Avec ChromeOS, Google se lance dans l’affichage numérique pro

Gros remous sur un marché particulier, celui de l’affichage numérique, qui vient de voir un acteur de poids rejoindre les rangs des fournisseurs de systèmes dédiés à cet usage spécifique. Chrome Based Signage est un nouveau développement pour ChromeOS.

Le marché de l’affichage numérique est énorme avec 13 milliards de dollars cette année et des projections qui le portent à 20 milliards en 2020. Et si les panneaux d’affichage de type écran animé n’ont pas totalement envahi notre espace en France, ils sont déjà très fortement implantés dans d’autres pays où les installations papier font de plus en plus de place à des écrans de plus en plus grands.

Pour suivre ce marché d’assez loin, c’est un des précurseur du monde des minimachines puisque ce sont des solutions industrielles prisées par de nombreux acteurs professionnels. Des machines sont ainsi nées pour cette industrie particulière et dérivées ensuite vers des solutions de salon? Il n’est pas rare encore de trouver des petits PC avec des ports séries qui n’ont rien à faire chez un particulier mais qui prennent tout leur sens dans un dispositif de type distributeur automatique ou pour piloter un écran de 10 M².

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L’affichage numérique cherche depuis toujours des solutions adaptées à ses besoins spécifiques. Plusieurs systèmes se battent pour les faveurs des industriels. Des solutions “maison” sur une base de Linux, mais également des machines sous Android et Windows Embedded.

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Un distributeur de ces minimachines particulières, BroadSign qui propose des solutions à partir de 99$, a récemment étendu son offre logicielle en proposant des engins sous Windows Embedded 8.1 Industry Pro en plus de son parc sous Android habituel. Et de fait, Microsoft a de sérieux atouts pour séduire les fabricants avec Windows. Windows propose un excellent écosystème avec des pilotes efficaces, un vrai support du Flash d’adobe (Un détail pour les particuliers aujourd’hui mais surement pas pour cette industrie particulière) et surtout un suivi très long avec 10 ans de support.

Avec l’apparition des machines d’affichage sous Intel Atom Bay Trail, j’ai ainsi vu apparaître de nombreuses nouvelles solutions qui délaissaient Android pour se tourner à nouveau vers Windows et des Linux compilés sur mesure. Un constat qui n’a pas du rester inaperçu non plus chez Google.

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Les fabricants de ce type de solutions pourront désormais également compter sur ChromeOS, le système d’exploitation des Chromebooks, pour piloter ce type d’engin.

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Le moteur de recherche s’associe avec le fabricant AOPEN pour proposer son OS sur les systèmes d’affichage, les kiosques et autres panneaux en tout genre qui fleurissent dans les cités. AOPEN est un vieux du secteur avec plus de 19 ans d’expérience et des dizaines milliers de machines vendues.

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Pour Google, ChromeOS est le système idéal pour ce type d’applications. Il dispose de sécurités matérielles élevées, d’une grande stabilité et reste très rapide. Autre point central,  il peut être piloté, déployé, surveillé et administré à distance très facilement. Un  élément important pour des panneaux d’affichage difficiles d’accès et des parcs de dizaines de panneaux disséminés un peu partout dans une ville. Avec un système de ce type, une simple connexion suffit pour être mis à jour et surveillé à distance.

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3 machines devraient être disponible chez AOPEN d’ici le second trimestre : Une Chromebox pour les écrans géants et 2 nouveaux All In One baptisés Chromebase en 19 et 22 pouces à destination des kiosques.

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Toutes ces solutions sont proposées comme des machines plug-n-play pour l’affichage digital. On branche et cela fonctionne directement, il y a  juste à déterminer ce que la machine doit afficher et se connecter dessus à distance. Les engins seront tous garantis 3 années et sont conçus pour tourner 24H sur 24.

Merci à Emmanuel pour l’info.

8 commentaires sur ce sujet.
  • 13 mars 2015 - 13 h 25 min

    COol, on va pouvoir hacker de nouveaux espaces pour des grapheurs électroniques, des pubs dénaturées, des slogans détournés, bref enfin un peu de fun en vue.

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  • bic
    13 mars 2015 - 14 h 12 min

    @Dadoo:

    oui ou comme les gens ne regardent plus la télé, la télé va venir à eux.

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  • flo
    13 mars 2015 - 15 h 06 min

    Et pendant ce temps là, à Grenoble on retire les panneaux publicitaires!

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  • 13 mars 2015 - 15 h 50 min

    Petit détails:
    l’affichage dynamique n’est pas que l’affichage de publicité ;-)

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  • 13 mars 2015 - 15 h 56 min

    @poulpator: Clairement, c’est également ce qui apparaît de plus en plus dans n,ombre de lieux pour guider les visiteurs, afficher les horaires et autres… Mais bon le gros du développement actuel concerne la pub faut ps se leurrer

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  • 13 mars 2015 - 17 h 12 min

    Une idée des tarifs? Je viens tout juste d’installer le Pipo X7 pour de l’affichage dynamique, il tourne 24/24 avec du power point et ne chauffe pas.

    La dernière tendance est d’installer des tablettes sur des support à l’entrée des salle de réunion pour y afficher le numéro de salle, la disponibilité et l’heure.

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  • 13 mars 2015 - 20 h 51 min

    hey justement je cherche une solution comme ca pour mettre au boulot, il existe des clients sympa pour ca ? pas convaincu par xibo trop usine a gaz…

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  • 13 mars 2015 - 21 h 31 min

    Le Digital Signage (l’affichage électronique) s’est tout de même ‘achment imposé ces dernières années.
    On l’a vu s’implanter dans les gares parisiennes à partir des années 2010 et remplacer TOUS les panneaux statiques.
    Effectivement, tout est pour eux :
    – plus besoin de personnel pour changer les affiches ;
    – l’informatique qui permet de rendre dynamique, adaptable, les rotations de publicités (tandis qu’elles sont fixes pour un afficheur déroulant) ;
    – la capacité mémoire permettant d’être indépendant du réseau ;
    – le dynamisme qui permet de passer des films ;
    – le rétro-éclairage qui attire l’oeil du passant (c’est fait pour et les films sont conçus de cette manière).

    Pourtant le support n’est pas donné !
    Même les bibliothèques municipales s’y mettent. Témoin la bib de la Part-Dieu à Lyon qui dispose désormais d’afficheurs 75″ à 8 000 boules pièces !
    Punaise !
    db

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