Shadow : Une nouvelle offre de Cloud Gaming PC en France à 30€ par mois

L’idée du Cloud Gaming n’est pas nouvelle, profiter d’une machine distante pour effectuer des calculs avant de les distribuer à votre écran est également très ancienne. Shadow la reprend à son compte pour proposer à ses clients un listing de composants haut de gamme afin qu’ils puissent, contre une redevance mensuelle, en profiter pour jouer. Avec différents forfaits, la marque Française veut proposer une machine de gamer et accessoirement la dernière que vous auriez à acheter.

Le Shadow est une passerelle permettant d’afficher les images calculées par une autre machine, située à distance et d’intéragir avec elle. Une solution de Cloud Gaming pure et dure avec toujours les mêmes questions et interrogations à son sujet. Le Cloud Gaming j’y crois. J’y crois depuis que j’ai croisé sur un des stands du CES de Las Vegas un serveur GRID de Nvidia qui distribuait des jeux sur des machines alentours. Tablettes, PC, TV, portables et autres solutions en tous genres. J’y crois depuis que j’ai une Nvidia Shield qui m’offre le même type de service que Shadow. J’y crois mais je m’interroge également toujours autant sur la pertinence de la solution sur le réseau actuel.

Shadow Blade

Shadow of Colossus

L’idée de Shadow est donc assez ancienne, il s’agit de proposer un boitier que vous installerez chez vous mais qui ne servira que d’interface entre un serveur distant et vos affichages. Pour être précis, il s’adresse à une lame de serveur, un petit morceau d’un ordinateur surpuissant entreposé quelque part dans une salle blanche. Via une connexion réseau, votre Shadow se connectera à un ensemble plutôt musclé : Une fraction d’un processeur Intel Xeon E5-2600 v3 avec 3 coeurs dédiés par boitier et la capacité de gérer 6 threads pour votre système. Le serveur est en réalité une lame ASUS ESC8000 G3 qui embarque jusqu’à 8 cartes graphiques et deux processeurs Intel Xeon.

Shadow Blade

Une lame ASUS ESC8000 G3

Shadow Blade

La même lame équipée de 8 cartes graphiques TITAN X…

Les équipes de Shadow distribuent ces Xeon 24 Coeurs mutualisés en autant de configurations virtuelles. Shadow indique un résultat équivalent en performances à un Intel Core musclé de type i7. 12 Go de mémoire vive dédiée à votre utilisation de la machine, un SSD de 256 Go et surtout un processeur de Nvidia GeForce GTX 1070 pour les calculs 3D. Le tout est assemblé autour d’un système d’exploitation sous Windows 10 standard, votre Shadow propose en effet une licence en bonne et due forme, du système.

Minimachines

Shadow of colossus puisque le boitier n’est donc que l’ombre d’un colosse-serveur situé en dehors de votre salon.

Le boitier Shadow est quand à lui beaucoup moins pourvu en terme de performances, à vrai dire ce n’est pas vraiment un PC. Il fonctionne sur un processeur AMD Serie-R Merlin Falcon, une puce composé de 4 coeurs x86 AMD Excavator 64 Bits et d’un coeur graphique Radeon. Une puce que l’on trouve plus facilement dans un PC de salon, il a les faveurs des affichages numériques et se retrouve également dans des appareils d’imagerie médicale. Je ne crois pas avoir déjà croisé un PC de particulier équipé de cette solution. Si Shadow a choisi cette puce, c’est à cause de son prix attractif, de sa robustesse et de la capacité de son système graphique à décoder à la volée et sans problèmes, les flux vidéos H.264 et H.265 qui lui seront envoyés par le serveur distant.

