Windows 10 s’ouvre à Bash et à Linux

Une des vannes habituelles du monde Windows face au monde Linux est liée aux fameuses lignes de commandes de l’univers du libre. Les commandes Bash qui permettent de donner des ordres efficacement avec un simple clavier et qui semblent hors de portée de certains utilisateurs de Windows. Microsoft annonce que Windows 10 va les accueillir directement dans son système.

Les commandes Bash sont sources de moqueries depuis toujours par certains utilisateurs de Windows. C’est une sorte de fin de la discussion, quand on est à court d’argument pour défendre son OS. D’un côté il y a le début des hostilités anti Micro$oft ou Bill Gates, de l’autres les vannes sur l’absence de jeux ou la ligne de commande.

Microsoft Bash

Les critiques sur ce dernier point m’ont toujours paru obscures. Ceux qui se moquent de la ligne de commande sont probablement ceux qui ne veulent pas faire l’effort du texte plus que l’effort de l’image. Retenir une icone à cliquer pour lancer une application plutôt que de retenir l’ordre textuel à taper pour arriver au même résultat. L’un peu paraitre plus rapide, ce fût vrai à une époque, mais c’est devenu beaucoup moins efficace ces derniers temps. Avec une interface de plus en plus complexe, Windows nécessite désormais de tapoter le début du nom d’une application pour pouvoir la lancer, pas grand chose de moins qu’une commande Bash traditionnelle.

Bref, ces moqueries oublient souvent l’intérêt de Bash, si on considère le simple fait de lancer une application, Bash est “peut-être” moins efficace qu’un panel d’icônes à portée de clic de souris. Mais le gros point fort de la ligne de commande est situé ailleurs, celle-ci n’est pas limitée à un lancement d’application, c’est même que la base de son potentiel. Avec Bash, on peut copier une partition vers une autre, changer les droits d’un répertoire, mettre à jour sa machine, télécharger et installer un programme, s’autoriser des modifications système demandant des permissions importantes, comparer des fichiers, transférer des données vers un serveur, piloter un autre ordinateur à distance, faire une recherche de DNS… La liste est très, très longue. La différence fondamentale entre la ligne de commande Bash et l’univers graphique d’un système d’exploitation est lié à l’effort de mémoire à fournir pour la première. Il s’agit d’un langage avec ses mystères de syntaxe à respecter et comme tout langage, un vocabulaire et une “grammaire” à apprendre par coeur. Le potentiel de Bash s’accroît à l’usage, comme une langue vivante. Plus on s’en sert, plus on découvre son potentiel et plus on maitrise cet outil.

Bash permet de progresser avec des raccourcis et des commandes ésotériques, des ordres simples qui vont vite et qui sont d’une efficacité redoutable. Il est même possible de programmer des ordres complexes mais répétitifs facilement pour ne pas avoir à les retaper entièrement. Ce qui semble donc complexe au premier abord est finalement beaucoup plus efficace qu’une interface graphique qui nécessite et nécessitera toujours une manipulation étape par étape, fenêtre par fenêtre, pour arriver au même fins. Essayez de redimensionner une partition de disque sous Windows ou sous Linux avec avec Bash, chronomètre en main, pour comprendre.

Microsoft Bash

Ce vieux débat stérile est bientôt mort. Et ce n’est ni Linux ni Windows qui ont gagné, ce sont les deux qui vont y trouver leur compte. Windows 10 va bientôt accueillir Bash. Il sera possible d’utiliser la ligne de commande de Linux sous Windows grâce à un exécutable, un simple .exe, intégré au sein du système de Microsoft. Les outils seront complets : ssh, grep, wget, curl, python, mysql, ruby, php, vim et beaucoup d’autres seront disponibles, à portée de clavier. L’ensemble sera basé sur une image d’Ubuntu 14.04 et devrait rapidement passer vers Ubuntu 16.04.

L’intérêt est énorme. Les administrateurs de systèmes vont pouvoir retrouver leur chère ligne de commande en direct mais également récupérer celles qu’ils utilisent au quotidien pour faciliter leur vie. Je connais nombre de gens qui, alors que leur job leur fournissait un ordinateur portable dernier cri sous Windows, continuaient d’embarquer avec eux un glorieux netbook sous Linux uniquement pour cette simple tâche de la ligne de commande.

