Le Lenovo Yoga 5G sous Snapdragon 8cx est annoncé

Il faudra compter 1400$ pour acheter le premier ultraportable avec une connexion 5G. Le Lenovo Yoga 5G devrait débarquer d’ici quelques jours aux US. Mon pronostic ? Un flop.

Lenovo avait annoncé son premier ultraportable 5G pour cette année et la promesse est tenue. Pour 1400$ vous allez pouvoir acheter un Lenovo Flex 5G,  le nom de l’engin en Amérique du nord. Chez nous ce sera le Lenovo Yoga 5G quand il sortira chez nous. Il s’agit d’un ultraportable de 14″ avec un modem issu de la solution embarquée sur son SoC Snapdragon 8cx. 

Lenovo Yoga 5G

Mis en vente dès demain, le 18 Juin 2020 donc, l’engin proposera pas mal de points forts pour ceux qui cherchent avant tout l’ultramobilité. Sa charnière à 360° permettra un usage portable, présentation ou tablette et la présence d’une dalle tactile permettra de profiter réellement de cette fonctionnalité.

Autre avantage de la machine, sa puce ARM qui devrait lui offrir une belle autonomie à l’usage avec évidemment des fonctionnalités réseau étendues : Bluetooth 5.0 et Wifi5 ainsi que, bien entendu, une compatibilité 4G/LTE pour les 99% des zones non couvertes par la 5G. Lenovo a passé un contrat avec Verizon aux US pour proposer un abonnement 5G local : Comptez environ 58$ par mois si vous vous engagez pendant 2 ans… Un lecteur de carte nano SIM permettra évidemment de choisir l’opérateur de votre choix.

Lenovo Yoga 5G

Sur le papier le Lenovo Yoga 5G a pas mal d’atouts donc, son écran affichera en FullHD grâce à une dalle IPS avec une solide luminosité de 400 nits. Pour 1400$ il proposera 256 Go de mémoire UFS 3.0 non extensible mais vous pourrez également choisir une version 512 Go de base en ajoutant quelques billets verts. La mémoire vive proposée sera de 8 Go de DDR4 1866 soudés et non extensible…

Lenovo Yoga 5G

Le Lenovo Yoga 5G n’a pas de lecteur de cartes mémoire…

La connectique comporte deux ports USB 3.1 Gen 1 Type-C dont un qui assurera la charge de l’engin en 45 Watts. Un port jack audio combo pour casque et micro sera également disponible et… c’est tout. Une webcam 720 associée à une fonction infrarouge pour reconnaissance faciale est disponible tout comme un lecteur d’empreintes digitales et une puce TPM 2.0 pour assurer la sécurité des données sous Windows 10.

Lenovo Yoga 5G

Deux microphones sont également disponibles pour enregistrer vos conversations ou écouter les éventuels ordres pour piloter un assistant personnel. Le clavier bénéficiera d’un rétro éclairage et le large pavé tactile permettra sans doute une navigation agréable. L’écran sera compatible avec les stylets actifs mais le Lenovo Yoga 5G ne sera pas fourni avec un de ceux-ci par défaut. On ne sait pas si le stylet répond à la norme USI.

Lenovo Yoga 5G

Enfin, la batterie est une 60 Wh mais Lenovo n’a pas communiqué d’autonomie moyenne pour son 14″. Il a par contre donné le détail de ses dimensions et de son poids. L’engin mesurera 32.25 cm de large pour 21.59 cm de profondeur et 1.5 cm d’épaisseur. Son poids sera de 1.34 Kg grâce à une coque en alliage aluminium/magnésium. Rien d’extravagant ici puisqu’on est dans la moyenne des 14″ actuels grâce à des bordures fines autour de l’écran et des matériaux haut de gamme.

Lenovo Yoga 5G

Problème, l’engin sera nul sous Windows 10. Pas nul-nul mais nul quand même. Si on met en perspective les performances que propose le SoC Snapdragon 8cx et ce qu’il propose sur les tablettes Microsoft Surface Pro X, tout usage qui sortira des clous des applications optimisées pour ARM transformera votre ultraportable à 1400$ non évolutif et fermé en un engin aux performances dignes d’un PC portable entrée de gamme sous Celeron basique. Vous ne lancez que 3 applications classiques issues du Store de Microsoft ? Pas de soucis, la machine est faite pour vous. Vous voulez par contre lancer une bonne vieille application 32 bits du catalogue de Windows ? Oubliez. Les performances en émulation de la machine sont très mauvaises.

