MiniPC Chuwi équipé d’un faux Ryzen 5 7430U a été identifié. Un revendeur a confirmé qu’au moins un engin de la marque en était équipé. Un constat plus qu’alarmant qui laisse un doute important pour tous les clients qui ont pu avoir confiance en Chuwi jusqu’ici.

Un MiniPC Chuwi UBox 7430U équipé d’un faux Ryzen
Après les deux portables aux faux Ryzen, c’est donc le Chuwi Ubox 7430U qui porte décidément très mal son nom. L’engin, censé embarquer un processeur 7430U donc, n’est en réalité équipé que d’un 5500U. Soit, exactement le même tour de passe-passe que pour les deux portables de la marque. La multiplicité des références concernées ainsi que des plateformes ne donne franchement pas une bonne image de la marque. S’il restait encore un espoir de sauver l’image de Chuwi, elle est désormais trop salement ternie pour que l’on puisse lui faire confiance à l’avenir.
Et c’est vraiment dommage car certains de ses produits sont bons et la Chuwi aurait pu cultiver une plus grande excellence en poursuivant ses efforts comme l’ont fait d’autres constructeurs ces dernières années. Au lieu de cela, elle a choisi la facilité en choisissant de tricher avec ses clients.

Le pire dans cette histoire est que le client typique de Chuwi se moque probablement de la puissance brute de son processeur. La majorité des acheteurs de ces portables et même de son MiniPC AuBox équipé d’un faux Ryzen était plus intéressée par le prix et l’ensemble des services proposés que par l’annonce d’un gain de 20% de performances supplémentaires. Le 5500U véritablement embarqué dans toutes ces machines aurait probablement eu le même succès sans avoir besoin de dire qu’il s’agissait d’une puce 20% plus rapide.
Chuwi expliquera sans doute qu’il a été berné par son sous-traitant ou, encore une fois, que des puces 5500U ont été glissées par inadvertance dans la ligne de production réclamant des 7430U… Mais quand on appelle littéralement sa machine un Chuwi AuBox 7430U, la moindre des choses est de prendre toutes les précautions possibles pour que le produit qui sorte de chaine embarque au moins un processeur de ce type.
Faux Ryzen, vraies conséquences
Désormais le mal est fait et plus personne ne peut, en toute bonne conscience, croire que la marque est innocente. Je ne conseillerais plus les MiniPC et portables Chuwi à l’achat. Il faudra qu’ils fassent réellement amende honorable et prouvent un large changement d’attitude pour retrouver ma confiance. J’imagine néanmoins qu’en pleine période de crise des composants, ce genre de mésaventure peut s’avérer fatal. La situation d’énormément de fabricants n’est pas glorieuse en ce moment, faire face à ce genre de crise dans cet environnement est plus que délicat. C’est le meilleur moyen de jeter sa marque sous le feu des critiques et de la voir descendre en flammes.
Il y a deux ans à peine, un scandale de virus avait touché des MiniPC chinois. Plusieurs marques en ont fait les frais : Acemagic, Nipogi, T-Bao, Ouvis et d’autres. Les constructeurs ont fait amende honorable, expliqué ce qu’il s’était passé et annoncé avoir pris des contre-mesures. Certaines marques ont eu bien du mal à se sortir de cette impasse, Ouvis a par exemple quasiment disparu des radars. Mais après plusieurs tentatives et tests, les machines des autres marques ont fini par regagner la confiance du public.
Si je conseille toujours de réinstaller son système sur ce type d’engin en suivant le guide de l’époque, je continue de guider certains lecteurs vers ces marques sans crainte. Et, depuis 2024, aucun autre virus n’a été détecté dans ces machines.
Pour Chuwi, la pente à remonter est autrement plus ardue et glissante. Proposer un faux Ryzen donne à penser qu’on est prêt à tout pour vendre ses machines. Comme le disait quelqu’un en commentaire il y a quelques jours, si la marque accepte ce genre de fraude, que penser du reste des composants embarqués ? Mémoire vive, stockage, système et même carte mère, connectique et chipsets. Non seulement la confiance a été rompue entre la marque et les consommateurs, mais son attitude montre que Chuwi en a fait une méthode de vente. Et cela reste difficilement pardonnable.
Source : Notebookcheck
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C’est clair que j’aurias pu éventuellement tenter la marque à l’occasion. Mais je vais rester dans les « valeurs sûres » comme Beelink ou GMKTec.
J’ai déjà tenté il quelques années une tablette Chuwi à 80€ pour voyager tranquille : problème de charge capricieuse. Du coup c’était un soucis,et elle a fini au placard…
Le prix du pas cher!
que le chat n’est pas là, les Chuwis dansent
@Raph: uh uh
Oh surprise !
Ça commence à « faire système »…
*quand
@Jovial:
J’ai connu ça aussi sur plusieurs de leurs tablettes. Une constante chez eux.
Je veux pas faire le bourgeois snob, mais au prix du Xiaomi/Oppo/Vivo et meme Lenovo, le no-name chinois ne vaut plus le coût, que ca soit la conception, les MAJ OS, la fiabilité, ou le SAV.
[…] même problème, aucun signe d’une quelconque action de leur part n’avait été émis. Il a fallu attendre la troisième pour que Chuwi daigne proposer un protocole de prise en charge fort contraignant pour ses clients. […]