Shadow-01

Le boitier propose une assez belle interface en terme de connectique : Un double affichage Displayport pour commencer, ce qui permettra de se connecter à un large éventail d’affichage avec quelques adaptateurs au pire. On comprend pourquoi Shadow n’a pas choisi de HDMI, la taxe imposée par cette norme aurait augmenté inutilement le prix du boitier. Le passage par un adaptateur DisplayPort vers HDMI livré évite ce surcoût. Petits problèmes liés à ce choix par contre, pas de G-Sync ni la possibilité de garantir une fonction HDCP parfaite pour les contenus protégés…

Shadow-02

Quatre ports USB sont également disponibles, deux en USB 3.0 et deux en USB 2.0, un port Ethernet gigabit et un module Wifi/Bluetooth sont également disponibles. Enfin, une double prise jack 3,5 mm est disponible pour brancher casque et micro.

shadow_cristal-white

Les choix effectués ont du sens, si il semble étonnant de proposer de l’USB 3.0 pour un boitier qui travaillera à distance, c’est sans compter la capacité de la machine à décoder des flux vidéo H.265 et inférieur et qui pourra venir piocher des films sur un disque dur ou une clé USB par exemple.

La question que l’on peut se poser est plus esthétique puisque le boitier est plutôt visible avec un design très anguleux pas forcément utile et un système de led rouge bien méchamment voyant. Comme si le look fantasmé du cockpit de vaisseau spatial était un pré-requis indispensable au bon fonctionnement d’un PC de jeu. Je ne suis pas expert marketing dans ce domaine mais j’aurais largement préféré un boitier au format chaîne Hifi qui puisse se poser au dessus d’un ampli, d’un tuner ou d’un lecteur optique. Mais cette proposition aurait probablement moins d’effet d’un point de vue communication pour la marque. Autre détail qui « gène »: la présence d’un système de ventilation au sein du boitier, le processeur AMD est en effet ventilé. L’unité elle même est assez peu gourmande avec une consommation de base de 12 Watts et des pics à 20 Watts. Il aurait été  merveilleux de voir le budget « leds et design anguleux » être redistribué en un budget « refroidissement passif ». Peut être pour une prochaine édition.

Shadow : Comment ça marche ?

Le fonctionnement est simple, le boitier de votre salon affiche le contenu calculé à distance par le serveur Shadow et transmet vos ordres vers ce dernier. Vous lancez un jeu, il se charge à distance et s’exécute. Pendant que vous jouez chaque action lancée sur votre boitier de salon est transmise par le réseau jusqu’à votre serveur dédié, ce dernier calcule la conséquence de votre action et propose ensuite la conséquence en image. Cette image est ensuite non pas dirigée vers votre écran mais vers le réseau après avoir été compressée en H.264, c’est une des fonctionnalité des puces Nvidia de dernières génération. Elles sont capables de proposer un affichage vers une sortie vidéo comme un encodage en temps réel vers un réseau.  Vous récupérez alors le flux de la même manière qu’une vidéo en streaming, le boitier Shadow le décompresse et l’affiche.

Shadow Blade

Le circuit est donc, comme toujours, hyper dépendant de la qualité de votre réseau. En cas de mauvaise bande passante, de ping trop long ou de baisse drastique du débit, l’expérience sera énormément altérée. Cela peut se traduire au mieux par une pixellisation importante de l’image, au pire par des ordres qui mettent un temps trop long à être effectués ou à un gel de l’image pendant quelques instants. Autant de problèmes qui ne raviront pas les joueurs exigeants mais qui ne devraient pas apparaître sur les lignes de type fibre.

Nvidia Shield TV

Pour avoir expérimenté ce type d’offre avec la Nvidia Shield et son GeForce Now qui propose, elle aussi, un abonnement pour jouer à des jeux PC dématérialisés à distance sans toutefois proposer de licence de Windows 10, ce type d’offre est en pratique jouable avec un bon ADSL mais il ne faut alors pas s’attendre ni à un affichage de qualité – Un Witcher III ressemble souvent à de la chasse à des pixels d’un cm carré sur la TV – ni à une quelconque possibilité de compétition. Des lags trop importants et des ordres qui mettent une demie seconde de trop à s’exécuter ne pardonnent ni dans un virage serré ni dans un couloir mal fréquenté. Sous un réseau fibré, par contre, l’offre Shield est réellement performante et cela devrait être la même chose pour l’offre Shadow. A noter que Nvidia a fait le calcul inverse, la Shield TV coûte 199€ de base avec une manette mais l’offre d’abonnement est à 10€ par mois avec une série de jeux jouables d’office et une liste de titres payants.

