Les robots de la pénurie

Cela fait plus d’un an que l’achat de certains produits est compliqué : les consoles de jeux et les cartes graphiques en particulier. Et cela ne va plus s’arranger.

Consoles de jeux, cartes graphiques et même jouets… Des indisponibilités chroniques sur certains produits pourtant commercialisés à grande échelle par des compagnies internationales ont lieu depuis des mois. Les magasins ont mis en place des listes d’attentes et créent des évènements pendant lesquels sont lâchés des produits vendus plus cher que leur prix demandés par les marques qui les commercialisent. On a accusé le COVID, les mineurs de monnaies numériques et les revendeurs pro comme particuliers. On ne s’est pas trop intéressés à un outil important de ce phénomène, les bots d’achat.

La situation s’expliquerait bien sûr en partie par les retards de production pris par les fabricants à cause du COVID puis, comme en écho, à l’énorme demande des clients en retour. Et c’est vrai que pour certains, l’achat d’un de ces produits s’est transformé en véritable quête, dépassant les questions de budget ou toute autre rationalité d’investissement. Un jeu de dominos qui a mené à l’apparition d’une véritable industrie de vendeurs tirant parti de ce travers qu’ont les humains d’aller gaiement travailler contre leurs propres intérêts.

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Un lot de cartes graphiques revendues sur Ebay en pleine pénurie…

On a ainsi vu apparaitre les « scalpers », des personnes achetant des produits très demandés dans le seul but de les revendre plus chers. Des professionnels ou des amateurs qui parvenaient à obtenir des stocks de ces produits avant même qu’ils n’apparaissent en magasins. C’est une pratique qui existe depuis toujours, je l’ai connue en tant que pro dans les années 2000 où l’on essayait d’obtenir des références particulières de processeurs1 pour pouvoir les mettre en avant dans certaines configurations. Pas spécialement de les vendre plus cher mais au moins de tirer partie de leurs spécificités.

Cette pratique est désormais apparue chez des particuliers qui n’hésitent pas à faire la queue de nombreuses heures devant un magasin pour acheter dès l’ouverture tout un lot de produits. Des revendeurs qui récupèrent un stock de cartes mais qui ne les distribuent pas officiellement dans leur boutique ou des grossistes qui détournent des produits des canaux habituels. Tout ce petit monde qui finira par trouver un moyen de vendre plus cher au maillon suivant de la chaine pour faire un petit bénéfice. Le grossiste qui réserve un lot à un revendeur moyennant un surcout, le revendeur qui va lui même appeler un client et lui vendre un produit ou un lot encore un peu plus cher et ce dernier qui glissera les produits dans des petites annonces avec de quoi éponger son investissement et un petit bonus supplémentaire. Résultat des courses ? La console de jeu, la carte graphique, la paire de basket ou le paquet de cartes Pokemon, est proposé à 10, 15, 30 ou même 50% plus  cher que son prix officiel sur un site de petites annonces ou d’enchères…

Si cette fibre entrepreneuriale vous écœure, elle avait pour elle un petit côté artisanal qui laissait une chance à un acheteur légitime de trouver la perle rare. Ce temps innocent est désormais derrière nous.

La ruée vers l’or numérique, sans bouger de son fauteuil gamer

Cette pratique de l’achat par un particulier en vue d’en faire de la revente a attiré de nombreuses personnes. Certains ont vu là, à juste titre, un moyen de gagner facilement de l’argent sans prendre de risque. Acheter en ligne un produit hyper demandé et en rupture permanente n’est, à vrai dire, pas une prise de risque formidable. Outre les possibilités légales de renvoyer un produit au cas extraordinaire où vous n’arriveriez pas à le revendre surviendrait. La demande est en général tellement élevée et le nombre de clients potentiels absolument gigantesque qu’il serait bien étrange de ne pas arriver à revendre le produit demandé.

Comme dans toutes ces industries opportunistes, il y a deux catégories de personnes voulant en profiter. Ceux qui partaient en abandonnant leur ferme pour aller tremper leurs mains dans un ruisseau avec une batée ou creuser le sol avec une pioche avec l’espoir de trouver immédiatement une grosse pépite. Et ceux qui leurs vendaient batée et pioche en sachant pertinemment que c’était  à long terme le plus beau filon.

