Sponsor, cela veut dire quelque chose

Le mot sponsor est un anglicisme qui a du mal à trouver sa vraie signification en Français. On hésite entre publicité et mécénat.

Voilà, je viens de raccrocher les gants. Mon dernier appel pour mon dernier boulot de 2022 est terminé. Ce billet est en gestation depuis longtemps mais je voulais couper entièrement les ponts avant de basculer d’un modèle à l’autre.

Depuis la fin de l’année dernière, je vous indique que le sponsoring allait démarrer sur le blog. Il existe déjà au travers des lecteurs qui financent le site directement. Mais désormais des entreprises sont également dans la boucle. Vous avez pu voir leur logo sur les pages du blog mais en réalité, depuis le début de l’année, je n’ai facturé personne. Parce que je n’avais pas encore réussi à me rendre totalement disponible. Toujours empêtré dans des boulots que je devais finir sur des contrats de 2022. Comme j’ai enfin terminé1, je vais commencer à envoyer des factures à mes sponsors.

C’est donc le bon moment pour mettre les points sur les i concernant le sponsoring qui débute réellement maintenant sur Minimachines. Parce que le terme pose un petit problème technique du fait de sa traduction volontairement confuse de l’anglais. 

 

La définition du mot Sponsor par Le Petit Robert

De la définition du mot « sponsor »

Cette année, Minimachines est « sponsorisé » et le terme me semble finalement assez mal choisi. Ou du moins assez mal compris.

Ma rencontre avec le mot sponsor a été, comme pour beaucoup j’imagine, liée au sport. Lors d’événements de cette nature, que ce soit un match de basket, de foot, de rugby mais aussi une course à vélo ou une régate de voile, on découvre assez vite la notion de sponsor. Un mot qui fait plus moderne que le terme « mécène » qui est le plus souvent lié au monde de l’art. Mais dans l’idée c’est un peu la même chose.

Afin qu’un projet soit mené à bien, une entreprise investit pour le financer. Au niveau très local c’est le poissonnier ou le patron de bistrot dont le fils ou la fille fait partie de l’équipe sportive locale qui va payer les maillots tout neufs réclamés par l’entraineur. Il en profite pour inscrire le nom de sa société sur le dos des maillots au passage. Rappelant ainsi aux habitants de la ville que c’est un peu grâce aux poissons qu’ils achètent ou aux cafés qu’ils dégustent que les joueurs vont sur le terrain dans une tenue non dépareillée. Bien mieux que l’affreux gilet fluo plus ou moins bien lavé avec un numéro dans le dos que les enfants enfilaient auparavant. Les parents sont contents, les bambins s’amusent et, le jour où il faut acheter un bar ou aller au bar, on passe plus volontiers par le sponsor que par un concurrent. Bien entendu cela ne signifie pas pour autant que l’entraineur devra choisir le fils ou la fille du patron comme capitaine d’équipe. Sponsor ne veut pas dire donneur d’ordres.

Piochée au hasard, cette équipe de basket de l’Avenir Trémentine est « sponsorisée »

A un niveau régional ou national évidemment les choses changent. Le sponsor ne se contente pas de payer des maillots mais fait également un gros chèque pour mettre en avant sa marque. C’est ainsi qu’on retrouve des sportifs d’exception décorés d’un dossard représentant une banque, une chaine de supermarchés, une compagnie d’aviation ou de la charcuterie industrielle. De gros contrats qui assurent à chaque marque une énorme visibilité et un partage du succès accumulé par les joueurs. Les plus grands clubs sont évidemment les plus chers. Et certains évènements comme la voile ou le cyclisme ont des équipes dont le nom complet est une marque. On peut ainsi compter sur de multiples répétitions à l’oral ainsi que sur la visibilité à l’antenne d’un nom et d’un logo pendant des évènements sportifs très populaires sur des périodes très longues.

Ce bateau s’appelle du nom de son sponsor.