Microsoft Bash

Point important, et c’est peut être la meilleure nouvelle liée à cette intégration, ce n’est pas une émulation de Bash. C’est le vrai système de ligne de commande qui a été intégré. Un partenariat entre Microsoft et Canonical, le développeur d’Ubuntu, a été mis en place pour intégrer le système directement dans Windows 10. Pas d’émulation, pas de compilation bizarroïde, il s’agit d’un vrai portage de l’outil capable de lancer des outils Linux.

Comment expliquer ce revirement de Microsoft par rapport à Linux ? On le sait, la politique du système change ces dernières années. Plus ouvert vers le monde du libre, Windows évolue. Le développeur regarde désormais au delà des œillères qui on été sa ligne directrice pendant des années. En levant les yeux vers les autres systèmes, Microsoft s’est probablement aperçu de l’handicap représenté par l’absence de cette simple option. Avec Bash, une machine, même totalement minimaliste, peut agir de la même manière que le plus puissant des ordinateurs du marché. Mais surtout, surtout, les engins sous Windows 10 vont devenir capables de rivaliser avec les engins d’Apple sur ce point. Nombre d’acheteurs d’ordinateurs s’orientent vers Linux (après avoir demandé le remboursement de leur licence Windows) ou vers MacOS pour récupérer leur fameuse ligne de commande. Une situation qui n’est probablement pas au goût de Microsoft.

bash

L’arrivée de Linux mêlé à Windows est une excellente nouvelle, elle sonne une nouvelle ère de l’informatique personnelle et se décline avec d’autres outils pour Windows dont l’apparition de solution de développement multi plateformes permettant de développer sous Windows et Linux.

48 commentaires sur ce sujet.
  • 31 mars 2016 - 11 h 11 min

    Poisson d’avril en avance ?

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  • 31 mars 2016 - 11 h 13 min

    Réflexion complémentaire : cette décision aura peut être un impact à moyen ou long terme sur le Shell et le Powershell de windows…

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  • 31 mars 2016 - 11 h 17 min

    @lc_lol: Ce serait uper mais je pense que si c’était la volonté de Windows, ce serait fait depuis longtemps. Je crois qu’au contraire Microsoft oriente son système toujours plus vers le duo stylet et tactile…

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  • 31 mars 2016 - 11 h 19 min

    j’ai pas tout compris
    quelle est la différence entre bash et cmd ?

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  • 31 mars 2016 - 11 h 21 min

    Ce qui m’étonne dans l’histoire (si j’ai bien compris) c’est l’intégration d’un véritable sous-système linux (ubuntu 14.04) au sein même de win10. Les applications linux pourront tourner nativement dans Windows c’est quand même très fort !

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  • 31 mars 2016 - 11 h 37 min

    Au vu de l’annonce de Microsoft hier soir, j’avoue que j’étais dubitatif. Je le suis tout autant ce matin. Microsoft a l’art et la manière pour faire croire des choses en restant vague sur le fond.

    De ce que j’ai compris, il semble que ce “pseudo Bash” soit plus destiné aux développeurs qu’à Monsieur ToutLeMonde.

    J’attends donc de voir pour croire, mais je doute fort que les softs Ubuntu tournent nativement sous Windows, sans effort, rien que par le “miracle” d’un éventuel et simple bash.exe ;-)

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  • 31 mars 2016 - 11 h 39 min

    Les critiques contre la ligne de commande sous Linux viennent généralement des gens qui ne connaissent que la très limitée ligne de commande des OS de Microsoft, et pensent que c’est aussi archaïque sous Linux que ça l’est sous Windows.
    La ligne de commande sous Linux est rapide, souple, complète. Pour pas mal d’actions, les méthodes graphiques sont plus longues.
    Il est normal qu’on l’évite pour le grand public car c’est un outil austère. Mais on ne peut pas nier sa puissance et son confort pour un utilisateur un peu à l’aise avec l’informatique.
    La voir arriver chez les méchants d’en face est troublant, mais révélateur de ses qualités.

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  • 31 mars 2016 - 11 h 44 min

    A un moment donné dans le temps il y avait Cooperative Linux: http://www.colinux.org – une distro qui faisait tourner un noyau Linux en native au même niveau que le noyau Windows. C’est peut être la voie à suivre pour une meilleure intégration Linux dans Windows.

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  • 31 mars 2016 - 11 h 46 min

    Comme tacrolimus, pas compris la différence avec le cmd, en dehors de certaines fonctionnalités qui pourraient y être ajoutées ?
    perso, j’ai plein de scripts batchs qui me servent tous les jours sur W10 (et qui me servaient sur les versions antérieures), dont mes backup / restaurations de bdd, la synchronisation de répertoires sur hd backup, avec robocopy utilitaire ligne de commande de windows, la recopie de répertoires sur un disque en mémoire, ect…

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  • 31 mars 2016 - 11 h 52 min

    c’est donc ça qu’on appelle le “windows bashing” ?

