Comment le prix des licences de Windows 10 modèle le marché PC

Depuis toujours Microsoft dispose d’un outil qui modèle le marché informatique à sa convenance. Les marques savent que sans licence de Windows les ventes de PC sont largement inférieures par rapport à la même machine vendue avec et toutes obéissent donc aux desiderata de l’éditeur. Un coin du voile se lève sur le prix des licences de Windows 10 et des exigences de Microsoft.

Ce n’est pas la première fois que je vous fais un billet de ce genre, on a déjà souligné par le passé comment les composants de nos machines étaient affectés par les décisions de Microsoft. Mais ce que publie aujourd’hui le site Thurrott est un détail précis du message de l’éditeur à l’industrie du PC actuelle. Premier point, les licences de Windows 10 ne sont pas vendues de manière classique. Elles sont proposées à la tête du client PC.

2018-01-26 12_46_23-minimachines.net

Les prix des licences de Windows 10 seront bientôt proposés dans cinq tarifs par Microsoft, Entry pour l’entrée de gamme. Value pour les machines d’un niveau supérieur, Core pour le milieu de gamme, Core+ pour des engins plus robustes encore et enfin Advanced pour les solutions les plus haut de gamme. Cette stratégie a un effet terrible sur le marché de l’entrée de gamme puisqu’elle empêche les constructeurs de se challenger. Cette méthode de vente lisse totalement l’offre dans des proportions communes de composants. Les licences de Windows 10 et les machines qu’elles visent modulent les tarifs de Microsoft. Elles déterminent le type de processeur, la mémoire vive et le stockage embarqué dans nos PC. Précisant même la diagonale des écrans et leur  définition pour chaque catégorie de machines.

  • ENTRY : Processeurs Intel Atom, Celeron et Pentium. 4 Go de ram et un stockage de 32 Go au maximum. La diagonale de l’écran doit rester sous les 14.1″ pour les portables, 11.6″ pour les tablettes et convertibles et supérieur à 17″ pour les All In One.Cette licence est proposée à 25$.
  • VALUE : Processeurs Intel Atom, Celeron et Pentium. 4 Go de ram et un stockage de 64 Go en SSD ou 500 Go en stockage mécanique. La diagonale de l’écran doit rester sous les 14.1″. Cette licence est proposée à 45$.
  • CORE : Pour les machines n’entrant ni dans la catégorie VALUE, CORE+ et ADVANCED, une licence “fourre-tout” proposée à 65.45$.
  • CORE+ : Pour les processeurs haut de gamme (Core…)  mais la différenciation se complique. La mémoire doit être supérieure ou égale à 4 Go. Elle peut être supérieure à 8 Go si la définition de l’affichage est supérieure ou égale à du 1080p pour les portables, convertibles et All In One. Pour les machines de bureau, cela correspond à une mémoire supérieure ou égale à 8 Go et jusqu’à 2 To de stockage quel que soit le type. Cette licence est proposée à 86.66$.
  • ADVANCED : Processeurs très haut de gamme. Les Core i9 mais aussi les Core i7 de 6 cœurs et plus ou les AMD Threadripper. Sont également concernés les Core i7, AMD FX et Ryzen 7 avec plus de 16 Go de mémoire vive. Mais cela concerne également TOUTES les machines ayant un affichage UltraHD. Cette licence est proposée à 101$.

Que cela soit clair, on parle de machines différentes mais la licence de Windows 10 autorise l’usage d’un seul et même logiciel vendu à des tarifs différents. La licence à 101$ ne donne pas droit à plus de fonctions que la licence à 25$, c’est bien le même système d’exploitation à chaque fois. On retrouve donc la même stratégie de modelage du marché de la part de Microsoft. Elle a du sens d’un point de vue commercial mais elle est délétère d’un point de vue innovation et étouffe totalement l’offre actuelle.

Si un constructeur veut sortir un ultraportable de 11.6″ avec 8 Go de mémoire vive et un affichage FullHD, il devra payer 86.66$ sa licence. La même machine avec 4 Go de mémoire seulement aura doit à une licence CORE à 65$. Un constructeur veut sortir un petit ultraportable, disons un 10″, avec plus de 32 Go de stockage ? Il lui en coûtera 45$ de licence.