Cela ressemble évidemment à de la publicité mais c’est tout de même un peu différent. D’abord parce qu’il y a une prise de risque de la part du sponsor. On peut très bien payer un bateau qui va coûter très très cher et ne pas réussir à passer la ligne d’arrivée en premier. Pire, le bateau peut avoir une avarie grave, le skipper abandonner la course au bout de quelques heures et tout l’investissement tomber à l’eau. C’est arrivé à des compagnies d’assurance par exemple de financer ce genre fiasco. Une saison sportive prometteuse avec de grands joueurs peut devenir un désastre et la marque sponsor pâtir du partenariat plutôt que d’en profiter.

Enfin, et surtout, la grosse différence entre le joueur d’une équipe dans un stade qui porte le nom d’une marque sur son maillot et celle d’une publicité, c’est l’action qui est menée. On ne demande rien d’autre au sportif que de faire son travail de sportif. Un rameur va ramer, un footballeur va footballer, un bouliste va tiroupointer. Jamais on ne voit un cycliste pendant le Tour de France descendre de son vélo au début de l’étape pour vous raconter en quoi tel ou tel VPN est absolument indispensable pour votre usage informatique. Ou comment tel jeu mobile va égayer vos futures soirées. Non, le cycliste pédale et ne fait que cela. Et c’est une sacrée différence.

Parce que voilà, avoir un sponsor ce n’est pas vraiment exceptionnel. Un petit tour en ligne et on rencontre 1000 sites avec 1000 sponsors2. Et des milliers de vidéastes qui mettent en avant des jeux, des services de VPN, des sites de clés à prix cassé et autres trucs de paris en ligne. En France, il y a donc semble t-il plusieurs sens au mot sponsor.

 

La définition du mot Publicité par Le Petit Robert

Quand un vidéaste vous annonce que sa vidéo est sponsorisée par une marque et qu’il fait ensuite un segment de quelques minutes pour vous présenter le produit de la marque, il n’est pas sous cette forme de mécénat que le mot sponsor rappelle au premier abord en français. Il déroule une page de publicité. C’est exactement de la publicité. Qu’il lise un texte écrit par une agence ou qu’il écrive son propre discours autour de cette marque, cela reste de la publicité. Cela devrait donc s’appeller de la publicité. On le voit souvent aux yeux vides de certains youtubeurs pendant cet exercice. Le déroulé publicitaire rime fortement avec alimentaire. Ils n’ont aucune joie à présenter un énième VPN ou un jeu de Tanks sur mobile avant de parler de leur véritable passion. C’est juste pour bouffer.

Youtube demande de préciser si une vidéo contient une publicité ou non avant la publication.

Alors je n’ai absolument rien contre cela. Je regarde de nombreux vidéastes qui financent leur productions avec ce système et si, en général, j’ai tendance à zapper les segments publicitaires pour aller au contenu, je ne suis pas du tout contre ce principe. Parfois, je tique un peu quand on présente des jeux dont le but avoué est de soutirer un maximum d’argent à des gosses avec des méthodes plus que limites. Mais cela reste en général un système de publicité assez propre. Le vidéaste fait la présentation de ce qu’il qualifie comme « sponsor » parce que cet anglicisme a traversé la manche depuis les vidéos produites aux USA. Une fois le segment publicitaire passé, il propose son propre contenu. Bien. 

Il  va de soi que la principale différence entre un mécénat et un sponsor ici est dans le droit de regard de l’annonceur sur le contenu publié. Jamais un VPN ne va sponsoriser un teste d’un concurrent par exemple. Jamais un jeu en ligne ne va accepter que la chaine traite du problème de l’addiction de ces jeux. La ligne éditoriale du site doit suivre le plus souvent des éléments déterminés à l’avance.

Ce choix sémantique qui a fait préférer le mot sponsor à celui de publicité est bien évidemment lié à la fois aux agences de communication et aux éditeurs. Parce qu’il faut bien le dire, tout le monde aime les sponsors comme tout le monde déteste la publicité.