Oh, certes il y a eu quelques chercheurs d’or qui ont trouvé une énorme pépite. Qui ont véritablement fait fortune, abandonnant à leur sort leurs congénères avant de s’établir dans un autre métier moins éreintant. Mais ceux-là n’étaient pas mal vus par les vendeurs de pelles et de boites de haricots. C’étaient de véritables publicités vivantes. Partout où ils passaient avec leur costume riche et leurs dollars abondants, ils faisaient naitre la soif de cette richesse inespérée. Et d’autres abandonnaient à leur tour leur métier pour venir gratter la poussière brûlante ou  tamiser l’eau glacée. Ceux qui sont devenus les plus riches vendaient les pelles, les tentes, les pioches et tout l’équipement nécessaire à ceux qui produisaient il y a peu les haricots qu’ils mangeaient désormais en boite. Les vendeurs de pelles ont fini par construire des villes, des banques, des hôtels et autres services pour que le mineur qui finissait par arracher un bout du précieux métal puisse alors le dépenser pour… survivre. 

Cette triste expérience est en train de se répéter, avec certes moins de boue et de sueur, dans le monde des acheteurs/scalpers. Certain ont réussi à trouver une console, une carte graphique ou tout autre produit rare et à le rafler à un prix décent. Ils se sont empressés de les revendre ensuite en ligne pour 100, 200 voire 300€ de plus. Et ils ont rappelé aux plus malins autour d’eux, que la vente de pelles bien solides serait toujours plus rentable à long terme que d’aller chercher un trésor hypothétique.

Des cartes achetées grâce à un bot d’achat

Les Bots d’achat, la nouvelle plaie avec laquelle nous allons devoir vivre

Et les plus malins ont forgé des pelles numériques. Des outils pour aller creuser sur le web et trouver la perle rare. Et comme le folklore n’est pas  toujours ce qu’il y a de plus amusant, ils ont ôté à l’expérience le côté sueur aigre et doigts en sang. Et les bots d’achat sont apparus.

Des bots. Des robots numériques qui, contre un achat initial et un abonnement mensuel, vont aller se connecter à votre place sur les sites de vente, surveiller les références choisies et, au moindre signe de disponibilité, les acheter à votre place à la microseconde où ils seront en ligne. Le robot ne s’arrête pas, ne dort pas, ne va pas en cours, ne travaille pas – ou plutôt son travail consiste à faire ce que vous ne pouvez pas faire quand vous, vous êtes au travail. Il surveille des dizaines ou des centaines de références, il n’hésite pas sur la marche à suivre, a déjà son compte activé et peut, d’un clic virtuel passé en une microseconde, vous commander la ou les précieuses références voulues. Et cela en surveillant un, deux ou quinze marchands à la fois.

2 cartes graphiques notoirement indisponibles achetées en 2 minutes, le genre de prouesse vantée par Dakoza

Si le compte bancaire du scalper suit, il aura bientôt chez lui, le ou les produits recherchés. Produits qu’il pourra ensuite basculer sur le site de revente de son choix en empochant au passage une jolie marge.

Ces robots, baptisés « AIO Resales Bots » sont nombreux désormais, The Verge publie des chiffres concernant l’un d’eux, Dakoza. Un service en ligne nécessitant 300$ de frais d’inscription et 50$ de « location » mensuel. Ce robot fait exactement ce qui est décrit au dessus. Vous lui entrez vos informations de compte et de livraison, vos moyens de paiement, les sites a visiter et les produits a surveiller. A combien vous pouvez aller pour acheter le ou les produits choisis et… voilà ! Dakoza fera le reste du travail. Si votre référence apparait en stock, il l’achètera pour vous et vous serez livré chez vous. Le robot s’installe sur votre propre ordinateur qu’il faudra laisser tourner, cela permettra d’agir comme un particulier lambda sans éveiller des soupçons sur l’adresse IP de celui qui commande. Pour l’ordinateur du marchand en face le client est juste très très rapide lors de son passage de commande.

L’histoire de Dakoza est assez simple, c’est celle d’un développeur à qui un ami demande un jour de lui acheter des chaussures, des baskets rares, en se rendant dans un magasin spécialisé parce que lui ne peut pas ce jour là. Son ami lui donne 50$ pour ce service. Et ce n’est pas pour son ami qui veut absolument ces chaussures qu’il le fait, mais parce que ce dernier doit les envoyer à un client. Un client qui paiera donc encore plus cher !

Ce développeur, dont le prénom est Fuat, comprend alors qu’il y a de l’argent a gagner avec cette pratique. Coincé chez lui par la pandémie de COVID il pianote quelques lignes de code pour découvrir qu’il est finalement très facile d’interfacer un robot acheteur sur un site de vente en ligne. Il comprend alors qu’il a là une grosse opportunité. Et de ligne de code en ligne de code, avec deux autres développeurs, ils arrivent ainsi a développer leur programme.