Shadow Blade

La marque annonce des temps de réponse situés entre 2 et 10 ms ce qui semble convaincre des joueurs professionnels de titres compétitifs (Overwatch, Street Fighter et CS:GO) qui ne semblent pas être déroutés par l’offre. Mais on ne sait pas comment les tests ont été effectués, avec un serveur dans la pièce d’à côté ou situé à quelques dizaines de kilomètres de distance via une connexion ADSL… Une liaison directe via fibre entre les serveurs de Shadow a été installée vers deux opérateurs : Free et Orange. Ainsi les serveurs de la marque négocient avec ceux de ces deux opérateurs à 10 Gb/s. Un débit impressionnant qu’il faudra conjuguer avec la montée en puissance des abonnements à moyen terme.

Shadow Blade

Un abonnement de base à 29,95€ par mois.

29,95€ c’est le tarif mensuel demandé par Shadow pour un engagement ferme sur 12 mois d’abonnement. D’autres offres seront disponibles pour des durées moins importantes : 34;95€ pour 3 mois d’abonnement et 44,95€ sans abonnement. Aucune idée des clauses du contrat, si le boitier Shadow reste la propriété de la société ou non. Ce dernier n’est d’ailleurs pas indispensable puisque des applications variées seront proposées. Vous pourrez jouer depuis un PC Windows 10 ou Linux ou un Mac. Mais également depuis une tablette Android, Android TV ou iOS. C’est un des intérêts du Cloud computing, être capable de diversifier la machine de jeu. Cela explique également pourquoi Shadow a choisi d’encoder son flux en H.264 plutôt qu’en H.265, le parc de machines installées capable de décompresser le H.264 étant largement plus important que pour le H.265.

Une fois  votre abonnement payé, il est donc possible de profiter d’un PC sous Windows 10 qui n’est pas chez vous au travers de votre liaison internet. Par défaut, votre PC est vierge, à vous d’installer vos logiciels et jeux. Il est tout aussi possible d’utiliser le serveur distant comme un serveur de calcul de rendu de vidéo ou d’images 3D. Tout comme il est possible d’installer les licences de vos jeux préférés. J’imagine que Shadow doit proposer une petite batterie d’outils de sécurité en amont de votre serveur. Difficile d’imaginer aller infecter le serveur distant avec un virus ou autre, néanmoins c’est à vous de protéger votre session Windows 10 avec votre anti virus et autres pare-feu pour éviter toute intrusion. En cas de soucis de ce type avec votre PC distant, les équipes sur place n’interviendront pas. Au pire vous pourrez demander à retrouver une installation de votre Windows 10 d’origine.

Le coût de votre solution Shadow est donc dépendante de plusieurs facteurs : Votre abonnement à un réseau rapide, l’abonnement Shadow lui même et le prix des différents titres que vous installerez sur le serveur. Shadow annonce que les machines seront évolutives dans le temps. Les GeForce 1070 installées sur le parc seront par exemple remplacées quand le besoin se fera sentir – et quand les prix des modèles supérieurs s’écrouleront – le stockage devrait également donner lieu à des évolutions.  La marque compte également vous proposer des options payantes mensuelles : Evolution de carte graphique, stockage supplémentaire… Avec un suivi technique suffisant, le PC Shadow pourrait donc remplacer toute évolution matérielle dans le futur.

Shadow Blade

La rentabilité est à l’international.

Pour rentabiliser ce projet, Shadow ne dois pas convaincre que les Français. La Start-up doit en effet avant tout s’exporter sous d’autres longitudes. Au sens propre. Un serveur est composé d’un processeur Intel Xeon, un choix qui n’est pas dû au hasard puisque la marque a voulu une solution qui puisse être mutualisée. En imaginant un profil de joueurs particuliers, des personnes aimant jouer mais n’ayant pas ce loisir au centre de toute leur attention, auquel cas on imagine mal se passer d’un véritable PC à portée de main, on distingue une population ayant envie de faire quelques parties par jour. Pourquoi pas avancer un peu dans un Civilisation VI ou défier des inconnus en multi-joueurs. Pas des joueurs passant 10 heures par jour devant leur écran à rosser des inconnus.

