Microsoft fourbit lui aussi ses ARM

Et si Microsoft emboitait le pas d’Apple et se mettrait à son tour à développer ses propres solutions ARM. En partenariat avec Qualcomm depuis des années, Microsoft pourrait faire le grand saut.

C’est Bloomberg qui l’annonce, Microsoft serait en train de concevoir ses propres puces ARM. Des solutions pensées avant tout pour ses serveurs à l’instar d’Amazon qui développe déjà ce type de solutions.

Surface Pro X sous Qualcomm SQ1

Mais au contraire d’Amazon, Microsoft se pencherait également sur la conception de puces à destination de ses produits grand public. Les machines de la gamme Surface de la marque.

Aujourd’hui, les Surface Pro X par exemple, tournant sous la version adaptée ARM de Windows 10, sont pilotées par des SoC baptisés Microsoft SQ1 ou Microsoft SQ2. Des puces qui sonnent comme des productions maison mais qui sont en réalité des adaptations de Snapdragon 8cx de Qualcomm. Même si Microsoft et Qualcomm indiquent travailler main dans la main depuis des années sur la conception et l’optimisation de ces puces, cela n’a sans doute pas le même impact que le développement de solutions entièrement construites en interne par Microsoft.

Surface Pro X sous Qualcomm SQ1

Avec une puce ARM entièrement signée par Microsoft, on peut espérer une optimisation supplémentaire par rapport aux machines actuellement proposées sous Windows 10 ARM. Machines qui sont aujourd’hui très décevantes d’un point de vue performances. Si on compare les résultats d’une Surface Pro X sous Windows 10 ARM aujourd’hui face à un MacBook Air sous Soc M1 d’Apple, l’avantage est tellement écrasant pour le second que la différence fait clairement très mal au duo Microsoft/Qualcomm.

Apple M1

Cette stratégie est donc probablement la meilleure à suivre même si le travail à mener risque d’être compliqué et considérable. Apple développe désormais des puces depuis longtemps, a embauché des ingénieurs hyper compétents et leur a donné les moyens nécessaires pour travailler depuis des années. Le résultat de ce développement paye ses fruits avec quelques génération de smartphones et de tablettes Apple qui n’ont à rougir d’aucune concurrence. Ce travail porte désormais ses fruits dans les PC Apple avec le SoC M1 et va continuer sur sa lancée dans les années à venir avec de probables et nombreuses évolutions dans cette voie.

Si Microsoft veut proposer une alternative pour Windows, il va falloir travailler d’arrache pied pour tenter de remonter sur une échappée débutée il y a longtemps et dont le meneur a toujours autant d’énergie. Microsoft n’est pas seul à tenter de vouloir raccrocher les wagons, Google serait également en train de travailler à ses propres SoC ARM pour ses smartphones et ses Chromebooks après avoir développé ses solutions serveurs. 

A suivre.


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33 commentaires sur ce sujet.
  • 21 décembre 2020 - 16 h 21 min

    fourbit,… :-), ça ce n’est pas une faute de frappe, santé.

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  • 21 décembre 2020 - 16 h 38 min

    Je peux me tromper mais je trouve qu’il y a un manque d’honnêteté dans le traitement médiatique des solutions ARM Microsoft/Apple. Microsoft s’est fait démolir sur la question des performances alors que tout ce qui a été testé n’était que de l’émulation de x86. En face Apple a été jugé sur des applications portées qui s’exécutaient nativement. Evidemment à ce compte les systèmes Apple ont paru bien plus convaincant.

    J’ai du mal à croire que Qualcomm, pétrissant de l’ARM depuis belle lurette, ne fasse écraser par Apple de la sorte. J’ai d’avantage l’impression que c’est la capacité d’Apple (ou l’incapacité de Microsoft) à faire évoluer son écosystème vers sa nouvelle plateforme qui est jugée, et pas la partie purement technique du système.

    Je me trompe Pierre ?