Je ne comprend toujours pas l’intérêt de ces engins sous Windows, je comprend la démarche, je comprend comment on a pu en arriver là mais je n’arrive pas a saisir pourquoi ces engins sont mis en vente ?1 Quelle est la cible de ces mauvaises solutions ? Personne. N’importe qui d’assez malin pour cliquer sur une une icône dans les paramètres de son smartphone peut, en 1 seconde, l’utiliser comme modem 4G ou 5G pour connecter son portable dessus. Si il achète un ordinateur entrée de gamme qu’il connectera dessus, il aura l’équivalent en performance de ce Lenovo Yoga 5G tout en économisant 1000$ au passage…

Lenovo Yoga 5G

Certains seront ravis de la portabilité de l’engin mais on retrouve aujourd’hui la même avec des machines sous processeurs AMD ou Intel. D’autres vont expliquer que la puce Snapdragon 8cx sera plus endurante… Oui mais elle mettre entre deux et cinq fois plus de temps a exécuter la même tâche qu’un PC sous processeur AMD ou Intel.

Lenovo Yoga 5G

C’est d’autant plus problématique aujourd’hui qu’AMD revient fort sur le devant de la scène et que les constructeurs commencent enfin a proposer des ultraportables sous processeurs AMD Ryzen. Mieux, les solutions x86, qu’elles soient Intel ou AMD, proposent désormais des 14 ou 16 heures d’autonomie, des finesses comparables et des fonctions 4G. Certes, il n’existe pas de modèles en 5G avec ce profil sous processeur AMD ou Intel. Mais a quoi bon puisque le réseau 5G n’existe pas non plus ?

Acheter un Lenovo Yoga 5G à 1400$ minimum pour une configuration 100% fermée aussi bien logiciellement que matériellement avec des performances entrée de gamme quand on peut, pour le même prix, trouver sur le marché des engins de plus en plus solides en performances ? Avec la simple possibilité de se connecter en 4G avec un smartphone comme relais ? Je ne comprend pas la logique de Lenovo ni l’entêtement de Microsoft.

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Notes :

  1. Le même Snapdragon 8cx serait probablement un monstre sous Linux, avec des pilotes et des applications optimisés sans la promesse d’une retro-compatibilité logicielle obtenue avec une émulation x86. Mais “Linux” n’est pas une société commerciale comme Microsoft capable de se payer le luxe de ce genre de caprice. Le Snapdragon 8cx n’existerait probablement pas sans Microsoft et ses subsides.

Jaune
18 commentaires sur ce sujet.
  • Bob
    17 juin 2020 - 13 h 43 min

    Je parie sur l’hypothèse de Pierre.

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  • 17 juin 2020 - 14 h 25 min

    Toujours la même boulette, pour ne pas dire la même arnaque, absolument vouloir tout mettre sous ARM pour une obsolescence contrôlée…
    Néanmoins, avec la possibilité qu’Apple passe sous ARM ses futurs gammes MacBook en 2021 et le succès des ipad pro, cela pourrait forcer la main aux gros éditeurs de soft de compiler sous ARM et ainsi rendre service a MS pour son Windows ARM.

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  • 17 juin 2020 - 14 h 53 min

    Ma Surface Go 2 core M3 est plus ultraportable (50% plus légère avec clavier) pour, certes, un écran plus petit mais moins de restrictions sur les applications Windows x86 / x64 puis que sous Windows 10 normal.

    Il n’y a que l’éventuel argument d’une autonomie sur batterie plus performante.

    Mais je n’arrive pas à me départir de l’idée que ses solutions ARM ne peuvent décoller qu’à la condition d’être moins chères que ce que proposent les combos Windows / Intel. Quitte à faire l’impasse sur les applications Windows 32 bits en terme de vélocité. Mais, comme rappelé par Pierre, c’est de toute façon plus mou par émulation même avec ce Snapdragon 8cx dans une machine très chère.