[epq-quote align= »align-right »]Tout le monde aime les sponsors comme tout le monde déteste la publicité. [/epq-quote]

Le truc qui me chagrine, c’est donc la sémantique employée. Le mot sponsor a peut être du sens en anglais pour décrire ce système, mais en français il ne colle pas vraiment. D’ailleurs Youtube ne s’y trompe pas lorsqu’il demande aux vidéastes de spécifier si leur vidéo aura un segment publicitaire, une « communication commerciale », dans son déroulé. Le site ne parle pas de sponsor mais utilise des termes désignant bien une publicité. Plutôt que de parler de sponsor, il faudrait donc parler de pub. On fait de la publicité pour un produit sur quelques minutes en échange d’un financement. C’est très différent du mécénat que l’on entend en général avec le mot sponsor dans le milieu sportif en France.

Le mot est assez mal traduit chez nous. Dans la terminologie financière officielle, la manière dont nous traduisons le mot « Mécénat » par le mot « sponsor » montre que nous qualifions les choses de manière assez différente de la réalité de terrain. C’est comme si le côté « sans contrepartie directe » n’affectait pas le web. Tous les contenus sponsorisés, billets sponsorisés, vidéos sponsorisées, contenant un segment publicitaire en rapport avec celui qui finance sont totalement créés avec une « contrepartie directe de la part du bénéficiaire ». Il s’agit donc bien de publicité.

Ce que le mécénat veut normalement dire c’est un scénario différent de tout cela. On donne de l’argent pour faire vivre un projet. Si cela fonctionne, si le sponsor est content du retour de ce projet en terme d’image, alors il poursuit sa collaboration. Sinon il l’arrête. L’autre grosse nuance, c’est que le mécène n’impose normalement pas de discours ou de sujet au créateur. Il le laisse libre de mener son projet à sa guise.

Ce type de financement indépendant qu’est le mécénat a un autre énorme avantage pour le lecteur. Il n’est pas lié au nombre de vues que le média génère. Qu’il s’agisse de pages web ou de vidéos, le mécénat est fixe. Il est moins rentable pour celui qui produit du contenu qu’une grosse campagne de publicité mais n’a pas d’incidence sur son travail, sur le contenu qu’il produit. Pas besoin de faire des titres racoleurs, pas besoin de coller sa trombine bouche ouverte avec de grosses flèches sur des vignettes vidéo. Pas besoin d’inventer des titres énigmatiques qui ne vous renseignent pas sur le sujet mais vous interrogent ou vous inquiètent pour vous pousser à cliquer coûte que coûte pour assurer un ratio minimal à de la publicité. Le mécène ne s’inquiète pas des mesures d’audience.

Le mécénat finance le contenu d’un projet dans sa globalité et ce n’est pas, au contraire, ce contenu qui doit remplir le quota d’affichage demandé par les annonceurs.

Minimachines a donc désormais des sponsors mécènes

Si cette problématique sémantique me gène désormais c’est que Minimachines est maintenant « sponsorisé ». Avec toutefois cette différence par rapport à ce que le mot anglais suppose. Je l’entends donc bien comme la formule du mécénat que comme de la publicité traditionnelle tout juste maquillée d’un voile  de vocabulaire. C’est bien une forme de publicité, qu’on ne s’y trompe pas, mais sans impact sur le contenu présenté. Les marques qui vont participer à ce mécénat n’auront aucun droit de regard sur le contenu proposé. Les deux éléments resteront totalement indépendants. Si des sociétés décident d’investir dans Minimachines, c’est pour leur image par rapport au contenu déjà existant, pas pour des opérations spécifiques dans des contenus présents ou futurs.

Alors, évidemment, il est fort possible que TopAchat, Geekbuying, Banggood, Notos ou Geekom, qui font partie de ces sponsors, proposent des produits dont je parlerai ici. Il est même possible qu’ils m’envoient des offres promo, des trucs à tester, des lots à faire gagner en concours ou des bons plans que je publierai dans les rubriques adaptées. Mais jamais ces entreprises ne me dicteront le moindre élément éditorial. Cela fait partie du contrat. Elles seront présentes au générique des vidéos et sur le site mais n’auront pas droit à de la « publicité » pour leurs offres via ce « sponsoring ». On est au niveau du logo sur le maillot du cycliste pendant le tour de France, pas sur celui de la page de publicité avant la météo.

