Huawei annonce le Dyna cloud L420, un portable sous SoC Kirin 5 9006C

Destiné au marché Chinois, le Dyna cloud L420 est un ultraportable sous SoC ARM Kirin 9006C, une puce fabriquée par Huawei et pour Huawei.

La guerre fait toujours rage entre l’administration US et Huawei. Privé de composants Américains pour ses machines, le constructeur se tourne de plus en plus vers des alternatives. Le SoC ARM Kirin 9006C en est une.

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Le portable Dyna Cloud L420 emploiera donc ni une puce Intel, ni une puce AMD. La marque se réfugie dans une solution interne avec ce SoC ARM Kirin 9006C. Une puce qui déploie 8 coeurs capables de tourner à 3.1 GHz et associé à un circuit graphique également développé en interne baptisé Kirin 9000C, le tout étant gravé en 5 nanomètres.

Associé dans ce nouveau portable avec 8 Go de mémoire vive LPDDR5, il sera possible d’obtenir un engin en 256 ou 512 Go de stockage UFS 3.1. Des composants totalement fermés, donc, puisque ni le processeur, ni la mémoire ni le stockage ne pourront évoluer. L’ensemble est figé dans les choix du constructeur et, au contraire de machines plus classiques qui peuvent souvent faire évoluer leurs composants mémoire et stockage, il est possible que celle-ci soit également liée au logiciel choisi par Huawei. Des solutions Linux KirinOS et Ubnity OS seront probablement intégrées à cette machine. 

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Pour le reste, le Dyna Cloud L420 est un portable de 14″ en 3:2 avec un écran très haute définition en 2160 x 1440 pixels. Il propose un module Wifi6, du Bluetooth 4.2 et une connectique avancée comprenant une sortie HDMI, deux USB Type-A (non définis) et un USB Type-C (pas plus défini) ainsi qu’un port jack et un port Ethernet Gigabit. Une batterie 56 Whr devrait lui fournir une belle autonomie et l’engin se rechargera rapidement via un port chargeur USB Type-C en 65 watts. L’engin mesurera 30.7 x 22.3 cm pour 15.9 mm d’épaisseur et pèsera 1.45 Kg.

L’engin n’a évidemment pas une portée internationale et Huawei compte le proposer en Chine où le gouvernement local est également en guerre économique contre les US. L’administration Chinoise est régulièrement encouragée à s’équiper de solutions sans technologies Américaines : pas de logiciels ni de puces en provenance des USA. Des choix logiciels qui, si ils restent fermés et sans possibilité de choix d’autres versions, condamneront sans aucun doute l’engin à une exploitation très locale.

Aucun prix ni aucune date de sortie précise n’ont été donnés, l’engin ne devant probablement pas dépasser le cadre d’achats en masse par des institutions.

Source: MyDrivers via TomsHardware

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14 commentaires sur ce sujet.
  • 8 décembre 2021 - 17 h 45 min

    « Le tout étant gravé en 5 nanomètres. »
    .
    Ah oui, mais par qui ???

    Répondre
  • 8 décembre 2021 - 19 h 14 min

    @Mouve92: probablement TSMC.

    Répondre
  • 8 décembre 2021 - 20 h 00 min

    @pierre: Composants totalement fermés sans évolution possible… Tu peux me citer un portable sur lequel tu peux changer le cpu ? Des machines sur lesquelles la RAM et/ou le stockage est soudé n’est pas une invention Huawei non plus. N’est ce pas le cas des chromebook ?
    La machine est probablement fermée à Windows toujours très lié aux procs x86, pas à Linux qui n’a pas un mode de fonctionnement lié à un proc en particulier. Il faut juste que les éléments périphériques du SoC soient documentés. Balle dans le camps HUAWEI pour documenter la partie GPU/wifi/etc… Les SoC Arm US/En souffrent encore de leur non ouverture de leurs GPU et autres periph, et ne peuvent être exploités qu’avec Android. La HUAWEI pourrait peut être changer la donne avec un SoC non-Android-only. On peut rêver ?

    Répondre
  • Luc
    8 décembre 2021 - 20 h 06 min

    Franchement, je suis curieux de voir la suite :
    Comment ce genre d’appareil va marcher? D’abord d’un point de vue purement fonctionnel (niveau support logiciel notamment) et commercial ensuite.
    Cela nécessite donc pas mal de développement logiciel, sur une base Linux. Et ce qu’ils sauront respecter l’esprit (et les licences) de l’Open Source ?

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  • 8 décembre 2021 - 21 h 24 min

    « Oh, un MacBook!! » Me suis je dis, en lisant la fiche tech….