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  • 31 mars 2016 - 11 h 52 min
  • 31 mars 2016 - 12 h 01 min

    “Nombre d’acheteurs d’ordinateurs s’orientent vers Linux (après avoir demandé le remboursement de leur licence Windows) ou vers MacOS pour récupérer leur fameuse ligne de commande.”

    Ce n’est pas à cause du bash qu’on demande le remboursement de Windows, mais bien parce que l’OS de Microsoft nous est inutile.
    On pouvait déjà avoir un bash sous Windows avec cygwin, ça ne le rendait pas plus attractif pour autant.

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  • 31 mars 2016 - 12 h 05 min

    @Mxte29Fr:
    … plutôt destiné aux admins avancés (ou utilisateurs domestiques) qu’aux développeurs (eux c’est avant tout java, kylix, c et c++, php, MonoDevelop et les langages vi, emacs, eclipse, NetBeans, Geany, etc…).
    Beaucoup d’admins se sont déjà orientés vers le powershell qui au niveau de la syntaxe est assez imbuvable.

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  • 31 mars 2016 - 12 h 09 min

    @zhir:
    Pas du tout. Là c’est natif, pas de package général, les différents packages additionnels, et lancer ensuite l’application.

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  • 31 mars 2016 - 12 h 18 min

    Il fallait lire :-D
    ” Pas de package général à installer (setup.exe), à compléter avec les différents packages additionnels,etc…”

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  • 31 mars 2016 - 12 h 18 min

    @Stéphane: Il y a des parenthèses et non pas une virgule. La demande de remboursement est donc un aparté et non pas une conséquence de l’absence du Bash…

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 13 h 19 min

    @Pierre: ça ne change pas le sens de ma remarque. Ce n’est pas parce que Microsoft ajoute le support “natif” du bash que Windows est plus attractif qu’avant pour les Linuxiens (ou les utilisateurs de MacOS).
    On ne décide pas de switcher d’OS juste pour avoir le shell en natif.

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 13 h 53 min

    @Stéphane: Qui parle de switcher d’OS ? Combien d’administrateurs réseau passent à MacOS sur des machines commerciales faute de pouvoir en trouver sous Linux ? Juste histoire d’avoir un vrai Bash ?

    Tu peux aussi lire cet extrait de Hackaday : “For the last decade, every developer who is not purely a Windows developer has picked up a MacBook for the sole reason of having BSD under the hood. If you’re looking for a reason Apple is popular with devs, it’s *nix under the hood. This announcement changes all of that.” http://hackaday.com/2016/03/30/windows-and-ubuntu-cygwin-can-suck-it/

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  • 31 mars 2016 - 14 h 35 min

    Avec Bash sous windows (mis en mode développeur seulement !) on pourrait avoir moins besoin d’IDE pour développer sous windows. Le 100% IDE est une plaie et ça oblige à avoir une bécane surpuissante même pour faire un outil simple. Et c’est contraire à la ligne de commande, un IDE, juste une IHM qui change toujours trop souvent et se complexifie avec le temps.

    Bon, en tout cas, tant que Bash n’est pas dispo en standard d’origine sur un PC normal, on ne pas vraiment considérer qu’on a bash sous windows.

    Reste une question : quid de l’UTF-8 pour ce bash windowsien ? aura-t-on bientôt un windozws en utf-8 comme tout le monde ? Je ne retiens pas mon souffle…

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  • 31 mars 2016 - 14 h 38 min

    La différence entre BASH et CMD, c’est la souplesse. CMD ne permet pas simplement de faire des tests, de piper, de couper, de rediriger… BASH (ou ZSH, ou autre…) est de ce point de vue bien plus efficace.

    Intégrer BASH, c’est intégrer wc, cut, ssh, grep,… bref un kilo d’outils GNU qui vont permettre de scripter en natif. De fournir des scripts sans cygwin, accessibles à tous.

    On aura juste le choix. Moi j’ai cygwin, et pour travailler avec les 2 environnements (+powershell…) mais pas mes utilisateurs. Là, plus besoin de refaire en powershell ou en .cmd, je pourrais mettre un truc à disposition de manière directe :)

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  • 31 mars 2016 - 14 h 51 min

    @Piratu’ a raison, ce qui est proposé par Micro$oft existait depuis bien
    longtemps avec CoLinux.