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  • 21 décembre 2020 - 16 h 52 min

    @Jaurès: Il y a du vrai et du faux…

    D’abord le problème serait de comparer que les éléments les plus avantageux au lieu de s’intéresser aux besoins des utilisateurs. Si un constructeur sortait un PC uniquement capable de lire de la vidéo et de lancer MS Word et que sur ces deux postes il proposait des performances et une qualité imbattable… Faudrait t-il pour autant considérer cette machine comme la meilleure ou faudrait t-il s’intéresser au prisme des attentes logiques des gens.

    La proposition de Microsoft en terme de performance liée aux applications optimisée est très maigre. et elle est loin de coller aux besoins et attente d’u utilisateur de PC en 2020.

    Le second problème de Microsoft c’est que si c’est un des seul acteur du marché a pouvoir proposer une solution de système d’exploitation grand public sous ARM, c’est également celui qui a le plus gros passif en terme de logithèque x86. Un passif que la marque traine comme un boulet ici.

    Quand on achète un produit Microsoft Windows Surface on est en droit d’attendre un produit Microsoft Windows Surface. Et donc une compatibilité avec le x86. Chose que la machine ne fournit donc pas. La solution aurait sans doute été de ne pas essayer de profiter du nom “Windows” en baptisant le système autrement. Mais là encore c’est compliqué de se priver de décennies de marketing.

    Autre soucis, l’émulation x86 d’Apple est excellente, réellement impressionnante. Assez puissante pour permettre de lancer des applications x86 avec des traitements tout à fait convaincants. Largement plus que ce que propose le duo Microsoft / Qualcomm aujourd’hui. Ce qui rend la comparaison encore plus difficile pour MS qui propose des amchines a plus de 1000€ avec des performances de PC à 350€…

    Enfin, le résultat des courses pour l’acheteur final, c’est qu’entre une machine haut de gamme comme un Surface Pro X à 1169€ et un Macbook Pro à 1129€ le premier offre un choix TRES restreint en terme d’usages si l’on veut que des produits optimisés face à un second qui offre non seulement déjà des applications tirant partie de sa puce mais également des performances exploitables pour le reste. En gros le Macbook permet de retrouver un vrai ordniateur portable tandis que le Surface Pro X ne fait qu’explorer cette possibilité.

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  • 21 décembre 2020 - 17 h 31 min

    J’ai le sentiment que la différence entre Microsoft et apple c’est l’appuie qu’ils mettent sur la solution.

    Là où un éditeur de soft windows sait qu’il va développer a perte un portage sous windows-ARM, un éditeur de soft apple sait qu’il a quelques années pour migrer ou mourir.

    La différence ?
    Windows reste sous x86, apple migre tout son parc.

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  • 21 décembre 2020 - 17 h 54 min

    Ce jeu de mot high-tech ! Bravo !

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  • 21 décembre 2020 - 18 h 16 min

    L’émulation x64 arrive certes dans les prochains build de windows ARM.Du mieux coté compatibilité x86/x64 certes mais ce n’est pas encore des performances au niveau du cpu M1/emulation Rosetta2

    J’ai du mal a comprendre la “recette” d’Apple pour faire fonctionner leur couche d’émulation Rosetta2 avec autant de pertinence (performance et compatibilité x86/x64 MacOs).

    Qu’est-ce qu’il manque à MS (et Qualcomm) pour arriver à proposer une couche d’émulation x86/x64 aussi performante ?
    Une meilleure intégration Os/SOC pour tirer parti des nombreuses fonctionnalités du SOC ?

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  • 21 décembre 2020 - 18 h 25 min

    @Jaurès:

    Microsoft n’arrive pas à sortir du x86 malgré quelques tentatives. Non que ce soit techniquement impossible (Linux n’a jamais eu ce pb avec un modèle de sources ouverts, faisant tourner un applicatif largement portable nativement sur toutes les architectures supportées par simple recompilation pour ce qui est natif), mais c’est la combinaison historique (30 ans pour windows, sans compter ce qui tourne encore dans une boite DOS) de compatibilité de binaires (non de sources) sur architecture PC/x86 tierce déclinée à l’infini qui les coince.

