Minilink 07/02/14 : Console portable Asus, Ativ Book 9 Lite Haswell et polymère auto-cicatrisant

Premier Minilink de la semaine, on va parler d’une possible Asus Gamebox à base de Tegra 4, une concurrente à la Nvidia Shield, de Polymère qui se soigne tout seul, de Samsung qui passe son Ativ Book 9 Lite sous pavillon Intel et de Palette, une interface physique aux antipodes de la mode du tactile.

asus-gamebox

La Nvidia Shield joue en solo sur le thème de la console Android portable autonome depuis des mois, il y a bien eu des essais avec la Sony P et les Archos Gamepad 1 et 2 par exemple mais rien n’a eu l’impact de la petite Shield, du moins aux US où la console est distribuée. La donne pourrait changer à en croire les informations en provenance d’Antutu. Informations qu’il faut prendre avec des pincettes puisqu’il est possible de faire dire à peu prés ce que l’on veut à cette application de test en trifouillant les entrailles logicielles de la machine testée.

Asus GameBox Antutu

Toujours est t-il que cette capture d’écran nous parle d’une machine  baptisée Asus Gamebox, sous Android 4.3 et équipée d’un processeur Nvidia Tegra 4, le même que la Shield, affichant en 1280 x 720 avec 2 go de mémoire vive et 8 Go de stockage. Difficile de savoir réellement si il s’agit d’un écran intégré comme sur une  Shield où plutôt d’une console de salon facon Ouya (Tegra 3)  ou Huawei Tron (Elle aussi équipée d’un Tegra 4) pour le moment mais si cette Asus GameBox était branchée à un écran externe, il est probable que le testeur l’aurait fait afficher du 1080p.

Asus GameBox Antutu

Le résultat de ce test donne la console d’Asus en tête face à la Shield sortie il y a quelques mois maintenant. Si les résultats doivent se jouer dans un mouchoir de poche face à de vraies applications, la grosse différence  sera bien entendu dans la distribution proposée par Asus qui ne se limitera pas, quant à elle, à une distribution chez l’Oncle Sam mais pourrait toucher le vieux continent. Evidemment, comme on ne sait pas si tout cela n’est pas juste un fantasme, pas de prix, pas de date et pas d’autres infos.

Samsung ATIV Book 9

Chasse gardée d’AMD jusqu’à maintenant, le modèle “lite” du Samsung Ativ Book 9 passe désormais également sous la bannière d’Intel. Ce 13.3 pouces ultrafin embarquera sous peu un processeur Intel Haswell  Intel Core i3-4020Y (11.5 w de TDP), un double coeur avec un chipset Intel HD 4200 pour sa partie graphique. Le site de vente allemand Cyberport fait mention de ce nouveau modèle autrefois uniquement dispo sous AMD A6-1450 avec un chipset graphique Radeon HD 8250 (9W de TDP).  Le revendeur indique une autonomie de 8 heures pour ce nouveau modèle.

Samsung ATIV Book 9 Plus

L’engin garde par ailleurs les mêmes spécifications que le reste de la gamme même si ce nouveau Samsung ATIV Book 9 Lite devient un ultrabook en passant du coté Intel.  Il reste muni d’un écran tactile de 13.3 pouces de diagonale affichant un maigre 1366 x 768 pixels de définition.Son poids sera de 1,45 kg et la finesse de la gamme restera au rendez vous avec un point le plus haut de 17 petits mm. La batterie est une 2 cellules de 30 Whr. La mémoire vive sera de 4 Go et le stockage un SSD 128 Go. On retrouve un  port USB 2.0 et un port USB 3.0, une sortie micro HDMI, un mini VGA, un port Ethernet Gigabit et un lecteur de carte mémoire SDHC. La connexion sans fil est assurée par un WiFi 802.11n et du Bluetooth 4.0. Au dessus de l’écran on retrouve une webcam 1.3 Mpx et l’engin disposera d’enceintes stéréo.
Niveau prix, le passage à cette solution Intel Haswell se traduit par un tarif qui augmente de 100€ à 700€. Evidemment pour ce tarif, il faudra attaquer les réserves de pétrole de la planète pour un châssis en PVC et non pas nos gisements de bauxite pour en extraire de l’aluminium. Vous vous consolerez en achetant une canette de soda.

Si je vous dis Dynamic Polyurea vous pensez à quoi ? Bien évidemment à un polymère capable de se “soigner” tout seul. On connaissait les peintures capables de réparer une petite griffure ou autres scratch, voilà une nouvelle étape dans la machine très longue durée de vie, le polymère créé par une équipe de chercheurs de l’University of Illinois est capable de se ressouder après avoir été coupé en deux. Le tout sans ajouts d’autres produits chimiques, solvants ou autre procédure de réchauffement.

Le matériau est composé de produits plastiques peu coûteux qui existent déjà. En fait les chercheurs ont simplement ré-arrangé la structure des molécules du matériau en agrandissant les liaisons chimiques entre elles. Le résultat de cette Frankeinsteinerie est un ensemble de molécules plus faciles à séparer les unes des autres mais également aptes à se ressouder ensemble.