Cela ne veut pas dire que je ne ferai jamais de publicité dans mes vidéos. Si un jour une marque me contacte pour mettre en avant un produit que je juge adéquat au travers d’un segment publicitaire et que cela m’assure un bon gros trimestre de financement, je le ferais peut être. Bien sûr je choisirai le produit et n’accepterai pas n’importe quel annonceur. Mais surtout j’indiquerais bien qu’il s’agira alors d’une publicité et pas d’un sponsor. Histoire d’être totalement cohérent et transparent.

Voilà, c’est un billet un rien pénible mais il me fallait le faire pour être au clair avec vous. Cela fait 15 ans que je bloggue désormais et je n’ai jamais accepté un centime contre un billet « sponso » ou une vidéo « publicitaire ». Je pense que faire cette mise au point permettra de garder les choses bien étanches côté finances.

Si vous êtes interessés par cette expérience pour mettre en avant votre marque, n’hésitez pas à me contacter. J’ai préféré créer des segments de sponsoring abordables et multiples plutôt que de confier tout le financement du site à une seule grosse entité comme on me l’a proposé. Cela me demandera sans doute plus de travail à moyen terme mais cela évite toute dépendance trop forte envers une marque. Et donc tout risque de pression de celle-ci sur mes contenus. 

Pierre

Notes :

  1. Certains ont clairement abusé de ces contrats pour me faire faire du travail supplémentaire. D’autres ont bien compris la situation. Mais mon dernier coup de fil s’est terminé de manière assez abrupte.
  2. Je reçois également chaque jour des offres pour aire des articles « sponsorisés » payés entre 500 et 1000€ pièce pour vanter les mérites d’un casino en ligne ou autre. On m’a proposé jusqu’à 5000€ pour faire un test bidon d’un service de VPN en vidéo…

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49 commentaires sur ce sujet.
  • 8 mars 2023 - 18 h 30 min

    Hello Pierre,

    Non le billet n’avait rien de pénible.

    Il a le mérite d’être clair et de montrer que tu restes « droit dans tes bottes » par rapport à la hype du « sponsor » du moment :-)
    Bel exemple de clarté et c’est tout à fait naturel que tu cherches des moyens d’exister dans ce monde de communication (publicité) permanent du Web.

    Bone continuation à toi \o/

    Répondre
  • Xo7
    8 mars 2023 - 18 h 38 min

    Super sujet et bonne route à la phase 3 du blog !

    Pour rebondir sous cette sémantique, le mot mécène désignait aussi sous l’ancien régime un commanditaire : par exemple, Vinci et Molière avaient des mécènes …et/ou des protecteurs…

    Note 1 « …pour ME faire faire du travail supplémentaire… »
    Note 2 « …pour Faire des articles « sponsorisés » payés… »

    Répondre
  • Xo7
    8 mars 2023 - 18 h 44 min

    En fait sur la page actuelle du site, tu vends un accès hypertexte à leur site et la présence de leur logo.
    Ni plus ni moins.

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 18 h 55 min

    Content pour toi, si tu réussi avec ta nouvelle ‘organisation’ à mieux t’en sortir financièrement,
    tant que tu continueras à proposer du contenu intéressant et indépendant…je serais lecteur !!
    les modèles économiques changent, il faut aussi suivre les changements (voir les initier), s’adapter.

    Répondre
  • gUI
    8 mars 2023 - 19 h 08 min

    Nouvelle étape dans ton blog Pierre, en espérant que ça t’assures des revenus réguliers. Tu as eu raison d’insister sur la différence entre sponsor et publicité, et je ne doute en rien de ton indépendance éditoriale, tu as su déjà nous le prouver à maintes reprises.

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 19 h 13 min

    on te fait confiance !!!
    continue on kiffe

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 19 h 40 min

    @Pierre : Merci pour ce billet , qui n’est pas pénible (pour nous en tout cas) .
    Aucun souci pour moi que tu mettes en place ce qui est effectivement du mécénat, bien au contraire, car cela pérennise ton travail, d’une qualité très supérieure à la moyenne !
    Quant à des publicités ciblées sur des produits que TU sélectionnes, et qui plus est clairement annoncées : zéro problème.
    « Toute peine mérite salaire » et on a tous des factures à payer .

