AMD, numéro 1 du marché des clients légers

Il est un domaine où AMD règne sans contestation possible. Celui des clients légers. Ces petits postes peu gourmands qui servent de relais à une infrastructure plus importantes. La marque y détient plus de 50% du marché.

Les clients légers sont des machines conçues pour servir de terminal à un dispositif assez vaste afin d’en réduire les coûts. On construit typiquement un système de serveurs d’entreprise qui jouera le rôle de sauvegarde, de gestionnaire de messagerie, de mails et d’impression et on distribue autour de celui-ci une myriade de petits ordinateurs qui s’y connectent.

amd-embedded-g-series-soc

Et ces micro-ordinateurs sont apparemment pilotés en masse par des solutions processeurs conçues par AMD. 53% de ce marché lui est acquis. Alors ce n’est certes pas un marché très haut de gamme, ce type de dispositif est avant tout destiné à réduire les coût pour les entreprises qui les mettent en place, mais c’est un marché de volume.

L’utilisation des solutions G-Series semble avoir la faveur des intégrateurs : Avec leur circuit graphique embarqué largement suffisant pour ce type d’usages, un processeur suffisamment doué en calcul, ces puces sont parfaitement calibrées à cet usage.

HP Thin Client

Un client léger typique d’HP

Surtout, les fonctions annexes nécessaires comme la gestion vidéo demandée par les logiciels de vidéo conférence et les capacités de cryptographie utiles pour certains environnements serveur ainsi que des fonctions de gestion de sécurité sont présentes et exploitables dans cette gamme de puces AMD.

Minimachines.net

Un Fujitsu Futro

HP, Fujitsu et Samsung proposent donc des G-Series dans leurs clients légers et voient leurs ventes évoluer dans le bon sens. Avec des outils de virtualisation de plus en plus évolués, il est désormais possible de travailler sur un serveur distant de manière à profiter d’une puissance de calcul importante et partageable. Des outils de création complexes peuvent ainsi être pilotés par autant de postes pourtant équipés d’un matériel insuffisant pour les exploiter normalement. L’argument de la consommation d’énergie extrêmement faible de ce type de postes face à un PC traditionnel achève de convaincre de nombreuses entreprises à l’infrastructure très chargée.

Un retour aux fameux grands systèmes qui fait le bonheur d’AMD.

Source : Fudzilla.

16 commentaires sur ce sujet.
  • 16 décembre 2015 - 15 h 55 min

    Ce qui est un peu malheureux, c’est que ces petits postes clients sous-emploient complètement le chipset graphique intégré.
    Pour ce qui nous intéresse, espérons qu’AMD puisse ainsi assurer son financement et sortir des chipsets avec décompression H265 par hard et HDMI 4K.

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  • 16 décembre 2015 - 16 h 12 min

    @zhir: Bah mis à part un poeu de Youtube pour la pause déjeuner et du 720p de téléconférence, il n’y a pas vraiment d’usages de ces GPU non plus. A moins qu’on utilise un système de calcul qui les prenne en charge pour accélérer le traitement sous tableur ^^

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  • 16 décembre 2015 - 16 h 53 min

    L’économie d’énergie au niveau des clients légers est faible, derrière il y a de l’équipement réseau plus sollicité et des serveurs dans des salles climatisées … l’économie est surtout financière car moins de déplacement/maintenance, le client léger étant plus fiable qu’un pc fixe et les serveurs étant concentrés à un seul endroit et généralement virtualisés donc avec un système robuste moins sensible à la panne mais le tout beaucoup plus dépendant du réseau.