2018-02-05 12_21_59-minimachines.net

Cette stratégie de prix des licences de Windows 10 nivelle totalement les machines dans des gammes identiques. Que ce soit Lenovo, HP, Dell, Acer, Asus ou autre, tous les constructeurs vont travailler sur les mêmes composants avec la même règle tacite pour les agencer. Pour de l’entrée de gamme, la marge de manoeuvre est donc très faible et proposer la moindre variation aura un impact très important sur le prix final.

Avec un passage de licence de 25$ à 45$, le prix de l’engin basique qui osera 64 Go de stockage embarqué sera beaucoup plus élevé en magasin. Il ne faut pas oublier que l’on parle ici d’un prix d’achat de la licence, donc hors taxes et hors marges. Quand un fabriquant propose son PC complet, coût de la licence compris, il calcule sa marge dessus au global. Ce prix de licence impacte donc le prix largement plus élevé que les dollars demandés par Microsoft. Le grossiste applique également une marge de quelques points sur le prix de l’engin. Le revendeur fait de même et, au final, le prix public de la machine comprend toutes ces étapes et additionne par dessus la TVA du lieu de distribution.

Les 25$ de la licence Entry peuvent ainsi facilement se transformer en 40 ou 45€ sur le prix final. Mais les 45$ de la licence Value se transforment facilement en 65 ou 70€ au total. Sortir un ultraportable englobant une licence de Windows 10 passant de 45€ à 70€ – sans compter le prix des gigaoctets de stockage en plus – avec comme unique différence un passage de 32 à 64 Go de stockage est très compliqué à justifier pour le client final.

Imaginons que vous souhaitiez sortir un ultaportable 11.6″. Vous lui collez 4 Go de mémoire vive, une définition FullHD, un matériel classique et des finitions classiques. Le prix des licences de Windows 10 évoluera énormément.

  • Avec 32 Go de stockage SSD, sa licence Entry coûtera à elle seule 25$ à l’achat.
  • Avec 64 Go, Windows 10 Value la fera grimper à 45$.
  • Avec 128 Go, on tombe dans la catégorie Core et donc à 65.45$.

En magasin, cela poussera les machines dans des tarifs très différents avec un prix de licence qui se traduira par quelque chose comme 40€ au global pour la version 32 Go et environ 100€ pour la version 128 Go. Il est donc impossible de sortir du rang pour les constructeurs car le client final n’inclut que rarement le coût de la licence de Windows dans son calcul  puisque son tarif est totalement caché. Mais même si il le calcule, il n’imagine pas forcément que celui-ci puisse varier suivant le reste du matériel embarqué.

Vous comprenez maintenant pourquoi les machines se ressemblent toutes.

Evidemment on peut prendre cela dans le sens inverse : en baissant le prix de sa licence suivant les matériels embarqués, Microsoft permet aux constructeurs de casser les tarifs des engins plus entrée de gamme. Si la marque proposait des licences au prix fort pour toutes les machines, l’entrée de gamme n’existerait pas tel qu’on la connait. C’est très vrai mais je ne sais pas si Microsoft saisit bien l’impact de cette stratégie au global. En ouvrant la voie à des licences à 25$ l’achat, l’éditeur a effectivement permis à des constructeurs de proposer des engins plus abordables. Mais cela empêche désormais toutes innovations autres qu’esthétique ou design.

Un constructeur peut proposer un engin plus fin, plus à la mode, avec des bordures d’écran plus étroites ou des connecteurs différents. Il peut toucher à la carcasse de sa machine comme bon lui semble. Mais il ne peut pas modifier son centre nerveux sans créer de grosses vagues sur le prix final.

Si toutes les licences étaient à 100$, le prix moyen de l’entrée de gamme en prendrait un coup, passer de 25 à 100$ aurait un impact négatif sur les tarifs des machines et les constructeurs justifieraient cela par une hausse des composants. Au final, on peut estimer que l’entrée de gamme serait beaucoup plus chère qu’aujourd’hui. Mais les constructeurs seraient libres d’innover et de proposer des machines de tout type. L’offre de Microsoft fait qu’un constructeur aura toujours du mal à justifier les composants embarqués car le surcoût logiciel est totalement opaque pour le constructeur.