    Merci pour ta transparence et ton contenu éditorial de qualité !

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 20 h 01 min

    Le mot Français adapté aux « sponsors » reste la réclame, citée en synonyme par Robert.

    La réclame c’est tromper un animal pour le capturer ou le dresser. L’amener où on veut, ou à agir selon NOTRE volonté.

    L’Anglais, bien plus pauvre en synonymes, synthétise les sens des mots. C’est du coup systématiquement réducteur ou imprécis. Ou simplement les deux.

    J’espère que tu auras assez de mécènes pour ne pas tomber comme le reste du web.

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 20 h 03 min

    Bonjour,

    Un mot anonyme, de la part d’un ancien lecteur de blogeeenet, lecteur actuel de minimachines : « merci Pierre », c’est tout :)

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 20 h 23 min

    « On m’a proposé jusqu’à 5000€ pour faire un test bidon d’un service de VPN en vidéo » Franchement, les lecteurs de mini machines, je suis certain, connaissent la probité de son taulier.
    Je serais pour que ces billets de publireportage soient publiés de temps en temps à ta convenance pour permettre de te faire vivre décemment de ta passion, dont nous bénéficions en tant que lecteur.

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 21 h 33 min

    Je pensais que tes tests des portables Huawei d’il y a quelques années et souvent réédités ou remis en ligne avec des maj étaient financés…
    Ce qui est assez chouette avec ton intégrité, c’est que cela donne un cachet supplémentaire aux sponsors choisis comme IAMNUC si jamais je devais me tourner vers tel ou tel site.

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 21 h 41 min

    Je crois que nous te faisons tous confiance.

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 21 h 42 min
  • 8 mars 2023 - 21 h 49 min

    @Pierre Lecourt:
    Désolé, effectivement ce n’était pas des tests mais des billets dessus. J’avais l’impression que tu en parlais plus souvent à l’époque comparé aux autres marques et c’était la période où j’ai vraiment découvert la publicité déguisé en article donc j’étais surement un peu parano.
    J’étais bien naïf avant ça.
    D’ailleurs l’info sur les 5000€ pour un test de VPN bidon vient à nouveau de chambouler tout ça …

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 22 h 00 min

    Hello Pierre,
    Merci pour cette pertinente mise au point ds cet article. Les communicants du web faisant de plus en plus de l’ « escroquerie sémantique », ton intégrité mérite d’être souligné. J’espère que le mécénat mis en place te permettra gagner ta vie tout en vivant de tes beaux projets. Merci encore pour tout ton dur et excellent travail :)

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 22 h 04 min

    « Voilà, je viens de raccrocher les gants. »
    C’est pas bien de jouer aux montagnes russes avec nos émotions ^^
    Les gens sont payés pour faire un travail : tant que c’est éthique, et sur ce point, j’ai entièrement confiance en toi

    Répondre
  • R1
    8 mars 2023 - 22 h 33 min

    Et si je clique sur les liens vers tes mécènes, est-ce qu’ils savent que je viens de ton site?

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 22 h 51 min

    Pareil, la première phrase était terrifiante. Méchant !

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 23 h 17 min

    @Strik9: +1 si ca te permet de maintenir la pérénnité de MiniMachines !

    Répondre
  • 8 mars 2023 - 23 h 30 min

    @R1: Certains oui, d’autres non. Dans l’ensemble ils s’en fichent un peu, c’est pas le but recherché, les clics.

    @petitevieille et @prog-amateur: pardon ^^

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 2 h 48 min

    Comme toujours la concision n’est pas ta première qualité, et c’est ça qu’on apprécie. Bon début 2023 alors, vu que tu viens de finir 2022.

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 6 h 17 min

    merci pour ta transparence. tu fais partit des meilleur blogeueur francais dans le domaine, alors pour moi tu devrais te faire de la tune et pouvoir en vivre confortablement, et nous en retour on profiterais de ta sagesse

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 7 h 36 min

    Pierre,
    Merci pour la précision et clarification.
    Bon vent pour cette nouvelle aventure!