Dès lors on comprend que le serveur ainsi mutualisé peut s’adresser à différents fuseaux horaires et augmenter drastiquement sa rentabilité. Avec des clients situés à 2 heures de décalage horaires, le processeur comme les cartes graphiques de chaque serveur pourrait prendre le relais box situées en Finlande puis en Russie, en Chine etc. Quand le soleil se couche, les joueurs finissent par faire de même et le même serveur pourrait ainsi proposer ses performances à d’autres clients. Seul le stockage serait ainsi dédié.

Shadow Blade

Evidemment, l’idéal  serait d’avoir des serveurs locaux pour chaque pays, voire plusieurs suivant les régions mais cela dépendra évidemment du succès de l’offre. Pour le moment, Shadow se concentre sur un lancement réussi en France et cela passe par différentes étapes. D’abord un lancement d’ici la fin du mois. Le 27 octobre à 20H30, 500 premiers abonnements seront lancés en précommande pour recevoir leur boitier avant Noël. Une bonne façon de comprendre les besoins d’une demande importante via une première salve de machines. Suivra alors une seconde offre d’ici Mars 2017 avec 3000 nouveaux clients qui pourront prétendre à obtenir le petit boitier. La suite ? Difficile de le savoir pour le moment. 3500 clients, cela semble bien peu mais cela représente tout de même presque 140 000€ par mois d’abonnement. De quoi commencer à faire tourner la machine de manière rentable. La start-up vivant, pour le moment, sur les avances d’investisseurs privés.

 

32 commentaires sur ce sujet.
  • 24 octobre 2016 - 13 h 58 min

    Pour avoir testé le streaming en local en gigabit ethernet (PC GTX980 sur une Shield TV…donc du H265) le résultat est tout juste convaincant . (et encore, tout dépends du type de jeu). Cette solution est + efficace sur des moniteurs ou des tablettes à petit écran. Sur une TV de 40″, la perte graphique est nette, que ce soit sur la finesse que sur les nuances de couleurs.
    Ici, sur un serveur distant en H264, cela doit etre encore moins bon… Je doute de l’impartialité des joueurs PRO :)

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  • 24 octobre 2016 - 14 h 28 min

    Intéressant la France fait mieux que les usa la : outre le grid il existe une app mobile liquid Sky qui propose la même choses mais depuis son tel mais labo est à 100e/mois avec une puissance exceptionnelle graphique de gtx650… Bravo la France. Et pour le grid son problème est d’être dédié aux jeux et de pouvoir installer que les jeux proposés par le store.
    Shadow nous laisse libre cela ressemble vraiment au pc du futur (par contre oui sur un grand écran le streaming c’est moche)

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  • 24 octobre 2016 - 14 h 35 min

    @Doug c est pas vraiment la meme chose ! Je peux te dire que celui envoie du mega pate de malade … Ils seront present a la Paris Games Week

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  • 24 octobre 2016 - 14 h 38 min

    Donc en fait on a une instance virtuel dédiée et on fait ce qu’on veut ? Pas si mal, du coup on peut faire une seed box + streaming de films musiques photos + jeux + encodage ! Si on a la fibre ça peut devenir pas mal !

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  • 24 octobre 2016 - 14 h 41 min

    Tant que la fibre ne sera pas la norme pour les connexions des particuliers, cela restera des solutions anecdotique.
    Ce ne sont pas les premiers à essayer, et j’espère qu’une plate forme style steam fournira des jeux compris dans le prix, je me voit mal installer mes jeux en dvd depuis chez moi avec de l’upload en général bridé, ou rajouter le prix de mes jeux sur steam…

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  • 24 octobre 2016 - 14 h 45 min

    360€/an pour être tributaire de la qualité du réseau pour jouer. non merci!
    A ce tarif la, j’ai largement de quoi maintenir mon PC en très bonne forme.(surtout vu que j’ai déjà fait l’investissement de base)
    A la rigueur pour quelqu’un qui n’aurait pas de PC. Et encore, je ne suis pas convaincu.