Cette nouvelle politique de Microsoft devrait démarrer le 2 Avril prochain1 mais cela ressemble déjà beaucoup à ce que l’éditeur propose aujourd’hui et depuis des années avec Windows. Une politique de tarif qui oscille avec le matériel et contrôle étroitement toutes ses évolutions.

Windows 10 S

Windows 10 S va devenir une option et non plus un type de système spécifique.

Très prochainement donc il existera un Windows 10 Education S, un Windows 10 Home S et un Windows 10 Pro S. La conversion d’un système S à un système standard, et donc la possibilité d’installer des applications hors Microsoft Store, sera toujours possible. Cela coûtera 49$ pour une version Pro et devrait toujours être gratuit pour une version Home. Pour le moment.

Il faut bien comprendre que Windows 10 S est une aubaine pour les constructeurs. Ceux-ci devraient pouvoir monnayer le système moins cher auprès de Microsoft. En faisant cela ils déplacent le prix d’achat de base de la licence complète vers le client final. Le grand public ne saisit pas la différence entre les versions S et leurs énormes limitations et les versions normales. Certains seront donc des acheteurs d’un PC Windows 10 Pro S à un prix intéressant en magasin et découvriront ensuite qu’il leur faudra débourser 50€ de plus pour utiliser leurs logiciels habituels.

D’autres détails sont publiés par le site, Microsoft semble vouloir pousser certaines applications par défaut lors de l’installation de Windows 10. Edge est de celles-ci. Microsoft pousserait les constructeurs à installer son navigateur comme celui par défaut. Mais également à proposer d’office  la version UWP de Linkedin acquise par Microsoft en 2016 pour 26 milliards de dollars.

Les autres installations sont plus habituelles : Microsoft Office serait pré-installé en version d’essai et Microsoft souhaiterait limiter les applications classiques sur le bureau ou dans la barre de tâches à une seule. Pas de limites, par contre, pour les installations issues du Store… Le ratio entre applications classiques et applications du store de Microsoft dans le menu “démarrer” serait dans des proportions de 25% pour les classiques et 75% pour les applications Microsoft Store.

EeePC 701

L’histoire se répète encore et encore

Je suis désolé d’y revenir mais cette évolution des tarifs de Microsoft nous rappelle l’épisode netbook que nous avons vécu avec les premiers EeePC en 2007. Le marché, à l’époque, était piloté par Windows XP et le coût de sa licence ne collait pas avec l’objectif que s’était fixé Asus avec son netbook EeePC 701. La machine était très limitée en matériel, proposée à très bas prix pour l’époque et ne pouvait donc pas absorber le prix d’une licence de Windows sans changer totalement son tarif. Asus a donc pris la décision de proposer son engin sous Linux pour coller à son idée.

EeePC S101 en Linux Francais

Xandros, le Linux du premier EeePC

Devant les ventes très positives de la machine et les réponses qui se préparaient également sous Linux des concurrents comme l’Acer AspireOne ou le MSI Wind, Microsoft a rapidement pris conscience qu’il devait répondre à cette menace. L’éditeur a donc proposé un Windows XP gratuit aux constructeurs avant de structurer cette offre avec l’apparition de Windows 10 Starter jusque là réservé aux pays émergents. Le logiciel était juste piqueté de limitations esthétiques assez mesquines comme l’impossibilité de changer son fond d’écran…

Puis, petit à petit, Microsoft a encadré les éléments des machines pouvant prétendre à Windows Starter jusqu’au moment où ces composants sont devenus totalement obsolètes : Les Atom de l’époque étant dépassés, la limitation à 1 Go de mémoire vive impossible à conserver et les stockages en eMMC de moins de 32 Go devenant totalement rédhibitoires au fil du temps… La licence Starter a enterré les netbooks qui ne pouvaient pas passer à une licence complète de Windows sans changer totalement de gamme de prix.

Aujourd’hui, la réaction de Microsoft ressemble beaucoup à cette mesure castratrice. On peut et on pourra construire des engins de petite diagonale bien équipés avec un processeur Core, 8 Go de mémoire vive, 128 Go de stockage et un écran FullHD. Mais alors il faudra se passer de Microsoft et livrer l’engin sous Linux ou sans système.