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  • 17 juin 2020 - 15 h 19 min

    Un flop qui dure depuis plus de 2 ans et s’améliore chaque année.

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  • 17 juin 2020 - 15 h 25 min

    Apple va-t-il réussir ce passage lui ?

    Car Si Apple annoncait un passage à ARM dans une semaine (au wwdc 2020), à priori c’est qu’ils ont trouvé la solution pour une émulation correcte des codes x86-64. Peut-être les puces arm qu’ils utilisent sont plus puissantes, ou bien ils ont fait une version avec des instructions spécialisées pour optimiser cette émulation . (Ou les deux)

    C’est un truc qui me passionne, voir si ils vont réussir ce passage.

    @pierre: tu sais si y’a des tentatives de distribution Linux installable sur ces LaptopArm ? La sécurisation de l’installation est-elle debridable ?

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  • 17 juin 2020 - 16 h 36 min

    Le principale problème selon moi qui empêche ce genre de machines de décoller, c’est l’attente vis a vis de windows. Tout doit fonctionner, comme avant. En vrai, il y a beaucoup de gens qui pourraient parfaitement s’accommoder de ce genre de solution ARM, En particulier en milieu d’entreprise ou l’installation des softs est gérée par les SI. Une bonne partie des employés (la plupart?) n’utilisent que le web, le pack office, et des softs comme des bases de données qui n’ont que très peu évolué en 20ans, la puissance nécessaire est ridicule.
    Seulement, les autres, ceux qui vont l’acheter pour des usages moyens ou lourds en s’attendant a un windows classique, vont être amères et faire mauvaise presse.
    L’erreur revient a Microsoft, ils aurait dû en faire un autre système, en l’appelant TINW ( this is not windows), avec un autre logo, une autre esthétique, puis vanter les passerelles possibles entre ça et windows.

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  • 17 juin 2020 - 16 h 49 min

    Ce qui me choque le plus est le fait de ne pas intégrer du wifi 6 sur une machine à 1500e.
    Pour ce qui est de la connectivité mobile ça me parait pas vraiment essentiel , avoir son smartphone dans la poche revient au même tout en étant moins cher.

    En revanche pour ce qui est des logiciels windows je ne sais pas si c’est un si gros problème que ça, même si c’est une contrainte. Peut-être pour les pros, mais autrement beaucoup d’utilisateurs utilisent quasi exclusivement leur navigateur en plus quelques fois d’une suite bureautique.

    Franchement moi sur mon laptop, je ne pourrai utiliser que Chrome, et c’est d’ailleurs un peux ce que je fais..

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  • 17 juin 2020 - 17 h 07 min

    @Ledidou:
    Apple va faire la même chose que lors du passage PowerPC vers x86: Porter tout leur applicatif sur Arm, ce qui pour de l’applicatif ne va pas beaucoup plus loin que de changer de chaîne de compilation.
    Les problèmes sont au niveau en dessous: Démarrage, couches basses de l’OS, modules/drivers.

    Les problèmes que l’on a sur de l’applicatif ne sont pas tant liés aux changements d’architecture, pourvu que la même chaîne de compilation supporte les deux et que les petites optimisations soient codées de manière à faciliter les portages, mais bien plutôt aux changements de taille d’adressage: Passer de 32 à 64 bits, là on se prends tous les cast (en C/C++) mal réfléchis dans la tronche.

    Forcément, cette stratégie n’est réaliste que quand on ne maîtrise pas totalement l’écosystème système+matériel et largement l’applicatif (cas Apple)… ou qu’on n’est pas en sources ouverts librement re-compilable sur toute architecture que supporte la chaîne de compilation choisie, cas Linux.

    Microsoft est lui coincé dans l’émulation pour tout ce qu’ils ne font pas eux-mêmes.

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  • 17 juin 2020 - 18 h 56 min

    @yann: apple aussi a beaucoup de logiciel qu’il ne maîtrise pas. C’est pour ça qu’ils avaient fait une émulation quasi transparente lors du passage à Intel , arriveront ils aux même résultat maintenant ? Je pense qu’il ne passeront pas à ARM en oubliant toutes les anciennes application que les clients ne veulent pas racheter ou même qui n’ont plus d’éditeur. D’où mon intérêt de savoir comment ils vont y arriver ….