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  • 24 octobre 2016 - 15 h 11 min

    @Tronk: Toute la problématique est là. Pour un nouvel acteur il faut se positionner en force avant que la norme nécessaire de débit soit généralisée, sinon ils seront invisibles. Du coup le timing de Shadow parait effectivement un peu rapide mais il est probablement calculé.

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  • 24 octobre 2016 - 15 h 17 min

    A voir le service mais pour 360€/an je trouva ça très intéressant. On à un proc 6 coeurs, une 1070 (dédié à priori) et un service de maintenance pour la plateforme. A voir le service derrière mais personnellement en mettant de côté les problèmes étique (Données gérées par un tier ) et avec l’hypothèse d’une bonne connexion, avoir une bête de course qui ne fait pas de bruit et à laquelle on a pas besoin de se soucier (place, consommation, panne, …) me plairait beaucoup.
    Je n’aurait plus que ma tablette et mon laptop avec moi.

    Je pense qu’il y aurais moyen de baisser le prix avec un i5 et une 1060/rx470 egalement.

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  • 24 octobre 2016 - 15 h 24 min

    J’ai eu fait l’essai à la maison avec la solution de steam et l’In home streaming avec un AMD Athlon 5350 et une GTX 1050,

    si vous vous contentez du 720p en fixant la vsync sur balayage vertical / 2 (entre 30 et 40fps en fonction des écrans) la qualité de l’image est très bonne, les détails poussés peuvent être activés pour la qualité graphique, la fluidité est au rendez vous (de nos jours, elles sont pas nombreuses les cartes à pouvoir faire du 720p30Hz de manière 100% constante), la qualité des graphismes aussi avec un peu de tweak des paramètres vidéos, et le réseau n’est pas bouffé à 100% même sans le HEVC (qui améliore pourtant grandement le résultat)

    Je jouais à tomb raider, Battlefield 3, Grid Autosport, Portal 2, mirror’s Egde Catalyst et d’autre par ce biais vers une tablette en wifi N 300Mb/s (5GHz donc) avec le serveur connecté en ethernet Gigabyte sur une Freebox V6 (Gigabyte + Wifi AC) après le tout est de ne pas demander à son serveur une résolution supérieure à une PS3/X360, de toute facon les graphismes de ces consoles étaient très acceptables et presque jamais en 1080p, donc le résultat visuel ne pourra être que meilleur.

    par contre même pour une solution dédiée, 30€ par mois, ça me fait mal quand sony va bientot inaugurer le playstation now à 15, que onlive coutait aussi moins que ça, et que le geforce now en coute 10, certes il y’a une machine complète à distance, mais pour 30€ par mois, je préfère encore payé mon pc à crédit (720€ dépensés sur deux ans, un pc gamer peut en faire 3 dans de meilleures conditions qu’en stream ADSL)

    ps:pierre, l’incapacité d’utiliser les flèches dans son commentaire à cause du passage aux pages suivantes ou précédentes est un enfer, je sais pas si d’autres vivent ça, mais c’est peut être une partie du nouveau design à revoir ;)

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  • 24 octobre 2016 - 16 h 05 min

    J’avoue que la solution est tentante, car on pourrait enfin s’affranchir du matos cher à renouveler régulièrement, mais… je crains que cela ne puisse être dédié qu’aux gens des grandes villes, bien dotée en fibre. Inutile d’espérer avoir quelques chose de convaincant, et encore moins en Full HD, sur des connections ADSL qui peinent à tousser à plus de 4Mb/s ;-)

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  • 24 octobre 2016 - 16 h 08 min

    @Softreaper: Normalement c’est réglé depuis le lancement… Essaye de refresh ton cache en forçant ton navigateur MAJ + F5.