2018-02-05 12_18_27-minimachines.net

Une autre solution semble plus logique. Permettre un accès facile aux composants et laisser les clients faire évoluer leur système. Avec des solutions basiques de 2Go/32 Go de base en mémoire et eMMC mais la possibilité de les faire évoluer, on ménage la chèvre et le chou. Le client peut obtenir une licence à bon prix de Windows mais peut également faire évoluer sa machine vers une solution plus viable pour l’avenir. Seul problème, le marché ne se consacrant qu’aux évolution esthétiques des machines depuis plusieurs années maintenant, il a décidé que seule la finesse avait du sens et a choisi de ne plus offrir ce genre de services à ses clients.

Coincé  d’un côté par des licences qui modèlent les composants internes et de l’autre par le design, seul espace disponible pour les marques pour se distinguer les unes des autres, le marché n’est pas prêt de sortir de son marasme.

Notes :

  1. la proposer le premier avril aurait pu être mal interprété…
37 commentaires sur ce sujet.
  • 5 février 2018 - 12 h 38 min

    “COMMENT LE PRIX DES LICENCES DE WINDOWS 10 MODÈLE LE MARCHÉ PC”
    Ou comment M$ crée (indirectement) des machines déséquilibrées et souvent inutilisable au quotidien.

    PS: Dire que chez certaines enseignes on peut trouver des clés d’activation de Windows 10 à moins de 10€.
    Il faudrait que le marché de PC portables et mini PC sans OS se généralise plus.

    Répondre
  • 5 février 2018 - 12 h 45 min

    Oui le marché est sclérosé par les différents points que tu soulignes (M$ qui est rigide au possible et les constructeurs qui ne veulent/osent pas trouver des solutions pour contourner le nivellement par le bas des gammes de clones).

    je trouve quand même cela bizarre de la part de M$ cette facon de penser car dans ce cas nous avons de moins en moins envie de remplacer notre ordi quand l’on se dit que (mise à part le n° de proc Intel passé du 2xxx au 4xxx) rien n’a changé, ni la RAM, ni le SSD en 2/3ans…

    à leur place j’aurais demandé un % sur le prix finale de chaque machine, ils auraient continué de gagner bcp sur les laptop à 2Ke à base de Ci8, 16Go DDR4 et 512Go SSD… mais aurait laissé tout le monde libre d’équilibrer sa machine comme il le veut !
    et nous nous aurions le choix de trouver ce que l’on veut !!!

    Comme mon futur Xiaomi 12′ avec 8Go de DDR4 ! :D
    (ps : au faite Pierre… en attendant ton article sur les mois passer avec, le clavier… pas trop embêtant pour les accents ? j’ai déjà bosser avec un clavier Allemand, c’est faisable mais cela ralenti la frappe de façon incroyable !!! )

    Répondre
  • al
    5 février 2018 - 12 h 57 min

    À quel point Microsoft a-t-il le droit de faire cela? Je trouve surprenant qu’on puisse vendre une licence aussi peu chère sans qu’il y ait une vente à perte. Mais il est vrai qu’il est très compliqué de calculer le cout réel d’une licence…

    Répondre
  • 5 février 2018 - 13 h 07 min

    c’est juste totalement fou comme fonctionnement, et devrai etre illégal … on fait pas le prix d’une pièce en fonction de l’ensemble dans lequel il est intégré c’est du délire !!!

    Surtout que les prix pour industriels sont plsu chère que pour nous ! une license W10 se trouve a 25 € !

    Répondre
  • 5 février 2018 - 13 h 24 min

    “Seul problème, le marché ne se consacrant qu’aux évolution esthétiques des machines depuis plusieurs années maintenant, il a décidé que seule la finesse avait du sens et a choisi de ne plus offrir ce genre de services à ses clients.”

    Voila. L’approche “tout collé” permet ce genre de licence chez MS. Et comme la majorité des utilisateurs ne sait pas/plus assembler un PC à partir de zéro (car justement tout est maintenant collé, les gamers étant une exception notable) cela ne risque pas de changer…

    Finalement les NUCs avec du matériel de portable mais sans ram ni dd sont peut etre le dernier compromis acceptable…

    Répondre
  • 5 février 2018 - 13 h 53 min

    @al: Comment caractériser une vente à perte sur du logiciel ? Vendre 20 exemplaires de Windows 10 ou 10000000 d’exemplaires, c’est presque le même coût pour Microsoft mais bien évidemment pas les mêmes revenus.