    Apple est un peu entre les deux: Un modèle source fermé (mais OS sur base open-source aussi qui a simplifié le passage à ARM, BSD pour des questions de licence) mais un matériel maîtrisé, avec l’expérience de changements d’architectures bien négociés dans le passé et des éditeurs tiers qui savent en conséquence bien que chez Apple préserver l’avenir c’est coder portable!

    Microsoft, en prime, quand il a commencé à anticiper de s’affranchir du x86 a voulu la jouer google: L’OS (bye-bye win32, bonjour .NET&Co) devenant une machine à bytecode pour l’applicatif. Mais si on pardonne un non optimum de performance (vs natif) pour des applis légères de débilophone, sur un PC c’est moins vrai. Puis google n’avait pas d’historique/compatibilité à gérer avec en plus un marché plus permissif de ce point de vue (qui s’acharnerait à utiliser une appli abandonnée depuis qq versions d’Android?).
    Cela n’a pas fonctionné, au point que les ressources n’ont sans doute pas été choisies/allouées de manière optimale pour faire une émulation matérielle convaincante, sans même parler d’en concevoir eux-mêmes.

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  • 21 décembre 2020 - 18 h 28 min

    @LBDHS:

    Gare aux gens d’Arm après 20h!

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  • 21 décembre 2020 - 19 h 36 min

    Oula ce fil est parti sur des bases très élevées !

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  • 21 décembre 2020 - 20 h 17 min

    Personnellement je pense qu’il y a bien différence de traitement des situations dans la presse au sens large.

    Pourquoi personne ne crie au scandale quand régulièrement apple change d’architecture et jette le bébé avec l’eau du bain. Ils en pensent quoi ceux qui viennent d’acheter un macbook intel toutes options ?

    Par contre à microsoft on ne pardonne rien. Qui se souvient que microsoft se traine la compatibilité avec des softs métiers depuis 30 ans et qu’ils fonctionnent toujours.

    Les cahiers des charges sont différents, ce n’est pas comparable.

    Et puis on a des pc portables sous intel qui ont 12 heures d’autonomie on s’en fout d’arm ! C’est la mode tant mieux, mais on s’en fout je le répète

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  • 21 décembre 2020 - 20 h 35 min

    @Dadoo: Mais là en l’occurrence on peut lancer un Windows 10 sous Apple BigSur depuis un ARM Apple M1. Les applications x86 fonctionnent sur M1, je vois pas où est le problème. Apple continue en outre de proposer des machines x86 pour faire la transition. Les gens qui ont acheté un Apple Intel ben ils ont un Apple Intel ? Avec toutes leurs options et leurs softs ? Où est le soucis ?

    Le soucis de Microsoft en l’occurrence c’est que les applis métiers ne tournent pas correctement sur les solutions ARM que la marque propose. Masi pas de soucis avec x86 et c’est très bien comme ça.

    Faut juste reconnaitre que ARM est en train de prendre du volume avec de plus en plus d’acteurs qui s’impliquent. Cela ne veut pas dire que le x86 est mort pour autant.

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  • 21 décembre 2020 - 21 h 39 min

    @Pierre Lecourt:
    Bonjour Pierre super billet, je suis tout à fait d’accord avec ton analyse.

    Malgré tout, on peut tout de même se demander si Intel n’est pas content de pouvoir enfin se débarrasser du x86.
    Il faut se souvenir qu’ils ont plusieurs fois essayés dans le passé en sortant l’itanium entre autres, ils avaient aussi une licence ARM… et je pense que le x86 serait mort aujourd’hui si AMD n’avaient pas sorti le x86_64 (64 bits) obligeant Intel à répliquer.

    Le x86 est une ISA qui ne devait pas avoir autant de succès quand il est sorti, c’est le marché qui l’a et continue de le plébisciter, obligeant Intel, AMD et Microsoft à investir pour le maintenir en vie.