4 cartes graphiques GeForce RTX 3080 achetées en l’espace de 3 minutes…

Dakoza est un de ces bots d’achat, un programme qui peut imiter le comportement d’un humain pour un serveur de vente mais sans les latences et les chargements liés à une interface graphique, avec toujours la bonne info au bon moment, un acheteur efficace, rapide et sans hésitation. L’acheteur parfait en quelque sorte. Tellement parfait qu’un véritable humain qui verrait apparaitre enfin sa référence favorite en stock n’aurait pas le temps de la mettre dans son panier qu’un utilisateur de Dakosa aurait déjà finalisé et payé sa commande.

Et Dakosa n’est qu’un exemple. Ils sont nombreux a avoir eu la même idée, plus ou moins au même moment, face aux pénuries chroniques de certains produit. Chacun de ces services fonctionnent de la même manière et transforment des amateurs voulant faire un coup en trouvant une console en stock un petit matin une fois par hasard en des acheteurs compulsifs menant à bien un véritable business de revente en ligne.

Les arguments de Dakoza

D’autres sites sont apparus, il y a suffisamment d’amateurs pour ne pas se faire trop la guerre entre eux, ils se copient les uns les autres et proposent peu ou prou les même services au même prix. Et c’est un succès incroyable pour chacun d’eux. Les listes d’attente pour parvenir a s’inscrire sur Dakosa, Viper ou Trickle sont importantes. Il faut patienter pour obtenir un accès à un produit dématérialisé. Preuve s’il en est que le nombre de scalpers potentiels a explosé.

La volonté de limiter le nombre d’utilisateurs s’explique par la recherche d’une excellente qualité de service si l’on en croit les développeurs de ces robots. FAQ et réponses aux question en direct sur Twitch, serveurs Discords, réponses aux emails… les abonnés semblent chouchoutés. On comprend également assez vite que les paiements mensuels disparaitraient si il y avait trop de monde sur ces sites. Si un client d’un de ces outil se bat contre trop d’autres clients de ce même programme, il risque de ne pas renouveler longtemps son abonnement. En gardant une plus faible base de clients, les développeurs assurent de pouvoir opérer à long terme.

L’interface moderne et efficace de Dakoza

Certains témoignages montrent l’intérêt du dispositif pour les clients de ces services. Entre ceux qui parviennent a acheter un lot de neuf cartes graphiques hyper convoitées d’un coup ou d’autres qui ont réussi a obtenir des dizaines et des dizaines de consoles de jeu alors en rupture complète… le jeu en vaut la chandelle. Gagner 100, 150, 200$ ou plus en allant juste porter un colis à la poste… Certains ont arrêté de travailler pour devenir « scalper » à plein temps. Achetant et revendant des produits au gré des modes et des pénuries. D’autres sont clients de ces robots parce que collectionneurs invétérés et surveillent non pas une paire de basket ou des produits high-tech mais des références hyper précises sur des thématiques particulières. 

D’autres enfin ont vite fait les mathématiques liées à la formule. 50$ par mois pour gagner beaucoup plus, c’est toujours mieux et moins fatiguant que de bosser au restaurant du coin pour 13$ de l’heure. Et il y a toujours la possibilité de reprendre le tablier le jour où cela ne fonctionne plus.

Des PS5 qui s’empilent…

Les bots d’achat sont là pour toujours

Problème, je ne crois pas que les bots d’achat disparaitront un jour désormais. L’argent facile attirera toujours des opportunistes. Le public US n’a jamais acheté autant sur le marché de « l’occasion » où sévissent les scalpers. Des plateformes ont lentement dérivé vers ces pratiques comme Etsy ou Ebay. D’autres ont depuis toujours travaillé ce raisonnement comme Craiglist par exemple. 

La côte StockX de la Nike Air Max 1 Travis Scott Cactus Jack Saturn Gold…

Certains sites comme StockX se sont spécialisés sur des thématiques comme la revente de basket… Créant non seulement un cadre de revente entre particuliers absolument sur mesures pour les scalpers mais également une sorte de bourse de valeur des chaussures. Avec une gestion de leur cote et de leur rareté… On peut y deviner le moment ou les Scalpers sont entrés en action sur une référence en poussant le prix des baskets ci dessus à plus de 2790$ avant de voir cette cote retomber à moins de 500$. C’est un micro marché avec moins de 2000 ventes mais si on met en perspective le prix « normal » de ces produits vendus normalement à moins de 200$, on comprend tout son potentiel en terme de bénéfices. 