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 8 h 06 min

    Billet pas pénible, au contraire c’est toujours intéressant d’expliquer comment ça fonctionne aujourd’hui le financement des blogs / chaînes vidéos et autres

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 8 h 32 min

    un billet un rien pénible => au contraire, fort intéressant.
    J’ai appris sur des concepts tenus flous volontairement.
    Et bravo pour ton travail, ton honnêteté intellectuell et ta ligne éditoriale depuis blogeee (séquence nostalgie!)
    Longue vie à MiniMachines!

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 9 h 19 min

    Merci Pierre pour ta transparence.

    Je vais dans ton sens concernant le distinguo sponsors/mécènes…
    Pour moi un mécène met de l’argent avant tout dans quelque chose qui l’intéresse fondamentalement, sans attendre de retour sur investissement immédiat.
    D’ailleurs, tu citais le domaine de l’art qui ne m’est pas très familier mais il me semble que bien souvent les mécènes restent anonymes (ou tout au moins discrets).
    Merci en tout cas à tes mécènes/sponsors, je ne manquerai pas de visiter leurs sites respectifs si le besoin s’en fait sentir.

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 9 h 56 min

    Merci Pierre de nous expliquer comment le mécénat fonctionne pour ton site.

    J’ai en tête des sites français où l’on ne fait plus de différences entre la pub et le contenu, sans parler de l’envahissement visuel des pubs.
    Chez toi, c’est clair, c’est raisonnable et si ça nous permet de continuer à lire ton contenu encore longtemps c’est parfait.

    Et encore merci pour ton implication et ta disponibilité.

    Répondre
  • Max
    9 mars 2023 - 10 h 09 min

    @prog-amateur: ha ha moi aussi j’ai eu très peur ^^’

    Finalement, c’est une très bonne nouvelle ! Plus de temps pour toi, plus de contenus pour nous.
    Cette clarification était très importante et confirme la qualité de ton travail. C’est toujours un grand plaisir de te lire. To be continued !

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 10 h 41 min

    Pour tomber dans le lieu commun : c’est une page qui se tourne, et une nouvelle qui s’ouvre.
    Félicitation d’avoir su y arriver, et merci aux sponsors/mécènes.
    J’espère que la situation sera mutuellement bénéfique, en tout cas nous lecteurs en seront bénéficiaires !

    Honnêtement, si un produit te convainc et qu’on te propose de te rémunérer pour le tester, n’hésite pas !
    J’ai l’impression qu’il y a un consensus parmi tes lecteurs habituels : nous avons confiance en toi ;-) .

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 10 h 47 min

    Que dire qui n’a pas été déjà dit…

    Merci pour la leçon de vocabulaire.

    Si ces nouvelles collaborations (?) te permettent d’avoir les moyens de, à la fois, travailler comme tu
    l’entends, et vivre plus confortablement, tant mieux.

    Ce qui me fait venir consulter ce blog (en plus du contenu et de sa communauté), c’est bien l’absence de complaisance dans tes propos. Et ce depuis Blogeee. Donc je continuerais à chaque pause café !

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 12 h 45 min

    @toureiffel2001: Ah ah un ex rédac chef me disait en paraphrasant Audiard, « C’est marrant cette manie chez les bloggueurs de faire des phrases. »

    Merci à tous, en tout cas, c’est encourageant !

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 12 h 49 min

    Attitude exemplaire, bravo.
    FX sur cachem a fait un billet très similaire, empreint de transparence totale.

    Répondre
  • JB
    9 mars 2023 - 15 h 10 min

    Super billet et très belle démarche, comme toujours depuis 15 ans, bravo ! Et merci de faire vivre ce type d’information et de journalisme indépendant. Ethique, transparence et sémantique correcte sont rares donc tellement appréciables aujourd’hui. Billet pas pénible mais terriblement utile !