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  • 17 juin 2020 - 19 h 10 min

    @Ledidou: si Apple utilise l’IA pour convertir avec des optimisations les logiciels x86-64 en ARM alors ça pourrait être pas mal du tout. La puce qui aurait 12 coeurs CPU dont 8 rapides devrait être bien mieux que ce 8cx.

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  • 17 juin 2020 - 21 h 31 min
  • 17 juin 2020 - 23 h 55 min

    Honnêtement je n’ai toujours pas compris la difficultté pour les éditeurs de compiler leurs applis x86/x64 en arm vu que Microsoft fournit déjà les outils pour compiler en arm. Ayant bossé dans le jeu vidéo ou le même développement sur pc devait tourner sur PlayStation et Xbox en
    même temps, c’était pas si compliqué, et la encore moins puisqu’on passe par un OS qui abstrait les différences matérielles.
    Que les éditeurs de jeux vidéo fassent l’impasse, je comprends parce que c’est pas le but de ces machines (meme si paradoxalement ils auraient la meilleures expériences pour le faire, l’intérêt commercial serait trop faible par rapport au coût), pour les autres je suis dubitatif.
    Après, il y a aussi le problème des drivers… et la c’est plus compliqué, mais la non plus, on ne va pas changer les composants, ni brancher des trucs exotiques sur un portable de ce genre…
    Bref, dommage qu’ils n’arrivent pas à faire une transition équivalente à celle de 680×0 -> power pc qu’avait opérée Apple, même s’il devrait ici s’agir d’une cohabitation plutôt qu’une transition puisque l’intérêt du tout arm par rapport à du tout Intel n’est pas faramineux (a part en terme d’intégration de de consommation, en théorie), même avec des applis arm.

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  • 18 juin 2020 - 0 h 29 min

    @Blotza: C’est l’histoire de la tarte au concombre en fait.

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  • 18 juin 2020 - 7 h 56 min

    @Skwaloo:
    Oui absolument, je possède une surface Pro X qui tourne WLS (Windows Subsystem for Linux). J’utilise cette machine pour Office, le Web et WSL et je suis très content. L’écran et le clavier sont superbes, aucun ralentissement avec les applications natives.

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  • 18 juin 2020 - 11 h 08 min

    @tegor:

    « L’erreur revient a Microsoft, ils aurait dû en faire un autre système, en l’appelant TINW ( this is not windows), avec un autre logo, une autre esthétique, puis vanter les passerelles possibles entre ça et windows »

    Tu pointes LA bonne question que personne n’a posé.

    Si on refait un peu d’histoire :

    – avril 2010, Apple sort l’iPad. Une tablette tactile sous CPU ARM, faisant tourner iOS, un AUTRE système que celui, connu et historique, des machines de bureau : MacOS (point&Clic). Pour rassurer l’audience, il est évoqué que les fondations sont MacOS, mais en vrai on a affaire à un tout autre OS, avec une autre interface, d’autres Applications (la logithèque MacOS ne peux tourner sur iPad). C’est aux développeurs de venir enrichir le store d’Applications car… on part de zéro.

    – La presse spécialisée, les forums, les influenceurs Hitech etc salue l’arrivée de cette idée géniale, encense Apple, les développeurs s’y mettent et les premières Apps sont des succès qui vont initier une immense « machine à Apps », ce d’autant que les ventes cartonnent, et garnir la logiteque de cette tablette d’outil vraiment géniaux et pratiques

    – 2012, Microsoft présente la Surface RT. Une tablette tactile sous CPU ARM, faisant tourner Windows RT, un AUTRE système que celui, connu et historique, des machines de Bureau : Windows (point&clic). Pour rassurer l’audience on montre un bureau « desktop » avec Internet explorer et la suite Office, la tablette étant fournie avec la fameuse cover « clavier/trackpad » permettant des interactions Point&Clic comme on en a les usages depuis 30 ans.