    Répondre
  • 5 février 2018 - 13 h 54 min

    A votre avis pourquoi tout est soudé maintenant ? RAM et eMMC les premiers ?
    Ca va dans le sens de la segmentation évoquée ici. Les constructeurs ne sont pas des victimes de Microsoft dans l’histoire, loin de là. Sinon ils feraient tout pour que même l’entrée et le milieu de gamme soit upgradables, rien ne serait soudé et je suis désolé cela n’a rien à voir avec la finesse, j’ai déjà vu des PC Lenovo ou HP ultra épais de 15,6″ aux environs de 500€ où tout est soudé à l’intérieur !. en 2018, 32 Go ce.n’est.pas.exploitable !

    Répondre
  • 5 février 2018 - 14 h 12 min

    Rien de tel que de virer Microsoft et mettre un Linux. Certains fabricants ont une procédure bien rodée pour se faire rembourser la licence. J’ai récupéré 65€ sur mon dernier Asus

    Répondre
  • 5 février 2018 - 14 h 25 min

    moi a la lecture de tout ça je vois tout simplement de l’abus de position dominante, qu’un éditeur dicte sa loi a des constructeurs hardware c’est tout simplement hallucinant que personne n’est porté plainte.

    [Mode grr]
    J’en ai franchement ma claque de toutes ces machines incapable de quoique ce soit,
    J’ai envie de changer de machine mais il n’y a rien d’intéressant à prix correct.
    a quand une puce GPS sous microsoft ?!!!
    [/mode grr]

    Répondre
  • 5 février 2018 - 14 h 39 min

    C’est pas nouveau chez Microsoft cette politique de prix a selon le fabricant de PC .
    A une époque DELL payait beaucoup plus cher ses licences que HP par exemple car DELL osait des machines sous LINUX .

    Je pense que Microsoft et les fabricants pourrait s’entendre pour qu’un Netbook dispose d’au moins 64 Go de stockage.
    La politique de mise ajour de Windows reste aussi aléatoire sur des machines vendues avec un Systeme d’origine .

    Cas de mon ASUS X205TA qui n’as plus de son depuis que je suis passe en version 1709 ou de mon mini PC Z-83II qui ne veux pas passer en 1709 .

    Dans le premier cas ,il semble que Microsoft utilise un gestionnaire qui utilise le port dédié a la carte son ,sur le Z83 ,il est impossible d’utiliser une clé USB ou une carte SD comme lecteur D pour facilité la mise a jour alors que ma carte micro SD a servit a cela sur mon ASUS X205TA .

    Sur l’ASUS le Windows était d’origine en version Française ,sur le Z83 le Windows semble origine USA modifié avec le langage français .

    Meme avec un DVD ,il est impossible d’installé la version 1709 sur le Z83 (version US ,64 bits préconisé par le Z83)

    Répondre
  • 5 février 2018 - 15 h 04 min

    @Dimitri: Si ti te contentes d’un seul linux à 16 ou 20 Go pour le système (histoire que la partition ne soit pas trop pleine et que les mises à jour tournent bien), 8 Go de swap pour 4Go de RAM (qui hébergera /tmp en pratique), ça te laisse entre 2 et 6go pour /home : c’est faisable mais ça reste très juste, inconfortable.

    Le remboursement de la licence Windows est la seule voie possible pour ne pas être gêné par ces 32Go. Ou la possibilité de mettre un SSD en sus des 32Go eMMc, comme Pierre en a fait la remarque.

    Répondre
  • al
    5 février 2018 - 15 h 24 min

    @benoitb:

    Pas facile de savoir combien a couté la création du logiciel ni combien de licences et à quel prix ont été vendues… Mais dans l’idée, je suis d’acccord.

    Répondre
  • Cid
    5 février 2018 - 16 h 21 min

    C’est un peu comme si on faisait un même carburant à prix différent par gamme de voiture. Et encore dans nos carburants actuels y’a des différences, là c’est le même Windows pour tous, mais pas au même prix. Est-ce vraiment légal ?!