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  • RV
    16 décembre 2015 - 17 h 12 min

    @David:

    Oui et non. Ok pour les gros serveurs dans un salle climatisée, les énormes “switch” réseau etc mais pour prendre l’exemple de ma société, tout cela était déja présent mais combiné avec des antiques tours Pentium 4 encrassées de poussière qui traînaient sous les bureaux. Par contre ces tours ont été remplacées par des clients léger bien moins énergivores, donc oui pour l’économie. Tout dépend de la situation de départ.
    Et puis on parle ici de grosses sociétés avec minimum une cinquantaine de postes et même plusieurs sites géographiquement éloignés reliés sur le même serveur.
    (dans mon cas je peux bouger pour un remplacement imprévu dans un autre site à 50km et me connecter sur le premier poste et retrouver mon bureau, mes mails, mes programmes, mes imprimantes, etc). Dans le cas de la petite PME ca devient moins intéressant, un microserveur et des imprimantes réseau et le tour est joué!

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  • 16 décembre 2015 - 23 h 55 min

    Le client léger existe aussi avec de la Rasp connectée aux machines virtuelles. la consommation électrique devient très faible mais par contre on est cantonné à un seul écran…

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  • PJL
    17 décembre 2015 - 1 h 42 min

    A titre personnel, je trouve que les clients légers évoluent dans le mauvais sens.
    J’avais des T5540 et 5530 qui tournaient sous Windows CE. Aucun PB avec. Juste 2 clefs USB avec moi avec l’image. Un PB, je refaisais l’image.

    Nouveau serveur, nouvelle version de Citrix et mes clients légers se sont pas compatibles.

    On a du commander en urgence des T520 (celui de la photo) sous Windows 7 Embed.
    Je n’ai pu bosser qu’une heure à en préparer un. Ca n’a plus de client léger que le nom. En fait, on se retrouve avec un mini PC et avec j’en ai peur tous les inconvénients lié à la gestion d’un parc de PC.

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  • PJL
    17 décembre 2015 - 1 h 44 min

    @StarLord: Une Raspeberry en entreprise, je le sens mal. Ca fait plus bidouille qu’autre chose.

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  • 17 décembre 2015 - 8 h 43 min

    Ha, et pourtant cela existe et se répand. Et pas forcément dans la bidouille. D’ailleurs ça m’agace un peu que l’on associé Rasp et bidouille.Est ce que pour être pris au sérieux il faut du Dell du Microsoft et du Cisco ? Et que l’on ne peut pas utiliser les cartes de dev, Rasp ou autres des que l’on sort du champ du domicile ? C’est vachement curieux comme système de pensée ! Je t’invite à t’intéresser au concept de désobéissance technologie !

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  • 17 décembre 2015 - 9 h 15 min

    C’est surtout qu’en entreprise, on te demande du matos qui fonctionne tout le temps, et si t’as un soucis t’appelle DELL,HP,Cisco en 4H/24H ton matos est dépanné. Si Les Rasp te lâchent ( je ne dis pas que çà arrive), il va falloir que t’explique le choix d’un truc qui est plutôt associé à la bidouille et ça risque de mal ce passer :).

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  • Ben
    17 décembre 2015 - 10 h 47 min

    Avant on utilisait des clients HP, avec Windows CE. Au niveau de la gestion, c’était catastrophique surtout pour les montées de version ou rediriger vers nouveaux serveurs RDS.. On est passé sur une solution IGEL, ou en clique on peut mettre à jour l’ensemble des clients légers, modifier les configurations et rediriger les clients vers d’autres serveurs. c’est compatible avec quasiment tous les protocoles existant. avec cette solution logicielle, et la robustesse des clients légers plus de problème. par contre c’est de la puce ARM.

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  • 17 décembre 2015 - 15 h 06 min

    Ecoutez, en résumé, en informatique, je crois que c’est Winston Churchill qui avait vu juste.

    “Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des Raspberry”.