    De plus, jusqu’à très récemment, il n’y avait aucune alternative crédible pour justifier la mise à mort du taureau x86. Mais maintenant que l’ISA ARM a plus que fait ses preuves, après toutes les tentatives infructueuses, vous êtes Intel vous ne saisiriez pas cette occasion de pouvoir enfin débrancher la prise ?

    (mode complotiste ON) c’était peut-être leur plan dès le départ avec les performances de leurs puces qui stagnaient depuis quelques années :) (mode complotiste off).

    La Jeep Willis est une voiture formidable elle à beaucoup contribué à la fin de la guerre et de ce fait, à l’essor des trente glorieuses. Mais un moment données, 15 litres aux 100 km à une vitesse de 50 Km/heures c’est difficilement justifiable aujourd’hui avec des voitures qui font du 5 litres au 100 km sur autoroute.

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  • 21 décembre 2020 - 22 h 41 min

    @Diddy: Intel ne peut pas et n’abandonnera pas le x86. Au pire ils feront deux archis en parrallèle. Mais abandonner le x86 serait une erreur financière absurde. La planète tourne au x86 et ça leur rapporte des milliards.

    Et ce n’est pas parce que Apple dégaine le M1 que le marché va suivre pour autant. La majorité des gens vont rester sur le x86 et tant mieux. Je suis pas pressé de me retrouver dans un marché informatique totalement verouillé.

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  • 21 décembre 2020 - 23 h 22 min

    @Pierre Lecourt: Moi non plus je ne suis pas pressé. Mais au rythme ou vont les choses, je ne sais pas si on aura notre mot à dire.
    Tout le monde veut son “chip M1” maintenant, ton billet ci-dessus l’illustre assez bien.

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  • 21 décembre 2020 - 23 h 34 min

    En fait on reproche à Microsoft ARM un manque de performance qui est du au fait qu’il essaient de maintenir un système ouvert (eh oui… pas obligé de passer par un store, et des applis vieilles de 20 ans ou plus tournent encore…). La tentative de passer à une système fermé avec Windows à échoué (Windows RT) parce qu’il ne permettait pas de faire tourner les applications historiques (archéologiques). Il est très facile de développer du code windows compatible ARM, Microsoft devrait sans doute faire un programme incitant les nouvelles applications sérieuses a s’y soumettre.
    Restent la quantité de drivers… qui sans émulation (et encore) ne fonctionneront jamais. Problème que n’aura pas un Mac (mais il n’aura jamais la même richesse historique de matériel et de logiciels encore supportés). C’est un sacré fardeau pour Windows, mais ça relativise le manque de performance. Et n’oublions pas la passage d’un 68040 au powerPC… qui a aussi montré les limites de l’émulation (pourtant on passait d’un CISC à 60mhz à un RISC à 400mhz (de tete !).
    Quand on voit ce qu’offre une suite office actuellement (optimisée ARM), je pense que beaucoup d’entreprises (et de particuliers qui n’utilisent pas de soft pointu ou de hard exotique) s’en satisferaient, avec d’excellentes performances et un coup énergétique moindre. Mais voilà, il y a toujours le petit soft historique….

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  • 21 décembre 2020 - 23 h 41 min

    @Diddy: Oooh je te rassure, plein de gens ne veulent pas de SoC ARM. Pour 1000 bonnes raisons.

    @Blotza: Oui tout n’est pas blanc ou noir…

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  • 22 décembre 2020 - 0 h 17 min

    @Dadoo: les pc portables sous intel qui ont 12 heures d’autonomie, à quel point ils sont moins rapide que du ARM comme le M1 ?

