Raspberry Pi Imager : un énième logiciel de création d’images système

Raspberry Pi Imager est une nouvelle solution pour créer une carte MicroSD contenant le système d’exploitation d’une carte Raspberry Pi. Le marché propose déjà de nombreuses autres alternatives mais cette nouveauté se veut très facile à prendre en main.

Avec Raspberry Pi Imager, c’est une histoire de quelques clics pour rendre votre carte MicroSD compatible avec un Rapsberry Pi. Il existe certes de nombreux outils comme Etcher ou NOOBS par exemple, qui offre une foule de possibilités supplémentaires.

Raspberry Pi Imager
Mais justement Raspberry Pi Imager se veut moins compétent et, plus simple à manipuler pour un néophyte. Uniquement orienté vers l’écosystème de la fondation, le logiciel fonctionne et se présente de la même façon sous Windows, Ubuntu ou MacOS. L’idée ici est de donner notamment une plateforme commune à tous les guides et tutoriels à destination des néophytes. Les captures d’écran proposées seront identiques et il sera également facilement possible de dicter la marche à suivre à quelqu’un au téléphone ou via un simple email.

Il est possible de télécharger Raspberry Pi Imager depuis la page dédiée sur le site de la fondation Raspberry Pi et on peut supposer que cette adresse là ne bougera pas non plus dans le temps, ce qui serait un gros bonus pour éviter la maladie qui touche beaucoup de publications à moyen terme. Qu’elles soient papier ou en ligne, de nombreux remaniements de sites web ne respectent pas leur architecture passée et transforment des liens vieux de quelques années en pages d’erreur 404. On peut espérer que la fondation fasse attention à ce détail pour améliorer la qualité des guides publiés.

On aurait apprécié une utilisation “portable” et donc sans installation de la solution1 même si cela est simple et ne demande que quelques  clics.

Raspberry Pi Imager
Une fois lancé, Raspberry Pi Imager se comporte de manière classique avec un premier menu qui demande quel type d’image système choisir. On aura le choix entre le Raspbian de base, une autre évolution de l’OS ou LibreELEC. 

Raspberry Pi Imager

Le programme permet également de retrouver des outils utiles, de formater sa carte MicroSD ou de sélectionner n’importe quelle image système. Dans ce dernier cas, il faudra la choisir dans son arborescence de fichiers et donc l’avoir téléchargée au préalable.

Raspberry Pi Imager

Si on choisit une image système de base, Raspberry Pi Imager ira la télécharger à votre place sur le site de la fondation et la copiera sur votre carte MicroSD dans la foulée.

Rien de bien neuf donc mais un outil que l’on peut espérer fiable tant dans sa manière de fonctionner que dans la durée.

 

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Notes :

  1. Pour le moment l’application n’est pas certifiée par Microsoft et donc Windows 10 met une alerte lors du lancement de l’exécutable, ce qui mettra en panique certains néophytes.

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3 commentaires sur ce sujet.
  • 6 mars 2020 - 14 h 48 min

    S’il est vraiment libre (j’ai trouvé la licence et c’est une succession de licences difficile à dire si c’est vraiment libre, en tout cas, c’est open-source ce qui est déjà très bien), alors c’est un super outil.

    Je l’ai toujours pensé : même si le terminal est un outil fantastique sur Linux, tout ce qui permet de faciliter les choses avec une interface graphique est la bienvenue -> plus c’est simple, plus j’aime.

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  • 6 mars 2020 - 18 h 21 min

    Le stockage microSD c’est vraiment le maillon faible des Pi.
    Ils devraient pouvoir souder de la mémoire flash sans trop augmenter les coûts à l’avenir (ne serait-ce que 64 ou 128 go)

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  • 9 mars 2020 - 7 h 48 min

    @Le Breton:
    Une µSD rincée ou devenue insuffisante, on peut la changer… Un stockage soudé, non. En plus, cela compliquerait l’affaire pour tenir les 35$ que de devoir l’ajouter au lieu de laisser au besoin un utilisateur recycler une ancienne carte qu’il a a dispo. Puis quand ca ne démarre plus, pouvoir extraire le stockage pour récupérer au besoin les données d’un PC (de préférence sous Linux) c’est pas mal non plus… et cela permet aussi de refaire une image fonctionnelle. Sinon, ce serait mise en place d’un serveur TFTP/PXE plus complexe à mettre en place pour la majorité des gens et un support démarrage réseau à implémenter dans le boot loader si ce n’est pas fait.

    Alors c’est certes un maillon faible, mais cela dépends aussi de la µSD que l’on y mets: La plupart n’étaient pas faites pour être utilisées 24/7, mais de ci de là quand on utilisait son APN ou lecteur MP3 et avec un mode d’accès majoritairement séquentiel.

    Mais l’usage croissant en stockage smartphone a un peu changé la donne: Les SD estampillées A1/A2 pour un usage applicatif sont mieux gérées niveau étalement de l’usure et des débite plus homogènes entre accès séquentiel et aléatoire, avec un nb d’IO/s à la clef bien meilleur surtout en A2. A titre personnel, avec une carte 64GB haut de gamme A2 et donnée pour 170-90 Mo/s en lecture écriture, qui se trouve désormais régulièrement à 20€ en promo, je n’ai plus de latence perceptible sur l’interface http de ma solution domotique qui gère la baraque via un PI.

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