Akasa a sans doute un petit peu de difficultés ces dernières années sur le marché. Comme beaucoup d’autres, l’annonce brutale de la fin des NUC chez Intel a dû rendre sa situation compliquée. Le fabricant de boitier s’était en effet largement spécialisé dans la construction de solutions dédiées aux minimachines de la marque et avait développé toute une gamme de produits.

Akasa a poursuivi son développement avec les produits Asus tout en se développant vers d’autres secteurs. L’Akasa Kepler se présente donc comme le fruit de cette évolution sur le marché. Il s’agit d’un rack de serveur 2U pensé pour fonctionner silencieusement avec en son cœur une carte mère Micro-ATX. La solution est complète et comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus, le boitier embarque sa propre alimentation.

Le dispositif interne est classique. Un dissipateur en aluminium vient coiffer le processeur et propose à son sommet deux caloducs qui vont transporter la chaleur dégagée vers le côté du boitier Kepler. Akasa indique que l’ensemble est prévu pour assurer un fonctionnement parfait avec des puces Intel Core de 12e, 13e et 14e génération ainsi que des Core Ultra de 15e génération du moment que celles-ci restent dans un TDP de 35W max. Le châssis est donc compatible avec les cartes mères Micro-ATX et Mini-ITX avec des sockets LGA1851 et LGA1700.

Le boitier est fourni avec une alimentation tout aussi passive qui propose 150W pour alimenter l’ensemble. Le Akasa Kepler est surtout pensé pour des usages spécialisés. On retrouve ici différents métiers qui vont du broadcast vidéo à l’enregistrement audio en passant par des solutions industrielles de contrôle ou de gestion de machines outils. Mais aussi les équipements médicaux et autres installations qui redoutent le brassage d’air lié à une ventilation.
Le boitier propose un châssis mesurant 48.18 cm de large pour 30.75 cm de profondeur et 8.7 cm d’épaisseur. Il propose quatre baies de stockage 2.5″ acceptant des unités de 9 mm d’épaisseur dans des caddies disposés en façade. Le boitier propose deux ports USB 3.2 Type-A, un bouton de démarrage et deux LED témoins de stockage et d’activité. A l’arrière, on retrouve quatre ouvertures pour des baies PCIe low-profile qui serviront à communiquer avec d’autres éléments.
Ce produit n’est pas commercialisé de manière classique. Akasa le produit à la demande et l’ajoute donc à son catalogue. D’autres boitiers sont disponibles chez le fabricant et, en particulier, des versions de son Maxwell RC Pro pour les nouveaux NUC Asus Revel Canyon et Cyber Canyon. Beaucoup de leurs produits sont distribués en France sur RueDuCommerce. Il faudra que je me penche sur ces modèles.
Boitier Akasa Kepler
| Caractéristique | Détails |
|---|---|
| Matériau | Acier noir sablé (SGCC) avec dissipateur thermique en aluminium |
| Format de carte mère | Micro-ATX, Mini-ITX |
| Socket supportés | Intel® LGA1851, LGA1700 |
| TDP maximum supporté | 35 W |
| Dimensions (L x P x H) | 481.8 × 307.5 × 87 mm |
| Baies de stockage | 4 × 2.5″ SATA SSD/HDD avec verrou (hauteur max 9,5 mm) |
| I/O avant | 4 × baies 2.5″ SATA SSD/HDD, 2 × USB 3.2 Gen 1 Type-A, voyant d’alimentation, voyant HDD, bouton d’alimentation |
| I/O arrière | 4 × slots PCIe low-profile, ouverture I/O carte mère, entrée AC + interrupteur |
| Bloc d’alimentation | 150 W fanless, AC-DC, sortie multi-voltage |
| Code produit | A-ATX11-M1B |
Alimentation passive 150W
| Caractéristique | Détails |
|---|---|
| Puissance de sortie | 150 W (refroidissement par convection à 40 °C) |
| Tensions de sortie | +3.3 V, +5 V, +5 V standby, +12 V, -12 V |
| Tension d’entrée | 90–264 VAC |
| Dimensions (P × L × H) | 198.0 × 97.0 × 40.5 mm |
| Température de fonctionnement | -10 °C à 70 °C |
| Efficacité énergétique | 83 % |
| PFC | PFC actif (Classe D) |
| EMI | EN 55022 Classe B |
| Protections | Protection surtension, protection court-circuit, protection surchauffe |
| Normes et directives de sécurité | Normes ITE ; BS IEC 62368-1, UL 62368-1 approuvées |
| 2,5€ par mois | 5€ par mois | 10€ par mois | Le montant de votre choix |