    Rien à voir : « le jour où il faut acheter un bar ou aller au bar » : on sent l’intense réflexion qu’il y a eue pour choisir les 2 commerçants sponsors, le poissonnier et le bistrot, mdr :D

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 15 h 18 min

    Publication intéressante et instructive.
    Un nouveau départ pour Minimachines ! 👏

    Répondre
  • Luc
    9 mars 2023 - 17 h 32 min

    C’est sur que les précisions linguistiques ne font pas de mal. La langue française est tellement subtile. Alors, si en plus, on y ajoute des anglicismes, des erreurs d’interprétations peuvent survenir.

    Par exemple un « supporter »: il faut (ou pas) supporter la charge de la dette et ce n’est pas avec enthousiasme que l’on le fait !!!!!

    Quand ont commencés par apparaître des bannières sur minimachines, @Pierre Lecourt s’était fendu d’un ou plusieurs billets explicatifs et j’avais bien compris le fond de la chose.
    Par contre, je ne sais plus si j’avais commenté en ces termes (en tout cas j’y ai songé):

    Pour ainsi dire, je pense qu’être passé sous les fourches caudines de Pierre (sérieux, qualité, honnêteté …) et être « accepté » en tant que mécène, c’est aussi hériter de ces mêmes qualités. En somme, un arrangement gagnant-gagnant-gagnant (le 3ème étant les lecteurs du blog).

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 18 h 27 min

    @JB: Le  » un bouliste va tiroupointer » m’a aussi fait tomber de ma chaise ! XD

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 19 h 27 min

    Merci Pierre pour ces précisions !
    Tu as réuni ici depuis 15 ans une communauté qui finalement te ressemble.
    Le ton de tes billets, ta franchise, ta pertinence (donc ta passion/connaissance du sujet) et ton indépendance nous font du bien. Il n’y a qu’ici où on trouve des commentaires, des interventions aussi pointues, enrichissantes et partagées par tous. Et surtout la modération de ce blog est exemplaire, les Minimachinautes se régulant souvent eux même.
    Il y a un véritable respect des uns et des autres sur ce blog (même si nous ne sommes pas d’accord sur certains sujets, le débat est toujours riche).
    C’est aussi ce qui rend ce blog unique.

    Alors si pour garder cette liberté, indépendance, tu mets en place un « sponsoring/mécénat » tel que présenté dans ce billet, c’est effectivement gagnant-gagnant-gagnant pour toi, les mécènes et nous.
    Et comme le dit @Luc, être « mécène » sur ton blog est pour ma part un gage de qualité de ces entreprises dans ce monde des minimachines

    Pffiou, a y est, le troisième étage de la fusée blogeee est lancé, pourvue qu’elle t’emmène encore très loin !

    Merci.(ainsi qu’à toutes et tous les Minimachinautes pour leurs commentaires)

    Michel D.

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 19 h 37 min

    « Voilà, c’est un billet un rien pénible »

    Pénible pour vous peut-être, mais en tant que lecteur je trouve toujours votre pensée et vos discours intéressant et cet article très utile. De plus, on en apprends d’avantage sur l’envers du décors concernant le fonctionnement du site et sur son évolution dans le temps.

    N’étant pas dans le milieu informatique, mais étant plutôt passionné par cela, je trouve ça bien d’en apprendre plus par quelqu’un qui a la légitimité d’expliquer ce qu’il se passe.

    Bonne continuation.

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 22 h 13 min

    On est en 2023, j’ai envie de dire, ok et?

    Tu investies ton temps et ton énergie, c’est normal que tu ais une rétribution. Faut bien que tu manges, la passion c’est gentil quand on est millionnaire, fils à papa… mais quand on a comme toi une famille à nourrir, y a aucune honte à monétiser son talent. Surtout que tu dictes des lignes éditoriales claires, précises, que tu nous promets plus de contenu, et qu’on ne paye toujours pas. Sérieux, ou est le problème?
    En te souhaitant tout le meilleur du monde et en ayant hâte de lire la suite d’un de mes blogs préférés sur la tech!