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  • TH
    24 octobre 2016 - 16 h 52 min

    J’ai quand même un doute sur la puissance disponible à 8 sur une machine à faire tourner un gros jeux. Partage du cache L1, de la bande passante mémoire et des lignes PCI express…

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  • 24 octobre 2016 - 17 h 04 min

    @pierre Lecourt, effectivement c’est réglé merci ^^

    @Mxte29Fr, au final si tu pense comme une entreprise (en terme d’investissement) sur une durée de 3 ans tu as payé à peu près l’équivalent du PC qu’ils te mettent à disposition.

    lors de mes essais en réseau local et en h264, je poussais à 7.5Mb/s en FullHD donc oui ça pique, mais avec un bon ADSL ça passe, par contre en 720p 60Hz on descendait déjà à un plus raisonable 2.7Mb/s et moins de 2 à 30FPS

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  • 24 octobre 2016 - 17 h 10 min

    TH: c’est le principe de la virtualisation, un jeu utilise rarement plus que le pci express 2.0 à 8x (donc 4x moins de bande passante que du 16×3.0) et de ce que j’ai compris les cartes sont dédiées, parce qu’une géforce ne peut être partagée par hyperviseur que avec la fonction KVM du noyau linux (nvidia bloque le pilote sur vSphere, ESXI et virtual Box).

    Donc le partage du pci-e, pas à se faire de souci, après en virtualisation, le cpu est réparti en thread et en MHz de puissance de calcul. Gràce à certains jeux d’instruction comme L’IOMMU (AMD-V, Intel VT-D, VT-X avec EPT) l’ordinateur traite les données de l’ordinateur virtualisées comme sur un ordinateur physique, c’est juste qu’au lieu de traiter une série de donnée toujours relative à la même machine, il mettra de coté sa pile d’instruction pour passer à une autre. Pour la virtualisation la puissance de calcul même sans xeon 24 coeurs manque rarement, c’est principalement le manque de ram le souci.

    Après, si tu joue en single channel avec ta mémoire (10.6Gb/s de bande passante en DDR3 1333MHz) dit toi que la DDR4 2400 qu’ils utilisent en quand channel même partagé en 8 fera un job équivalent.

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  • TH
    24 octobre 2016 - 18 h 39 min

    C’est vrai que 80 lignes PCI-E 3.0 à diviser par 8 ça reste honorable. J’ai souvenir d’une config complétement inutilisable du fait d’un port PCI-E câblé en 4X mais c’était du PCI-E 1.0…

    Pour le processeur, j’imagine plutôt que les 8 machines virtuelles vont tourner en meme temps sur 3 tread chacune, plutôt que de distribuer toute la puissance du processeur alternativement à chaque machine virtuelle. Il faudra donc diviser les ressources en 8. Mais je me rend compte que parler de partage du cache L1 était idiot puisque chaque proc à le sien… Et 30 Mo de L3 diviser par 8, ça reste honorable.
    Reste à voir l’impact de la bande passante partagé…

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  • 24 octobre 2016 - 22 h 26 min

    30 par mois, de quoi renouveller son pc tous les 3ans..incroyable d’avoir lever autant de fond alors que nombre d’acteurs se sont pris un mur

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  • Ano
    25 octobre 2016 - 1 h 06 min

    Une boîte française qui nomme son produit en anglais. Que c’est agaçant ! Encore des vendus à la culture américaine ! Lamentable ! Je m’intéresserai à leur offre quand ils s’adresseront à moi dans ma langue !

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  • 25 octobre 2016 - 1 h 24 min

    @Ano, sans vouloir être vexant, une majorité des composants utilisés par cette entreprise viens de chine, sur une idée de base d’entreprises américaine et japonnaise pour des gens achetant des ordinateurs aux composants sortant majoritairement des usines foxconn (toujours en chine) assemblés dans des usines allemandes, taïwanaise et j’en passe.

    L’idée du nom anglais viens probablement de « shadowplay », la technologie de streaming de nVidia probablement utilisé pour faire une partie du job, et probablement l’envie de s’exporter au marché international une fois le projet à l’équilibre en france …

    En dehors de cela, les entreprises bien française vendent de plus en plus le fruit de leur travail avant même d’ouvrir à des sociétés étrangères car en France personne ne paye pour l’innovation (on embauche, on pille les idées et le brevet et on vire), vaut mieux une entreprise Française au nom anglais, qu’une entreprise qui ne voit jamais le jour pour engraisser des entreprise déjà plus que bien portante …