    Répondre
  • Max
    5 février 2018 - 16 h 30 min

    Pourquoi ne pas proposer Windows 7 gratuit ?

    Répondre
  • to
    5 février 2018 - 16 h 53 min

    Comment ca se passe pour ceux qui vont upgrader leur pc et qui vont depasser la limite de leur version initiale de windows?

    Répondre
  • 5 février 2018 - 17 h 37 min

    @to:

    ça n’est que pour les constructeurs. Si tu modifies le PC après coup, rien ne change pour toi.

    Répondre
  • 5 février 2018 - 18 h 24 min

    @Will:
    Justement, d’où proviennent ces licences W10 à 15, 10 ou 5 € ?
    Je pensais qu’il s’agissait de licences achetées pour des PC mais non utilisées, mais si elles sont achetées 25€, je ne vois pas l’intérêt de les vendre 10 ?
    et en licence grands comptes, j’ai un peu de mal à imaginer que MS vend des licences à 10€ à certaines entreprises si les fabricants de PC les payent plus cher.

    Alors ce marché gris de licences, d’ou vient il ?

    Cdlt

    Répondre
  • 5 février 2018 - 18 h 40 min

    J’ai une autre question :
    Est il possible d’acheter un mini PC, comme un alfawise X5 et installer sa licence W10 sur une autre machine, tout en n’installant pas W10 sur l’Alfawise ?

    Merci

    Répondre
  • Xo7
    5 février 2018 - 18 h 40 min

    Et madame michu devant son étale ne comprend pas pourquoi dans un meme PC les Go supplémentaires coutent si cher …. Et le vendeur pas plus ! Merci Pierre pour cet article En espérant que les fabricants prennent le contre pied de cette dictature en réalisant des machines évolutives avec toutes les trappes d’acces necessaires…

    Cela me fait penser a une époque pas si ancienne que cela ou la taxe de residence pour une maison se calculait au nombre de fenêtres . Fenêtres / windows une histoire héritage en quelque sorte !

    Répondre
  • 5 février 2018 - 18 h 47 min

    @Emmanuel: non, elle est généralement liée à une signature électronique de la machine.

    Répondre
  • 5 février 2018 - 18 h 53 min

    une licence à 25$ et une barrette de ram amovible avec un port m2 dispo… Même si le constructeur vend la “carcasse” 20€ de plus par rapport a un “tout soudé”, je prends 😉
    Je laisse les licences + + + aux autres consommateurs et tire le max de ma minimachine 😃

    Répondre
  • 5 février 2018 - 19 h 14 min

    Article super intéressant comme d’hab…

    A propos de licences, si je puis me permettre une suggestion d’article, je pense que nous sommes nombreux à nous interroger sur les licences windows “OEM” à quelques euros que l’on voit fleurir sur tous les sites de e-commerce tes que Amazon ou Ebay… D’où viennent elles ? Légales, pas légales ? Si c’était du piratage je doute fort qu’Amazon laisserait faire… mais si c’est légal on comprend difficilement avec la différence avec les prix facturés aux fabricants, que tu évoques dans cet article… Difficile de se faire un avis, et je n’ai pas trouvé d’enquête sur le sujet…

    Répondre
  • 5 février 2018 - 19 h 24 min

    @chelmix: Personne ne répond aux questions donc pas d’enquête. Il faudrait consacrer une vraie enquête, remonter les infos, les recouper. C’est le boulot d’un quotidien mais qui va le faire alors que finalement le grand public s’en fout ?

    Répondre
  • 5 février 2018 - 19 h 43 min

    Les Netbooks ont carrément ressuciter XP, puisqu’à l’époque c’était Vista qui était sur le devant de la scène mais bien vite délaissé.

    Répondre
  • 5 février 2018 - 19 h 46 min

    C’est bien vu comme ça M$ veut probablement essayer d’avantager ses propres machines en montant le prix globale des machines haut de gamme en réduisant l’écart … Plutôt malin mais je trouve ça inadmissible.