Dynamic Polyurea

A température ambiante, des morceaux coupés de ce “dynamic polyurea” se ressoudent avec la même tenue en une journée, en réchauffant un peu l’atmosphère à 37°C le processus est encore plus rapide. Le processus pouvant se répéter encore et encore. Pour le moment il s’agit surtout d’un matériau plutôt mou et difficile a imaginer comme protégeant un smartphone ou une tablette mais ce type d’avancée est une bonne voie vers des composants plus solides et plus durables. On imagine facilement l’avantage de l’emploi d’un tel procédé sur le châssis d’un engin en plastique exposé aux chocs. En pouvant compter sur une structure qui se ressoude, avec de moins en moins de pièces mécaniques, un tel équipement offrirait une durée de vie étonnante à nos chères machines. A lire sur Gizmag.

Enfin, voici Palette, une gamme d’accessoires physiques modulables à l’infini qui se branchent en USB à votre minimachine préférée. Programmables, lumineux et précis, ces modules sont en aluminium et reprennent les bonnes vieilles interfaces analogiques. Un comble quand l’univers tout entier semble tourner autour du tactile… Mais voilà, proposer une interface tactile à un ingénieur du son pour piloter une régie audio multipistes complète c’est risquer de se faire envoyer paître. Lui proposer un slider ou un bouton physique et il retrouvera le sourire. C’est tout le projet de Palette qui s’est lancé sur Kickstarter et qui accepte désormais les précommandes sur son site : A partir de 99$ un kit de 4 modules programmables pour une livraison fin 2014.

Palette

La beauté du concept est sa simplicité d’utilisation et sa modularité : Vous agencez les modules entre eux comme bon vous semble et apprendre à votre logiciel à les prendre en compte semble se faire en quelques secondes : Vous voulez que le volume de la piste 8 corresponde au gros bouton Palette, il vous suffit de manipuler celui ci en même temps que vous piloterez l’interface logicielle.

Palette

Pareil pour un bouton d’action répétitive sous Photoshop ou plus simplement un bouton de volume ou d’avance image par image sous votre logiciel de montage. Au delà du simple aspect gadget de l’objet, on imagine facilement  le gain de temps d’un tel dispositif lorsque vous devez par  exemple ajuster le contraste d’une série d’images précisément en assignant la fonction à un bouton.

9 commentaires sur ce sujet.
  • 10 février 2014 - 20 h 59 min

    Je ne comprends pas bien, l’augmentation du prix pour le Ativ, de 100 a 700 euros?!?!

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  • 10 février 2014 - 21 h 05 min

    Pour le polymère autoréparant, je dois dire que je fais pareil avec les crocodiles Haribo depuis des lustres, et en plus on peut les manger une fois la greffe réussie !

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  • 10 février 2014 - 22 h 01 min

    @sourioplafond: Je me suis ptet mal exprimé, l’engin passe de 600 à 700€, il gagne 100€..

    @Dadoo: \o/

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  • 10 février 2014 - 22 h 07 min

    Je vois pas trop l’intérêt de palette, c’est un simple contrôleur usb comme il en existe déjà avec plus de contrôleur et moins chère, à part le côté modulable mais bon…

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  • 10 février 2014 - 22 h 30 min

    Le plastique qui se répare tout seul existe déjà au dos du nouveau smatphone incurvé LG G Flex, me semble-t-il…

    Les micro-rayures s’autoréparent, et plus rapidement à la chaleur.

    Le grosses rayures, ben non.

    Pour les curieux, c’est en video sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=Z-W66HINFLg

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  • 10 février 2014 - 22 h 47 min

    @katentu: Je crois que le côté logiciel joue beaucoup. Affecter une tâche facilement à n’importe quel élément si j’ai bien compris. Quand tu vois déjà la difficulté de configurer un Jog Shuttle à un soft de montage vidéo. A voir, moi ça me plait bien :)

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  • uko
    11 février 2014 - 1 h 38 min

    @Dadoo: +1 !

    En ce qui concerne la Gamebox, le nom me fait plutôt penser à une console de salon qu’à une portable. Ce qui serait d’autant plus cohérent que “box” est déjà utilisé comme suffixe par Asus pour sa gamme Eeebox.
    Peut-être le test est-il effectué en 1280×720 uniquement pour comparer les perfs de la machine face à celles de la SHIELD, qui doit être la console Android la plus puissante du marché aujourd’hui ?

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  • 11 février 2014 - 9 h 53 min

    Palette … On m’a encore piqué une idée durant mon sommeil! ;)

    Bon, je me souviens plus trop pourquoi la chose m’avait parue géniale à l’époque où j’y avait pensé, c’était je crois au sujet du fait que rien ne remplace le rapport analogique et physique que l’on a envers une interface, que ne peut combler le tactile en l’état actuel.
    Et si en plus le logiciel suit ses promesses, la chose trouvera une place sur mon bureau, le temps que je retrouve mes notes sur l’utilisation à laquelle je la prédestinais!

    Merci Pierre pour l’info

    PS: ah oui, c’était pour jouer à Pong, je crois … ;)

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  • 13 mars 2014 - 8 h 44 min

    […] signe de vie d’une Asus GameBox, un benchmark Antutu sorti des entrailles du web et exposé en place publique au moment ou tout le monde dégainait sa console Android. Le sang des internets n’a fait […]

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