pouvoir en tirer ce genre de conclusion en fait.

    Répondre
  • 17 octobre 2020 - 16 h 47 min

    La Gigabyte B550i est une excellent carte mère même meilleure que la Asus sur de nombreux points comme un refroidissement sans mini ventilo, plus de ports (utiles)… entre autres et un prix plus contenu.

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  • 17 octobre 2020 - 16 h 55 min

    @Will: Envoie, que je teste.

    Répondre
  • 17 octobre 2020 - 22 h 05 min

    Je veux renouveler une config gamer, et cet article tombe à pic même s’il est dejà trop technique pour moi qui n’y connait vraiment rien en carte mère, (je me contente de lire les tests de cartes graphique, et pour le reste, un I7 et un bon SSD m’ont toujours paru suffisant)
    Mais en gros, qqn pourrait m’expliquer ce qui pour une même marque (asus pour ne pas la citer), différencie une carte mère à 150, euros, d’une autre à 350, et d’une autre à 700 ? (grosso modo ce sont les 3 palliers que j’ai notés)
    Merci, pour votre retour, et désolé si la question est naive…

    Répondre
  • 17 octobre 2020 - 22 h 50 min

    Pour ma part, j’aime bien la Asrock B450 Fatality car c’est une des rares carte mère avec un bon rapport qualité-prix à avoir 4 SATA et du LAN Intel. La plupart on du LAN Realtek…
    Ce modèle B550 est aussi avec du LAN Intel, mais à un tarif vraiment prohibitif. Désolé, mais je ne vois pas l’intérêt de dépenser autant dans une simple carte mère. Pour moi la différence de prix avec des modèles plus économiques est mieux dépensée dans de la RAM, SSD, …

    Répondre
  • 18 octobre 2020 - 12 h 10 min

    @SELETZKY: Oublies une config avec un CM d’i7. Pour le même prix (de la CM Intel) chez AMD tu as une CM + 32go RAM (3200MHz).
    ————————————-

    Les postes et billets de Pierre sont toujours pertinent, comme il a bien indiqué il y a des sites qui font les bench…

    Les lecteurs ne doivent pas oublier qu’içi on parle d’une CM Mini-ITX qui a pas mal d’option qui sont intéressant aujourd’hui et dans un futur. Vous êtes minimum tranquille pour 2 ans (avec la garantie) et tranquille au moins 4 ans avec les futurs évolution CPU (Ryzen 3), GPU (PCIE 4.0), RAM (> 3600 MHz voir > 5000MHz), NVME (4×4), WiFi 6 (vous avez le temps de voir venir), …

    En plus c’est une ROG juste 5000MHz) et au moins 1 port M.2 4×4 bien placé et aéré.

    Ha oui, j’oubliais le 3ème point c’est un port PCIe x16 (3.0 ou 4.0) avec la technologie du style d’Asus ou ASRock qui renforce ce port. J’étais étonné de voir des ports pliés voir pétés à cause d’un GPU, par exemple sur des cartes Aorus Elite (A dieu le x16)

    Ce sont les 3 points les plus important pour ma part pour une CM (le reste sera cohérent avec ça).

    Répondre
  • 18 octobre 2020 - 12 h 14 min

    @SELETZKY: Oublies une config avec un CM d’i7. Pour le même prix (de la CM Intel) chez AMD tu as une CM + 32go RAM (3200MHz).

    Edit : Mon message a été coupé.

    Les postes et billets de Pierre sont toujours pertinent, comme il a bien indiqué il y a des sites qui font les bench…

    Les lecteurs ne doivent pas oublier qu’içi on parle d’une CM Mini-ITX qui a pas mal d’option qui sont intéressant aujourd’hui et dans un futur. Vous êtes minimum tranquille pour 2 ans (avec la garantie) et tranquille au moins 4 ans avec les futurs évolution CPU (Ryzen 3), GPU (PCIE 4.0), RAM (> 3600 MHz voir > 4000MHz), NVME (4×4), WiFi 6 (vous avez le temps de voir venir), …
    En plus c’est une ROG.