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  • 25 octobre 2016 - 2 h 44 min

    vu les tests que je fais actuellement sur la qualité du réseau en france en adsl/coax/fibre le cloud gaming c’est mort d’office, même Orange avec leur QoS tout pourri sur leur fibre serai une horreur dans ce cas de figure

    franchement pour l’instant le meilleur élève pour du cloud gaming serai numericable c’est pour l’instant les seuls de mon point de vue qui allient à la fois un bon débit et une bonne stabilité de connexion sur la durée

    et vu l’état actuel du réseau français ça reste très utopique comme service alors à ce prix c’est voué à l’échec

    non je pense qu’ils ne font pour l’instant que sonder l’intérêt marketing du concept

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  • fab
    25 octobre 2016 - 8 h 25 min

    j’y crois moyen à ce cloud gaming…
    surtout à 30€/mois
    comme il a déjà été dit, un pc reviens à moins sans ces problèmes de réseau
    on verra dans 10 ans

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  • 25 octobre 2016 - 10 h 02 min

    @H2L29: c’est quoi exactement tes tests ? Je suis curieux.

    J’ai la fibre ORANGE depuis 2 ans et ca marche super bien (500 mbits / ping 5ms). J’utilise trés souvent des machines a distance pour mon boulot quand je bosse en home office et ca marche trés trés bien.

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  • 25 octobre 2016 - 11 h 45 min

    @bauwin: je constate bcp de timeout sur diverses applis depuis des connexions Orange fibre, donc débit ok, latence ok mais connexion constante zero

    va dire à un gamer que sa partie risque de freezer en plein match ça va bcp lui plaire :)

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  • 25 octobre 2016 - 11 h 48 min

    mes tests se basent sur du streaming audio/vidéo et divers protocoles de communication type xmpp irc etc

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  • 25 octobre 2016 - 12 h 27 min

    @H2L29: et tu as donc utilisé tout les providers qui proposent la fibre ?? (je suis admin systeme dans ma boite). xmpp et irc, c’est de la messagerie. Tu ne peux pas le comparer à la techno qu’utilise shadow.

    PS: je te titille car je trouve tes affirmations un peu trop facile. Mais ne le prend pas mal, qui aime bien chatille bien ;)

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  • 25 octobre 2016 - 19 h 40 min

    @bauwin: si t’es sysadmin tu sais où me trouver pour en discuter, tu verra que mes constatations sont très sérieuses et c’est pas parce qu’une partie des technos servent à la messagerie que ce n’est pas une bonne source d’information, tout les sysadmins ne se valent pas :p

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  • 26 octobre 2016 - 23 h 21 min

    Autant je peux comprend l’intérêt autant a ce prix, le serveur @home reste équivalent et sans PB de latence.
    30€ * 12 * 3 = 1080€. Pour le même tarif, tu peux trouver un PC équivalent. non dépendant de la connexion fibre.
    Alors certes il reste l’électricité (les pannes ne comptent pas car sous garanties)

    Bref je reste encore très dubitatif sur ce genre de produit.

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  • 31 octobre 2016 - 15 h 42 min

    @Ano: Ils visent l’international ! Avec un nom en anglais c’est bon, avec un nom FR, c’est foutu.

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  • 31 octobre 2016 - 21 h 50 min

    @H2L29: je suis curieux de connaître tes tests de charges dans ce cas. Nous avons fini il y a peut d’auditeur les différents providers fibre français. Et orange arrive de loin premier. D’où mes questions …

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  • 27 novembre 2016 - 10 h 44 min

    Si vous avez envie de fournir un code Parrain pour faire plaisir à quelqu’un : 2R555 ;)

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  • 21 décembre 2016 - 21 h 56 min
  • 28 février 2017 - 18 h 16 min

    @math:

    Ils ne vont pas mettre des composants inférieur. C’est du serveur, on sera juste 7 à 8 joueurs environ à jouer simultanement sur le même serveur. Les ressources seront juste diviser par le nombre max de personne par personne 😊

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  • 8 février 2018 - 15 h 01 min

    […] après Nvidia et son système GeForce Now (2015), après Blade et son Shadow (2017), ce serait au tour de Google Yeti de s’aventurer dans le Streaming de jeu en ligne. […]

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