    Mieux encore, il y a eu “Portable Ubuntu” (
    https://sourceforge.net/projects/portableubuntu/ ) par demoncc (Claudio
    César Sánchez Tejeda), un développeur argentin, qui était un kernel
    Ubuntu patché avec CoLinux et qui permettait de faire tourner de manière
    native une Ubuntu 9.04, puis 9.10 puis 10.04 à côté de Windows. Tout
    fonctionnait parfaitement avec les binaires natifs de la distri Ubuntu
    (tout sauf la MaJ du kernel, bien évidemment).

    Le pire dans l’histoire, c’est que Canonical a toujours refusé
    d’intégrer le travail de demoncc dans sa distri, empétrés qu’ils étaient
    à faire la promo de WUBI, n-ieme m*rd* sur le sujet du dual-boot à 2-balles.

    Seule limitation (de taille): CoLinux n’avait été développé que pour un
    windows 32-bit et pas 64-bit (travail apparemment réalisé mais jamais
    releasé — histoire de gros sous). Je m’en suis servi pas mal de fois
    quand j’étais encore sous XP-32bit et c’était juste impressionant…

    Bref, demoncc aura eu raison (bien) trop tôt, mais il est celui que
    Micro$oft et Canonical devraient remercier! En attendant, je vais continuer avec mon bon vieux Cygwin…

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 15 h 12 min

    un peu hors sujet, mais il y a ça pour des versions de Windows plus anciennes.
    Il n’y a pas tout, mais de quoi se faire plaisir

    http://win-bash.sourceforge.net/

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  • 31 mars 2016 - 15 h 30 min

    Et Microsoft arrête de rançonner les constructeurs qui intègrent android et Linux grâce à une tonne de brevets logiciels bidons, euh non là c’est trop gros comme poisson d’avril. Le parrain reste le parrain, GNU/LINUX n’est pas vraiment libre “grâce” à Microsoft.

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 15 h 31 min

    @véronique

    Non, bash en anglais signifie cogner

    alors que bash en Linux est un acronyme de Bourne-Again shell

    c’est une coïncidence

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 16 h 37 min

    ‘LLo,

    Les alias ont l’air d’être + faciles à domestiquer avec bash & sont des armes de CLI redoutables (en particulier pour les commandes de dépannage longues comme le bras que l’on utilise rarement)

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 16 h 49 min

    Arrêtez de vous plaindre que la mariée soit trop belle…

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 17 h 08 min

    @ Dadoo Allons, c’est écrit dans le titre et par Micro$oft aussi: on a le droit de basher, donc on ne s’en prive pas! :D

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 17 h 48 min

    J’ai lu qu’on pouvait faire :
    apt-get install

    Ce qui veut dire installer des paquet debian sur un Windows Oo , je n’y crois pas, c’est pour cela que je pense à un poisson d’avril …

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 18 h 24 min

    @Link Non, tu rates un point majeur qui est seul le userland est effectif (l’utilisateur voit un kernel Canada-Dry, dont les API systèmes sont redirigées vers le noyau Windows).

    Par ailleurs, les paquets Debian sont installés dans le filesystem reconstitué localement, pas sur le filesystem Windows.

    C’est juste une évidence pour qui a déjà vu fonctionner Portable Ubuntu (cf. mon message plus haut).

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 18 h 39 min
  • 31 mars 2016 - 18 h 52 min

    On devra bientôt dire GNU/Windows alors ? ;-)

    Répondre
  • ted
    31 mars 2016 - 19 h 52 min

    Prochaine étape, virer le noyau windows pour mettre le noyau Linux à la place, et hop un OS enfin potable. Bon ça sent le poisson tout ça!

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 20 h 30 min

    @ted: Poisson? pas forcément, ça fait des années qu’on peut exécuter des binaires windows sous Linux/BSD, alors pourquoi pas l’inverse :) ?

    (surtout que dans ce cas, c’est tout de même nettement moins avancé que ce permet WINE sous Linux/BSD.)

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 20 h 51 min

    Allez je parie un café avec Pierre que c’est 100% Poisson d’avril.

    Motif : ne pas conforme un shell et le programme qui est lancé par et dans le shell.