    Pour les serveurs, certains vont peut être dire que les Intel sont performants alors on s’en fout des ARM, mais pas d’autres vu l’énorme différence de prix :
    https://www.anandtech.com/show/16315/the-ampere-altra-review

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  • 22 décembre 2020 - 5 h 29 min

    hahaha M$ s’est lancé dans un combat où ils ont 20ans de retard sur Apple et contrairement à Google ils ont fait des choix très conservateurs sur le x86 du coup leur système et leur communauté sous largués avec des IDE et un code de base conçus spécialement pour utiliser x86, DirectX etc etc, aujourd’hui ils font copains avec Canonical pour implémenter bash et ubuntu mais le temps va être long pour convertir windows en un Linux based et toutes les apps qui suivent, ensuite ils pourront compiler pour la plateforme qu’ils souhaitent, s’ils sous aussi doué avec du CPU qu’avec de l’OS ça promet d’être drôle :p

    j’imagine que les 1ers modèles vont être décortiqués très tôt par Intel et des chercheurs sécurité ^^

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  • 22 décembre 2020 - 11 h 24 min

    Pourquoi Microsoft/Intel n’utilisent pas davantage le RISC-V plutôt qu’aller encore s’enfermer dans un truc de licences avec ARM ?
    Y’a que les chinois et les russes qui sont intéressés par cette techno ?

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  • 22 décembre 2020 - 12 h 25 min

    @Joni : tout à fait… RISC-V et même powerpc, les architectures ne manquent pas…

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  • 22 décembre 2020 - 12 h 54 min

    @Pierre Lecourt: Intel a déjà fait une autre archi en parallèle à 2 reprises, du RISC (avec de l’ARM quand l’écosystème d’ARM était peu développé, et Itanium) pour éviter de se traîner des lourdeurs du CISC, qui on fini toutes les 2 par être abandonnées. Comment il pourrait réussir ce qu’il a échoué précédemment, mis à part refaire de l’ARM en + de ses FPGA (ou du RISC-V si c’est plus tard) pour profiter de l’écosystème d’ARM ?

    @H2L29: j’imagine que les 1ers modèles n’auront pas beaucoup d’originalités puisqu’il doit falloir longtemps et beaucoup d’énergie avant de faire des coeurs customs + efficaces que ce qu’ARM propose tout fait. Qualcomm, Samsung et d’autres on apparemment arrêté leurs coeurs customs pour finalement utiliser ce que propose ARM.

    @joni: l’écosystème autour d’ARM est un avantage si on veut aller vite. La licence du RISC-V pose peut être problème à Intel qui fait lui aussi du ARM pour ses FPGA.

    L’Europe s’en intéresse aussi : https://www.european-processor-initiative.eu/accelerator/
    Pour l’instant ce n’est que pour de l’accélérateur mais il est envisagé à l’avenir de remplacer les coeurs ARM par des RISC-V.

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  • 22 décembre 2020 - 13 h 22 min
  • 22 décembre 2020 - 13 h 28 min

    @Skwaloo: Comment as tu appris a marcher ? Tu es tombé une fois, puis une seconde. Et ensuite tu n’es pas resté sur tes fesses toute ta vie. Tu as appris a marcher en réessayant.

    Intel pourrait réussir de la même manière. En réessayant. Tout simplement. L’abandon d’Itanium n’est pas un échec technologique, c’est un échec de leadership. La marque a des cerveaux brillants et des moyens, elle peut réessayer ou tenter autre chose.

    Répondre
  • 22 décembre 2020 - 13 h 48 min

    @joni: Disons que pour la Chine, ce qui est arrivé a Huawei a due bien booster la motivation de l’indépendance techno. Un mal pour un bien.

    Répondre
  • SGT
    22 décembre 2020 - 14 h 39 min

    Excellent article Pierre merci, et ta remarque “Je suis pas pressé de me retrouver dans un marché informatique totalement verrouillé” résume assez bien l’envers du décor.

    Dernièrement je me suis monté un PC avec des composants “anciens” style i5-2500K Sandy bridge en achetant “apascher” sur leboncoin. Outre le plaisir de monter son PC cela me permet surtout de piloter une grosse imprimante à plat UV dont les drivers et le RIP sont 100% Windows uniquement (avec en plus un peu de bidouille). Donc oui, il y a aussi toute une énorme frange professionnelle qui est et restera Windows.