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  • 8 décembre 2021 - 23 h 11 min

    ben moi ça me tenterait bien
    à voir le prix

    j’ai toujours pensé que Trump avait sabordé son marché en interdisant les softs et hard américains aux chinois

    C’est comme les bambous pendant des années c’est rachitique et ça ne pousse pas (en surface)
    et puis quand les rhizomes sont partout dans le sol ça se met à pousser partout à une vitesse faramineuse, et on ne peut plus s’en débarrasser.

    d’ici peu de temps, on va commencer à voir fleurir des offres à prix renversants et puis tout le monde plongera

    Quand on voit l’aventure du eepc qui était vendu avec un Linux, on se dit que si les usages sont là, alors le public suivra
    Android ce n’était pas Windows et pourtant tout le monde connaît aujourd’hui

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  • 9 décembre 2021 - 2 h 10 min

    @aiRVB: Il y a quand même pléthore de portables qui offrent encore la possibilité de changer la ram, le stockage et d’autres composants (M.2 / MXM) sur le marché. Je souligne juste le fait que ces engins sont un des avenir de l’informatique personnelle.

    Des machines comme les Mac, les engins sous ARM de ce type, peuvent être totalement verrouillés à tout changement. D’un point de vue materiel mais également logiciel. Si Huawei le veut, cette machine pourra rester sur un OS spécifique sans évolution possible. Il faut en être conscient.

    Ce n’est généralement pas le cas des engins x86 qui peuvent dans la très grande majorité des cas choisir leur OS. On peut installer un Linux et l’adapter finement à ses préférences, le basculer sous ChromeOS, sous Windows, sous MacOS et même sous Android si on le souhaite.

    C’est juste un constat. ARM n’a pas que des avantages dans le futur, si demain HP, Lenovo, Huawei, Apple, Microsoft, Asus, Acer fabriquent des portables ARM ils pourront choisir quelles options d’évolutions seront possible avec les mêmes possibilités qu’un smartphone. Avec les mêmes mises à jour ou plutôt les mêmes absences de mises à jour… Si ton Lenovo ARM sous Lenovo-OS ou Windows ARM est garanti 2 ans alors il aura ptet 2 ans de mises à jour avant qu’il soit considéré comme obsolète. Sur un PC x86 tu pourrais le basculer sur un autre Os, celui de ton choix, 10 ou 15 ans après sa fin de garantie.

    Répondre
  • 9 décembre 2021 - 9 h 26 min

    @Pierre Lecourt: Impossible,depuis l’embargo Américain, Huawei a reçu sa dernière livraison de TSMC le 19 septembre 2019.

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  • 9 décembre 2021 - 11 h 35 min

    Pour l’os, effectivement, ce n’est pas parce que c’est du linux (ou sur sa base) que ce sera « ouvert », Google a bien verrouiller son Android pourtant sur base linux, ChromeOS sur base ChromiumOS ou encore Apple avec Unix.
    On me dira ce que l’on voudra mais rien que pour ces histoires d’obsolescence, j’ai du mal a considérer un PC autrement que sous x86…

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  • 9 décembre 2021 - 11 h 59 min

    @Mouve92: Alors Samsung qui se met en ordre de bataille pour y parvenir également.

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  • 9 décembre 2021 - 14 h 01 min

    d’après certain site, c’est samsung qui les fabriquerais…

    sinon la chine fait en petite quantité du 7nm……

    avec les usa qui leur bloque la livraison de machine acheté à asml.. la chine va juste mettre encore plus d’argent a proposé sa solutions….

    une question de temps pour qu’ils prennent le relais… suffit de voir comment ils ont avancé dans tous les autres domaines…. quand tu as 100 x plus d’ingénieur qui sort des université chaque année que les usa… faut que ça paye un moment donnée

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  • 9 décembre 2021 - 15 h 31 min

    @Pierre Lecourt: Oui Samsung, également, a interdiction par les US de commercer avec Huawei.
    Quant a SMIC, le Chinois, il est sur la liste noire. Mais son matériel de gravure EUV commandé depuis plusieurs années est resté coincé chez ASML.
    Cette annonce du Dyna cloud L420 restera comme l’annonce précédente du Huawei Qingyun L410… sauf si Huawei arrive a vendre la licence à une autre société n’étant pas sur la liste noire.

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  • 10 décembre 2021 - 20 h 38 min

    Il faudra bien un jour sortir de ce tas de rustine qu’est le x86. Apple l’a fait, et succès du premier coup. Microsoft s’est ratatiné et se ratatinera encore en voulant simuler du x86 sur de L’ARM.

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  • 10 décembre 2021 - 23 h 33 min

    @aiRVB: Le « problème » de M$, c’est que Windows est la base de l’informatique d’entreprise.
    Et cela grâce à la rétrocompatibilité offerte par le couple WinTel.
    Vu le nombre de logiciel privés (=spécifique à une entreprise/groupe), les entreprises ne voudront JAMAIS prendre de risques sur toute évolution de Windows.
    Ca fait plus de 20 ans que je gagne ma vie grâce a ce type de logiciel, et je peux te confirmer avoir débogué et amélioré de VIEUX logiciels : ce que veulent les entreprises, c’est d’abord et toujours la rétrocompatibilité .

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