Il semble évident qu’une partie du problème vient des acheteurs. Certaines personnes n’arriveront jamais a se retenir d’acheter une console de jeu ou une carte graphique à un tarif délirant si elles en ont les moyens. Elles auront conscience d’être malmenées et d’acheter un produit trop cher mais leur appétit et leur impatience iront au dessus de tout raisonnement. 

Les produits collectionnés, les éléments subissant une pénurie chronique ou opportune sont et seront encore assez nombreux pour que ce type de solution fonctionnent dans le temps. Les gens qui achètent des cartes graphiques ou des baskets pour les revendre ensuite se fichent bien de ce qu’ils achètent. Si un autre produit facile a revendre plus cher fait son apparition, ils auront juste une nouvelle page a ajouter à la grille de surveillance de leurs robots. Et en cas de problème ? L’investissement de base est limité, les 50$ par mois sont vite rentabilisés. Et si un jour le fabricant de console se décide a en larguer des centaines de milliers ? Rendant toute opération de revente avec bénéfice impossible ? Il suffira dans la plupart des cas de les retourner vers la plateforme de vente d’origine dans le cadre d’une clause de retour légale ou commerciale.

La seule parade peut venir des vendeurs, qui ont déjà tenté de limiter le nombre d’unités achetées à la fois pour chaque produits. Avec un maigre succès  si on considère les listings d’achats ci-dessus. Les bots d’achat seront toujours plus rapides que les acheteurs utilisant leur souris et leur clavier.

Seule vraie solution ? Modifier régulièrement le fonctionnement des sites de vente pour que les chemins parcourus par les humains ne changent apparemment pas mais que les robots soient perdus. Une sorte de Captcha anti robot acheteur ? Possible en théorie mais coûteux a développer et compliqué a mettre en place. Pas vraiment le genre de chose qui motive vraiment les magasins en ligne en règle générale.

Evolution du prix de la GeForce RTX 3080 sur Ebay…

J’ai lu ces derniers jours que les scalpers étaient désormais confronté à un grave problème parce que les fabricants de cartes et de consoles étaient à nouveau capable de proposer plus de stock. Qu’ils étaient tombés dans leur propre piège. Je ne crois pas du tout que cela leur pose problème. Cela ne les a d’abord pas empêchés de gagner beaucoup d’argent auparavant et de pouvoir recommencer dès que l’occasion se présentera à nouveau. Et la plupart ont du anticiper la baisse d’une manière ou d’une autre.

Non, je crois qu’à la prochaine pénurie, à la prochaine forte demande pour un produit, les bots d’achats vont à nouveau sévir et que nous ne pourrons désormais plus rien y faire.

Image d’illustration par Rashid Tagirov

Merci à Renaud pour l’info.

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16 commentaires sur ce sujet.
  • 30 mai 2022 - 9 h 02 min

    Très intéressant. Je connaissait « en théorie », l’existence des bots d’achat, mais pas leur usage.
    Le parallèle avec la ruée vers l’or est très explicite.

    Toujours la lecture humaniste(?) d’une actualité high-tech. c’est ce qui est appréciable dans tes articles.
    Merci.

    Répondre
  • 30 mai 2022 - 9 h 21 min

    Bel article de fond, merci Pierre.
    On pourrait même généraliser à la spéculation sur l’huile, la moutarde, le lait, la farine etc., que nous connaissons actuellement.

    Répondre
  • 30 mai 2022 - 9 h 45 min

    A une époque j’utilisais un bot gratuit pour acheter sur ebay des montres et je gagnais systématiquement l’enchère selon montant maximum évidemment, pas sûr qu’il existe encore d’ailleurs

    Répondre
  • 30 mai 2022 - 11 h 58 min

    @Eeegr:
    Les pénuries de produits alimentaires sont sans doute accentuées par les clients qui voient les prix monter quasiment semaine après semaine, mais comme on est encore sur les récoltes de 2021 avant la guerre en Ukraine, probable aussi que cela se passe aussi au niveau de ceux qui ont de la capacité de stockage de matière première (silos, entrepôts…): Pas vraiment à la portée d’un particulier.
    Dans les deux cas, la solution se trouve sans doute plutôt à taper côté finance que commerce, qui se fout bien de qui achète: Les montants de revente mensuels d’un particulier sont moins aisés à surveiller que les plus values suspectes ou les dividendes reversés par un gros poisson de la matière première, mais on se doute bien que la fin de la récré va siffler un de ces jours car des ventres vides s’agitent plus fort qu’un gamer en mal de PS5!