    N’étant pas particulièrement pro Apple, je les remercie beaucoup toutefois de faire bouger les choses avec leur M1. Le gros plus à mon avis c’est leur rapport watt/performances. Je ne suis pas sûr que Microsoft mette le paquet sur des processeurs Surface vu l’étroitesse de leur marché. Apple au contraire peut compter sur ses développements iPhone et iPad pour avancer sur sa série M.

    Côté Intel, on se souvient de l’époque où leur Pentium Prescott chauffait plus que mesure et AMD qui avait le vent en poupe. Ils ont su redresser la barre et AMD s’est retrouvé largué, à voir de quelle façon ils pourront le faire actuellement. Mais il n’y a pas péril immédiat en la demeure pour Intel, loin s’en faut. Ils doivent cependant repenser au moment où Accorn était venu frapper à leur porte.

    Dans l’absolu je me demande si ARM n’arrivera pas bientôt à un plateau. Je pense qu’il vont eux aussi se frotter aux limites de la gravure et des Ghz. Certes ils vont multiplier les cores pour plus de puissance relative mais le single core va stagner. Je me pose aussi la question côté GPU, en comparaison avec les solutions hdg nVidia par exemple, de comment Apple va gérer cette partie sur ses stations de travail.

    En tout cas c’est passionnant à suivre

    Répondre
  • 22 décembre 2020 - 15 h 27 min

    Microsoft et Apple, ces frères ennemis qui pourraient devenir frères d’ARM, un scénario qui fait… Surface!

    C’est tout pour moi :)

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  • 22 décembre 2020 - 15 h 40 min

    Je me souviens très bien que la promesse de base d’arm était un peu comme celle de linux (et avec les mêmes désillusions) de faire mieux avec moins de tout : plus de vitesse de traitement, moins de mémoire nécessaire, plus d’autonomie avec moins de cellules etc.

    Au final, la surenchère matérielle et logicielle a continué ce qui à mon sens enlève beaucoup de l’intérêt de l’un comme à celui de l’autre. Quel que soit le système dans sa version la plus moderne il est à l’étroit dans 4 go de ram et 32 go de hd… On multiplie les coeurs, les megahertz et tout le reste. Parce que le commerce doit aller de l’avant en abandonnant sur place les vieilles machines.

    Là, par exemple je tape sur un clavier pc qui fonctionne en 5v avec un simple chargeur secteur/usb… Il est “on” toute la journée et il consomme bien assez. Et pourtant c’est du intel…

    Le seul avantage que je vois est à long terme une concurrence qui évitera de pénaliser (trop) le client par la fermeture et le prix des écosystèmes. Pas chez apple bien sur chez qui c’est déjà trop tard depuis des lustres (essayer de mettre 50go de mp3 sur votre i-device pour rigoler).

    Mais j’aimais davantage la promesse de base. A oui elles n’engagent que ceux qui y croient…

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  • 22 décembre 2020 - 16 h 50 min

    il est question du marché du cloud pour ms… là où des vm, conteneur sont entassé pour maximiser le temps cpu/énergie

    pour réduire les coûts de temps cpu, les conteneur, vm sont démarrer à la demande…. et ce termine très rapidement…

    comme quelqu’un a mis le lien, le peu de arm niveau serveur qui tient la route coûte très très cher

    faire un cpu 5 watt et scaler le ratio puissance / consommation est autre chose

    avec le passage au tout web, si ms veut vraiment pousser une autre architecture cpu, c’est beaucoup plus accessible qu’il y a 15 ans…. c’est plus un problème de peur pour bien des gens qui au final ne font que consommer de l’information et non en produire..

    Répondre
  • 22 décembre 2020 - 23 h 06 min

    @SGT: Tu as raison pour les limites en single core mais Les “RISC” avec leurs tailles d’instruction de tailles égales et leurs pipelines sont beaucoup mieux adaptés aux multi cores.
    Ce serait dommage de ne pas exploité cet avantage.