    BASH est un shell, il y en a d’autre. Sous BSD j’utilise CSH par exemple.
    BASH n’est qu’un interpréteur de ligne de commande.
    Il peut lancer un script écrit à mano dans un fichier texte.
    Il peut aussi lancer un programme, comme top, ssh, etc.
    Le script ou le prog utilisent des fonctions natives de l’OS (linux ou bsd ou unix)

    Or, si certains programmes sont installés de base dans toutes les distibutions Linux, comme top par exemple, ce n’est pas forcément le cas d’autres, comme htop.
    Il faudrait donc que toutes ces applis soient installables sous W, inclues celles qui font appel à des fonctions natives ou modules noyaux linux.

    Ce qui veux dire qu’il faudrait une machine linux complète (noyau, modules, arborescence fichier, gestionnaire d’appli comme apt, etc.) genre serveur headless. Là je rigole.
    Autant un bsd avec une JAIL est capable de porter un sous système complet y compris un autre noyau, même un noyau linux; autant un linux peut faire plein de choses sous CHROOT, autant Windows…sans VM, il ne fait pas.
    Comme l’on très bien dit certains plus haut, çà, existe, çà eu existé,…
    1 Café je parie donc.

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 21 h 01 min

    @wul31 : GNU/Windows… MORT DE RIRE !!!

    C’est la meilleure depuis fort longtemps !!!

    J’imagine déjà RMS ramener sa fraise à la moindre occasion, ça serait IM-PAY-ABLE !

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 22 h 36 min

    @therevenger : La conf’/interview d’hier au BUILD de Microsoft donne un peu plus de détails : https://channel9.msdn.com/Events/Build/2016/C906

    Ils vont jusqu’à faire un apt install gcc et compiler un hello world, et le lancer. C’est assez impressionnant en soi.

    Ils expliquent aussi les limites actuelles, et précisent bien qu’ils veulent en rester à la ligne de commande pour l’instant.

    Ils le disent d’ailleurs, l’un des buts premiers c’est de permettre aux développeurs de faire les commandes souvent décrites dans les manuels d’installation des technos à la mode, dans lesquels seule la commande Unix est souvent indiquée.

    Ils ont à priori encore pas mal de taf, mais ça me semble déjà bien avancé pour ressembler à un poisson :)

    Répondre
  • 31 mars 2016 - 23 h 14 min
  • 1 avril 2016 - 0 h 06 min

    le soucis ergonomique : CMD c’est nul PowerSHELL c’est à peine mieux, les environnements unix CSH et KSH un début, bash enfin c’est parfait :) maintenant c’est cool de pouvoir avoir les outils GNU sous windows mais pourquoi faire?

    le point noir de windows c’est la sécurité, qui voudrais utiliser ssh et autres sur un système hôte dont il ne peut pas avoir confiance? bon d’accord beaucoup de sysadmin et de devs doivent travailler sous windows, beaucoup requièrent aux dualboot (ou autres) sur leur machine de travail malgré les restrictions de leur boite uniquement à cause de la trop relative sécurité de windows du faite que son code source est fermé et le système peu documenté

    Répondre
  • 1 avril 2016 - 1 h 50 min

    @H2L29:

    Tiens, un adepte de GNU/Linux qui utilise Windows et Powershell.
    Etrange, on m’avait dit que les utilisateurs GNU/Linux n’utilisaient QUE GNU/Linux tant le OS de M$ était pourri..
    Faut croire que non, H2L29 fait du scripting PS sous Windows donc pour avoir un avis aussi précis!
    Jolie preuve d’ouverture d’esprit! Bravo!
    ;-)

    Répondre
  • 1 avril 2016 - 3 h 00 min

    Ce n’est pas un aveu de faiblesse de vouloir incorporer un “cancer” dans son système?
    Les paroles d’hier ne sont plus les paroles d’aujourd’hui visiblement…

    Répondre
  • 1 avril 2016 - 3 h 51 min

    @momphh: Non, les hommes d’hier ne sont plus les hommes d’aujourd’hui et la nouvelle direction de Ms donne une nouvelle direction à Ms. Tout n’est pas rose mais nier la différence entre l’ancienne tête de Ms et la nouvelle c’est être totalement aveugle. Beaucoup des phrases de Ms dans les années 1990/2010 sont clairement des phrases du passé.