Merci pour la découverte de cette marque et du lien sur RueDuCommerce.
L’offre est vraiment variée et permet de répondre à différents cas de figure.
j’avais oublié Akasa. Je me rappelle de leur rhéobus et des ports usb pour baies externes 3.5 pouces
En début d’année j’ai acheté un Asus NUC Ultra 7 155H, excellente machine mais trop bruyante.
J’ai changé pour le boîtier pour l’Akasa Turing. Cela a un coût mais quel bonheur de travailler dans le silence !
@Korb: Oh ! Tu nous ferais un petit retour ?
@Pierre Lecourt:
Bien sûr !
PARTIE : ASUS NUC
À l’époque, j’avais eu un Intel NUC (i5) dont j’étais pleinement satisfait (machine bien construite et assez silencieuse).
C’est pourquoi je me suis tourné vers ce ASUS NUC mais l’expérience a été tout autre sur le plan sonore (il suffit de lire les forums). J’ai même failli le retourner, alors que je ne suis pas particulièrement sensible au bruit.
Côté températures CPU, ce n’était pas fameux avec la configuration d’usine :
– IDLE : ~60 °C
– CHARGE : ~90 °C, avec du throttling !
Je ne joue pas, je suis développeur, mais rien d’extraordinaire côté charge. Même en baissant le voltage (donc les performances), le gain était dérisoire.
Ne supportant plus le bruit, je me suis tourné vers Akasa, d’autant plus qu’en lisant les avis, c’était censé être le top. Et vu le prix (200 €), j’espérais bien que ce soit le cas… Déjà que le PC m’avait coûté 700 € sans disque dur ni RAM. Ca commence à piquer !
PARTIE : BOÎTIER AKASA
En déballant, j’ai été surpris par la taille du boîtier. On s’éloigne clairement de l’esprit NUC.
C’est imposant, lourd, mais la qualité est au rendez-vous. On sent que c’est du solide.
Dans le carton, tout le nécessaire est fourni.
À noter : sur le site, on trouve aussi les instructions concernant le voltage à ne pas dépasser selon le modèle (avec captures du BIOS).
L’installation est simple (démonter la carte mère du ASUS NUC et la remonter dans l’Akasa se fait facilement grâce à une notice claire.) Le seul point un peu pénible était de brancher les câbles sur la carte mère afin de relier les antennes Wi-Fi (non fournies). Mais ce n’est pas spécifique au boîtier.
À l’allumage, heureusement qu’il y a une diode en façade, car sinon il serait difficile de savoir si la machine est en marche.
Et là… quel plaisir de n’entendre absolument rien ! Les températures sont également au rendez-vous :
– IDLE : ~50 °C
– CHARGE : 75–80 °C max pour mon usage.
Le boîtier chauffe un peu, c’est normal, mais jamais au point d’être brûlant, même durant l’été et ses fortes chaleurs.
CONCLUSION
Je suis très satisfait de ce boîtier. Je comprends désormais pourquoi les avis sont si positifs.
Le silence n’a pas de prix, et vos oreilles vous remercieront !
Devenu un fanless addict, plus jamais une mini‑machine avec ventilateur.
@Korb: @korb, merci pour le retour.
@Korb: C’est parti pour 10 ans!
Pour ceux qui ont gardé le ventilo, le bruit deviendra insupportable en moitié moins de temps.
@Korb: Merci d’avoir pris le temps d’un retour :)
@Korb
@Pierre Lecourt:
Je confirme les retours de Korb. J’ai aussi craqué sous le bruit du Asus PN50 équipé en Ryzen 5000u. J’ai bien cru que j’allais tout renvoyer à PC21 avant de céder à la lecture d’un article du blog traitant du boîtier Turing qu’Akasa venait de sortir à l’époque. Même gorge étranglée à la vue du prix. Acheté chez Caseking (les revendeurs étaient peu nombreux à le proposer à l’époque).
Mes tympans ont par la suite respiré. La bécane est toujours en fonctionnement chez mes parents (le virus du gaming m’ayant par la suite frappé… bien sur base d’une une minimachine contenue dans un boîtier de chez https://www.custom-mod.com/ version 4,2L (racheté sur LBC)
Bonjour,
Merci @Korb pour le retour !