    Répondre
  • 9 mars 2023 - 23 h 13 min

    @Pierre MERCI bonne continuation
    c’est toujours un plaisir de te lire … le cas du bar ou du bar est sans doute une figure de style « le Pierre »

    Répondre
  • JB
    10 mars 2023 - 0 h 48 min

    @StarDreamer: ahaha, oui j’ai adoré celui-là également :D

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  • 10 mars 2023 - 9 h 23 min

    « Le mot est assez mal traduit chez nous. »

    C’est un classique chez nous. Exemple vu et revu dans les tests de smartphones : Resolution devient définition et pixel density devient résolution…
    Et plus récemment, le mot anglais intelligence qui est systématiquement traduit en… intelligence alors qu’à la base ça veut dire renseignement.

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  • 10 mars 2023 - 9 h 44 min

    @eeegr : « D’ailleurs, tu citais le domaine de l’art qui ne m’est pas très familier mais il me semble que bien souvent les mécènes restent anonymes (ou tout au moins discrets). »

    Plus ou moins. Nombre de galeries d’art ou de fondations portent le nom du mécène qui les finance. Et quand ce n’est pas le cas, il est souvent bien vu à l’artiste de citer le nom de son mécène lors de conversations, ce qui en fait un secret de polichinelle. (Je n’ai plus fréquenté d’artiste depuis longtemps. Alors les choses ont peut-être changé.)

    Pour en venir au fond du billet, être lecteur d’un blog est de toute façon une question de confiance. Je pense qu’ici cette confiance est bien présente.

    Anecdote : en sport, le « sponsoring » a aussi servi à contourner la loi. Avant d’être interdite, la pratique de nommer un bateau avec le nom du sponsor a permis à des cigarettiers d’accéder à une publicité qui leur était interdite. La loi Évin a changé tout ça.

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  • 12 mars 2023 - 15 h 07 min

    Billet clair et instructif, comme toujours. Ca me parait bien pour toi et Minimachines. On te fait confiance.

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  • 12 mars 2023 - 21 h 22 min

    Sponsor : 1650s, du latin tardif sponsor  » parrain dans le baptême « , en latin  » caution, garantie, garant « , de sponsus, participe passé de spondere  » donner une assurance, promettre solennellement « , du proto-italique *spondejo-  » promettre « , littéralement  » libérer plusieurs fois « , du PIE *spondeio-  » libérer  » (source également du hittite ishpanti-  » apporter un sacrifice liquide, verser « , du grec spendein  » faire une offrande de boisson « , spondē  » libation, offrande de vin  » ; comparer avec spondee) ; « grec spendein « faire une offrande de boisson », spondē « libation, offrande de vin » ; comparer avec spondee). Le sens de « personne qui paie pour un programme de radio (ou, après 1947, de télévision) » est enregistré pour la première fois en 1931.

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  • 12 mars 2023 - 23 h 25 min

    @Albert: §Oui c’est un mot d’origine latine qui a d’abord existé en Anglais mais pas en Français. Il est apparu (très) tardivement en Français comme un anglicisme.

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  • 13 mars 2023 - 10 h 44 min

    On va pas s’mentir, un blog, ça nourrit pas forcément à 100% son homme.
    Tant que tu conserves ton éthique et ton intégrité, quelques liens à droite, c’est pas la mer à boire, par rapport à d’autres sites oueb où tu est envahi(e) de popup et de vidéos qui démarrent à peine arrivé(e) (grrr).
    Au plaisir de te lire, comme d’habitude !

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  • 20 mars 2023 - 22 h 05 min

    Ah, qu’est-ce qu’on apprécie, tu me fais plaisir rien qu’à te lire.
    Je me sens moins seul dans le décryptage du monde parfois oppressant (ou tentant) qui nous entoure.

    Merci pour toutes ces précisons et distinctions, qui nous permettent d’apercevoir une belle âme derrière tous ces billets.

    Ta démarche explicative va dans le bon sens.
    Tu fixes de nouvelles limites, compréhensibles par tout entrepreneur, puisque le jeu, c’est bien de se faire toujours un peu plus d’argent, dans la limite du raisonnable, sans tendre vers les bordures du systèmes et ses arnaques.

    UN GRAND MERCI

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  • 21 mars 2023 - 1 h 12 min

    C’est la maturité et un souffle neuf pour l’avenir. Go !

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