    Répondre
  • 1 avril 2016 - 6 h 44 min

    Un article à trolls que celui-ci mon cher Pierre.
    Les utilisateurs Ouinouin disposent du PowerShell depuis de nombreuses années tout de même .
    Ce n’est pas un simple interpréteur de commandes mais un environnement complet en mode texte.
    On peut basher Bash aussi qui est toujours moins sophistiqué qu’un Korn Shell.
    Enfin, pour rebasher dans l’autre sens, les utilisateurs de ms-ouinouin ont tout de même découvert X avec les remote apps il y a qq années tandis que X existe depuis 30 ans sous Unix.
    db

    Répondre
  • 1 avril 2016 - 7 h 37 min

    Pour du contraste… c’est du contraste.
    Il ne s’agit pas d’oublier la virulence de l’hostilité des anciens dirigeants de l’éditeur contre le libre et l’opensource. Ça fait partie de l’histoire. Mais ça fait partie de l’histoire. Aujourd’hui même les partisans des modèles privateurs sont contraints de venir à l’opensource, c’est bien le signe qu’on ne peut pas ignorer son existence comme le voulaient Gates ou Ballmer.

    Après ça, il ne faut pas être naïf : Microsoft cherche toujours à enchaîner ses clients-utilisateurs, et ils ne sont pas les seuls, Pomme et Gougueule ont les mêmes principes. Mais la méthode change.

    Répondre
  • yan
    1 avril 2016 - 10 h 56 min

    Le 1er problème que je vois, c’est que l’interpréteur BASH n’est rien sans un root file-system Linux complet et toutes ses commandes. Probable que l’on n’ait sous windows qu’un sous-ensemble très limité, sans doute pour encore longtemps bien plus que ce qui est déjà dispo via Cygwin depuis longtemps. Ce sera donc très limitant, a voir à l’usage.

    Le 2nd problème, commun à Cygwin, est que l’on n’aura aucun support des systèmes de fichier usuels sous Linux (Ext4, à lui seul capable de gérer les versions antérieures…): Il existe des portages, mais j’avoue que je n’oserais pas trop les utiliser en dehors d’un mode read-only pour mes partitions Linux si un jour j’en avait le besoin (Linux gère par contre très bien FAT/NTFS windows).

    Je pense qu’ils auraient mieux fait de faire un partenariat avec Red-Hat, qui porte Cygwin depuis des années, qu’avec Ubuntu. Cela aurait été plus cohérent.

    A moins que l’objectif ait été de rabattre son caquet à Shuttleworth en lui faisant bouffer ses c….. sur son “bug n°1”.

    Répondre
  • yan
    1 avril 2016 - 11 h 16 min

    @Gaduc:
    Le problème de powershell est que, même si les commandes existantes ressemblent à de l’unix, les options sont incompatibles. Essaie un “ls -alrt” pour rire!

    Par ailleurs, comme windows n’est pas construit autour d’un jeu de commandes en ligne (ayant éventuellement des front-end graphiques par dessus, mais ne s’y substituant pas), beaucoup de choses manquent.

    Powershell a tenté d’y pallier en donnant accès aux structures internes de l’OS, ce qui n’est jamais très malin car ces dernières peuvent varier, donnant des scripts devenant au fil du temps des usine à gaz indémerdables/intestables (car devant tenir compte du niveau de version/MAJ installé).

    C’est très loin de l’approche unixienne qui se base sur un jeu de commande complet avec une interface qui ne bouge pas, la mécanique interne suivant celle de l’OS sans impact utilisateur.

    Microsoft touche en fait aux limites de son approche très imparfaite de l’informatique depuis le départ. Il ne faut pas oublier que si IBM avait choisi le DOS pour son 1er PC, d’architecture voulue ouverte, c’était avant tout car c’était un système limité et très mal fichu sur lequel il serait impossible de construire un concurrent à son business de stations Unix. Pourtant, des unices existaient depuis plus de 10 ans, traversés dès l’origine par la stack réseau, multitâches/multi-utilisateurs avec des systèmes de fichiers implémentant des droits utilisateurs.

    Mais bon, architecture HW ouverte aller entrainer un SW ouvert. IBM aura gagné qq années de tranquillité pendant que les utilisateurs de Windows, ayant pu asseoir son monopole, perdaient eux des décennies!

    Répondre
  • 1 avril 2016 - 21 h 53 min

    @Pierre

    Pour le café c’est payé. ;)
    Pour le reste : on verra bien …

    Répondre
  • 4 avril 2016 - 4 h 48 min
  • 14 avril 2016 - 18 h 29 min

    personne ne parle de la nsa depuis des années ils veulent que linux ai des portes pour qu’il entre dans tous les ordinateurs linux mètre les fonctions linux dans windows ha ha ils ont leur porte d’entré ils nous ont eu par la porte de d’arrière de windows ………et personne ne parle de ça

    Répondre
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