    – La presse spécialisée, les forums, les influenceurs Hitech, etc … les même que ceux d’en haut hein, j’insiste … se mettent les uns après les autres à s’offusquer que ce produit ne soit pas capable de faire tourner les apps x86 ! Et de le descendre en flamme. Les mêmes qui ont encensé l’iPad flinguent la Surface RT.
    Résultat, vent de panique. Les devs, prudents, attendent les bonnes ventes avant de dépenser de l’énergie à sortir des Apps pour cette tablette. Les utilisateurs attendent que des apps arrivent avant d’investir .. le serpent se mord la queue … la Surface RT sera un bide et Microsoft va revoir toute sa stratégie en urgence et au lieu de « penser » un produit comme Apple l’a fait, ils vont au contraire s’efforcer de répondre aux attentes des consommateurs, en gros, ils vont prendre un PC sous Windows et le déguiser en tablette : ce sera la Surface Pro

    Voila l’histoire, Microsoft a bien sorti une tablette ARM. La presse hitech, la MÊME presse qui a encensé l’iPad, l’a flingué dans un exercice d’incompréhension collective. Peut-être parce qu’elle s’appelait « Windows », mais ça va quoi. On peut reprocher à un lambda de mélanger, c’est plus critiquable envers un spécialiste hitech, ce d’autant plus qu’Apple a essuyé tous les plâtres et dépensé énormément d’énergie et de pédagogie pour « expliquer » ce qu’est une tablette, et pourquoi ce n’est pas un ordinateur classique. Pourquoi ce n’est pas le même OS, les mêmes interactions, donc pas les mêmes apps

    Ces armées de spécialistes ont mûrement réfléchi, pris du recul, et se sont dit « effectivement, bravo Apple, c’est ça qu’il faut faire », et 2 ans après sur l’appareil de Microsoft, les mêmes personnes nous sortent « je ne comprends pas, on peut pas faire tourner les applications Windows de nos PC) » en mode gros bœuf qui tape devant une porte sans avoir compris le concept de poignée.

    Pour moi la faute est partagée entre Microsoft qui sort une tablette tactile, mais qui lui rajoute d’entrée un clavier et un trackpad ET qui glisse « Windows » dans le nom, espérant booster les ventes de ce nouveau type de produit, mais en fait créant de la confusion chez l’utilisateur, et l’ensemble de la presse informatique, des blogueurs, des influenceurs….tout un monde de gens très intelligents mais qui se sont vautrés dans les basses facilité de l’incompréhension, se mettant au niveau de leur audience la plus bête au lieu de rester au dessus et d’avoir un avis réfléchi, et criant au loup qu’une tablette tactile ne soit pas capable de faire tourner des Apps point&clic (totale incompréhension du produit) conçues pour une autre plateforme : x86 (totale incompréhension du produit) … belle preuve d’influence intellectuelle…. collective

    en attendant ça a flingué le produit

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  • 18 juin 2020 - 11 h 18 min

    @epralong: du coup, c’est plein de logiciels déjà compiles ARM avec Linux pour ARM, ou on est obligé de passer par un Linux en x86 ?

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  • 18 juin 2020 - 12 h 18 min

    @AlxV:
    Au delà de tout ça, j’ai l’impression que comme pour le monde du PC, il n’y ait de place que pour 2 acteurs : Un principal, qui offre un système à tous les constructeurs de matériel (cas Windows sur PC), et un autre, cas apple, car il faut un concurrent. Sur mobile et tablettes, Google a dégainé plus vite et plus fort… Dés lors, les carottes étaient peut-être déjà cuites pour Microsoft avant même qu’ils ne se lancent dans l’aventure.

    La seule manière d’éviter ces duopoles serait d’obliger l’utilisation de protocoles ouverts ou interopérables, au moins pour l’installation et l’exécution des applis, mais bon, des duopoles 100% américains satisfont parfaitement les régulateurs américains, donc ceci explique cela…

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  • 18 juin 2020 - 12 h 30 min

    @AlxV: Tu oublies quelques détails dans ton histoire.

    Microsoft a TOUT fait pour présenter Windows RT comme un Windows classique. Avec une publicité digne de la méthode Coué du type “ayez confiance c’est du Windows” et laissant sous entendre plus que franchement que si l’aspect est le même alors les usages seront également les mêmes. C’était Steve Ballmer aux commandes et dans le genre bourrin de la communication il était franchement balaise. D’où la déception des clients et le retour en magasin.