    Répondre
  • 5 février 2018 - 21 h 14 min
  • 5 février 2018 - 21 h 45 min

    @chelmix: J’ai déjà tenté de creuser, ça n’a rien donné…

    Répondre
  • Mat
    5 février 2018 - 21 h 57 min

    @Vincent:
    +1

    Mais on dirait que trop peu de personne s’y intéresse.

    Répondre
  • 5 février 2018 - 21 h 58 min

    Pas mystérieux… Il vaut mieux une licence bradée mais “légale” a quelques euros que du piratage pur et dur. L’objectif est de couper l’intérêt de faire du trafic de licence. De toute façon l’impact est relativement minime par rapport a la masse, mais c’est ça de moins dans la poche des pirates.
    Après, il y a des tas de circuit de diffusion de licence
    OEM, entreprises, education, étudiant, Etat, retail, abonnement…. Dans de nombreux cas, l’entreprise peut “offrir ” windows et office a tous ses employés… Toujours dans l’objectif de réduire a rien l’utilité d’un piratage et, du coup, d’avoir une base proprement activée sans copie trafiquée (on download la source direct sur les serveurs de Microsoft ) c’est aussi le prix a payer pour garantir un haut niveau de sécurité et le pas laisser les copies pirates tenir l’image de ms avec des exe trafiqués

    Répondre
  • 5 février 2018 - 21 h 58 min

    @Pierre Lecourt:
    Donc je reste sur la solution W10 à 5 € ?
    en Pro ou Home ? j’ai beau lire la page MS, je ne comprends pas réellement la différence.
    Enfin, juste que la version pro a des outils complémentaires pour l’accès aux réseaux MS ???
    C’est bien celà ?

    Merci

    Répondre
  • 6 février 2018 - 7 h 06 min

    Petite coquille : “avec l’apparition de Windows 10 Starter” au lieu de Windows 7 Starter.

    Sinon, très bon article, très éclairant. C’est rageant de voir que Microsoft est toujours le premier responsable des machines inutilisables qu’on trouve dans l’entrée de gamme. Ou des configurations bancales qu’on trouve dans les autres gammes.

    Est-ce que les constructeurs chinois (de GPD à Xiaomi) sont soumis aux mêmes règles ou les détournent-ils ?

    Répondre
  • 6 février 2018 - 11 h 50 min

    @ptitpaj:
    sur x205ta, le problème de son est réglé par une réinstallation des drivers.

    Répondre
  • 6 février 2018 - 22 h 13 min

    Je pense que ce sont des générateurs de clé, j’ai souvenir que sous Seven ça existait déjà, en 2 ou 3 clic un sticker bleu ‘Exiger le windows original’ s’incrustait dans le système pour indiquer que c’était activé

    Répondre
  • 7 février 2018 - 7 h 24 min

    Un magnifique exemple d’abus de position dominante… Ne doutons pas que la commissaire européenne en charge de la concurrence va se saisir de l’affaire. Euh je sais pas pourquoi mais si je doute depuis 25 ans de la volonté de mettre fin à cette distorsion complète de la libre concurrence sur le marché des os

    Répondre
  • Cid
    7 février 2018 - 13 h 04 min

    @Emmanuel:

    Windows 10 s’installe sans licence et s’active avec n’importe quelle licence Windows 7 (en respectant quand même les versions home et pro mais je n’ai pas vérifié) Il suffit donc de récupérer ou acheter une licence 7 et de l’activer sur un Windows 10 installé sans licence.
    J’ai testé avec des licences OEM 7 Pro collées sur les PC du boulot mais jamais utilisées car licence groupe.

    Répondre
  • Cid
    7 février 2018 - 13 h 06 min

    (j’ajouterai que faute de présence des CD ou version ISO originaux des 7 livrés, je n’ai pas pu les réinstallé en 7… mais en 10 aucun soucis de version d’iso)

    Répondre
  • 14 février 2018 - 14 h 38 min

    Si le prix de Windows était affiché au détail chez les revendeurs, le consommateur serait au courant de cette manoeuvre de Microsoft.

    Ex: PC au tarif de 399€, matériel : 354€, licence Windows 45€

    Il me semblait que le tribunal avait tranché et imposé cet affichage détaillé ?

    Répondre
  • LAISSER UN COMMENTAIRE

    *

    *