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  • PJL
    17 décembre 2015 - 23 h 48 min

    @StarLord: Désolé mais la Raspberry n’est pas un produit prêt à l’emploi.
    IL faut acheter la carte d’un coté, le boitier avec adaptateur VESA de l’autre, l’alimentation, la carte mémoire, le clavier, la souris et l’adaptateur HDMI-VGA (je dois déjà “balancer” 40 clients légers, je ne vais pas en plus balancer mes écrans qui ne sont que VGA) et après faut tout assembler.
    Le client léger, j’ouvre le carton, tout est dedans.
    Donc oui, avec un Raspberry, il faut bricoler pour tout assembler.

    Ensuite, comme tu le dis, c’est un seul écran et on espère passer en double écran d’ici fin 2016.

    Pour la désobéissance technologie, je te laisse le soin d’expliquer ça à un expert comptable ou à un comptable vu que je gère le parc d’un cabinet comptable.

    Pour en revenir à la Raspberry, je pense en utiliser un pour monitorer nos serveurs physiques et virtuels et je prépare un Arduino pour gérer une climatisation passive de la salle serveur mais ça, ce sont nos bidouilles du service informatique qui ne concerne pas vraiment la direction.

    Pour les comptables, il faut de la valeur sure comme l’explique Eltiger et là, la direction a son mot à dire.

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  • 18 décembre 2015 - 10 h 53 min

    http://www.lemagit.fr/actualites/4500260733/Citrix-Receiver-transforme-le-Raspberry-Pi2-en-client-leger

    Dans certaines boites plus ouvertes aux nouvelles technologiques, par exemple une entreprise specialiste de développement à Bordeaux, le Rasp est utilisé en CL et ça fonctionne. Utilisé aussi dans le milieu hospitalier etc…

    Ce qui m’agace un peu c’est de considérer le Rasp comme un gadget, oui c’en est un, mais seulement comme un gadget. Il peut être aussi au coeur de solutions opérationnelles.

    La question de la désobéissance technologique c’est justement la question d’avoir la capacité à considérer les objets sur un autre plan que celui pour lequel l’industriel nous le vend. Dès lors de nouveaux champs d’applications sont disponibles. Il y a de nombreux exemples qui montrent que l’idée initiale du concepteur est débordée par la manière dont les utilisateurs s’emparent d’un produit. Un bon exemple est celui d’internet. Un autre exemple moins reluisant, c’est celui du Minitel, qui aura fini sa carrière en rose.

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  • 20 décembre 2015 - 17 h 07 min

    Vous n’imagiez pas le nombre de solutions industriels embarquées à base de Raspberry, même dans le militaire (c’est mon domaine de travail).

    Dans l’industrie on a besoin de matériel qui dure (en exploitation et en pièce de rechange) 5 à 7 ans minimum et plus si possible. Les PC industriels, ça coûte une fortune et même si un constructeur s’engage sur une durée de commercialisation de 5 à 6 ans, c’est sous réserve qu’il arrive a écouler une quantité suffisante chaque année, sinon c’est retiré du catalogue.

    La Raspberry, ça coûte rien, il y a rien d’inutile (boitier, alim…) que nous faisons sur mesure pour nos besoins (vibrations, chocs, CEM…), la qualité de fabrication est excellente (usine Sony en Europe) et surtout on a les plans électronique et mécanique. Donc dans 5 ans ou plus, si on veut en refabriquer, on peut le demander à n’importe quel industriel (avec des composants compatible récupérer chez des brokers).

    Tout ça pour dire que c’est bien une solution professionnelle, que des grosses industries la mettent au cœur de produit catalogue (donc c’est valider en comité d’investissement) et que ce n’est pas que de la bidouille.

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  • 28 décembre 2015 - 12 h 36 min

    […] exporter. C’est également un acteur important du monde des PC d’entreprises avec des Clients légers reconnus et bien […]

  • 12 février 2016 - 10 h 52 min

    […] faut dire que la concurrence à laquelle l’ Atom X5-E8000 va devoir faire face est rude : Ce marché est trusté par AMD qui a une très bonne gamme de puces à des prix intéressants pour les solutions embarquées. Du […]

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