    Mais surtout, là où Apple a sû aider et rassurer les éditeurs pour que le jour J de sa sortie l’iPad ne soit pas une tablette vide, Microsoft n’a rien fait. Avec l’iPad on avait un système repensé avec des icônes simples et des interfaces compréhensibles dès l’âge de 2 ans. Avec Windows RT on a eu un désert mal articulé et peu pratique à l’usage. Des menus à n,’en plus finir, des sous menus en cascade. Toute lm’interface héritée de Windows était bien là alors qu’elle était totalement inutile. C’était complexe et cela menait à rien.

    Je comprend que les développeurs n’aient pas non plus eu confiance : Quand Apple indiquait qu’ils allaient sortir des millions d’iPad et que cela allait se vendre en masse, Microsoft lançait la Surface RT en sous marin sans communiquer de chiffres. Les développeurs d’iPad avaient un écosystème en place avec l’iPhone et se rendaient compte que cela fonctionnait en terme de revenu. Chez Microsoft les chiffres avancés étaient plus que médiocres au niveau de leur store.

    6 mois après la sortie de la Surface RT – et des rares machines sous RT disponibles – le Store était vide. 3 jeux, 3 applications, toutes existantes sous Windows et smartphone, zéro exclu. L’iPad avait déjà un univers bien à lui et des applis introuvables ailleurs. C’est toujours le cas et c’est toujours sa marque de fabrique. RT avait surtout zéro intérêt dans son intégration. Là où les solutions Apple prenaient en compte le hardware, le seul intérêt de RT était RT… Il n’y avait aucun bonus a passer par une machine sous RT face au même logiciel sous Windows classique, juste des possibilités en moins.

    Enfin et surtout, tu oublies de dire qu’en face de la Surface RT est sortie, en parrallèle, une Surface classique sous Ivy Bridge et Windows 8. Le marketing mélangeait habilement les deux sauf qu’une était un PC complet avec un écosystème de dingo et l’autre un désert. Un désert avec en mirage le nom Windows. Le nombre de retours de RT en magasin, de la part des clients, a été phénoménal. Les gens ont pour la plupart acheté en croyant que c’était du Windows pas cher, déballé, compris et ramené au magasin. Sans que cela ne soit la faute de personne d’autre que de Microsoft qui n’a pas fourni un appareil et un écosystème en même temps tout en noyant le tout dans de la com’ bien floue. Le type qui va en magasin, qui achète du RT (ou du Dell sous RT, ou du Acer ou du Asus sous RT) et qui ramène l’engin ou le renvoie en VPC au bout de quelques heures a quelques jours, c’est bien un problème de communication. Il n’a pas écouté les influenceurs, il est prêt a se jeter à l’eau et… il comprend qu’il n’aura rien de plus (a part une autonomie qu’il ne prend pas le temps de découvrir peut être) avec sa tablette RT mais beaucoup en moins.

    Le taux de retour de ces produits a été phénoménal, jusqu’à 100% du stock dans certains magasins grand public. 100% de tablettes déballées et ramenées dans la foulée. Un chiffre que même les Chromebooks de première génération n’ont pas réussi a atteindre. Et pourtant le système n’a pas été une réussite en France.

    Acer a clairement dit reculer face au manque de stratégie de Microsoft sur RT. Le PDG a même fait savoir que la marque s’était sentie flouée par son partenaire et a abandonné tout développement. En clair, Microsoft avait promis un écosystème et a livré une coquille vide.

    Aujourd’hui Windows s’apprête a sortir un smartphone sous Android, les temps ont changé, les leçons ont été tirées. La marque veut en parrallèle s’affranchir du x86 parce que, comme Apple, elle peut s’offrir une licence ARM et devenir 100% fermée et indépendante. Très bien, il faut juste que le public et les développeurs suivent. Chose qui ne sera pas évidente a priori si MS ne mets pas de moyens dans son écosystéme.

    Si Apple passe à ARM, ce qui n’est pas sûr pour le moment, je suis persuadé qu’ils brosseront les dev dans le sens du poil et sécuriseront tout leur écosystème pour les encourager a développer dessus. Chose que n’a jamais fait Microsoft pour le moment.

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