    Perso, pour une CM à l’heure actuel je trouve que le plus important c’est l’UEFI/BIOS cad une CM qui permet d’OC correctement sa RAM surtout pour les CPU Ryzen. Utilisez une CM qui gère mal la RAM et bloque à 2133MHz (voir pire BSOD ou instabilité de W10) vs une CM qui permet à la RAM de dépasser les 3800MHz jusqu’à 4000MHz (bien sur en 1T) les performances de la config c’est le jour et la nuit. (Rien qu’en jeux et bench, je gagne entre 10% et 20% sans OC mon CPU, de toute façon sur Ryzen les CPU sont déjà au top et OC leur CPU sert presque à rien juste bon à faire mumuse sur 3DMark) (Je n’ai pas dis qu’OC le CPU sert à rien)

    L’autre point important c’est qu’elle est au moins un port compatible NVME 4×4, oubliez le sata has been et lent. Pour ceux qui s’y connaisse un peu, avec mon Nvme non optimisé j’étais à 2240 MB/s en lecture et 1998 MB/s en écriture. Après optimisation, je monte jusqu’à 8666 MB/s et 7466 MB/s.

    Donc en résumé les 2 points super important RAM OC à des fréquences élevés en 1T [3800Mhz – 4000Mhz] ou 2T (>5000MHz) et au moins 1 port M.2 4×4 bien placé et aéré.

    Ha oui, j’oubliais le 3ème point c’est un port PCIe X16 (3.0 ou 4.0) avec la technologie du style d’Asus ou ASRock qui renforce ce port. J’étais étonné de voir des ports pliés voir pétés à cause d’un GPU, par exemple sur des cartes Aorus Elite (A dieu le x16)

    Ce sont les 3 points les plus important pour ma part pour une CM (le reste sera cohérent avec ça).

    Répondre
  • 18 octobre 2020 - 13 h 43 min

    @Nomail:

    Surtout que dans les faits on se retrouve à avoir des cartes mères le pus souvent “compatibles” mais pas forcément les plus adaptées. Je trouve qu’Intel est moins hypocrite avec sa ligne : à chaque génération son chipset et son socket. Car avoir un processeur de dernière génération dont le potentiel est tronqué par un chipset partiellement compatible c’est tout de même dommage. Par contre, je comprends que ça puisse intéresser certains car cela peut permettre d’étaler les dépenses lors des maj.

    Répondre
  • JCB
    18 octobre 2020 - 20 h 08 min

    Ce qui est important dans le test d’une carte-mère, et que aucun site ou magazine ne fait, c’est la qualité des softs et drivers permettant de gérer la carte : overclocking dynamique, RGB, sécurité des ports USB, MAJ du BIOS.. et également les drivers : j’ai un très mauvais souvenir d’une CM Gigabyte avec un chipset réseau performant, mais dont le driver était complètement buggé, et aussi la qualité du driver de la carte son est important. Dernier point, toujours lié à de sujet : la qualité du soft qui permet de mettre à jour les drivers et les softs.

    Répondre
  • hle
    19 octobre 2020 - 10 h 29 min
  • Cid
    19 octobre 2020 - 13 h 03 min

    En 2014 je m’étais foulé d’une configuration en miniITX avec une carte mère MSI Z97 gaming. Quand celle ci a laché peu après la garantie. Ben j’étais bien embêter pour la remplacer. Je suis donc reparti sur de l’ATX (carte mère + boitier) et en version Z97 de base. Pas vu de différence à l’usage et cette config tourne encore. Je compte bien la faire évoluer cette année car j’ai pas de bloque-porte sous la main.
    Le choix de la carte mère sera donc… esthétique :) ben oui j’ai une fenêtre sur le boitier !

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