    Répondre
  • 23 décembre 2020 - 3 h 11 min

    Il manquait un signal fort pour signifier que l’architecture x86 était en bout de course. Entre initiés que nous sommes, beaucoup le savaient, mais Apple a envoyé le signal a un public plus large. Microsoft n’a pas d’autre choix que d’aller vers ARM. Il en va de même pour hp, Dell et cie… Ils ne vont pas se regarder en chien de faience pendant qu’Apple relance la loi de Moore à lui tout seul. Le duo Wintel risque de se coller une image de ringardise assez rapidement s’ils ne réagissent pas. Sur le Desktop et le Laptop, je ne vois pas comment le x86 pourrait se maintenir à terme. Concernant les serveurs, ce sera sans doute plus long. Pour moi, Apple refait à Microsoft le coup de l’iPhone, en les faisant paraitre dépassés subitement, et ça, dans le monde de l’IT, c’est annonciateur d’un chamboulement majeur dont on a pas encore idée. Mes propos sont assez radicaux, mais on en a vu des empires tomber, cf IBM, Nokia, Windows Mobile.

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  • 24 décembre 2020 - 4 h 01 min

    le x86 est loin d’être mort, suffit de voir le progrès entre le zen 1 et le zen 3 en terme de performance / watt…..

    alors qu’intel grave encore en 14nm et 10nm et est loin de se faire laminer par amd qui est sur le 7nm

    tel qu’on peut le voir sur anandtech et phoronix, les performances / watt du cpu serveur ampère qui a jusqu’à 80 coeurs sont meilleur que le amd qu’il ont testé qui date déjà de plus de 1 ans, mais rien
    d’extraordinaire

    après c’est plus une question de logiciel…

    Répondre
  • 24 décembre 2020 - 10 h 22 min

    @Marc Collin: “le lien, le peu de arm niveau serveur qui tient la route coûte très très cher”
    Pour toi cette ARM est très très cher ?! Alors qu’est ce que tu en dis des prix des x86 testés ici dont l’AMD est 75% + cher et l’Intel est… 250% + cher !!! Ça pique : “An AMD EPYC 7742 with 64 cores and 225W TDP comes in at $6950, while an Intel Xeon Platinum 8280 with 28 cores and 205W TDP comes in at a price tag of $10009”
    Sur le cloud d’Amazon (AWS) en ARM c’est moins cher aussi.

    “intel grave encore en 14nm et 10nm et est loin de se faire laminer par amd qui est sur le 7nm”
    Le monde a changé, Intel se traîne. La conclusion du test est sanglant “L’offre actuelle d’Intel en matière de Xeon n’est tout simplement pas compétitive pour l’instant, sous quelque forme que ce soit. Cascade Lake est deux fois plus lent et deux fois moins efficace – donc à moins qu’Intel ne donne les puces à une fraction du prix, elles n’ont vraiment aucun sens. Ice Lake-SP est au coin de la rue, mais je ne pense pas qu’il parviendra à combler le fossé des performances ou de l’efficacité.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)”
    Puce Intel qui n’a vraiment aucun sens, c’est déjà bien se faire laminer aujourd’hui. Ice Lake-SP au coin de la rue, le N2 chez ARM aussi. Et ARM a encore la possibilité de faire du SMT. Sur du serveur de calcul les + rapides au monde, un en ARM ne fait pas 10 ni 30% de mieux mais 700% + performant que le meilleur x86 qui est un AMD ! Le M1 est tellement performant que même en émulation du code x86 il n’est pas ridicule face aux Intel utilisés actuellement. Le monde a changé.

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  • 21 janvier 2021 - 9 h 49 min

    @Nicolas: C’est n’importe quoi, l’écosystème Apple ne pourra faire tomber ces monstres car il est aussi fermé que celui de Microsoft donc les pros ne vont pas changer pour se ré enfermer.
    Pour le reste les quelques % de perfs en plus ne vont rien révolutionner du tout pour le péquin moyen dont les performances sont déjà largement suffisantes avec le matos actuel.

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