    Répondre
  • Xo7
    30 mai 2022 - 12 h 48 min

    Excellent article très enrichissant, le frein éventuel a cette dérive est peut être le double contrôle exercé par les banques lors du paiement a partir d’un smartphone… Mais je peux me tromper…

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  • 30 mai 2022 - 13 h 09 min

    Merci pour ce billet Pierre, effectivement, difficile de réguler ce genre de pratique sauf a ce que le client final se dise « pas envie d’être une vache a lait pour tout le monde, je remet cet achat plus tard…), pas toujours évident dans cette société d’hyper consommation :(

    Répondre
  • 30 mai 2022 - 13 h 42 min

    Pour les gens raisonnables, il faudra juste être patient et éviter les produits sous pénurie et les considérer simplement comme inexistants.

    Il faut être philosophe : tant mieux pour ceux qui peuvent se faire du beurre et tant pis pour ceux qui sont assez couillons pour payer le prix fort.

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  • 30 mai 2022 - 14 h 44 min

    @yann:

    Tiens, il me vient à l’esprit le film « Le Sucre » réalisé dans les années 70′ sur ce sujet de la spéculation sur les matières et marchandises.
    C’est en effet vieux comme le monde, mais il est vrai que dans ce que relate Pierre la nouveauté est que cela est accessible à n’importe quel particulier avec un peu de fonds de côté.

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  • 30 mai 2022 - 15 h 22 min

    La meilleur solution serait que constructeur et vendeur mettent en place un système d’enchère pour les produits en pénuries, les scalpers se retrouverait le bec dans l’eau puisque le produit atteindrait son prix d’équilibre, les marges supplémentaires dégagés permettrait d’augmenter les capacités de productions et de faire baisser les prix.

    Répondre
  • 30 mai 2022 - 19 h 16 min

    Hello, un immense merci pour cet article, je ne connaissais pas ce phénomène… on n’arrête pas le progrès, dans quel monde vivront les enfants

    Répondre
  • jc
    30 mai 2022 - 19 h 33 min

    Salut,
    Je cherche quelque chose de similaire mais sans la partie achat:
    Un robot qui surveille des produits que je lui indique et qui m’alerte lorsque le prix baisse.
    Quelqu’un connait un site qui propose ce genre de chose?

    Répondre
  • 30 mai 2022 - 19 h 51 min

    @jc:
    Oui, personnellement j’utilise camelcamelcamel mais il n’existe un tas d’autres.

    Répondre
  • 31 mai 2022 - 3 h 41 min

    Des qu’un produit est rare il est cher. Dans le cas des cartes graphiques, il y a certes une demande trop forte mais surtout un décalage entre l’offre et la demande qui font que le prix augmente si bien que les petits malins en profitent. Mais c’est aussi qu’il y a une concurrence déloyale entre les riches et les pauvres plus nombreux et ce en fonction des usages.
    Probablement que les consommateurs et les joueurs lambda passent au second plan et ne recupèrent que le reste. La ps5 aujourdhui n’est plus seulement une console c’est une technologie de pointe dans un secteur très concurrentiel qui s’échange à flux tendue dans un marché très ouvert.

    Répondre
  • 1 juin 2022 - 7 h 45 min

    @niakola: La différence est que sur Ebay (à ses débuts du moins), on sait que c’est un jeu de dupe. Le vendeur espère toujours secrètement que l’émulation incitera un « pigeon » à acheter son bien plus cher que le prix auquel il était prêt à conclure lui-même.

    À preuve, à l’époque, le nombre d’objet avec un prix de démarrage très bas et dont la vente était annulée parce que la somme conclue étaient trop faible. On se méfie donc à priori.

    J’espère juste que le site a changé ses règles depuis la grande époque où il faisait le buzz.

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  • 1 juin 2022 - 7 h 49 min

    @wanou: Il y a des choses qui pour nous sont des envies et qui pour d’autres sont des besoins. On peut facilement se passer d’une carte graphique pour jouer, moins facilement pour finaliser un projet professionnel de reconnaissance optique par exemple.

    Répondre
  • 1 juin 2022 - 22 h 12 min

    Et si c était normal, si il y avait des règles ( international, nationale) qui ont été modifiés, qu’on a appelé  » la mondialisation » ou plus vraisemblablement la « cheap globalisation » afin d avoir une économie de colon, libéré de toute contrainte et il était temps qu’on généralisé encore cette logique de trading haute fréquence sur les destinés humaines, le marché pour politique.
    Mais peut être que les acteurs trouveront des règles pour ne pas individuellement ce crêper le chignon ( groupement d achat, financement d une production locale, influence sur les institutions pour infléchir les logiques de marché : 80% des richesses pour 20% des participants).
    Au moins cela fait réfléchir ;)

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